Titre :
LE NOUVEAU PROGRÈS DE L'ALGÉRIE :
JOURNAL DE CONSTANTINE, organe des intérêts industriels, commerciaux et agricoles algériens
Éditeur : Impr. Schwab-Welling (Constantine)

Constantine, le 11 Décembre 1890.

Le bruit court que le Conseil supérieur de l'Algérie a terminé ce qu'on est convenu, charitablement, de nommer ses travaux.
Avec le prestige conquis par cette haute assemblée, la nouvelle n'est pas de nature à émouvoir beaucoup les Algériens.
Ce n'est même pas une des moindres curiosités de l'heure présente, que cette indifférence, ce détachement du public algérien pour tout ce qui entoure le gouvernement général. La défaveur qui est l'apanage incontesté des bureaux centralisateurs et absorbants d'Alger s'est étendue même au Conseil supérieur, où se meuvent cependant des esprits d'élite, des hommes d'une valeur réelle qui, débarrassés des liens ou des séductions titanesques, rendraient très certainement au pays des services appréciables.
Prenez isolément les délégués, - nous ne parlons pas des chefs de service, dont l'indépendance est relative, en présence du gouverneur général, et vous constatez qu'ils sont chez eux des hommes à vues larges, des administrateurs de premier ordre.

- Dès qu'ils sont réunis en Conseil supérieur, toutes leurs qualités disparaissent et la session tient tout entière dans le discours d'ouverture et le banquet final.
L'atmosphère gouvernementale d'Alger est asphyxiante au suprême degré.
Mais nous nous écartons du sujet que nous nous étions promis de traiter, car nos lecteurs n'ont pas cru sans doute à un rapprochement voulu et tout au moins bizarre entre le titre de cet article et le Conseil supérieur.

La gendarmerie a été mise sur le tapis au Conseil supérieur, quand on y parla de la sécurité. On en parle beaucoup, de la sécurité, surtout parce que MM. les assassins entretiennent eux-mêmes sinistrement l'actualité du sujet.
Pour assurer cette sécurité, le Conseil supérieur a augmenté de 60.000 francs la dotation de la gendarmerie, pour la création de six brigades nouvelles. .1
Nous allons surprendre bien des gens et aller à rencontre d'une opinion bien ancrée, en déclarant qu'à notre avis ce n'est pas dans l'augmentation de la gendarmerie qu'il faut rechercher le remède à l'insécurité.

Des gendarmes, nous en avons assez, si on continue à les employer d'une façon aussi intelligente qu'on l'a fait jusqu'ici.
Dans les villes, nous les voyons faire un service de garde-chiourme pour lequel ils ne devraient pas être faits. Allez à la cour d'assises ou simplement a la correctionnelle et vous trouverez sans doute que les trois ou quatre gendarmes qu'on fait somnoler sur uni banc en attendant la fin de l'audience, seraient plus utiles ailleurs.
Monter en voiture pour escorter quelques pouilleux de la prison au palais de justice et vice-versa, voilà à quoi se restreint le service d'un certain nombre de gendarmes. Nous en avons vu, transformé en cocher, mener, en grand uniforme, la calèche de madame la commandante, la capitaine ou la lieutenante. C'était encore une façon d'assurer la sécurité des personnes qui allaient se promener. '::,
- Le service judiciaire ne pourrait il pas être assuré par les gardiens de prison ou un personnel ad hoc moins onéreux? Et les gendarmes ne pourraient-ils être rendus à leurs fonctions réelles ?

Dans les campagnes, la gendarmerie fait de tout, excepté ce qu'elle devrait faire.
Ici, le brigadier fait office d'huissier, là, de greffier, etc. Les gendarmes remplacent la poste et transmettent gravement aux particuliers un pli officiel les avisant de déposer leur livret militaire à la mairie ; alors que le tambour de ville ou un simple avis dans les journaux suffirait La fonction la plus importante du gendarme rural est la & correspondance M. Chacun sait ce que c'est, et nous n'insistons pas.

Eh bien ! Nous répétons que si l'on ne veut pas se décider à faire faire aux gendarmes un service plus en rapport avec leur mission, il est parfaitement inutile d'en accroître le nombre, car la sécurité publique n'en retirera aucun profit.
Il faut retirer aux gendarmes certaines corvées humiliantes, les rendre plus mobiles, leur donner un peu d'initiative, les autoriser, par exemple, dès que la nouvelle d'un attentat leur parvient, à agir d'eux mêmes sans attendre une autorisation par voie hiérarchique En guerre, le soldat marche au canon. Le champ de bataille du gendarme est plus vaste et, au moindre bruit de trouble, de crime, il doit se mettre en mouvement.
Le gendarme, presque toujours ancien sous-officier, est généralement intelligent, et nous ne voyons pas pourquoi on ne lui laisserait pas un peu la bride sur le cou, surtout dans les campagnes. Rendez-le moins lourd dans ses mouvements ; mettez à côté de lui, sous ses ordres et sous sa responsabilité, deux ou trois cavaliers arabes, et nul ne doute que la sécurité y gagnera. - En un mot, améliorez ce qui existe et complétez-le ; mais si vous ne voulez pas utiliser la gendarmerie plus que par le passé, il est absolument inutile de gaspiller chaque année 60,000 francs de plus.

NOUVELLES DIVERSES ITALIE
"Du 1er janvier au 30 septembre 1890, 166,258 individus ont quitté l'Italie, pour chercher ailleurs des moyens d'existence.

CHASSE AUX ESCLAVES
Des télégrammes de Zanzibar font connaître que la chasse aux esclaves a recommencé dans le centre de l'Afrique.
Le maréchal de Mac-Mahon a mis la dernière main à ses mémoires. Il termine en disant qu'il a servi beaucoup de gouvernements et les a tous regrettés, sauf le sien.
BELGIQUE
Un véritable combat a eu lieu à Oudenar (Belgique) entre des gendarmes et des braconniers. Deux gendarmes ont été fortement blessés.

MALADIE
On signale de nombreux cas de fièvre typhoïde dans les casernements de France.

MEURTRE
Madame Achet, accusée du meurtre du notaire Lépine, a tenté de se suicider dans sa prison.

EXECUTION
A Grenade, on vient d'exécuter un vétillard de 74 ans, qui protesta de son innocence.

EXPLOSION
A Florence, un soldat étant descendu dans les latrines avec une lanterne, les gaz méphitique sont fait explosion, détruisant les communs Un soldat a été tué et sept grièvement blessés.

INCENDIE
L'orphelinat libre de Langres a été détruit par un incendie. C'est à grand peine qu'on a pu sauver les enfants.

VOL
Un vol, de 750,000 franca de valeurs divers a été commis sur la ligne du chemin de fer d'Ostende à Amsterdam.

RECENSEMENT
D'après le dernier recensement, la population de Berlin est de 1,574,000 habitants.

DETOURNEMENT
Le receveur municipal de Nevers a été arrêté pour des détournements s'élevant à près le 70,000 francs.

CONSEIL DE GUERREE
Le nommé Orsini, officier d'administration, comptable, a passé devant le conseil de guerre de Hué et a été condamné à trois ans de prison pour détournements.
A Auxonne, un tambour du 10' du ligne a été puni de 60 jours de prison pour s'être jeté à genoux devant un conscrit séminariste et lui avoir demandé sa bénédiction.

MEURTRE
Au Mans, un nommé Monchâtre a étranglé sa maîtresse, puis s'est pendu.

MASSACRE
On mande de Shang-Haî qu'une vingtaine de chrétiens ont été massacrés pendant une fête bouddhiste.

LE CASIER JUDICIAIRE
La commission chargée d'étudier les modifications à apporter au fonctionnement du casier judiciaire s'est réunie au ministère de la justice, sous la présidence de M. Cazot.
Elle a décidé que les tribunaux auront 1 le droit de prononcer la non-inscription au casier judiciaire des condamnations supérieures à un mois de prison et inférieures à un an prononcées pour délits autres que vol, abus de confiance, escroquerie, outrages aux mœurs et attentat à la pudeur.

UN PONT GIGANTESQUE
MM. Giano et Gourriès viennent de présenter un projet au gouvernement turc pour la construction d'un pont qui relierait la côte européenne à la côte asiatique.
Ce pont gigantesque, qui n'aurait pas moins de deux kilomètres de longueur, y compris les viaducs d'approche, partirait de la pointe du Sérail, à Stamboul, pour aboutir en Asie: au sud de Kiz-Koulé, près de Essanieh Ikelessie, à Scutari.
Il servirait à établir un chemin de fer reliant la ligne de Roumélie à celle d'Anatolie; il y aurait, de plus, un passage pour les voitures de trait et véhicules de toutes sortes, de même que pour les piétons.
Les plus grands navires pourraient traverser librement le détroit, le tablier du pont devrait avoir quinze mètres de largeur et quarante mètres d'élévation du niveau de la mer.

TROIS FRANCS DE DROIT
- Un télégramme de M. le député de Constantine nous apprend que la Commission des Douanes a adopté un droit de trois francs pour l'importation des orges en France. Le premier moment de joie passé, nous nous sommes posé un inquiétant point d'interrogation : récemment, un ministre a dit du haut de la tribune qu'il avait envoyé un professeur « hors de France, en Algérie. » - Diable ! mais si la théorie est admise, par le gouvernement, que l'Algérie n'est pas la France, nos colons seront donc obligés de payer le droit de trois francs pour faire entrer leurs orges en France.
On vient déjà de nous racler pas mal de pièces de cent sous avec les circulaires ministérielles sur le vinage et les vins plâtrés espagnols ; il ne faudrait pas qu'il se rencontrât un autre ministre pour décréter que les Algériens seront assimilés aux Turcs.

DE CONSTANTINE À BÔNE
Aller à Guelma sans pousser jusqu'à Héliopolis est un aussi grand crime que de visiter Bône et délaisser l'Edough.
Je pris donc une calèche oui, monsieur, ce véhicule sans forme et sans commodité se nomme une calèche à Guelma et me fis conduire à Héliopolis, par une fort jolie route longeant l'hippodrome.
Nous traversons un pont sous lequel on est parvenu à faire couler la rivière, bien que celle-ci s'obstine, à la moindre crue, à passer à deux cents mètres de là, dans son lit naturel. A signaler, le moulin du vieux colon Devaux à qui l'on disait il y a une dizaine d'années qu'il était trop honnête dans ses affaires et qu'il ne réussirait pas, ce qui est d'ailleurs parfaitement arrivé.
C'est véritablement un magnifique paysage que celui des environs d'Héliopolis, et si quelque chose me surprend, c'est de ne point trouver partout une population dense, riche et prospère.
La terre est prodigieusement féconde et peut nourrir une population nombreuse.
Le vin d'Héliopolis est renommé. Et ses fraises !

Grâce au voisinage d'abondantes sources d'eau chaude, la température y est d'une grande douceur.
Je me fis conduire aux sources mêmes, curieux de voir l'origine de la petite rivière tiède qui alimente les usines Louis Lavie. Elles sont à un demi-kilomètre du village au bord de la route. Le débit sur place a perdu de son importance, car si on en juge par les ruines encore existantes, les Romains avaient emprisonné ces eaux dans un vaste cirque formant réservoir, Actuellement tout est délaissé, envahi par la végétation ; la crasse des Arbis qui se baignent dans le bassin, accumulée depuis des siècles, a formé un dépôt vaseux où les plantes aquatiques trouvent leur substance.
Je ne m'explique pas que la municipalité d'Héliopolis ne cherche pas à tirer parti de ces, sources en les aménageant. il faut croire que la douceur de la température rend les gens un peu mous.
Les rues du village ignorent absolument ce que peut être un entretien, même sommaire.
Héliopolis est une jolie fille mal peignée, point débarbouillée et sentant la bouse de vache.
Je rencontre le curé qui, civilement, m'offre de saluer mou passage au village par la détonation du bouchon d'un joli petit vin blanc' pétillant qui a l'esprit de l'excellent pasteur d'ailleurs. ',. -" Nous trinquons et je lui demande à visiter la cathédrale d’Héliopolis,
Il vous est arrivé souvent d'entendre dire :
« Je ne vais pas à l'église parce que j'ai peur qu'elle me tombe dessus".
p Eh bien là Héliopolis ce n'est pas une image de rhétorique, mais la pure vérité. Les murs sont lézardés et le plafond a disparu depuis pas mal de temps. Il pleut sur l'autel, et les quelques tableaux de l'église sont sillonnés de balafres provenant des gouttières.
Je ne suis ‘pas un chrétien bien fervent, je confesse humblement que ce que j'admire le plus à la messe, c'est la nuque dorée des assistantes et leur taille se cambrant sur le prie Dieu ; mais, vraiment, je trouve qu'il est honteux, qu'il est scandaleux de laisser un monument public dans un état pareil.
Fermez l'église, chassez le desservant, si vous estimez qu'ils sont inutiles ; mais si vous croyez devoir entretenir un culte, faites-le décemment.
.Pour moi, la vue d'un tel délabrement m’a serré le cœur, au point que je dus accepter un second verre de blanc pour lui rendre sa dilatation.
Ainsi lesté, je repris le chemin de Guelma et remontai dans le train. (A Suivre).

ELECTIONS CONSULAIRES
Depuis que le tribunal de commerce existe à Constantine, il a usé du droit car c'est un droit de présenter aux électeurs consulaires une liste des candidats aux fonctions de juge. Ce droit s'est surtout affirmé dans la nomination du président, par la raison toute naturelle que les membres du tribunal sont plus aptes à statuer sur les mérites du candidat et plus intéressés aussi à être présidé par un homme dont l'élection est sanctionnée par leur avis unanime.
Aucune dérogation à cette règle n'a jamais eu lieu. Aujourd'hui cependant nous voyons opposer à la candidature présidentielle de M. Maurel, désigné par ses collègues du tribunal, celle de M. Buhot, ancien juge; La lutte, puisque lutte il y a, revêt à nos yeux un caractère spécial. La personnalité de M. Buhot et celle de M.Maurel disparaissent, et nous nous trouvons en présence d'un principe, d'une tradition constamment suivie.

Le débat doit donc être porté sur un autre terrain que celui d'une simple contestation électorale. Il s’agit 'de savoir si, en usant du droit de présentation du tribunal consulaire dépasse ses attributions, et fait violence au corps électoral: A vrai dire, à première vue, ce droit a quelque chose de choquant pour la liberté du vote, et l'idéal est évidemment lu libre manifestation des opinions de chacun.
Mais dans la pratique, il faut bien reconnaître que les membres du tribunal sont mieux placés que le simple électeur pour juger de la valeur morale et matérielle des candidats et que leur, avis est utile, d'autant plus qu'en fin de compte, cette désignation des candidats n'oblige pas d'une façon absolue le vote en leur faveur.
Autre chose: il en est des fonctions de président, qui, tout le monde le reconnaîtra, ne devraient pas être soumises à l'élection directe, mais faire l'objet d'un vote des seuls membres du tribunal, ainsi que cela se pratique pour la Chambre de commerce.
Le décret de constitution des tribunaux consulaires car nous vivons sous l'empire d'un décret n'en ayant pas jugé ainsi, on y a substitué dans la pratique, par une réunion dur tribunal désignant aux électeurs celui; qu'il veut élever à la présidence. C'est ce qui a été fait cette fois encore et le tribunal a désigné M. Maurel. Nous n'en avons pas demandé davantage : c'est M. Maurel qui doit être l'élu.
Et tant que la loi métropolitaine, qui ouvre l'électorat consulaire à qui exerce un commerce ou une industrie, n'aura pas reçu son application en Algérie, nous soutiendrons les tractions du passé.

AUX LECTEURS ! MESSIEURS

Dimanche, 14 décembre courant; auront lieu des élections pour la nomination d'un membre de la Chambre de Commerce, j'ai l'honneur de solliciter ; vos suffrages. ; Vous me connaissez, je n'ai pas besoin de vous faire une longue profession de foi et me contente de vous dire que je ferai tous mes efforts pour améliorer notre situation commerciale et faciliter nos relations avec notre mère-patrie et les autres peuples européens en demandant une protection légitime, l'amélioration de nos chemins de fer ; de nos autres moyens, de transport et une diminution dans les frais qui grèvent nos produits et empèchent le développement de l'Algérie. ','Veuillez agréer l'assurance de ma considération très distinguée.
Constantine, le 10 décembre 1890, SALAH BEN TCHIKOU.

A MÉDITER
On parle beaucoup de donner du travail aux ouvriers à Constantine.
Ce qu'on oublie trop, c est qu’en se lançant dans l'affaire Ferrand, on a reculé de deux ans tout travail à Constantine.
Au mois de juin, la conversion était conclue, et depuis trois mois on travaillerait à Constantine si les projets Ferrand n'étaient venus tout entraver.
Il faut que l'on, sache ces choses, car les projets Ferrand ne s'exécuteront jamais, parce qu'ils sont inacceptables et sans bases sérieuses, et la responsabilité de la crise incombera à ceux qui ont rejeté les projets Casanova pour se lancer dans une affaire sans issue. M. Ferrand a été appelé à la rescousse par M. Remès, comme celui-ci avait appelé Gabriel Lévy et les Franco-Belges.
Et cela finira pour M. Ferrand comme cela a fini pour les autres, par un effondrement.
Si on le veut, dès demain, on commencera les travaux des Groupes scolaires et de l’hôtel-de-ville, avec les entrepreneurs de la ville.
Il résulte des déclarations faites au Conseil municipal, que la ville traite : avec M. Ferrani et non avec une société ; financière.
On n'aurait donc aucune garantie effective de l’exécution du contrat, si ce contrat était signé. :
M. Ferrand a-t-il fait savoir qu'il acceptait les modifications introduites un projet dé traité par le conseil municipal?
Non.
A-t-il fait connaître ses moyens financiers ?
Non.
La municipalité a-t-elle pris des renseignements sur la situation réelle financière de M. Ferrand ?
Non.
A chacun de réfléchir et de conclure,

PIÈGES ÉVITÉS
Les amis des projets Ferrand se sont livrés, à des attaques outre mesure contre nos amis, soutenant les intérêts de la ville, alors que les « ferrandistes » votaient de parti-pris, ainsi que le déclara l'un d'eux.
Nous allons soumettre à nos concitoyens les différentes améliorations et modifications au traité dues à l'énergie et à la ténacité de MM. Garés, Rousselot, Picot et Barillon.
Ils pourront alors juger du travail accompli par eux.

« ART. 23. La ville de Constantine s'oblige à livrer à M. Ferrand la totalité des « terrains du Coudiat et celle des terrains » devant recevoir le cube total des déblais, a aussitôt après la promulgation de la loi autorisant l'emprunt et l'approbation des prêts. »
Cet article a des allures anodines et des airs bon enfant qui devrait le faire voter sans discussion. C'est si commode de livrer le terrain au concessionnaire !
; M. Garés, avec sa science des affaires, et se méfiant de l'habileté de M.Ferrand, fit ajouter ces simples mots:
« appartenant, à la commune, » et de ce fait une dépense de plusieurs centaines de mille francs fut évitée.

En effet, avec la rédaction de M.Ferrand, la commune aurait eu sur les bras toutes les expropriations de la rue Rohault-de-Fleury, ce qui n'est pas peu. De plus, dans le cas où le génie militaire, ou les Domaines feraient quelques difficultés pour les terrains qu'ils possèdent encore, pour les déblais, la Ville eut pu être actionnée par M.Ferrand, qui n'y eût pas manqué.
Éclaire par nos amis, le Conseil municipal a vu le danger et il a adopté la modification réclamée par M. Garés.
Nous allons continuer la série de ces renseignements, et le public, ayant sous les yeux des éléments d'appréciation, verra quels sont ceux qui ont rempli leur devoir au sein du Conseil.
(A )


CHRONIQUE THÉÂTRALE
Après trois représentations consécutives ! Hydnée, la Closerie des Genêts, le Songe d'une Nuit d'Été, et surtout après une nuit de bal, les dilettantes ont préféré se jeter dans les bras de Morphée et dormir plutôt que d'assister au spectacle de mardi. Aussi, la salle était à peu près vide.
Le Voyage de M. Perrichon, comédie spirituelle et amusante par excellence, n'a pas eu grand succès. C'est tout au plus si Noël-Perrichon a provoqué quelques rires.
Mme Paulus et M. Dalia ont mérité quelques bravos; quant aux autres artistes, ils ont été d'une médiocrité impardonnable.
M. Varennes, qui faisait ses débuts, a été d'une froideur glaciale. M. Darlouis n'avait pas de grandes qualités, mais son remplaçant !.
Oh ! Bonsoir Voisin, le gentil opéra-comique de MM. Brunswich et Poise. a été massacré.
M. Gaillard, légèrement enrhumé, a eu beaucoup de peine pour se tirer du rôle de Chariot, Mm. Onel a été gracieuse, aimable, espiègle, et voilà tout.
Pour terminer, nous avons à adresser des félicitations à M. Servière pour l'habileté avec laquelle il dirige ses machinistes, qui sont d'une lenteur désespérante et qui mettent une heure et plus pour changer le moindre décor.
Espérons que jeudi la représentation de Mireille sera un peu plus agréable que celle de mardi.
LOLO.


CHRONIQUE LOCALE TRIBUNAL DE COMMERCE.
* Le scrutin sera ouvert dimanche 14 décembre, de huit à dix heures du matin pour le président ; De une heure à trois heures pour les juges titulaires ; De trois heures et demie à cinq heures et demie pour les juges suppléants. Les candidats choisis par le tribunal et désignés aux suffrages des électeurs consulaires sont : Président : M. J. Maurel. Juges titulaires : MM. Broche, juge titulaire sortant; Chatillon, juge suppléant sortant : Félix Uhry, juge suppléant.
Juges suppléants : MM. Elie Picard, Victor Bertrand, Poulet.
Ne vous y trompez pas. Nous avons reçu une lettre combattant la candidature de M. Buhot à la présidence du tribunal de commerce. Cette lettre base son argumentation sur la situation personnelle de M. Buhot, vis-à-vis de M. le président du tribunal civil et de M. le président de la chambre de commerce, ses parents.
p Nous prions notre correspondant de vouloir bien lire I entrefilet que nous consacrons aux élections consulaires. Il comprendra pourquoi nous ne pouvons insérer sa lettre.
Nous soutenons M. Maurel, parce qu'en sa qualité de plus ancien juge, il a été présenté aux électeurs par l'assemblée plénière des juges consulaires, et que dans ce cas le rôle de la presse nous paraît être d'aider le tribunal.
Mais nous ne voulons pas entrer en polémique sur la personne de l'un ou l'autre candidat, car leur honorabilité est au dessus de la discussion.
Un nouveau Journal. Nos concitoyens d Ain-Beïda vont avoir leur organe. Nous apprenons, en effet, 1’apparition prochaine, le dimanche 21 décembre, de la Chekaïa, journal des intérêts du Sud-Est du département.
Le rédacteur en chef du nouveau journal est M. Félix Rejou, correspondant de diverses publications.
Nous souhaitons à notre nouveau confrère longue vie et prospérité.

NOUVELLES
M. le Gouverneur général - M. Tirman quittera Alger le 20 décembre pour un voyage dans le Sud. II se rend à Ghardaïa, El-Goléa et reviendra par Biskra et Constantine.b

CONSEIL DE PRUD’HOMMES
Dimanche 7 du courant ont eu lieu les élections complémentaires au Conseil de Prud'hommes de Constantine. Ces élections ont donné les résultats suivants :
Ont été élus : MM. Constant Piuget, entrepreneur, Prud'hommes patron de la 2 catégorie ; Louis Vaudour, maître meunier, Prud'hommes ouvrier de la 4* catégorie ; Ahmed ben Belkeir, ouvrier tanneur, assesseur de la 1ère catégorie.

LA SÉCURITÉ
À Bizot. Dans les premiers jours de septembre dernier un assassinat était commis à la ferme Crochet à Bizot dans les circonstances suivantes:
Deux gardiens de vigne au service de M.Crochet, vivaient dans l'antagonisme et se querellaient à propos de leur service respectif.
L'un deux le plus âgé, nommé Napoléon, sujet Belge, ayant à son actif un passé assez embrouillé, avait juré de se venger de son collègue.
En effet, le nommé Napoléon attendit dans la vigne celui de qui il voulait se venger et l'assassina. Il n'a jamais nié avoir tué et la préméditation peut être établie par de nombreux témoins, tous habitant la ferme Crochet.
Il n'en est pas moins vrai que l'assassin vient de profiter d'une ordonnance de non lieu Or, aucun des témoins n'a été mandé auprès du juge d'instruction et personne n'a fait d'enquête sur les lieux.
Aujourd'hui le Napoléon est allé à la ferme Crochet, narguer les personnes témoins de son attentat.
Il serait curieux de connaître sur quoi s'est basé le juge pour son ordonnance de non-lieu.
Il y a eu mort d'homme, et nous ne croyons pas que les choses puissent rester en l'état.

LE TEMPS.
Pluie, boue, froid. Tel est notre lot. Et il n'est pas beau.

L’ASSASSINA DE PIERRE AUCIA
Le malheureux surveillant télégraphiste Aucia qui vient d'être assassiné à Sétif, était né à Blida. Son père, d'origine espagnole, a rendu de grands services à l'armée française lors de la prise d'Aumale, et reçut les félicitations du commandant des troupes.
Son fils, Pierre, entre fort jeune dans le service du télégraphe, s'était distingué à diverses reprises dans les divers postes qu'il a occupés, à Bougie, Bordj-bou-Arreridj, Bône, etc. On sait que ce n'est pas une sinécure en hiver que l'entretien d'une ligne télégraphique. Aucia s'est défendu avec vigueur contre ses assassins. Ce n'est qu'étourdi par les coups reçus sur la tête, qu'il est tombé et a été égorgé.
C'était un homme énergique, dont la perte sera sensible au service télégraphique Il est tombé victime d'un abominable guet-apens, et nous appelons la bienveillante attention de M. le directeur, chef du service, sur la situation de sa vieille mère, dont nous avons parlé l'autre jour.
L'administration n'est point ingrate envers ses bons serviteurs, et le souvenir d'Aucia veut qu'on n'abandonne pas celle qui fut si cruellement frappée par sa mort.

NÉCROLOGIE.
La famille Gériola, une des plus anciennes de la ville, est bien cruellement frappée. L'on dirait que le sort s'acharne après elle.
En moins d'une année, la mort a fauché à coups redoublés, enlevant une belle et gracieuse jeune fille à ses parents, et la mère, le cœur saignant, la suivait dans la tombe.
Puis, c'est un jeune garçon et enfin hier une lettre mortuaire nous apprenait le décès de Mlle Victorine Gériola, enlevée à l'âge de onze ans.
C'est vraiment épouvantable, cette succession de deuils, et nous ne pouvons que nous incliner, douloureusement émus, devant cette tombe nouvelle, engloutissant la pauvre enfant !
Et nous adressons à la famille nos plus profonds regrets.

TIR
C'est épatant ! s'écriaient les personnes qui venaient d'assister aux curieux exercices de tir de Riehl, le champion du Midi.
Il est de fait qu'il n'y a qu'une seule expression pour rendre la pensée, à la vue d'un tel spectacle : c'est épatant !
M. Riehl donne une soirée vendredi au Café Ledoux, carrefour Perrégaux. Allez-y" vous ne regretterez pas votre soirée.

MENDICITÉ.
La mendicité prend des proportions formidables. Non seulement on est accosté sans cesse dans la rue, au café et partout, mais la plaie envahit nos maisons.
Depuis quelques jours, elle se pratique sur une plus vaste échelle encore. Un groupe de personnes parcourt la ville, une liste aux mains, recrutant de l'argent.
Il parait que la profession est lucrative, et qu'il vaut mieux mendier que travailler.
P. S. Au dernier moment, nous apprenons que le groupe en question ne quête pas pour lui, ni pour les pauvres. C'est simplement au profit de la caisse d'un journal local, qui en a le plus grand besoin.
Dans ces conditions, et puisqu'il s'agit d'un confrère dans le malheur nous retirons nos observations. De bonne fraternité n'est pis un vain mot pour nous.

BAL DE FAMILLE.
- La Société la Lyre Damrémont donnera dimanche prochain, 14 décembre, un Bal de famille, dans la salle des répétitions, rue Saint-Antoine.
Ce bal est offert aux membres honoraires.

LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE L'EST ALGÉRIEN
A l'honneur d'informer le public qu'elle vient de proposer à l'administration supérieure l'homologation des additions suivantes aux conditions d'application de son tarif spécial n° 8 P. V. pour le transport des emballages vides en retour. , Additions. Par exception, le délai de validité des récépissés est porté à six mois pour les civiles en retour. En outre ces sacs pourront être adressés à une gare intermédiaire située sur l'itinéraire direct entre les gares expéditrice et destinataire du transport à l'état plein.
Les expéditions de sacs vides pourront précéder le transport à l'état plein, Dans ce cas, les prix du tarif ordinaire sont perçus provisoirement par la gare de départ. La taxe est ensuite ramenée au prix du présent tarif par voie de détaxe. La demande de détaxe doit être adressée à la Compagnie dans un délai de six mois au plus, compté à partir du jour de l'expédition primitive et être appuyée des titres relatifs aux deux transports.
- 1l devra en, outre, y avoir identité ou bien entre le destinataire des sacs pleins et l'expéditeur des sacs pleins.

LE BANQUET DES POMPIERS.
La Compagnie des sapeurs-pompiers de Constantine a donné hier au soir son banquet annuel, sous la présidence de M. Gaillard, capitaine. On connaît l'ardeur des Pompiers au feu. Ils ne boudent pas non plus à table, et la soirée s'est passée gaiement.

LE BUDGET DE LA VILLE.
Un de nos concitoyens nous demande si le conseil municipal a déjà voté le budget de 1891.
Non, ce budget n'est pas encore voté. Les projets Ferrand ont tout bouleversé, et l'on ne sait pas encore sans doute, s'il ne faudra pas écarter une partie des dépenses ordinaires pour arriver à présenter un état de ressources suffisant pour gagner la folie Ferrand.

PETITE CORRESPONDANCE.
À Bône. Vous pouvez nous adresser la photographie en question. Notre discrétion est absolue
. A M. P. L., à Marseille. Voyez M Philipp, au Petit Marseillais. C'est un enfant de Constantine. Il vous renseignera.
A Madame J. à Batna. Mariez votre fille. On n'a encore rien trouvé de mieux.

CHARADE.b Mon premier est proscrit du système métrique Mais parfois votre bouche esquisse mon second Et de mon tout le chat en s'élançant d'un bond met en chair à pâté le gracieux physique.

MUSIQUE
PROGRAMME des morceaux qui seront exécutés le jeudi 11 courant, de quatre à cinq heures du soir, sur la place du Palais :
1. Les Pupilles de la Marine. LE Chic.
2. Haydée, fantaisie. AUBER.
3. Les Pantins de Violette. ADAM.
4 Ba-ta-clan, grande fantaisie OFFKENBACK
5. Marguerite. Polka. BERTEU:"

GRAND CAFÉ DE LA PAIX RUE DAMRÉMONT
Le Dimanche 14 Décembre 1890
GRAND BAL MASQUE Soupers - Casse-croute
Le Bal commencera à 10 heures précises

THÉÂTRE DE CONSTANTINE DIRECTION J. ORTEL
LES 37 SOUS DE M. MAUNTAUDOIN; Comédie en un acte.
MIREILLE, Opéra-comique en quatre actes.

COMPAGNIE ALGERIENNE SOCIÉTÉ ANONYME
Capital : Quinze millions, entièrement versés COMPTOIR DE CONSTANTINE Rue Caraman (Dar-el-Bey)
Escompte, recouvrements, avances sur titre et marchandises. Chèques, lettres d* crédit sur tous pays.
Encaissements de coupons, ventes, achats de titres. Intérêt bonifié aux déposants de fonds ; Émission de bons produis 1/2, 4 et 4 1/2d'intérêt par an, suivant durée.
Le Gérant : SCHWAB-WELLING.

DERNIÈRE HEURE
Paris, le 10 Décembre 1890.
INCENDIE DE FOURRAGES,,' Les magasins de fourrages de Granville ont été incendiés, cette nuit. Tout a brûlé.
L'autorité militaire a dû provisoirement réquisitionner des fourrages pour la nourriture de la cavalerie.

LÉGION D'HONNEUR
Du tableau fourni par la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, il résulte qu'il pourra être décerné, du 1er janvier au 1er juillet 1891 :
32 croix de Commandeur ;
130 croix d'Officier et 637 croix de Chevalier de la Légion d'honneur.
Presque toutes ces décorations sont réservées à l'armée.

VOTE DU BUDGET
L'ensemble du Budget a été voté par la Chambre, qui s'est ajournée au 16 décembre, M. le ministre des finances a saisi aussitôt le Sénat de la loi financière. THÉÂTRE INCENDIÉ- Le théâtre des Variétés de Clermont-Ferrand a été brûlé cette nuit.
Un pompier a été blessé.

L'EMPRUNT
Le projet d'emprunt de 700 millions a été voté par la Chambre, à une majorité de 336 voix.

PAS DE CHOLÉRA
Contrairement aux informations répandues hier, aucun cas de choléra n'a été signalé à Toulon.

EXPULSIONS
En Russie on mande de Varsovie que tous les ouvriers allemands travaillant dans les fabriques ont été expulsés.
Quelques-uns seulement ont obtenu un délai d'un mois pour règlera leurs affaires.

SYNDICAT DES CONSTRUCTEURS DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE
Président d'honneur M. G. LESUEUR, chevalier de la Légion d'honneur, Sénateur du Département.
Présidents honoraires M. À. HUNEBELLE, chevalier de la Légion d'honneur, Président du Syndicat des Constructeurs de France; M. À. Laffont, Adjoint au Maire de Constantine.

ADJUDICATIONS
Commune mixte de la Soummam Le 17 décembre 1890, à deux heures de relevée, à la mairie de Sidi-Aïche, adjudication des travaux en dehors des adjudications spéciales à exécuter pendant les années 1891, 1892 et 1893.
Montant des travaux : 20.000 fr. par an. Cautionnement : 2.000 fr. Renseignements dans les bureaux de l'administrateur à Sidi-Aiche.

SOUS-PRÉFECTURE DE SÉTIF
Le jeudi 18 décembre courant, à la sous-préfecture de Sétif, adjudication des travaux de construction du chemin vicinal numéro 8, partie comprise entre la fin de l'entreprise Magnani et un point situé à 3,533 mètres au delà, vers Boni. Montant des travaux : Terrassements. 19.347 78 Chaussée.,. 13.400 67 Ouvrage d'art 15.919 70 à valoir. 4" 8.33185 v Total. 57 000 00 Cautionnement, 1.000 fr. Renseignement à la préfecture de Constantine et dans les bureaux de M. Reuss, ingénieur.

Le samedi 80 décembre, à deux heures et demie, à la sous-préfecture de Batna; adjudication des travaux de construction d'un pont en charpente sur i oued-el-Ma, avec un tronçon de chemin aux abords de la traversée du chemin de grande communication numéro 40, de Ras-el-Aioun Sériana. Montant des travaux: 14. 000 fr.
Renseignements dans les bureaux de M. Lecourt, ingénieur à Batna.

LE LUNDI 22 DÉCEMBRE 1890,
À deux heures de relevée, à la préfecture de Constantine, adjudication des travaux de construction d'une maison cantonnière à Kripla, sur le chemin de grande communication n* 2, de Constantine à Djidjelli.
Montant des travaux, 7.700 francs, y compris une somme à valoir de 654 fr. 41. Cautionnement, 500 fr.
Renseignements à la préfecture de Constantine et dans les bureaux de M. Daujon, ingénieur des ponts et chaussées.

Le LUNDI 29 DÉCEMBRE 1890,
Adeux heures de relevée, à la préfecture de Constantine, adjudication des travaux de rechargement du chemin de grande communication n* 2, de Constantine à Didjelli entre les bornes kilométriques 82 et 86.
Montant des travaux, 28.000 fr. y compris une somme à valoir de 7.423 fr. Cautionnement, 600 fr.
Renseignements à la préfecture de Constantine et dans les bureaux de M. Daujon, ingénieur des ponts et chaussées.

LE LUNDI 22 DÉCEMBRE 1890
A deux heures de relevée, à la mairie de Constantine, adjudication des travaux d'entretien des bâtiments communaux, rues, places, fontaines, égouts, pendant trois années, à partir du 1er janvier 1891.
Renseignements au secrétariat de la mairie de Constantine.

Le dimanche 28 décembre, à la mairie d'Ain-Kerma, à une heure du soir, adjudication des travaux à exécuter pour l'entourage du cimetière d'Ain-Kerma.
Montant des travaux, 2.000 fr. Renseignements à la mairie d'Ain-Kerma.

VENTES JUDICIAIRES
Étude de M Vellard, avocat-défenseur à Philippeville : ,"Le JEUDI 8 JANVIER 1891, a une heure de l'après-midi, au tribunal de Philippeville, vente d'une MAISON, sise à Philippeville, angle des rues d'Arcole et de Constantine, élevée de deux étages au rez-de-chaussée.
Mise à prix : 7.000 fr. Etude de M* VELLARD, avocat-défenseur à Philippeville


Le MARDI 23 DÉCEMBRE 1890
A deux heures de relevée, en l'étude de Me Mahyeux, notaire à Philippeville, vente en dix Lois de : 1° Une propriété de 22 hectares 27 ares, sise à Ain-Cherchar. Mise à prix, 10.000 fr.
2° Une propriété de 33 hectares 67 ares, sise au même lieu. Mise à prix, 35.000 fr.
3* Une pièce de terre de 10 hectares 76 ares, sise au même lieu. –Mise à prix, 65.000 fr.
4* Une propriété de 29 hectares 87 ares sise au même lieu. Mise à prix, 2.500 fr.
5* Une propriété de 11 hectares 35 ares, sise au même lieu. Mise à prix, 1.500 fr.
6° Une propriété de 33 hectares 89 ares, sfoe au même lieu. Mise à prix, 6.000 fr.
7° Une propriété de 33 hectares 22 ares, avec maison et jardin, sise au même lieu. Mise à prix, 7.000 fr.
8° Une propriété de 31 hectares 14 ares, avec maison, vigne et verger, sise au même - lieu. Mise à prix, 9.000 fr.
9° Une propriété de 46 hectares 35 ares, dont 30 hectares en vignes, avec maison, sise au même lieu. Mise à prix, 20.000 fr.
10° Deux jardins de 74 ares, sis à Philippeville, près la pépinière. Mise à prix, 1.000 f.
SERVICE DE LA REMONTE Le Chef d'Escadrons commandant le Dépôt de Remonte de Constantine a l'honneur d'informer le public que le Comité achètera, tous les matins, à huit heures, du 9 au 16 décembre inclus, à Sidi-Mabrouck, des chevaux et mu- lets de 4 à 8 ans, de 1m 15 et au-dessous, sans distinction de robe.
Cette publication annule celles qui ont paru précédemment.B C DE COULONJON. -

SERVICE DE LA TOPOGRAPHIE ADJUDICATION
En deux lots au rabais sur soumissions cachetées des fournitures de Bureau et Imprimés nécessaires au service de la Topographie du Département de Constantine.
Messieurs les libraires et Imprimeurs Typographes établie à Constantine sont informés que le mardi 30 décembre courant à deux heures de relevée, en l'hôtel de la Préfecture, - par M. le - conseiller de Préfecture délégué de M. le Préfet, assisté du géomètre en chef.
Il sera procédé à l'adjudication au rabais et sur soumissions cachetées, des fournitures de bureau et imprimés nécessaires au service de la Topographie du département de Constantine pendant la période qui courra du l" janvier 1891 au 31 décembre 1893.
Chaque soumissionnaire devra remettre en même temps que sa soumission et séparément :
1° Sa patente de libraire ou de maitre imprimeur.
2° L'engagement de la Caution exigé par l'article 28 du cahier des charges.
Les soumissions comprendront pour chacun des 2 lots : Fournitures de bureau et Imprimés, la totalité de la fourniture
Elles seront établies sur papier timbré et en tout conformes au modèle annexé au cahier des charges, à peine de nullité; elles devront porter le visa de la caution.
Les engagements des cautions également sur papier timbré ; seront rédigées d'après le modèle annexé au cahier des charges, à peine de nullité.
Les offres ne pourront présenter aucune fraction de centime et porteront sur l'ensemble de la fourniture pour chacun des deux lots.
Les adjudicataires devront se conformer aux modèles ou échantillons types annexés au cahier des charges.
On pourra prendre connaissance du cahier des charges et des modèles types au service de la topographie, rue Thiers tous les jours non fériés de 1 à 5 heures du soir.
Constantine, le 9 décembre 1890. Le Géomètre en chef, COLAS.
Vu et approuvé : Pour le Préfet. Le conseiller de Préfecture délégué : (Signé) OPPETIT.

LYCÉE DE CONSTANTINE
Adjudication PUBLIQUE
LE LUNDI 22 DÉCEMBRE 1890,
À deux heures de l'après midi, il sera procédé publiquement, au lycée de Constantine, en présence du bureau d'administration, à l'adjudication, par voie de soumissions cachetées, des fournitures ci-après, nécessaires au service de l'établissement pendant l'année 1891, savoir :
1° Pain et farine; - 2° Viande de boucherie ; 30 Vin rouge, vinaigre ; 4° Épicerie ; 5° Œufs ; 6° Lait ; 7° Pommes de terre ; 80 Coke ; 9° Blanchissage ; 10° Vêtements confectionnés ; 11° Coiffure; 12° Bois de chauffage et charbon de bois; 13" Médicaments.
Les cahiers des charges sont déposés dans les bureaux de l'Économat du Lycée, où ils peuvent être consultés, tous les jours non fériés, de huit à onze heures du matin et de deux à quatre heures du soir.
Mairie de Constantine

CAISSE DES ÉCOLES
L'adjudication de la fourniture des Vêtements ET CHAUSSURES à faire aux élèves indigents des écoles communales de Constantine, aura lieu le JEUDI 18 DÉCEMBRE, à deux heure.,
S'adresser à la mairie (bureau des Écoles) pour prendre connaissance du cahier des charges.
Le Maire, CASANOVA.

U
Il a été perdu AU THÉATRE Un bracelet en vieil argent, amé d'or.
Prière de le rapporter au bureau du journal contre bonne récompense.

RECLAMES
A. PASQUIER Marchand-Tailleur 36, RUE DAMRÉMONT, 36 - Les Draperies d'hiver étant arrivées, je préviens mes clients et connaissances qu ils trouveront chez moi un choix spécial de nouveautés françaises et anglaises, à des prix modérés.

LOCATION DE BICYCLETTES à l'heure ou à la journée? Café la l'Alliance» » 55. - RUE NATIONALE. - 55
LOCATION
A Louer HALET ET JARDIN situés à 1,500 m. de Constantine S'adresser au Bureau du Journal

Mme THOMAS Couturière E: PARIS RUE CARAMAN, NI 53 (Maison Ponceau) angle de la rue du 26e de Ligne Mm. Thomas enverra des ouvrières à la journée aux clientes qui le désireront.

A VENDRE LA Collection du Journal l'Indépendant 2e semestre de 1870 et années 1871, 1872, 1873, 1874S'adresser au bureau du Journal.

A CÉDER
Maison Meublée SISE RUE NATIONALE S'adresser au Bureau du Journal

CHAUDRONERIE ET PLOMBERIE J. TOUCHE prés l'Usine à Gaz, Constantine g Canalisation d'eau et de gaz divers Travail soigné

DEMANDEZ PARTOUT L’Absinthe Berger Agent général : BRIOURI

Site internet GUELMA-FRANCE