TRAVAUX HYDRAULIQUES ANCIENS SUR LA COMMUNE DE MILLÉSIMO.
NOTICE DU MAIRE.
Sur tout le territoire de la commune de Millésimo, on trouve des vestiges assez importants de l'occupation romaine; les ruines qui subsistent démontrent qu'il y a eu en certains endroits de riches exploitations agricoles.

Malgré la configuration et la fertilité du sol, on ne rencontre cependant nulle part une agglomération de ruines pouvant faire supposer l'existence d'une ville.
Au point de vue des travaux hydrauliques, les Romains avaient aménagé sur tout son cours, d'une longueur de 10 kilomètres environ, la rivière qui part de la source d'Aïn Cheikh (dans le douar Ouled Senane) et qui vient se jeter dans la Seybouse sous le nom d'oued Zimba (voir fig, 14).

Cette rivière suit parfois des ravins profonds et très escarpés, surtout à sa sortie de la Mahouna; elle disparaît quelquefois au milieu de son lit rocheux pour aller ressortir à quelques kilomètres plus loin, où elle est alors captée pour servir à l'irrigation de jardins appartenant aux indigènes.

Ceux-ci n'ont fait que suivre l'exemple des Romains.
On retrouve encore les traces des barrages construits par ces derniers, ainsi que quelques réservoirs destinés à la distribution de l'eau.

Les traces d'un premier barrage et d'un canal se voient au point marqué A sur la carte.
A 1 kilomètre environ au-dessus de la route de Sédrata à Guelma, en descendant le cours de l'aïn Cheikh, il y avait un autre barrage (B), qui devait être très important.
Il était construit en bonne maçonnerie, dont les blocs compacts ont été entraînés par les eaux et sont épars çà et là dans le lit de l'oued Zimba.

Il captait entièrement l'eau de la source, servant ainsi à irriguer une superficie de 15 à 20 hectares, par un canal qui arrivait à un réservoir bien construit, de 40 mètres de long sur 20 de largo et 2 de profondeur.
A côté de ce réservoir se trouve une grande ruine d'où M. Champ a extrait la pierre nécessaire à la construction d'une belle maison de ferme qu'il a édifiée à proximité.

A partir de ce second barrage, le lit de la rivière est à sec jusqu'à 500 mètres environ du village de Millésimo.
A cet endroit, l'aïn Cheikh sort du lit de la rivière en plusieurs sources, captées aussitôt pour servir à l'irrigation des jardins de Millésimo, qui ont une superficie de 20 hectares environ.
Là encore (C), les premiers colons de Millésimo ont suivi l'exemple des anciens : ils ont édifié un barrage au lieu même où les Romains avaient construit un ouvrage dont on retrouve des fragments épars.
Ce barrage amenait l'eau à une ruine importante, située près de la Seybouse, après avoir arrosé sur son parcours une superficie de 20 hectares environ (partie comprise entre les deux canaux).

Un autre barrage (D) amenait également l'eau à une autre ruine romaine, après avoir servi à l'irrigation des terres comprises entre Millésimo et l'oued Zimba.
Tels sont les principaux travaux hydrauliques anciens sur le territoire de Millésimo(1).

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