8 novembre 1882

Hier a eu lieu l'Inauguration des lignes de Batna et d'El-Achir. Aucune invitation d'y assister n'a été adressée aux conseillers généraux de notre région orientale, pas plus, du reste, qu'aux présidents de la chambre et du tribunal de commerce de Bône.
Voilà qui est qui intéresse le centre ni l'ouest du département de Constantine ne sous regarde pas Persévérez dans ces idées, messieurs du chef-lieu, de Batna , de Sétif; accentuez les mêmes chaque fois que l'occasion s'en présentera et vous nous rendrez le Seul service que nous puissions attendre de vous: la séparation.
Nous vous sommes à charge, nous absorbons la meilleure part du budget commun, cela dans des proportions bien au dessus des produits en impôt de notre région ; c'est entendu, Mettez seulement à soutenir nos revendications la moitié de l'énergie que nous déployons nous-mêmes et bientôt nous permettra de croupir dans la misère dont jusqu'à ce jour vous nous avez sauvés. Point de pitié pour nous ; foin de la solidarité; des gens aussi rapaces que nous le sommes en sont indignes!
"Tôt que l'on vous délivre du boulet que vous tractez au pied et que l'on vous laisse la libre disposition des subsides que l'avidité bônoise vous arrache depuis trop longtemps.
Amen "

Et vous verrez que nos charitables voisins du centre et de l'ouest ne seront point encore satisfait et content.

THEATRE La session théâtrale a commencé envers et contre tous, malgré le cautionnement de 3,000 (r. non versé, malgré l'absence d'orchestre, malgré la déclaration formelle du maire de ne point livrer le THEATRE (il est vrai que le bon M.Dubourg est revenu sur sa détermination). Nous avons eu pour début: Le voyage d'agrément et les deux sourds.
Les rôles n'étaient point sus et les acteurs ont paru assez médiocres. Samedi on donnait Lucrèce Borgia, le drame si saisissant de Victor Hugo qui, il faut le dire,n'a guère saisi les spectateurs bônois. Et la faute en est aux artistes, dont le son trop déclamatoire n'a pas au fasciner l'auditoire que leur tenue par trop emphatique promptement lassé et rendu insensible.
Dimanche dernier le Bossu; aujourd'hui mardi La petite marié, opérette sans orchestre1) La direction me parait pas bien sérieuse et j'ai bien peur de voir recommencer la comédie de l'année dernière!

CONSEIL MUNICIPAL
SESSION de NOVEMBRE 1880
Séance du 6 Novembre.
Lettre de M Carcassonne.
Guelma, le 5 Novembre 1880
Monsieur le Maire,
J'ai l'honneur de vous informer que je n'assisterai pas à la réunion dit Conseil municipal qui doit avoir lieu demain" du courant.
Vous avez déjà compris que, dénoncé certainement à tort par cinq de nos collègues
MM. Arnaud, Drognet, Renier, Zuretti et Chabanne, il ne me sera pas possible de me trouver demain avec ceux.
Je ne veux pas connaître le mobile qui a fait agir ces honorables conseillers municipaux, je doute fort que la loi leur donne raison.
Le bénéfice de la contradiction qui appartient aux plus humbles comme aux plus indignes m'a été imprudemment enlevé. J'ai été jugé et condamné
uns avoir été entendu ni consulté.
Comme j'ai déjà eu l'honneur de vous le dire verbalement, j'arrêterai complètement mes travaux dans le courant de la semaine prochaine,
je n'ai pas voulu le faire de suite, afin de laisser an nombreux personnel que j'occupe, le temps 4e chercher du travail ailleurs.
Vous n'ignorée pas, M. le Maire, combien cet arrêt forcé me sera préjudiciable.
je vous prie d'agréer, etc ,etc.
Signé :CARCASSONNE

CONSEIL MUNICIPAL
D'après l'avis de mon avocat je reste libre de demander à mes collègues des dommages et intérêts, pour avoir fait acte d'administration et avoir porté le trouble dans mes affaires.
M. Droguet commence par protester en son nom et au nom de tous les conseillers
visés par M. Carcassonne contre la forme et les interprétations de cette lettre. Il n'y a eu ni dénonciation, ni condamnation, ni exécution. M. Carcassonne ne peut point ne pas se rappeler qu'il a dit à qui voulait l'entendre que le cahier des charges avait été très mal établi, quant aux dimensions des piliers et à la hauteur du premier étage de la façade de la place, et qu'il était parlement décidé à ne pas s'y conformer; du reste la disposition de ses constructions le prouve suffisamment : il n'ya pas eu de dénonciation.
Quant au fait de l'avoir condamné et exécuté, sans l'avoir entendu, les Conseillers visés ne peuvent accepter une telle imputation puisqu'ils n'ont fait qu'exiger de l administration l'exécution rigoureuse d'un cahier des charges qu'ils avaient discuté, rédigé et signé.

M. Carcassonne a certainement le droit de disposer l'intérieur de ses constructions comme bon lui semble, et personne au monde n'a celui de lui faire des observations, tant que la façade n'est pas construite mais, M. Droguet insiste sur ce fait, que, étant donné d'un côté les intentions verbales du constructeur, intentions qui n'étaient un secret pour personne, d'un autre côté les dispositions de sa construction qui concordent parfaitement avec ce qu'il avait annoncé, il était bien, permis aux signataires du cahier des charges d'appeler l'attention de t'autorité administrative avant que les travaux soient arrivés à un point, où il en serait résulté, certainement, un dommage considérable pour le constructeur, Cet incident étant terminé, il demande à donner lecture de certaines considérations suivies de conclusions qu'il désire soumettre au vote du Conseil.

" J'avais dit il, l'intention de proposer au Conseil, dans cette session, une délibération qui ne laisse aucun doute sur l'interprétation des clauses et conditions du cahier des chargea, dressé pour la vente du terrain de la place St-Augustin, et la ferme volonté de faire exécuter, puis qu'il n'est plus question, je demande la permission de développer ma proposition.
" Vous vous souvenez, qu'ayant les modifications du cahier des charges, dressé pour la vente de ce terrain; il y avait de nombreux amateurs qui le convoitaient; mais, en présence des clauses rigoureuses et des conditions d'architectures mposées aux acquéreurs, plusieurs amateurs se sont retirés, et les autres ont restreint leur mise à prix, de telle sorte qu'il en est résulté l'adjudication que voua savez: 60 et quelques mille francs au lieu de 100,000 peut être.
" Le Conseil municipal n'ignorait pas que les clauses onéreuses et les conditions d'architecture qu'il imposait, aurait pour résultat un produit moins élevé, mais il avait fait le sacrifice de la question d'argent pour atteindre ce but qu'il se proposait
: l'embellissement de cette partie de la Ville la plus fréquentée.

Aujourd'hui 1es acquéreurs sont en voie de constructions et ce qu'ils ont déjà édifié semble indiquer qu'ils n'ont pas l'intention de tenir compte des prescriptions du cahier des charges et du plan dressé peur l'exécution des travaux.
" si vous leur demandez ce qu'ils prétendent faire, ils vous répondent;
" Cela " ne vous regarde pas pour le moment," nous bâtissons chez nous, vous ne pouvez avoir la prétention de nous imposer " un plan pour l'intérieur de nos constructions, quand nous élèverons les arcades " et le premier étage sur la façade de la " place, vous interviendrez alors, si nous " n'exécutons pas les prescriptions du cahier des charges. Nous avons devant " nous deux ans. "
" En présence des constructions défectueuses déjà élevées, je Rappelle votre attention sur la période de deux ans accordée pour la construction complète du res-de chaussée, des entresols et du 1er étage faisant face à la place.

" Il faut bien remarquer que le cahier des charges en imposant aux adjudicataires l'obligation de construire en 2 ans, ce res de chaussée, cet entresol et le 1 étage
, sur un plan donné, n'a pas entendu que pendant cette période de deux ans et ils auraient le droit d'installer sur le terrain, juste â l'alignement de la galerie (non encore construite) un établissement public quelconque.
ils ne peuvent être autorisés sans contrevenir au cahier des charges, a faire une pareille spéculation, pas plus que les adjudicataires der lots, sur les allées de Bône n'ont été autorisés à occuper un res de chaussée, avant d'avoir bâti et livré la galerie au public.

Aucun café, aucun magasin, rien ne peut être établi sur un lot dont la galerie faisant face à la place, n'aura pas été entièrement édifié. La période de deux ans spécifiée par le cahier des charges, ne signifie pas que, pendant deux ana en fera; ce qu'on voudra, elle signifie que purement et simplement l'obligation de construire toute la façade dans un temps donné.
Or, afin qu'il n'y ait pas de mal entendu, je propose au Conseilles conclusions suivantes

1* Charger M. le Maire de faire arrêter par toute voie de droit les travaux en cours d'exécution qui ne seraient pas conforme au plan.
2* Ne permettre l'ouverture d'aucun établissement, voir même l'occupation d'aucun lot dont la galerie ne serait 'pas' construite entièrement et couverte.
8° Faire signifier la présente délibération suivant les formes légales aux constructeurs.
Le Maire soumet les conclusions au Conseil.

Le Conseil à l'unanimité, charge M. le Maire, de :
1- Faire arrêter, par toute voie de droit les travaux en cours d'exécution qui ne seraient pas conformes au cahier des chargea.
2* Ne permettre l'ouverture d'aucun établissement public quelconque, voir même 'occupation d'aucun lot dont la galerie ne serait pas construite entièrement et couverte.
3 Faire signifier la présente délibération suivant les formes légales aux constructeurs.

Enfin sur la proposition de M. Renier, la résolution-suivante est aussi voté à l'unanimité.
" En présence des diverses interprétations données par les constructeurs, soit au cahier des charges, soit aux délibérations antérieures à l'adjudication, le conseil est d'avis qu'il y a lieu de rester d ns la légalité et, pour ce de poursuivre rigoureusement l'exécution stricte et exclusive du cahier des charges; et, considérant que le véritable plan n'y est pas encore annexé, charge M. le Maire de prier M. l'Architecte de la ville d'établir définitivement et de livrer aux constructeurs un plan absolument conforme, quant aux dimensions à celles indiquées au cahier des charges.
Le Conseil pense que c'est la seule manière légale de mettre fin à cette situation qui n'a déjà que trop durée et dont le résultat a été de mettre la désunion entre les membres d'une assemblée qui, jusqu'à leur fin de leur mandat ne s'était jamais départis d'un accord le plus parfait, M. Chuchana demande qu'à l'avenir, M. 'architecte de la ville, veuille bien surveiller les travaux très fréquemment, pour , pouvoir signaler à temps aux constructeurs les irrégularités qui pourraient se produire, sans les laisser poursuivre des travaux qu'ils se trouveraient dans l'obligation de démolir plus tard.
M. le Maire trouve cette proposition très naturelle et la transmettra à M. l'Architecte.
(A suivre)

CHBONIQUE LOCALE
La qualité des céréales se détermine par la nature du grain, par le mélange des corps étrangers et par le poids à une mesure fixée.
Le dernier élément de la qualité est celui dont l'application donne lieu aux plus graves abus et soulève les plus légitimes critiques. Nous noue demandons tout d'abord comment s'explique cette persistance de notre place d'user encore de mesures anciennes ?
Les blés se vendent à la charge de huit doubles décalitres? A ne considérer que notre place, il faut déclarer révolutionnaire la loi qui a édicté le système métrique, et cependant comme toute les lois de ce caractère, elle n'a fait que consacrer une nécessité d'uniformité et de simplification dans le calcul. un siècle s'est presque écoulé depuis l'établissement du système métrique, et Guelma, pour donner sans doute raison aux gens d'esprit qui accusent ses habitants de ne pas ressembler à tout le monde, en est toujours à la charge Est ce trop demander que nos commerçants, délaissant ce qui n'est plus qu'un usage de clocher. et adoptent ce qui est devenu l'usage de toute la France et même de l'étranger?
En vendant au quintal métrique de 100 kil, par exemple, nous nous comprendrons nous-mêmes à coup sur, mais nous serons compris par nos commettants.

Ajoutons que sur notre place même, si une contestation surgit, il nous faut convertir la quantité (que nous désignons par charges, en hectolitres, puisque les juges ne peuvent, à peine d'amende, accepter cette désignation de charge dans les pièces de l'instruction et dans leurs sentences.
Nous sollicitons donc nos commerçants d'abandonner sans retour ces vieilles mesures, qui ne font que troubler l'économie de nos marchés, et d'adopter enfin le système métrique.

LES DERAILLEMNTS DU BONE-GUELMA
Nous n'avons pas voulu, jusqu'à ce jour nous faire le reporter des retards qui surviennent trop souvent aux trains de voyageurs sur la ligne Bône-Guelma, ce serait donc faillir à notre devoir que de ne pas les signaler. Dernièrement un train ,en gare même, abandonnait ses voitures de 1, 2, et 3* classe, on ne s'aperçut de la diminution du convoi qu'à St Joseph, et, pendant ce trajet le malheureux mécanicien qui ne comprenait rien la course folle de sa machine, ne cessait de rappeler à ses devoirs le garde frein, mais lui, l'heureux, était resté avec les autres à ….. Barral.
Inutile de raconter l'hilarité du chef de St-Joseph en voyant arriver ce convoi à grande et vitesse.
Maintenant voici l'inverse qui est arrivé:

Dans la même journée, le train venant de Constantine déraillait à quelques centaines de mètres de Bordj-Sabath, à peu prés à hauteur du 183', et suivant la fameuse rengaine des bœufs ou des bourriquots, auraient été cause de la disjonction des wagons de marchandises avec la locomotive.
Heureusement pour MM. Les voyageurs qu'il n'y eût pas d'accidents à déplorer Nous avons annoncé hier, dans l'Indépendant, un déraillement sur le chemin de fer de Bône-Guelma-Kroub.
Voici quelques détails :
Le train partant de Guelma à six heures du matin pour le Kroub, était arrivé à la dernière station de bou-Nouera, lorsque la locomotive sortant du rails, entraîna à sa suite les wagons.
Grace eu sang froid du mécanicien, qui renversa immédiatement la vapeur, et fit serrer tous les freins, le train qui comptait un certain nombre de wagons très chargés, s'arrête aussitôt.
La machine se trouvait en travers de la voie et les wagons couchés légèrement.
Le chef de gare de Bou-Nouara télégraphia immédiatement au Kroub, pour demander du secours. Mais des explications données ultérieurement, il résulte que le chef de gare de Sou-Nouara est un indigène et que son télégramme ne fut pas compréhensible. Mais on ne songea pas demander des éclaircissements.
On ne fit donc rien
Le train partant du Kroub, à 11 h 25 arriva en vue du train en détresse et s'arrêta.
On attendit ainsi plus que trois heures et demie, heure à laquelle le train venant de Bône arriva, lui second, se mettre eu contemplation devant son confrère déraillé.
Il faut dire qu'il pleuvait à verse, qu'il faisait froid, et que les voyageurs du premier train n'avaient pas déjeuné.
Les trois trains réunis, on s'occupa d'un transbordement complet, qui prit un temps fort long.
Nous ne ferons pas de longs commentaires; nous nous conterons pas toutes les imprécations des voyageurs. Nous nous bornerons à une simple demande.
Puisque décidément les déraillements font partie intégrante du service de Bône-Guelma, nous demandons à la compagnie de vouloir bien organiser son service télégraphique de telle sorte que lorsque le déraillement a lieu, on puisse envoyer des secours.
Car, enfin, le train de Bône pouvait dérailler aussi avant d'arriver à Bou nouara et alors les voyageurs n'avaient plus que la ressource de se dévorer les uns les autres, comme les turcos de la mission Flattera Inaugurons des chemins de fer, c'est fort bien ;mais aussi tâchons de rendre praticable ceux qui existent.

ARRONDISSEMENT JUDICIAIRE DE GUELMA
Les membres des différents tribunaux de nouvelle création en Algérie sont déjà désignés, si nos informations sont exactes.
L'arrondissement judiciaire du tribunal de Guelma comprendrait le territoire d'Ain-Abid jusqu'à la frontière Tunisienne au-delà de Souk-Ahras.

TREMBLEMENT DE TERRE
Dans la nuit du lundi au mardi, d'après certaines personnes matinale, un tremblement de terre se serait fait sentir à Guelma.
L'oscillation allait du Nord au Sud

INCENDIE
Mercredi dernier, 1 er novembre, vers midi, un feu de cheminée s'est déclaré dans une maison de la rue de Bône;
Grâce aux secours apportés immédiatement par les locataires de la maison contiguë, l'incendie a été rapidement éteint.
Tout ne se borne qu'eu ramonage forcé de la dite cheminée et a quelques centaines de tuiles cassées.

NOTRE NOUVEAU COMMISSAIRE DE POLICE-
M Hamont a pris son service le jour même de son arrivée et il l'a inauguré par plusieurs arrestations de joueurs de hasard et de coquilles de noix.

RESIDIVISTES A quand la loi sur les récidivistes? Pour nous débarrasser de ces vauriens qui encombrent constamment nos prétoires et qui retournent d'où ils ne devraient jamais en être sortis.

CERTAINS BRUITS
Sous toutes réserves on nous annonce que M. le sous- préfet, Alfred Vitalis, serait nommé incessamment préfet du quatrième département.

SOCIETE DE TIRS
Le petit nombre de Sociétaires présent à la réunion générale annuelle qui a eu lieu samedi dernier, n'a pas permis de renouveler le bureau et de traiter les questions à l'ordre du jour.
En conséquence, le Comité a l'honneur de prier MM. les Sociétaires de vouloir bien assister à la nouvelle réunion générale qui aura lieu, le samedi 4 novembre, à 8 heures du soir, dans la grande salle de la Mairie.

CHRONIQUE POLITIQUE
Londres, 38 octobre soir, Le général Wolaeley est arrivé ce soir à 5 h.en gare de Charing-Cross. Malgré la pluie, une foule considérables s'était rendue à la gare our acclamer le chef de l'expédition d'Egypte.

FAITS DIVERS
Un train américain. On télégraphie de New York au Daly News:
Dimanche, un conducteur de locomotives a sauvé la vie de six cents personnes par un acte d'héroïsme extraordinaire. La porte du foyer était ouverte pour que le chauffeur attise le feu, et le train marchait à une vitesse de trente trois milles à l'heure. Les flammes, activées par la rapidité de la marche, mirent le feu à la locomotive, et le mécanicien, ainsi que le chauffeur, furent obligés de se réfugier dans un wagon de voyageurs, laissant ainsi la machine sans direction. La vitesse s'accrut, les flammes augmentaient, tout le train allait prendre feu. Les voyageurs étaient terrifiés, car -ils n'avaient que deux alternatives: trouver la mort, sur la voie, ou être brûlés vifs.
Le mécanicien vit que le seul moyen de sauver les voyageurs était de retourner à sa machine et d'arrêter le train.
il se précipita donc dans les flammes et renversa la vapeur. Quand le train fut arrêté un retrouva le mécanicien les vêtements entièrement consumés, le visage défiguré, les mains horriblement brûlées el le corps affreusement mutilé que la chair était enlevée en plusieurs endroits.
Il fut transporté, privé de connaissance, à l hôpital, où les médecins ont déclaré les blessures mortelles .De l'aveu un ananime des passagers, le mécanicien leur avait sauvé la vie.il s'appelle Joseph-Sieg.

UN ISRAELITE FOU
L'agence Havas donne quelques détails sur un attentat commis hier à Lyon, par un insensé :
Hier matin à six heures, dans l'église Saint-Bonaventure, au moment où un prêtre célébrait la messe, un individu, âgé de soixante ans environ, s'est avancé, le chapeau sar la tête jusqu'à l'autel, a saisi le calice est l'a jeté par terre en disant: "En voilà assez, Il faut que cette comédie finisse .
Arrêté par les personnes présentes, cet individu n'a opposé aucune résistance.
L'individu arrêté à la suite du scandale de l'église Saint-Bonaventure est, parait-il un israélite ne jouissant pas de toutes ses facultés mentales. Le commissaire de police lui ayant demandé pourquoi il n'avait pas attendu d'être à la synagogue pour commettre l'acte qui lui est reproché, il aurait répondu:
" Les rabbins y passeront comme les curés.

LE SCANDALE DE TOURCOING.
On lit dans l'Echo du Nord:
Il existe dans la rue du Calvaire, à Tourcoing, une école communale tenue par cinq ou six frère des écoles chrétiennes. Beaucoup d'enfants assistant aux leçons des professeurs. Il ya quelques jours, le père d'un des enfants qui fréquentent cette école reçut une plainte de son fils. Celui-ci se plaignait d'avoir été l'objet d'actes inqualifiables de la part de son professeur..
Le père déposa une plainte au parquet et, immédiatement, de nombreux enfants avouèrent avoir été victimes de la lubricité de leur professeur.
Dès qu'il s'est vu soupçonné, le frère X a pris la fuite.

A la suite de ces faits, deux membres du parquet de Lille se sont rendus vendredi à Tourcoing, où ils sont arrivés vers deux heures du soir.
Ils ont interrogé les professeurs et les élèves, mais, à ce qu'on assure, le directeur du dit établissement aurait refusé de donner le nom du coupable.
On croit que le coupable est, aujourd'hui, en Belgique, dans une maison de son ordre.
Notre collaborateur,a de son côté, questionné plusieurs personnes parents des élèves, n'a pu obtenir d'eux aucun éclaircissement.
On dirait que la crainte d'une vengeance fasse taire les témoins

MARCHÉ DE GUELMA Du 10 au 30 Octobre 1882.
Céréales vendues:
8,266 h 30 blé, de 97.00 à 33,00 les 460 litres, 653.h. 80 orge, de 4365 à 43,15 les 60 litres
Bestiaux mis en vente dans la même époque
300 mulets 210 anes, 840 moutons et chèvres.

ETAT CIVIL Du 4 au 3 Novembre 1882.
Naissances
Delgove,Thérèse-François-Marie. Cottino Marguerite. Bonms Marie. Beiloir Georges.
Décès.
Rané Séverin 37 ans, Istrla Antoine (mort-né). Mikalef Marie-Françoise, 9 mois. Missud Charles, 4 mois. Haas Joseph, terrassier, 47 ans. Bouami Fernande 3 ans? Fabrol, maçon, 68 ANS

MUSIQUE
PROGRAMMIE. du 5 Novembre de 4 à 5 heures du soir la place St-Augustin
4' Meton, pas redoublé (Biaocheteau)
3- Eglantino. mazurka, (Vié).
3. L'Etoile D'or, ouverture, 4. polka,
5. Le Piston Enchanté, quadrille, (Marie).

L'Académie nationale vient de décerner une médaille d'or, à M. Robert, place (Jammesnil à Paris, pour le perfectionnement apportè au Biberon-Robert, par l'invention du Biberon-Rohert flexible.
On sait combien MM, les docteurs Bonuhul,Tarmer, Guinot, professeur de l'Académie de Médecine se préocupent de l'allaitement artificiel des nouveau nés; un mauvais Biberon peut être funeste à l'enfant ;
il est donc urgent que nos Doateurs et Sage-femmes, recommandent aux mères peu soucieuses de la santé de leurs enfants, l'usage du Biberon Robert flexible, afin denrayer la mortalité des nourrissons, car c'est au berceau qu'il faut prendre la bonne décision

DECOUVERTE DES SOURCES.
M. ROUGIER, géologue et ingénieur hydrologue, domicilié à PillJGnus, dont la réputation est si bien établie à cause de ses nombreuses découvertes, a l'honneur de faire offrir ses services aux habitants de notre contrée; MM. les Administrateurs des communes, les Propriétaires et Industriels, qui ont le désir de découvrir des Sources, Nappes ou Court d'eau, Puits artésien*, Bains ordinaires, minéraux et thermes auront toutes facilités pour le paiement des Indications qu'il leur donuera.
Qu'on ne confonde pas surtout son ministère éprouvé avec les soi-disants moyens de découvrir les Sources, fais que baguette divinatoire et autres.
Ici, c'est l'application de la Géologie, la Sience même; aussi peut-il garantir l'efkacilé de son procédé et entreprendre les travaux à forfait
CONDITlONS. L'inspection des terrains se paie camptant; elle est de 10 francs par métairie ; moyennant cette dépense, chacun peut savoir si sa propriété possède de l'Eau souterraine, à quelle profondeur, et si elle peut oui ou non jaillir à la surface.
L'inspection des terrains en vue da l'alimentation des villes, bourgs, villages ou hameaux, est de 50 francs , il y a augmentation, à raison de 5 franei, par chaque centaine d'habitants au-dessus de 500 ; elle se paie également comptant.
Le prix de l'indication précise des points à fouiller pour découvrir les Eaux n'est déterminé qu'après examen des terrains; il est ordinairement de 100 francs par source.
Lorsqu'on exige que le débit soit garanti, le chiffre des honoraires Mt en raison de la quantité que la source produit Les Souscripteurs délivrent à ce sujet une reconnaissance à M ROUGI", par laquelle il s'obligent à le solder à l'époque convenue et àla condition que l'eau promise aoit obtenue par l'accomplissementdes travaui ordonnés.

ARMES Un Fusil de Chasse
En adressant premier francs en un mandat sur Paris à l'administrateur ,on recevra franco de port, à domioile, un Fusil de cbasse à deux coups, aystème "Lefauoheux", calibre 16.

A VENDRE Vieux journaux pour pliage
S'adresser au Bureau du journal.
le Gérant: Guelma. Imp. Puyo.

ANNONCES.
ALGÉRIE
Département de Constantine
PONTS et CHAUSSEES.
CIRCONSCRIPTION DE BONE COMMUNE DE GUELMA
ADJUDICATION des travaux d'entretien et de grosses réparations à exécuter à la charge de la Commune de Guelma, pendant les années 1883,84 et 85.
il est donné avis aux Entrepreneurs detravaux publics. qu'il sera procédé le 26 NOVEMBRE prochain, à deux heures de relevée, dans la salle de la mairie de Guelma, à l'adjudication, au rabais, sur soumissions cachetées, des travaux d'entretien et de grosses réparations à exécuter à la charge de la Commune de Guelma, pendant les années 4883, 1881 et 1885, travaux évalués à 20,000 fr (vingt mille francs) annuellement
Les Entrepreneurs qui désireront concourir à cette adjudication pourront prendre connaissance à la mairie, du devis, du bordereau des prix concernant les dits travaux.
Conformément aux clauses et conditions générales du 16 Novembre, , nul ne sera admis à soumissionner s'il n'est porteur d'un certificat de capacité, ayant au plus trois ans de date, déiivié par un homme de l'art et revêtu du visa de l'Ingénieur
vu chef de la subdivision de Bône, à une date aulérieure de huit jours au moins à celle de l'adjudication.
Le bureau sera juge de la validité des pièces produites par les soumissionnaires.

Les soumissionnaires devront justifier par un récépissé du Receveur municipal de la commnne de Guelma, du versemént préalable d'une somme de cinqceots francs (500 fr.) cautionnement exigé à chaque soumission sera sur papier timbré et écrite de la main du soumissionnaire, indiquant nom, prénoms, profession el demeure, et, en toutes lettres,la quotité du rabais (tansfraction de centime) proposé sur l'ensemble des prix du bordereau.
Elle sera placée sur une première enveloppe, puis jointe au certificat de capacité et au récépissé de cautionnement et mise ensuite sous une deuxième enveloppe qui sera cachetée et qui portera comme suscription Soumission pour les travaux d'entretien et de grosses réparations à exécuter à la charge de la commune de Guelma, pendant les années 1883, 84 et 85.
Toute soumission qui ne sera pas conforme au modèle ci-dessous et aux conditions qui précèdent sera écartée; il en sera de même de celles qui seraient présentées après l'heare fixée pour l'ouverture des paquets.

Les paquets seront reçus par le Maire ou son délégué, en présence de deux Conseillers municipaux délégués à cet effet, et du Receveur municipal; ils seront rangés sur le bureau et classés par numéros d'ordre
Les concurrents pourront toutefois faire parvenir leurs soumissions avec les pièce* exigées par l'article 40 de l'ordonnance du 40 mai 1829, par lettre chargée au Maire Avant le jour de l'adjudication.
Cette lettre devra porter extérieurement une mention indiquant la nature du contenu et avertissant qu'elle ne doit pas être ouverte avant l'adjudication Les lettres chargées ainsi parvenues au Maire, seront déposées pur lui sur le bureau, après la remise des plis des autres concurrents en séance publique.
Guelma, le 26 Octobre 1882.
Le Maire,
CHAUTARD

VENTE
Par Autorité de Justice.
Le LUNDI SIX NOVEMBRE 1882, à huit heures du matin, sur le marché aux bestiaux de GUELMA. il sera procédé à la vente aux enchères publiques de Quinze boeufs; Une jument sous poil blanc âgée d'environ 7 ans Deux mulets sous poil noir et bai; La vente aura lieu au comptant et 2 pour 100 en sus.
L'huissier pour suivant,
BIRxxxx

MAIRIE DE PETIT.
VENTE DE BIENS COMMUNAUX
Le Maire de la commune de Petit informe le public que le DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1882
A une heure de l'après midi dans la salle de la mairie et par devant une commission spéciale, il sera procédé à la location des terrains communaux de Petil pour la durée de trois, six ou neuf années.
DÉSIGNATION. 1.8 hectares environ portant le numéro 1 du territoire en nature de pâturages, terres labourables et sable sur la rive gauche de la Seybouse
2. La réserve communale de l'Atel Caffard, portant le numéro 19 du plan cadastral, d'une contenance de 4 hectares 20 environ en nature de broussailles ;
3 Le numéro 264 du petit Bon Groun d'une contenance de TROIS HECTARES en nature de terre de labour et pâture, sur la rive gauche du Boussorah;
4 CENT SOIXANTE ONZE HECTARES du Bon Groun, proprement dite portant le numéro duplan rural;
La Commune réserve a ses habitants le droit de prendre du bois pour leur usage, tout en respectant les oliviers dans les immeubles où il s'en trouve les futurs locataires, jouiront des mémes droits.
ils ne pourront s'opposer aux délibérations futures du Conseil municipal, si cette assemblée juge a propos de faire greffer les oliviers et ils seront même responsables des dégàts faits aux greffes .
Une réserve de aix hectares de terre sera faite sur le communal de l'atel Gaffard et mise à la disposition du garde champêtre indigène de ce hameau.
Tous les frais d'affiches, d'insertions dans les journaux, d'expédition des pièces, de timbre et d'enregistrement seront à la charge des adjudicataires.
Petit, le 20 Octobre 1882.
Le Maire,
P.RONNAT.

AVIS
Le public est prévenu qu'il sera procédé à une heure à la vente aux enchères pobliques aux dates et dans les localités ci-après indiquées, des divers lots de ferme ci-après désignés.
A Sétif, le mardi 24 Novembre 1882 Lot de ferme n° 4 et lot à bâtir àd'Aïn-IIelva; 2" A Bordj-bou-Arréridj. le jeudi 16, lois de ferme n" 372 d., Bodj R'dir 442 el-Anasser, 327. 328. 329, 333, 3U5, 336 et 337 de Sidi-Kmbàreck; b 3* A El-Arrouch, le samedi 18. lot de ferme n* 438 de Sidi-Mesrich;
4* Au Kroub, le lundi 20. lots de ferme n" 407 408, 406, 417 et 424 de Kercha, 419 de Sigus et 49 de la vallée de l'Oued-Sedjar;
5' A Batna, le mercredi 22, lots de ferme 10 et 3
6' A Mita. le vendredi 24, lois de ferme n" 24 el40 de Knpsa 266 et 267 de Tiberguent;

CONTENANCE DE 30 HECT.
Mises à prix de 4,300 à 5,000 francs. Les cahiers des charges seront le mis à la disposition du public dans nos bureaux
Le Directeurdes Domaines,
A. POULLER.

AVIS.
M Marius ABEY, prévient le public que depuis le mois d'avril dernier il n'est plus le tailleur de la maison Royer de Guelma
les personnes qui voudront bien l'honorer de leur confiance trouveront dans ses Magasins des Draps à des prix modérés
Les magasins sont situés, rue St-Louis, 44, maison Alex Carcassonne,

Le rapporteur du budget de la guerre pour 1882, signalait à la Chambre que, pour des maladies prisent au hasard, le traitement est encore trois fois plus long ,dans les hôpitaux militaires que dans les hopitaux civiles.
Le prix de la journée, ajoutait-il, s'élève d'une façon constante dans les hôpitaux militaires
M. Lainant, rapporteur du budget de 1883, est revenu sur la même question.
Nous espérons que le ministre de la guerre fera celler ces abus regrettables et saura utiliser les ressources locales sans aller au loin chercher des traitements diapendieux Nous ne prendrons qu'un exemple en Algérie.

Pourquoi les établissements thermaux d'Hammàm-Meskoutine et d'Hammam-Rira ne réçoivent pas un plus grand nombre d'officiers, de sous officiers et soldats malades de notre 19 corps et du corps expéditionnairede en Tunisie
Pourquoi chercher en France un traitetnent thermal, quand on a des établisements de premier ordre, sur place, dont les eaux combattent avec succès an grand nombre d'infirmités relevant d'un séjour prolongé dans les colonies

Pourquoi augmenter les frais généraux de l'administration, en maintenant,à côté d'un grand établissement thermal civil, un petit établissement militaire, quand le premier pourrait traiter dans les conditions les plus avantageuse de confortable pour les malades, d'économie pour le Trésor?
C'est là une les nombreuses anomalies de noire système administratif, anomalie que la loi du 10 mars 1882 peut faire disparaître.
Cela dépend du commandement, du service de santé, qui a aujourd'hui à peu prés l'autonomie tant réclamée, ai nécesaaire A son fonctionnement.

Il y a une grande réforme à faire, réforme urgente qui dans bien des circontances ne donnera plus le spectacle de ces malheureux soldats malades faisant une route très longue, une traversée, pour aller chercher un soulagement qu'ils pourraient trouver près de la garnison ou du camp.

L'état sanitaire de l'armée y gagnera certainement ; quand au Trésor, la chose est certaine.
On nous dit bien souvent que nous manquions de la virilité nécessaire pour couper court, à des abus invétérés, que nous redoutions l'initiative, parceque nous étions des eaclaves de la routine et de la tradition.

Il y a du vrai dans cette appréciatton, qui ne doit pas être poussée l'exagération.

Depuis la dernière guerre, des progrés sensibles ont élé fsits dans les différentes branches de l'état militaire
. Nous reconnaissons que, chaquejour, le gouvernement et le Parlement font leurs efforts pour consolider les assises d'une solidité duquel la France entière doit mettre ses soins, même au prix de grands sacrifices

Aussi nous nous élevons contre l'idée qu'on pourrait avoir que notre pensée est tournée vers la critique.
Nous indiquons simplement les amélioralions à faire, avec la conviction qu'il suffit souvent de signaler un abus pour le voir bientôt disparaître.

MORT DU BEY DE TUNIS
la dépêche de Tunis nous annonce un événement que ies dernières nouvelles faisaient prévoir Mohamed Sadoc a succombé à la maladie dont il avait été atteint il y a plusieurs mois.
Son frère et héritier présomptif, Ali Bey, lui a succédé.

L'attitude indécise et même ouvertement bostile que le nouveau bey a montrée envers nous, pendant l'expédition contre les Kroumirs, eût pu donner à son avènement un Caractère asaez grave ,Il y a six mois, au cours de délicates négociations avec le gouvernement anglais. Les conséquences de ce changement de personne n'eussentpas été moins sérieuses aujourd'hui; si la sage prévoyance du précédent cabinet n'eût lié le gouvernement beylical par un traité consommant, selon le mot du Times, l'annexion diplomatique, c'est à-dire la médiatisation de là Tunisie.
Ce traité, pour devenir définitif, n'attend plus que la ratification du Parlement.

Ali Bey n'en est pas moins déjà engagé par la signature de son prédécesseur; car les stipulations que ce dernier a consenties ont la mêmeforce exécutoire pour le représentant du gouvçernement de la Régence, indépendament du changement de titulaire.
Nous ne pouvons que manifester de nouveau la pluo vive sa tisfaction de l'habileté et de la vigilance qu'a déployées N.de Freycinet en préparant, en vue de l'éventualité qui se réalise aujourd'hui, la convention du 14 juillet qui garantit, après le traité de Kasar Saïd, la situation prépondérante arquise par la France en Tunisie à la suite de l'expédition de 1881. M. Duclerc recueillera jourd'hui le bénéfice de ces mesures de prudence et de haule expérience politiqne, et nousespérons que le gouvernement ne tardera pas plus longtemps à rendre publique un traité qui permet de rassurer l'opinion pubfîqoe, en présence de la disparitiontié obligàtaire avec lequel avaient été conclus nos arrangements, et de montrer que tous nos intérêts et notre influence en Tunisie sont dûment et entièrement sauvegardés.

LETTRE DE BONE
Le deuxième tour de scrutin qui a eu lieu dimanche dernier a fourni les résultats suivants:
Votants:458.
MM.Marchis 253
Cordier 200
Nuls 5

M. Marchis,avocat-défeuseur, est donc élu conseiller général du canton nord de Bôoe. malgré la propagande éffrenée à laquelle se sont livrés les partisans de M. Cordier, le futur maire pour bien des personnes qui oublient que la popularité n'a qu'un temps.
Comme on le présumait, M. Fournier s'est désisté en faveur de M.Marchis et ses 52 voix du premier tour de scrutin sont venues s'ajouter, au scrutin de ballotage, à celles de ce dernier.
Le mandat de M.Ferdinand Marchis sera de courte durée car il expire en août prochain

Le « Simoun" vient de recevoir son assignation en cour d'assises à la requête de M. Puchot de Champtassin, entrepreneur des tabacs et Marie Amblard, veuve Deveaux dite femme Panel MM Bmile Tournier, rédacteur des articles incriminés et Albert Pinelli, gérant, sont assignés pour le mardi, sept novembre prochain.

Le verdict da jury n'est pas douteux; les deux jeunes rédacteurs du SIMOUNE seront acquittés. Ce ne sont pas seulement les preuves accablantes qu'ils fonrniront, qui me fait dire cela, c'est encore la condamnation récente de cette femme dont je vous ai déjà parlé et qui percevait uo courtage de cinq fr par filet pour donner un laisser passer qui ouvrait toutes les portes de la régie.
Marie Amblard, veuve Doveanx, dite femme Panel, comparaissait jeudi dernier devant le tribunal correctionnel,sous l'inculpation d'abus de confiance.
Un indigène, Mohamed El Grapsi, lui aurait un jour confié deux quintaux et demi de tabacs que cette femme garda pour pot de vin parce que, prétend-elle, elle lui avait donné des bons pour faire recevoir son taba par M. de Champtassin, Malgré ses dénégations formelles, la femme Panel est condamne à deux mois de prison, 23 francs d'amende ét aux dépens. Le tribunal, habilement présidé par M Lafitle, a rendu un jugement longuement motivé et dont je vous communique deux ou trois passages accablants puur l'entrepreneur des tabacs:

CRÉATION DU DEPARTEMENT DE LA SEYBOUSE
LE TRAIN BÔNE-GUELMA
S'il est une question intéressante au plus haut point sur l'avenir de Bône et de Guelma , c'est bien celle de la création du quatrième département.
Il y a quelques jours encore nous entendions notra député, M. Thomson, déclarer en réunion publique que la question aurait une prompte solution et qu'il s'engageait a la vcter le plus possible.
Nous avons peu de conOance dans les promesses de notre houorable représentant et nous sommes certains qu'il tiendra ce qu'il nous promis à tous.

Mais il est du devoir de la presse de revenir de temps en temp ssur la création du département de la Seybouse et da réchauffer ainsi le zèle que peut se refroidir l'hiver de nos élus.

La Seybouse de mardi écrivait à ce sujet, un spirituel et mordant petit article que je regretterais de ne pas faire contrelire à mes lecteurs.
C'est à propos de l'inauguration toute récente de la ligne de Batua à El-Acbir; je cite:
Un petit incident nous incite à penser que dans certaines parties du département de Constantine on considère la chose comme presque faite.

Site internet GUELMA-FRANCE