UNE NOUVELLE PRESSE POLITIQUE D'OPPOSITION

LA PRESSE RADICALE DANS L'EST ALGERIEN


UNE NOUVELLE PRESSE POLITIQUE D'OPPOSITION LA PRESSE RADICALE INTRANSIGEANTE
LES DROITS DE L'HOMME LE RADICAL
LA NUMIDIE
LE PROGRES DE L'EST LA TRIBUNE ALGERIENNE LA VERITE ALGERIENNE L'EST ALGERIEN
L'AVENIR DE L'EST
LE REVEIL DE L'EST

1 - Des tentatives éphémères
2 - Une réussite décisive
LE RÉPUBLICAIN DE CONSTANTINE

Dès 1871 les républicains du département se scindent, comme en Métropole, en deux tendances dont les affrontements vont constituer un des éléments essentiels de la vie politique locale jusqu'en 1906. Une minorité "radicale" se sépare des modérés partisans de Thiers et d'une "République sage". Regroupée autour de personnalités comme D. Forcioli, P. Fawtier et Chaleil de Vareilles, elle estime très tôt indispensable de se doter de ses propres journaux pour contrebalancer l'influence de la majorité opportuniste qui dispose de tous les grands organes de presse de la région.

LES DROITS DE L'HOMME
Constantine
La première tentative est faite en janvier 1871 avec "LES DROITS DE L'HOMME". Sa définition sans équivoque indique "organe de la démocratie radicale de Constantine" et son titre est coiffé de la devise de la République : Liberté, Egalité, Fraternité. L'initiative de lancer ce nouveau journal est prise par quelques membres du Comité Républicain de Défense Nationale, mis en place à Constantine à la fin du mois de janvier 1871 (1). Trois d'entre eux semblent avoir joué un rôle décisif : Jules Vinet, ancien rédacteur à l'INDEPENDANT (2) et conseiller général de Philippeville, Moreau ancien secrétaire de la sous-préfecture de Sétif (3) et Ferdinand Maurice de Gournay, employé des contributions à Constantine. A. Chaleil de Vareilles rejoint ce petit groupe au mois de juin, après sa rupture avec le comité de l'INDEPENDANT, et se voit confier la direction du journal "pour continuer l'oeuvre commencée il y a six mois" (4).

LE RADICAL

Son arrivée coïncide avec d'importantes transformations. Le titre "LES DROITS DE L'HOMME" est remplacé par "LE RADICAL". La définition "journal des droits de l'homme" en conserve cependant le souvenir et indique clairement au lecteur la continuité qui existe entre les deux titres (5). La devise de la Ré-publique est maintenue mais s'enrichit du terme "Solidarité" et, à ses côtés, apparaissent les trois dates : 1789-1848-1870, par lesquelles le journal marque sa volonté de se situer dans la tradition révolutionnaire.
(1) L'INDÉPENDANT, 28 et 31 janvier 1871.
(2) Il quitte le journal le 12 juillet 1870.
(3) LE NOUVEAU PROGRÉS DE L'ALGERIE, 19 septem
bre 1891 : Nécrologie.
(4) LES DROITS DE L'HOMME, 21 juin 1871.
(5) Le gérant A. Gondran reste en place ; les bureaux restent installés 35 rue Sauzai et le nouveau titre est imprimé, comme son prédécesseur, chez A.Studler.

Enfin, sur le plan technique, la périodicité et le format sont augmentés ; LE RADICAL est un trihebdomadaire dont les quatre pages comportent chacune cinq colonnes (1).
Sous l'impulsion de Chaleil, il ne tarde pas à devenir un des organes les plus importants de la presse départementale. Journal d'opinion, il multiplie les études critiques à l'égard de la politique gouvernementale. Solidement documentées et rédigées dans un style mordant (2), celles-ci lui valent une animosité durable de la part des milieux républicains modérés ; Camille Allan, rédacteur en chef de l'INDEPENDANT (3), s'en fait l'interprète à plusieurs reprises. Le 9 juin 1872 par exemple, il reproche à son confrère de "suer la haine à chaque ligne" et de distiller "la perfidie à chaque mot". Il lui dénie le droit de se présenter comme le porte-parole de "la classe travailleuse" dont il prétend défendre les intérêts contre "les capitalistes".
"Vous avez fondé LE RADICAL avec les sacrifices de la classe travailleuse et peu capitaliste (sic). Farceur, triple farceur ! Pour qui écrivez-vous cela ? Qui donc ignore que la propriété du RADICAL est entre les mains de trois ou quatre richards ambitieux, braves gens au surplus, n'était leur désir de prendre la place des autres".

Cette opinion sur les responsables du journal intransigeant est partagée par Ferdinand Guillon (4) rédacteur en chef de l'OBSERVATEUR DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE, à Philip-peville. Evoquant les polémiques sans cesse renaissantes entre (1) LES DROITS DE L'HOMME était bihebdomadaire ; chaque page avait trois colonnes.

(2) Dans une lettre adressée le 14 juillet 1874 au préfet de Constantine, le gouverneur général Chanzy qualifie LE RADICAL de "journal le plus violent de la colonie". Cf. Archives d'Outre-Mer. Aix-en-Provence. Série 1.E.E.
(3) I1 quitte le journal en 1873 pour rejoindre la presse algéroise. (4) Ancien rédacteur au TEMPS et à L'INDEPENDANT de Constantine (1864-1869). Il meurt à Paris en 1887. Cf. LE REPUBLICAIN DE CONSTANTINE, 27 juillet 1887. Article nécrologique.

L'INDEPENDANT et LE RADICAL, il écrit :
"C'est entre quelques bourgeois une querelle de Capulet et de Montaigu, une rivalité de notables envieux les uns des autres... Il n'y a là à proprement parler ni débat de presse de parti, d'opinion, ni d'entraînement irrésistible .de révolution et de réaction, encore moins de passionement des foules. La politique n'a rien à voir là-dedans (1).
Pour outrée qu'elle soit, cette opinion reflète une part de vérité. Comme celui de l'INDEPENDANT, le financement du RADICAL est assuré par des membres de la bourgeoisie constantinoise. Lorsque en décembre 1871, le journal se trouve confronté à de graves difficultés financières, sa survie est liée à une avance de 1800 fcs que lui consentent Théodore Mercier et Jules Masson (2). Le premier est un gros négociant en grains, le second propriétaire des carrières de plâtre du Chettaba et d'une usine de céramique au Hamma. Tous deux siègent au tribunal de commerce et au conseil municipal. Ils ont combattu l'Empire et collaboré à L'INDEPENDANT dont ils se séparent en 1871 pour pro-tester contre l'influence - trop exclusive à leurs yeux - de Lu-cet et de la famille Lavie. C'est au même milieu social qu'appartiennent les membres les plus influents du comité du journal : l'avocat Philippe-Aimé Poivre, le pharmacien Stanislas Mercier (3), l'ingénieur des arts et manufactures Maigret (4) et le négociant Claris.
La vie du RADICAL semble avoir été assez difficile et (5) agitée. Il est victime de plusieurs saisies de la part des:
(1) Extrait de l'OBSERVATEUR DE CONSTANTINE cité par l'INDEPENDANT le 19 juin 1872.
(2) LA RIPOSTE, 11 avril 1908. Point d'histoire : document.
(3) Il est le père de Ernest Mercier (1840-1907) qui sera élu maire de Constantine en 1894.
(4) Maigret (? -1895) cf. LE PROGRES DE GUELMA, 11 janvier 1895 : Nécrologie.
(5) Dans une lettre adressée au Procureur général le 20 septembre 1873, le gouverneur général Chanzy, parlant du RADICAL espère que "... les embarras financiers dans lesquels il se trouve le mettront bientôt dans l'impossibilité de continuer sa publication. Cf. Archives d'Outre-Mer, Aix-en-Provence, Série 1 E autorités administratives (1) et doit interrompre sa publication à maintes reprises (2). Chaleil conserve la direction politique jusqu'à la fin, mais il abandonne en 1874 le poste de rédacteur en chef à des journalistes de moindre envergure, Charles Bourgeois, ancien collaborateur de l'INDEPENDANT puis H. Pelletier qui, le 4 juin 1874 quitte la rédaction de l'EST ALGERIEN à Bône. Le caractère combattif du journal n'en est pas atténué pour autant. Il accueille les violentes diatribes dirigées par Adolphe Robert contre le gouvernement de Broglie. Celles-ci lui valent de nombreuses condamnations en cour d'assises et finis-sent par entraîner la disparition du titre (3) sans doute à la fin de 1875 (4). La disparition du RADICAL coïncide avec l'apparition dans la presse constantinoise de deux nouveaux organes, LA NUMIDIE et LE PROGRES DE L'EST. Tous deux, à des degrés divers, pourraient être considérés comme les héritiers du journal disparu.

(1) L'EST ALGERIEN, 1 mai 1873 : LE RADICAL est saisi pour la deuxième fois ; le numéro du jeudi 28 a été arrêté à là poste à la demande du général de Galiffet à propos d'un article sur la discipline militaire.
LE COURRIER DE BONE, 29 mai 1873 : Saisie du radical. Hier à 4h 1/2 du soir le supplément du RADICAL était saisi par la police sur la voie publique et dans les dépôts ; on n'a pas jugé à propos de faire une perquisition dans nos bureaux ni de nous donner signification de la saisie (C.Bourgeois).
LA SEYBOUSE, 23 mars 1875 : LE RADICAL de samedi dernier a été saisi. Motif : non paiement des amendes ; le journal fait appel de cette mesure (le jugement ne leur a pas été signifié) ; nos confrères espèrent faire rapporter la mesure qui les frappe.
(2) L'INDEPENDANT, 12 mai 1872 : LE RADICAL a paru hier après une interruption de 15 jours. Il ne lui a pas fallu moins de deux semaines pour installer la Grande imprimerie dont il vient de faire l'emplette. Encore ce délai a-t-il été insuffisant car il annonce une nouvelle éclipse.
(3) LA DEMOCRATE ALGERIENNE, 19 septembre 1903 : discours prononcé à l'occasion des obsèques de A. Robert.
(4) Le dernier numéro conservé est celui du 17 octobre 1874 (numéro 507).

LA NUMIDIE
Constantine
LA NUMIDIE (aucun numéro n'a été retrouvé) n'est connu qu'à travers les quelques allusions faites à son sujet par LA SEYBOUSE.
"Organe qui sera dévoué à la République et à l'Algérie" (1), elle paraît au cours de la première quinzaine du mois de décembre 1875 (2). A. Chaleil en assure la rédaction avec l'aide d'Alexandre Marin, ancien déporté de 1848 et président de la Ligue de l'Enseignement de Constantine (3). Son directeur poli-tique serait Paul Fawtier (4) conseiller général de la Sème circonscription (Philippeville-Collo) depuis le mois de novembre 1871 ; il sera par la suite présenté régulièrement comme le véritable fondateur (5) du journal.
LA NUMIDIE reçoit "un accueil peu sympathique de la part du ZERAMNA et du COURRIER DE BONE" (6). Au vu du contenu du premier numéro, LA SEYBOUSE estime quant à elle, cette méfiance hostile peu justifié ; il est vrai que le journal de Dagand est moins engagé dans les luttes politiques que ses deux confrères opportunistes. Il reste probable que LA NUMIDIE adopta un ton plus modéré que LE RADICAL pour défendre des idées telles l'autonomie de l'Algérie chère à Fawtier et qu'elle évita de recourir à la polémique lors des élections sénatoriales de janvier 1876 où elle accorda en vain son soutien (7) à Dominique Forcioli contre Marcel Lucet. (1) LA SEYBOUSE, 23 novembre 1875.
(2) LA SEYBOUSE, 14 décembre 1875 : "nous avons lu les premiers numéros de LA NUMIDIE..."
(3) Elle compte 300 membres.
(4) LA SEYBOUSE, 25 janvier 1876.
(5) LA SEYBOUSE, 13 mars 1877. (Article extrait de LA TRIBUNE ALGERIENNE de Philippeville et consacré à la carrière et à l'oeuvre de Paul Fawtier).
(6) LA SEYBOUSE, 14 décembre 1875.
(7) LA SEYBOUSE, 25 janvier 1876.
En septembre 1876, des difficultés entre la rédaction et l'imprimeur (1) contraignent le journal à suspendre sa publication ; elle semble n'avoir jamais repris. En effet, à la même époque, Chaleil devient responsable de LA TRIBUNE ALGERIENNE qui voit le jour à Philippeville.

LE PROGRES DE L'EST Constantine

La fondation du PROGRES DE L'EST, en décembre 1875, pourrait être le résultat de dissensions nées dans les milieux radicaux. En effet, la plupart des personnalités qui ont participé au lancement des DROITS DE L'HOMME puis à celui du RADICAL, se retrouvent parmi ses fondateurs aux côtés de nouveaux venus tels que D. Forcioli, Joly de Bresillon, A. Brunache, A. Bizern et L. Gérin. Par contre A. Chaleil est évincé (ou s'est retiré) au profit de Arthur de Fonvielle, un autre journaliste de grand renom dont LA SEYBOUSE se plait à souligner, le 4 janvier 1876, qu'il est :
- "... un ancien algérien qui a rompu plus d'une lance en faveur des institutions civiles de la colonie (et qu'il) n'en est pas à faire ses preuves".
L'apparition du nouveau journal est annoncée sous la forme d'une proclamation "aux républicains de la province de Constantine", publiée dans les colonnes de L'INDEPENDANT le 31 décembre 1875. Sous la signature de tous ceux (2) qui contribuent à son lancement, la ligne politique du journal est présentée en ces termes :
(1) LA SEYBOUSE, 26 septembre 1876 (le journal ne donne aucun renseignement sur la teneur de ce différend).
(2) Liste des signatures.
Forcioli, conseiller général Th. Mercier, négociant, ancien conseiller municipal J. Masson, négociant
Jouane père, propriétaire
Poivre, conseiller général
Esmieu, propriétaire, ancien conseiller municipal ./.

- "... (elle consistera) à défendre la Constitution du 25 février qui est perfectible et qui, par cela seul qu'elle est une institution républicaine, appelle l'adhésion et l'appui de tous les républicains". Son "but principal" est toutefois spécifiquement algérien :
- "... (il est) de soutenir les intérêts de la province et de hâter en Algérie, le libre développement des institutions civiles"
.

Ce langage pourrait être celui des républicains modérés et la fondation du journal correspond peut-être à une tentative de certains radicaux pour rétablir l'unité du mouvement républicain dans le département. Dans ce cas les élections sénatoriales de janvier 1876 marqueraient l'échec de cette tentative. LE PROGRES DE L'EST se déclare en faveur de Marcel Lucet ; Dominique Forcioli, un des principaux fondateurs du journal (1) voit au contraire sa candidature lancée par LA NUMIDIE.
./. Joly de Brésillon, négociant, conseiller général, Versillè, propriétaire entrepreneur,Adolphe Brunache, conseiller général,Desseignet aîné, négociant,Cornebois, propriétaire,Souville fils, négociant,Claris, négociant, ancien conseiller municipal,Trocolo, propriétaire, entrepreneur,A. Bizern, négociant,Flouppin, coiffeur,Damas, Horloger,Surin père, propriétaire,Gérin, négociant,Vey Jules, propriétaire.,(1)
L'INDEPENDANT, 21 décembre 1878, présente P.A. Poivre, D. Forcioli et Joly de Bresillon comme les principaux "fondateurs et inspirateurs" du PROGRES DE L'EST.
Les dissensions (divergences idéologiques ou rivalités de personnes) que l'on croit percevoir à cette occasion parmi les responsables du journal, ont sans doute entraîné d'importantes modifications dans son organisation. L'une d'entre elles semble avoir été le rachat du titre par A. de Fonvielle qui, dans les quelques numéros conservés (1), est mentionné comme rédacteur en chef propriétaire et gérant.
Le député de Constantine Alexis Lambert étant décédé en Janvier 1877 (2), une élection partielle se déroule dans le département au mois de mars. Trois candidats sont en présence : Gaston Thomson, Alcide Treille et Charles du Bouzet. Ce dernier, qui fut directeur de L'INDEPENDANT en 1862 et 1870, aurait à cette occasion (3) fondé LE PROGRES DE l'EST pour appuyer sa candidature. Ceci parait peu vraisemblable, l'existence du journal étant attestée depuis le mois de janvier 1876. Il ne semble pas non plus avoir participé au lancement du journal à cette date. Il ne figure pas sur la liste des fondateurs publiés par L'INDEPENDANT le 31 décembre 1875. Aucun des nombreux arti-cles nécrologiques qui lui sont consacrés en 1883 ne fait allusion à un rôle qu'il aurait pu jouer à cette occasion (4),Il est possible par contre qu'il ait contribué en mars 1877 à relancer LE PROGRES DE L'EST pour appuyer sa candidature aux élections législatives ; sa profession de foi "algérienne" (5) présente en effet de nombreux points communs avec les préoccupations affichées par A. de Fonvielle.

(1) Sème année. numéro 301 (11-XII-1877) au numéro 304 (25-XII-1877) sont conservés aux archives d'Outre-Mer à Aix en Provence.
(2) L'INDEPENDANT, 24 janvier 1877.
(3) G. Sers-Gal. La presse algérienne (1870-1900) in REVUE AFRICAINE. 1959.
(4) Ils mentionnent par contre le rôle qu'il joua au REPUBLICAIN DE L'ORNE (Alençon) au TEMPS, au COURRIER DE L'ALGERIE (Alger), à l'INDEPENDANT (Constantine) à LA REVUE MODERNE enfin h LA PAIX (Paris). Cf. Annuaire de la Presse Française, 1884, P. 853 : article nécrologique extrait de LA PAIX du 16 mai 1883.
(5) LA SEYBOUSE, 20 mars 1877.

La vie du PROGRES DE L'EST reste donc en grande partie inconnue faute de documents. Seules quelques allusions éparses recueillies chez certains de ses confrères permettent d'avoir une idée sur les hommes qui l'utilisèrent comme tribune. Sa disparition et les causes de celle-ci nous échappent également (1). Elle semble se situer dans le courant de l'année 1878. Le 20 décembre, l'INDEPENDANT évoque LE PROGRES DE L'EST
"... journal décédé mais dont les électeurs se souviennent encore..."
Le titre sera repris en 1902 par un journal bônois.

LA TRIBUNE ALGERIENNE
Philippeville

Après la disparition de LA NUMIDIE, c'est à Philippeville que Chaleil s'installe pour continuer par la plume la lutte en faveur des idées radicales. Il devient rédacteur en chef de LA TRIBUNE ALGERIENNE.
Ce journal, dont la gérance est confiée à Alexandre Marin est fondé dans le courant de l'année 1876 (au mois de septembre ?) à l'initiative du conseiller général de la circonscription Paul Fawtier. Il se présente d'abord comme un "journal politique, agricole, industriel, commercial et d'annonces".
En dépit de la personnalité de ses responsables, très actifs dans les rangs du parti radical, il semble avoir été autant soucieux d'information que de politique. Celle-ci se réduit à prêter son concours à quelques candidats "républicains" tels le pharmacien B. Salles (2) élu, en septembre 1877, conseiller (1) L'une d'elle pourrait être l'échec électoral de Ch. du Bouzet .

Extrait de la thèse de Louis Pierre Montoy 1982, "Presse dans le département de Constantine 1870/1918". Envoyés par courriel hotmail depuis Constantine

Site Internet GUELMA-FRANCE