GASTU
Route de guelma

Brocanteurs sur la place du village par Jean-Louis Marazzani

Le jour de marché à Gastu .

Le mercredi, les activités et animations s’étendent dans tout le village. Il y a beaucoup de monde ce jour là dans les rues, sous les arbres où des groupes discutent à haute voix, devant la maison du médecin, dans les épiceries qui sont prises d’assaut, à la boulangerie devant laquelle une file interminable d’arabes patiente afin de s’approvisionner en pains et en acheter une quantité suffisante pour la semaine. Le coeur des échanges commerciaux se situe dans la partie basse de la localité ,au marché proprement dit .C’est un espace clos rectangulaire bien délimité avec deux accès principaux .

Quand on pénètre dans cette enceinte par l’entrée principale en passant sous un grand porche prolongé de part et d’autre par un muret surmonté d’une grille métallique, on peut remarquer .

Sur la gauche, un mur imposant haut de plusieurs mètres, en pierres taillées, au milieu duquel un large escalier permet, d’atteindre le niveau supérieur et de déboucher sur la route départementale .

Sur la droite,une grande halle couverte et dans son prolongement une suite de gargotes ou petits restaurants juxtaposés.

Tout au fond, formant le dernier côté du rectangle, de nombreuses échoppes s’étirent en une ligne continue, disposées les unes contre les autres, ce sont de petites épiceries, des boutiques diverses, des débits de boissons servant thé à la menthe, café, sirops ..

Les moutons abattus tôt le matin derrière le marché, sous les oliviers, sont dépecés vidés, et leurs carcasses transportées sous la halle, dans la zone boucherie pour y être suspendues à des rangées de crochets en fer, ou débitées en quartiers pour être proposées à la vente .

On est frappé en pénétrant dans cet endroit, par les nuées de mouches dont le bourdonnement résonne avec un bruit assourdissant.

La viande, sur de grandes planches supportées par des tréteaux, est couverte de ces insectes qui semblent se régaler. Il n’ y a bien sûr pas de conditionnement réfrigéré et il faut que tout soit écoulé dans la journée .

Quand on franchit le porche d’entrée, on se heurte immédiatement à une foule compacte, joyeuse, bruyante, colorée, composée uniquement d’hommes qui vont et viennent, déambulent apparemment sans but précis entre les étals des marchands.

On est saisi par les senteurs riches et variées, fortes, parfois entêtantes qui nous envahissent et nous transportent. Ce sont celles des épices, de plantes séchées, d’anis, de thym, menthe, verveine, cumin, laurier ..
Une odeur de friture semble l’emporter quand on passe à proximité d’un marchand de beignets appelés ftaïrs. L’homme qui les prépare, prend dans un récipient une poignée de pâte souple prête à l’emploi, l’étale habilement entre les doigts, l’étire avec ses mains, la projette enfin dans une bassine d’huile bouillante chauffée sur un feu de bois .Le ftaïr est ensuite servi dans une feuille de papier journal au client qui en fait la demande. C’est bon mais un peu lourd à digérer quand on se laisse entraîner à en manger plusieurs .

A proximité du marchand de beignets, un autre commerçant présente sur une grande planche posée sur deux caisses, de la pâtisserie, des makhrouds, gâteaux faits à base de semoule de blé dur et de dattes écrasées, des zlabias, en forme de serpentins enroulés, garnis de miel ; Il vend aussi de la pâte d’amandes, des dattes et figues séchées.

En se promenant ainsi entre les étals, l’odeur des brochette que l’on fait griller à côté de la halle, est par moment très perceptible et ne peut qu’aiguiser l’appétit .

Les marchandises proposées sur ce marché sont variées, hétéroclites parfois inattendues. On y trouve des épices aux couleurs multiples, des volailles vivantes enfermées dans des cages de fortune,des oeufs, du lait, des légumes, des fruits frais selon la saison, de la semoule, farine, pois chiche, lentilles, blé ...

Ici, disposée en vrac sur une bâche, de la quincaillerie d’occasion ou retapée, des articles aussi divers que surprenants, de vieilles lunettes de vue, des monocles, des lorgnons, une théière en cuivre, des assiettes ébréchées, casseroles cabossées . C’est la brocante locale .

Là, dans un coin un peu retiré, assis à même le sol,un vieillard propose deux poules aux pattes liées, six ou sept oeufs disposés sur un linge jauni par le temps ou mal lavé .

C’est à l’intérieur du marché que se concentre l’essentiel de l’animation, que la population est la plus dense, on y circule difficilement, mais le spectacle ne se limite pas à cette seule zone .
A l’extérieur, aux abords immédiats, c’est aussi l’effervescence, les activités y sont multiples .

Un marchand de boissons se tient debout entouré de grands bocaux en verre remplis de liquides très colorés, rose, vert, jaune. Ces couleurs vives sont certainement un argument de vente . A la demande du client, il verse,à la louche,le breuvage désiré ,dans un verre qu’il rince ensuite ,à peine, dans une bassine contenant de l’eau plus ou moins trouble, puis le repose devant lui pour le prochain service .

Chaque semaine , un « spécialiste » amène une superbe visionneuse en bois d’acajou. On peut voir à travers un viseur muni d’un objectif, éclairées par la lumière du jour, en transparence sur un fond translucide, des photos couleurs sépia de la guerre 1914-1918. On choisit des lots de clichés, classés dans de grandes boîtes, il y en a une collection importante. On les fait ensuite défiler une à une manuellement dans l’appareil .

Ce pôle d’attraction rencontre un vif succès et il faut s’acquitter d’une somme modique pour avoir le droit d’observer les documents, dix sous les vingt vues.

Une autre personne est elle aussi très sollicitée, l’écrivain public Hassan. C’est un personnage important et respecté, il détient un savoir, une technique. Il en abuse un peu et se comporte d’une manière telle qu’il puisse être à la hauteur de sa réputation. Il opère avec des gestes lents, majestueux, devant un public admiratif et dépendant. Manifestement il joue un rôle bien réglé, parfaitement au point .

Il rédige en français, à l’aide d’un porte plume qu’il trempe à intervalles de temps réguliers dans un encrier, des lettres, des demandes administratives ou doléances. Le document terminé, il le sèche soigneusement avec un buvard analogue à celui que l’on peut trouver sur un bureau de secrétaire et que l’on actionne à la main d’un mouvement de bascule .

Dire que le texte est rédigé correctement est un euphémisme. C’est du français arabisé, écrit phonétiquement. Cet écrivain a été à l’école élémentaire mais l’a quittée à mi-parcours . Il applique son seul savoir au milieu d’une foule d’analphabètes . « Le borgne est roi au milieu des aveugles ».

Les arabes sont très peu voire pas du tout scolarisés à cette époque d’où leurs difficultés à communiquer avec les organismes officiels français . Est-ce faute de moyens financiers ? Est-ce une volonté politique délibérée du gouvernement d’Alger? Cela ne constitue-t-il pas une erreur de sa part, un des germes d’une révolte future ?

Un peu plus loin, sous les arbres , à côté du grand lavoir , le vannier Brahim « le marocain » propose ses fabrications personnelles à la vente . C’est un homme d’une belle stature , d’âge mur, de race noire comme quelques autres au village, peut-être ont-il des ancêtres originaires d’Afrique noire, un descendant d‘esclave au temps où l‘Algérie était sous domination ottomane.
Il habite près de chez nous, dans la même rue où il travaille à longueur de journée assis sur un grand tapis, vêtu d’une gandoura d’un blanc éclatant, une chéchia rouge carmin de forme tronconique continuellement « vissée » sur la tête . Il confectionne avec beaucoup de talent, paniers, éventails, corbeilles, nattes, à l’aide de feuilles de palmiers .

Déambulant assez habilement au milieu de la foule, se guidant à l’aide d’un bâton avec lequel il frappe le sol à intervalles de temps réguliers, Mohamed, le marchand aveugle, propose ici ou là ses godets de cacahuètes qu’il puise dans un grand sac en jute tenu en bandoulière. Il ne voit pas mais il sait se faire entendre en vantant haut et fort, les mérites de sa marchandise et ses vertus fortifiantes voire thérapeutiques.

Il ne se trompe jamais quand il reçoit dans sa main les pièces que lui glissent les acheteurs, il identifie parfaitement leur valeur, ou quand il rend la monnaie en tâtonnant le contenu de son escarcelle .

Il ne limite pas ses activités à la seule journée de mercredi, il parcourt le reste du temps les rues du village pour vendre son produit . Apparemment il vit de ce modeste commerce et de dons en nature que ne manquent pas de lui faire les villageois aussi bien arabes qu’européens .

Derrière la halle couverte, le moulin de Marcel, le meunier, tourne à plein régime. Chaque semaine les arabes apportent leur blé à moudre et en récupèrent la mouture de leur choix .

A l’extérieur, devant la porte, se tiennent un peu partout, dans un désordre total, là où on peut trouver de la place, des ânes, mulets, petites charrettes chargées de sacs de blé, farine, semoule selon le cas .

A l’intérieur, dans le bruit infernal du moteur, des poulies, des longues courroies qui défilent dangereusement au-dessus des têtes, on est obligé de crier pour se faire entendre ou comprendre . Il est difficile de se faire un passage dans un nuage de farine et de brindilles de paille, au milieu d’un enchevêtrement de sacs, de se faufiler entre les nombreuses personnes qui se pressent, se bousculent pour ne pas manquer leur tour .

On peut aisément distinguer ceux qui entrent dans le moulin de ceux qui en sortent, à leurs vêtements ou à leurs visages couverts ou non de poudre blanche .

Juste à côté, se trouve l’épicerie de "Tifouti" qui elle non plus ne désemplit pas de la matinée. C’est un endroit aussi très animé où les gens vont et viennent, avec des paniers, des sacs, des récipients métalliques, s’interpellent, discutent, font leurs achats pour la semaine .

Jouxtant le moulin, la petite maison de Marcel, aux volets verts, à la façade rose, coquette, bien entretenue, apporte une note de couleurs vives dans un ensemble de teintes pastels où dominent les beiges, bruns clairs, blancs, ocres , rose pâle, des cachabias, burnous, turbans, sacs en jute .

De l’autre côté, accolée à cette habitation, une baraque aux planches disjointes, à la toiture ondulée, c’est le domaine de Hamadi que Marcel le meunier a mis à sa disposition. C’est là qu’il habite et qu’il prépare ses fameux plats. Il fait griller son poisson devant la porte, sur un canoün c’est à dire un réchaud à charbon ou sur son petit barbecue à feu de bois qu’il a lui même construit avec quelques briques .

Quand je suis en vacances au village, le mercredi en fin de matinée, j’aime bien faire un petit tour dans ce marché où le spectacle et les scènes changent à chaque instant et me rendre ensuite chez Tahar qui tient une gargote près de la halle. Je m’installe généralement à l’intérieur, dans une toute petite pièce, où des bancs sont disposés contre les murs sur trois côtés, où une longue table basse occupe la partie centrale. Nous sommes plusieurs à prendre place ainsi, un peu serrés les uns contre les autres, une assiette posée devant chaque client. Tahar vient y servir des brochettes de mouton faites d’abats découpés en dés et enfilés sur des tiges réalisées à partir de roseaux finement taillés dans leur longueur. Chacun assaisonne la viande à sa convenance en la trempant dans des plats d’épices, cumin, poivre, sel, piment, harissa posés sur la table à disposition de tous, puis croque à belles dents à même la pique les morceaux grillés.
Pour accompagner ce met délicieux, du thé à la menthe ou de l’eau sont servis par le maître de séance .

Tahar nous propose aussi d’autres préparations culinaires de sa fabrication. Pois chiche sauce piquante, soupe pimentée aux haricots, une assiette de couscous avec quelques légumes et un morceau de viande, du mouton ou du poulet .

Mon repas terminé, je remonte à la maison en emportant généralement pour Solange qui n’a pas quitté son cabinet depuis le début de la matinée, une dizaine de brochettes qu’elle essaie, bien qu’un peu refroidies, de déguster à la hâte entre deux examens de patients.
J’éprouve toujours beaucoup de mal à les payer à Tahar qui insiste en disant :

- Cadeau pour la toubiba

Chaque fois c’est le même rituel, ma réponse ne varie pas

- D’accord pour le cadeau, mais ce sera la prochaine fois !

Arrivé à la maison avec ces brochettes enveloppées dans un papier journal, je passe ainsi par le hall d’entrée où plusieurs personnes, des femmes essentiellement, se pressent et attendent leur tour pour être examinées. Elles ont ôté leur voile et leurs premières réactions est tout d’abord de tourner ou de baisser la tête, puis voyant que je ne suis qu’un enfant, osent me regarder et me sourire .
J’observe discrètement leur maquillage soigné, précis, coloré et suis souvent impressionné, admiratif devant de superbes visages mis en valeur par de grandes boucles d’oreilles, qui pendent jusqu’au cou et donnent de l’éclat, un côté pétillant à ces jeunes femmes. Leurs avant-bras sont couverts par de nombreux bracelets métalliques enfilés les uns contre les autres et qui tintent au moindre mouvement.

Je suis conscient du privilège que mon jeune âge m’accorde pour découvrir de telles beautés habituellement cachées.

Afin de respecter cet espace d’intimité, je ne m’attarde jamais, le temps d’appeler Solange à travers la porte du cabinet de consultations, pour lui annoncer mon retour avec les quelques brochettes qui lui sont destinées, et disparaît rapidement à l’intérieur de la maison .

C’est le mercredi aussi que Farice, le maréchal ferrant de Gastu, qui fait office de forgeron, réalise son plus grand volume de travail. Il habite une jolie petite maison en limite du village sur sa partie la plus élevée. Il y vit avec son épouse et son fils Aimé, qu’on appelle communément Mémé, qui seconde son père dans ses activités professionnelles.
Il dispose d’un atelier important où il a installé sa forge dont le foyer est continuellement entretenu. Sur un grand espace disponible, devant sa demeure, les jours de marché, c’est l’affluence . De nombreux chevaux, appartenant à des arabes ou agriculteurs européens, sont en attente d’être ferrés . Farice est aussi qualifié pour réparer les charrettes diverses et en particulier il est le seul dans la localité à pouvoir cercler leurs roues. C’est un spectacle toujours attrayant que de voir cet artisan amener un anneau métallique qu’il a lui même confectionné, de le mettre soigneusement au milieu d’un grand feu de bois allumé au milieu de la place, pour ensuite, quand il juge le moment opportun, l’en retirer et avec l’aide de son fils le placer sur la roue posée horizontalement sur le sol à proximité du foyer. Le cercle de métal est juste assez grand pour entourer la périphérie de la roue sans la toucher. Quand il estime le positionnement correct, il projette alors sur ce montage, des seaux d’eau froide qui ont pour but de contracter le cercle en fer dilaté préalablement sous l’effet de l’élévation de température. L’anneau vient alors se coller à la roue et l’enserre fortement .

Si cette technique exige un certain savoir faire que Farice est le seul à posséder à Gastu, les autres agriculteurs procèdent eux mêmes aux réparations élémentaires sur leurs chariots ou charrettes et disposent pour cela dans leur ferme d’un atelier relativement bien équipé.

Auguste Breysse quant à lui, a un forgeron attitré qu’il emploie et auquel il a réservé un espace sous un hangar à proximité de l’étable. C’est Augustin Barthe, appelé Tintin qui remplit des fonctions. Il vit seul et habite une masure dans le haut du village. C’est un homme très gentil,maigre à l’aspect maladif, voûté, discret, taciturne, qu’on ne voit pas souvent sourire. Il est revêtu tout au long de l’année, dimanches et fêtes d’un bleu de chauffe et coiffé d’un béret noir enfoncé jusqu’aux oreilles . Il dit à peine bonjour quand on le croise dans la rue . On aimerait bien engager la conversation avec lui, mais après quelques mots échangés, il s’éclipse rapidement. Il a l’air triste, ses traits sont marqués probablement par la fatigue due à un travail épuisant .

Jeux d’enfants, préoccupations d’adultes

Ce vendredi saint 1948, comme chaque année à cette époque les cloches de l’église sont muettes et les enfants parcourent en début d’après-midi, à la demande du prêtre, les rues du village en agitant les crécelles pour annoncer à tous les fidèles le chemin de croix. C’est un devoir moral, une obligation familiale d’y assister. Une heure avant qu’il ne commence, nous pensons disposer d’assez de temps devant nous pour aller jouer un moment à la rivière .

Nos parents informés de notre projet n’apprécient pas tellement notre initiative et nous font promettre d’être de retour avant le début de l’office religieux .

Cet engagement solennel étant pris, nous voilà en un temps record déjà à pied d’oeuvre au bord de l’oued où nous sommes de suite emportés par nos jeux. Nous traversons le gué, sautons de pierre en pierre au-dessus du courant, faisons avec des galets plats, des ricochets à la surface de l’eau en choisissant les endroits les plus calmes et suffisamment spacieux pour le concours du meilleur lancer .

Le tronc d’un arbre mort tombé en travers du lit de la rivière constitue un pont naturel comme on pourrait l’imaginer dans les films d’aventures. Nous sommes tentés de l’emprunter pour passer d’une rive à l’autre et même de courir pour effectuer plus rapidement le trajet. Ce qui était prévisible, pas par nous certainement, arrive.
Alors qu’il essaie de faire un aller-retour en réalisant de véritables sauts de cabri, Alfred, venu tout spécialement de Bône pour passer quelques jours de vacances chez son ami Gérard, glisse et tombe un mètre plus bas, tout habillé, au beau milieu du cours d’eau. Ah ! Ces citadins, ils n’ont pas l’expériences des ruraux! Notre camarade regagne la berge à la nage, est contraint de s’agripper aux ronces qui ont poussé bien denses à cet endroit, se hisse avec notre aide pour se mettre au sec. Au sec, c’est beaucoup dire, il est trempé, ses mains saignent sous l’effet des griffures dont il a été la victime malheureuse .

Nous repartons aussitôt au village pour permettre à notre « accidenté » d’aller vite se changer et d’arriver à l’office dans les délais. Nous n’avons pas emporté de montre et pensons que s’il y a un retard, il ne sera pas important.
Arrivés à l’entrée de l’église, nous poussons la porte doucement, avec précaution, le plus silencieusement possible afin d’éviter de nous faire remarquer .

Le chemin de croix a ceci de particulier, les fidèles qui le suivent se positionnent face au tableau illustrant chaque étape de la passion. Au moment où nous pénétrons à l’intérieur de l’édifice religieux toute l’assistance est orientée vers le portail d’entrée donc vers nous, ce qui correspond à la septième ou huitième station, pratiquement au milieu de la cérémonie. Nous souhaitions une arrivée discrète, c’est raté. Les regards réprobateurs de toutes les personnes présentes, surtout ceux de nos parents, du curé en disent long sur la suite qui nous attend.
Il est vrai que dans le contexte de l’époque c’est une faute grave, difficilement pardonnable .

Photo et texte de Jean-Louis Marrazzani extrait de son livre "La Toubiba " à paraître

Collectif des Guelmois site Internet GUELMA-FRANCE