LE MUSÉE D'HAMMAM MESKOUTINE

       Les antiquités rencontrées à Hammam Meskoutine ne proviennent pas en général, des ruines de l'endroit celle d'Aqua Thibilis mais de Thibilis même. Elles pourraient donc se trouver rassemblées à Guelma. Mais comme le musée de cette ville est de création plus tardive que le dépôt d'Hammam-Meskoutine, celui- ci a subsisté, comme annexe. La collection est réunie dans la cour de 1 établissement thermal
Il n'y a que deux inscription punique, dont l'une est au dessous d'une stèle. Dans la série de chapiteaux un seul est intéressant, c'est un chapiteau de pilastre de style punique. Aux angles deux volutes élégantes forment comme 1 extrémité d'une feuille à nervure centrale accentuée. Elles ont séparées par un rameau dentelé dont le sommet se recourbe en avant.

Les stèles votives sont nombreuses quelques unes proviennent d'Hammam-Meskoutine mais la plupart furent apportées d'Announa où la dernière fouille en ont fait découvrir une centaine, aussi simplement, aussi banales que celles du dépôt.
Elles sont simplement gravées ou sculptées en faible relief. Quelquefois, les deux mode de représentation sont employées.

Le plus simple de style punique, portent le triangle et le croisant ou bien le symbole de Tanit avec le caducée ou les palmes. D'autres peut-être plus récentes, sont un peu moins fruste. La stèle y garde encore souvent un fronton.
Mais, généralement, son sommet est arrondi, avec le petit monument à l'aspect d'une niche, soutenu par deux colonnes à chapiteaux.

Au centre, un personnage est représenté nu, ou vêtu de la tunique courte et du manteau. Ses deux mains sont levées, vides ; ou bien la main droite levée est vide, tandis que l'autre abaissée porte quelques objets, ou bien encore les deux mains portent une offrande, une couronne, une grappe de raisin, un gâteau ou, une grenade.
À côté du dédicant, il y a souvent un autel ; et dans le champ, où les offrandes sont quelquefois dispersées, on voit d'ordinaire un mouton, l'animal destiné au sacrifice, sculpté parfois de façon si bizarre que l'homme semble assis sur lui.

L'ensemble est encadré de palmes. La stèle est couronnée par le croissant, dont les cornes enferment quelquefois la rosace. À leur place, on voit en exemplaire un oiseau qui semble devoir piquer de son bec un fruit rond une seule des stèles hammam Meskoutine, peut être d'écrite à part. Sous une niche creuse, soutenue par deux cornes engagées, à chapiteaux corinthiens, une divinité vêtue est assise, appuyée sur les bras de son siège.

Au-dessous des colonnes, deux petits personnages, l'un vêtu, l'autre nu ont les bras levés, dans latitude de la prière. Autant on peut en juger d'après l'état de la pierre, la divinité doit être Ops, parèdre de Saturne.
Les deux petits personnages seraient les deux dédicants oraison.

Des statuts de hammam Meskoutine, il y a guère à mentionner qu'une femme, vêtue d'une longue robe et d'un manteau qui lui couvre les épaules, descend jusqu'aux genoux et se croisent sur la poitrine.
La main droite qui manque montait vers le menton. La gauche, appuyée sur le ventre, tient une petite gerbe d'épis. Cette œuvre à peine travaillée du dos, de facture médiocre, représente une Cérès, ou plutôt une de ces femmes romaines en Cérès qu'on rencontre si souvent dans les musées africains.

Parmi les inscriptions latines Aquae Thibilitanae qui méritent attention, il y a deux épitaphes d'esclaves de l'administration impériale ; et surtout une dédicace à Pluton pour la sauvegarde d'un empereur dont le nom est martelé, probablement Alexandre Sévère.
Mais les plus importantes sont deux inscriptions d'Announa gravées, l'une sur un monument à Hercule, l'autre sur l'autel du génie de la maison des Antistii.. L'inscription à Hercule et du temps de Marc Aurèle elle est gravée sur un petit côté d'une pierre dont les deux faces plus larges sont ornées chacune d'un bas-relief. Sur l'une, parmi les guirlandes et les fleurs jetées dans le champ, on distingue, aux prises avec le lion de Némée, Hercule qui brandit sa massue pour assommer le monstre. L'autre représente deux personnages nus, une main levée, enfermés entre le bord du cadre et une guirlande accrochée à lui par trois fleurons.
Le reste du tableau est envahi par des animaux parmi lesquels on reconnaît un tigre, un cheval, une chèvre, une biche, un oiseau.
Ce sont disposés auprès d'un canthare en équilibre instable. Au coin gauche la massue d'Hercule est renversée.

L'ensemble des bas-reliefs laisse une impression de désordre, et la facture de l'œuvre est si mauvaise qu'elle ajoute encore à la confusion du sujet.
La représentation figurée, fort curieuse, occupe surtout les deux faces larges du monument, mais elle envahit les deux autres. L'un des côtés est complet. Au sommet de l'autel, une large guirlande s'enroule aux deux extrémités en volutes, d'où se détachent deux fleurons. Sous la corniche, où est gravée la dédicace au génie, entre-deux-guirlandes latérales, au-dessus de l'inscription, le génie de la maison est représenté, torse nu, le menton tombant de l'épaule gauche derrière le corps, couvrant la cuisse et le genou droit, et remontant sur le bras gauche.
Il tient, de la main gauche, une énorme corne d'abondance, d'où débordent les fruits. De la main droite baissée, il verse la libation d'une patère sur un petit autel, où, parmi les offrandes, on distingue la pomme de pin, une tête de bélier et des fruits. Le serpent domestique, dont les volutes écaillées s'enroulent sur une petite face, passe sous les guirlandes latérales, avance sa tête, ornée d'une crête et d'un jabot, jusqu'à l'autel pour goûter les mets des sacrifices.

L'autre face reproduit le même sujet, mais le génie est représenté plus grand, et comme l'autel est de même longueur sur les deux côtés, le sculpteur a dû travailler la tête du personnage et la bouche de la corne d'abondance en d'autres blocs. La tête a disparu ; il ne reste plus que la corne d'abondance, qui dépasse de façon disgracieuse, le sommet de l'autel L'œuvre ne se recommande pas par sa valeur artistique. Elle vaut par l'inscription, qui est datée, par le souci apporté à rendre les détails du sujet. C'était un une décote plus complète parmi les représentations africaines du génie domestique ; surtout le dieu est celui d'une grande famille, dont un membre devait bientôt être apparenté à Marc-Aurèle et s'approcher du trône impérial assez près pour susciter la jalousie et la crainte de commode de son beau-frère.

C'est ainsi, que pour sauvegarder les ruines d' hammam Meskoutine, elles furent transférées pour enrichir le musée de Guelma.

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