Guelma le 6 Octobre 1882.

Aux lecteurs du journal
La Mahonna reprend sa place dans la presse démocratique, la direction désire satisfaire toujours et lecteurs et abonnés, fera comme par le passé tout son possible pour atteindre ce but.
Nous rappelons à nos amis politiques que La Mahouna est à leur disposition pour toutes les communications qu'ils voudront bien nous faire. Nous engageons également tons les citoyens lésés dans leurs droits à nous envoyer leurs justes réclamations, nous leur accorderons de grand cœur notre publicité.

NOS VILLAGES.
Il y a quelques années, l'Algérie entière enviait nos villages, rien en effet n'était plus prospère, rien ne donnait une idée d'une colonisation réussie comme la vue de nos villages de notre arrondissement
Aujourd'hui tout à changé, les récoltes ont pourtant toujours été bonnes, le pays -en général a continué à prospérer malgré -cela, quelques villages deviennent chaque jour de plus en plus déserts
Et voici pourquoi :
Nous devons faire remarquer que si de prime abord l'état avait attribué à chaque colon des lots de 40 à 60 hectares plutôt que de 20, tous les colons seraient restés
-Ils sont bien restés tant que que la famille n'a plus grandi, tant que les ressource eut été rentables, mais, des que les familles ont dûe se dédoubler par les mariages et ont augmenté par les naissances, il n'y a plus assez de place pour tout ce monde, car, c'est un fait reconnu aujourd'hui, que même dans les bonnes terres, 20 hectares c'est insuffisant pour nourrir une famille. Alors qu'est il arrivé ?

C'est que celui qui était le plus pauvre a vendu à celui qui était plus riche et lui, est allé ailleurs ; le père qui avait de grands enfanta, une fois qu'il les a eu mariés, n'a pu les conserver parce qu'il avait à peine le terrain nécessaire pour lui.
Ses fils alors ont demandé des concessions ailleurs.
Voilà les véritables causes du dépeuplement.

Nous voyons alors des villages dotés du nécessaire, tels que routes, chemins, fontaines, église, presbytère, maison commune, école, et personne pour en jouir.
N'est il pas déplorable de voir que des sommes considérables eut été employées pour le service public de ces villages, sans aucun résultat, avoir de belles écoles, payer des sœurs et des instituteurs et presque pas d'enfants.
Mais ce n'est pas tout, on a constitué ces villages en communes ; leurs ressources financières étaient bonnes, car à l'époque, il y avait une population assez nombreuse, mais aujourd'hui qu'il n'y a presque plus personne, comment ces Communes pourront balancer leur budget?
Les dépenses sont toujours les mêmes.

L'administration comprendra-t-elle enfin, qu'elle fait fausse rouie et que depuis plusieurs années, pour nous servir d'une expression vulgaire, elle dépouille un autel pour en garnir un autre.
A quoi bon créer à grands frais des villages nouveaux , et les anciens se dépeuplent? Quels résultats aurez vous obtenu ?
D'avoir une carte à plusieurs teinte, de faire croire que la colonisation marche parce qu'il y a beaucoup de vidages créés, mais au fond vous n'aurait fait que de dépenser des sommes considérables, tandis que vous avez sous la main des village tout prêts, ayant le nécessaire comme constructions et comme administration et où il n'était besoin que de donner un peu de terre pour y maintenir et augmenter la population qui y était déjà
Vous avez bien trouvé de la terre pour créer des centres que vous avez été obligé de peupler avec des colons des anciens villages !
Pourquoi n'en avez-vous pas trouvé pour agrandir ces centres importante où la colonisation florissant, où quelques hectares de terres donnée au fils de famille. né et grandi dans le pays, l'aurait retenu à côté des parents. Mais pour cela, il fallait chercher, il fallait chercher. il fallait proposer, avoir un peu d'initiative, avoir le courage de dire nettement la vérité, vouloir enfin autant de choses bien difficiles à rencontrer et surtout à obtenir de nos administrateurs pour lesquels, la prospérité ou la misère d'un pays n'empêche point d'ordonnancer leur traitement.
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La création des tribunaux de Batna.
à Sidi-Bel-Abbès, de 22 nouvelles justices de paix, que les chefs de la Cour avaient instamment demandée pour le 1 octobre, ne pourra avoir lieu qu'à partir du mois de janvier prochain.
La nécessité de ces créations a été reconnue par la chancellerie, par le gouvernement généralet la commission du budget de 1883, mais les chambres s'étant séparées sans avoir votée le budget des dépenses l' organisation projetée sera forcement, rejetée jusqu'à la rentrée du parlement
Sur cette question d'un si haut intérêt pour le service judiciaire, tous les représentants de l Algérie sont absolument d'accord avec le Gouvernement et les chefs de la magistrature.

Le vote favorable des Chambres ne saurait donc être mis en doute; il importe des lors que les autorités municipales des communes désignées pour être le siège des juridictions nouvelles prennent, sans retard, les mesures nécessaires pour que l'installation matérielle des prétoires et greffes et geôles soit prêtes avant la fin de l'année courante. Le parquet général et les préfectures se sont déjà préoccupées de cette importante question de d'installation matérielle des justices de paix. Nous la signalons de nouveau à leur attention CONSEIL MUNICIPAL Séance du 24 Mai 1878. Etaient p lèsent s : MM. Chautard, maire, Rett, adjoint pour la section de l'Oued Touta, Cheymol, Carcassonne, Droguet, Chuchana,, Renier, Ali ben djemoui, Dheradj ben Chesa et Zuretti. Absents pour motifs connus et agréés : MM Arnaud et Guasco. Proposition-de M. Droguet ayant pour but la vente de l'emplacement provisoirement réservé pour Hôtel de Ville de Guelma. Je viens soumettre au Conseil une proposition qui aurait l'avantage, s'il l'acceptait, de donner à lit place SI-Augustin une forme définitive, plus harmonieuse, une animation plus active en même temps qu'elle lui procurerait des fonds pour édifier une salle de réunion ou payer l'expropriation de la source de 1 Oued-Skruun Je propose au Conseil de faire le choix éventuellement aujour d hui d'un emplacement quelconque, celui du n° 464 du plan de la ville, par exemple et plus vaste pour 1 hôtel-de-ville futur, et de mettre en vente, par lois, à condition de bâtir suivant un plan donné le terrain qui occupe le N - E. de la place Si-Augustin réservé jusqu'à ce jour pour bâtir l'hôtel de ville car au point de vue de la convenance la place saint augustin est l'endroit ou cet édifice ne devrait pas être. 'Quand une place n'est .pas affectée à des marchés ou à des foires, elle est une promenade publique plantée d'arbres enjolivée de squares, un rendez vous de la population les jours de fête ; c'est tout autour que les capitalistes construisent les plus élégantes maisons, Tarte qu'ils sont surs d'avoir toujours des locataires; c'est au rez de chaussée de ces maisons que les marchands installent les plus somptueux magasins bien éclairés tous les soirs. Si vous reconnaissez que la place St Augustin appartient à cette dernière catégorie, il ne faut pas que ce que ce qui peut lui donner de l'animation n'en occupe une façade sur quatre, il faut un vis-à- vis correspondant. | Quelques personnes préféreraient, peut être, laisser définitivement le terrain en quartier vacant, parce qu'elles n'aiment pas le mouvement, mais elles ont contre leur gout celui de la grande majorité des citoyens qui leur opposent les raisons d'économies et d'aspect ; la raison est que le terrain a une valeur qu'il ne faut pas laisser sans emploi. En le mettant en vente par lots on en tirerait de suite 50 à 60 mille francs peut être et les acquéreurs y dépenseraient, en construction plus de 400 mille francs probablement. La raison d'aspect, en ce que laisser les choses en l'état, sous prétexte que la place est plus vaste, c'est gâter l'harmonie du plan. La place au surplus n'aura-t-elle pas toujours une assez grande étendue depuis l'église jusqu'au fond des allées St-Ferdinand ? La place telle qu'elle est actuellement, fait un si triste effet sur les étrangers qu'ils répètent les uns après les autres : Mon Dieu que c'est triste ? En résumé, je propose au Conseil municipal de revenir au plan primitif de la place St-Augustin, et pour cela faire mettre en vente le terrain n' 903. Je crois, qui occupe la façade N.-E, de ladite place à la condition imposée aux acquéreurs de bâtir sur un plan donné. Je propose de demander en même temps la concession 464 du plan parcellaire de Guelma pour l'Hôtel-de-Ville futur plus tard, peut-être, nos successeurs choisiront encore une autre emplacement qui leur sera indiqué par la marche des choses. Il ajoute surtout que l'adoption de M proposition n'exclurait pas la discussion d'un projet d'emprunt auquel il s'associerait M Carcassonne combat la proposition pour des motifs qu'on lira plus bas au relevé des votes. Vu l'heure avancée de la séance et la gravité de la question, M. le Maire propose d'en renvoyer la discussion à la reprise de la séance qui aura lieu à une heure de relevée . La séance est levée à 11 heure La séance-est ouverte à 1 heure. La discussion est reprise au sujet de la proposition de M Droguet, qui insiste sur ce point que sa demande n'exclut nullement la question d'emprunt, si elle vient à être posée ultérieurement. M Chuchana estime à 60,000 fr. le terrain en question, et déclare qu'il s'en rendrait acquéreur à ce prix. Après une discussion à laquelle prennent part tons les membres du Conseil, M'. le Maire soumet au vote la question suivante : Y a-t-il lieu de provoquer la vente du terrain décrite dans la proposition de M. Droguet? Le vote par appel nominal donne le résultat suivant* ; M Cheymol mon M. Rett oui M Carcassonne non et dit : Ce n'est qu'après 15 années de démarches que la Commune a pu obtenir de l'Etat la concession de ce terrain, et encore, parce qu'on avait fait la promesse formelle qu'il y serait construit un Hôtel de-Ville et autres établissements municipaux ; l'on autre côté la commune ne possède qu'un lot d'une très petite importance dans l'intérieur de la ville, et destiné l'établissement du dispensaire ; en conséquence , il craindrait, en demandant l'aliénation de ce terrain, de faire acte de mauvaise administration. De plus, il s'est formé un noyau d'individus cherchant a enlever à la commune les terrains disponibles qu'elle pourrait avoir à l'intérieur de la ville pour la forcer plus tard à les racheter. M. Droguet oui et ajoute que l'on a demandé dans le temps, à bâtir un Hôtel-de-Ville à l'emplacement désigné, non pas avec l'intention de l'édifier, ce qui serait très onéreux, mais avec l'idée de l'entretenir à l'état de promenade publique, en attendant que la ville pût en disposer plus convenablement. Depuis 15 ans que la concession est faite, les ressources de la commune n'ont pas augmenté, et la possibilité d'y construire un Hôtel-de-Ville l'éloigne de plus en plus ; d'un autre côté le loyer des divers établissements communaux est faible pour qu'il y ait lieu de s'en tenir à l'état de chose actuel. En tout cas, les emplacements propres à l'édification d'un Hôtel de Ville ne manquent pas à Guelma, le domaine veut bien enfin concéder ce qu'il possède et ce qu'il promet depuis si longtemps. M. Chuchana oui avec la réserve toutefois qu'il fera établi un cahier des chargea, réglant le mode architectural à adopter pour les constructions qui y seront faites et dans un délai à déterminer. M. Renier oui ! vu l'état improductif actuel du terrain en question. M. Ali ben Djernouï oui !M. Derradj ben Cheia oui !M -- Zuretti oui !M. le Maire non, pensant que tout bien considéré, ce serait faire acte de mauvaise administration. En résumé, la proposition est adoptée par 7 voies contre 3 sur 10 votants Par lettre collective en date du 26 niai, et adressée à M le Maire, MM. les conseillers Arnaud et Guasco, absents au moment du vote, ont déclaré qu'ils auraient voté OUI sur la proposition de M. Droguet. " Les soussignés, conseillers municipaux de Guelma ont l'honneur de porter à la connaissance de M. le Maire que, s'ils se fussent trouvés présents à la séance du 21 mai dernier, ils l'auraient voté pour la proposition de M Droguet, relative à la vente du terrain N-E de la place St-Augustin, et le prient de bien vouloir faire Inscrire la présente déclaration au procès verbal de la séance. " Le relevé définitif du vote aura proposition de vente du terrain-N.-E de la place St-Augustin n°..,..? se trouve établi de la manière suivante ; Pour la vente. 9 voix. Contre la vente. 5 " Session Extraordinaire du 19 Juillet 1878. Etaient présenta : MM. Chautard, maire, Arnaud, adjoint, Rett, Cheymol, Renier, Chuchana, Ali ben Djemouï et Mohamed ben Chéia. Absents pour motifs connus et agréés ; MM. Droguet, Carcassonne" Guasco et Zuretti Le Maire, à propos de la vente de la place, fait connaître au Conseil que la délibération par laquelle a été déridée l'aliénation de la parcelle parallèle à la place St-Augustin, ayant été soumise à M. le Préfet. Ce haut fonctionnaire y a fait, par lettre du 4 courant, les observations voulues relatives à l'observation voulues des formalités exigées. Il donne lecture de cette lettre et prie le Conseil de vouloir bien par la délibération de ce jour déciderai, confirmant sa précédente décision, il y a lieu de donner suite aux formalités a remplir et dont la première est une enquête publique. Le Conseil a l'unanimité adopte cette proposition, décide plus que jamais et vu l'urgence, il y a lieu de donner a sa décision, la suite voulue et charge le Maire d'en assurer l'exécution, en remplissant toutes les formalités voulues, et notamment et avant toutes les autres, l'enquête de commodo et Incomodo dans la forme prescrite par l'instruction ministérielle du 20 août 1825. (A suivre.) CHRONIQUE LOCALE Nous apprenons que les blessures faites aux trois indigènes, le 25 septembre dans la soirée, par des militaires en état d'ivresse, sont gravité. Un de ces indigènes qui était entré à l'hôpital, en est sorti trois jours après. Nous ne savons si l'enquête faite à ce sujet est terminé. FOUDRE D'après les dires, la foudre serait tombée sur la poudrière, pendant l'orage de cette nuit. SUICIDE Le sieur P Victor, ancien militaire pensionné de l'Etat par suite de blessures, homme abruti par la boisson, a eu vendredi dernier, vers les onze heures et demie du soir, la mauvaise idée de se suicider. Il en avait déjà manifesté l'intention 4 plusieurs reprises. Le 29 Septembre dans la soirée, à une heure tardive, après être sorti d'une buvette tenue par le sieur Bielther, il est entré dans sa chambre, il a pris trois-mouchoirs qu'il a noués les uns aux autres, il en a attaché un fortement à une tringle en fer fixée au mur, il a passé le troisième a son cou en nœud coulant et il s'est laissé aller dans cette position dans le vide. La mort a dû être instantanée par la raison que le nommé P. était dans un état d'ivresse complet. Il n'a fait entendre aucun bruit ni plainte. Sa sœur, Madame veuve M., a été fort surprise le 30 au matin, de trouver son frère pendu. INDEMNITE AUX VICTIMES DU 2 DECEMBRE MM. Pugens, 800 francs. Cazeneuve, 800 fs. Havard, 500 francs Madame Carrier, 5OO francs. SOCIETE PROTECTRICE DES COLONS Le comité croit devoir adresser un dernier et pressant appel aux personnes qui l'détiennent des listes d'adhésion, en les priant de vouloir bien les lui adresser, quel que soit le résultat obtenu à ce jour. La session du conseil général est ouverte, nos députes vont probablement arriver d'un jour à l'autre, et le moment est favorable pour provoquer une réunion publique. Dans ces circonstances, il est indispensable que le nombre d'adhésions soit connu du comité, pour qu'il puisse formuler ses propositions à l'assemblée et rédiger le projet des statuts qui doivent ètre discutés dans la même réunion. LE COMITE UN PLAN DE GUERRE Voici d'après un journal militaire allemand, de Berlin, un exposé des forces de l'Italie et des moyens qu'il conviendrait d'employer en cas d'attaque contre la péninsule. Cet e article a, parait-il, fait sensation en Allemagne; et nous remarquons, pour notre part, avec quelle habileté la France et l'Autriche y sont présentées comme 1rs deux seules puissances dont l'Italie puisse avoir quelque chose à redouter. L'Allemagne ne pouvant être pour elle qu'une alliée aussi désintéressée que puissante Il y a tout lieu de supposer qu'une nation qui ferait la guerre à l'Italie essaierait de faire, avec un corps de troupes considérable, une descente sur les côtes de ce pays. Sur les 41.160 kil de côtes que possède l'Italie, 1,600 appartiennent à l'île de Sicile, 4,860 à la Sardaigne et 7.700 au continent et aux petites Iles La longueur des côtes de la frontière de France à Gênes, est de 192 kilomètres; de Gênes à Reggio, en Calabre (dans le détroit de Messine), elle est de 4 393 kilomètres, et de Palma Nuova à Otrante (côte orientale), elle est de 4,200 kilomètres. Quand même on ne tient compte que des endroits où l'on peut opérer une descente, on trouve encore une trentaine de ports ouverts et une centaine de kilomètres de rades ouvertes, avec des côtes et des mouillages favorables à une armée envahissante. Plus la descente aurait lieu près du nord, et les conséquences seraient désavantageuses pour la défense. Si l'on parvenait à opérer une descente, avec plusieurs corps d'armée, par exemple sur les côtes du bassin de l'Arno (qu'un général italien désigne comme le réduit central de la défense militaire de l'Italie), il suffirait de quelques journées de marche pour couper toutes les routes et tout les chemins de fer situés h l'ouest des Apennin, et menant dans la Haute-Italie. On peut, en partant de Florence, atteindre en trois ou quatre journées de marche le seul chemin de fer situé à l'est de l'Apennin, et conduisant dans la Haute-Italie (ligne d'Ancône Bologne); mais cette voie de communication peut aussi être anéantie par une petite expédition entreprise, en même temps que celle de l'ouest, sur la côte orientale, qui est ouverte en cet endroit. Si, grâce à de soigneux préparatifs, faits en vue d'une guerre décidée peut être depuis longtemps, et déclarée peut-être du jour au lendemain, l'ennemi réussit à débarquer, dès le commencement, des forces considérables sur la côte de Toscane, les conséquences de cette opération militaire pourront être encore plus graves que celles dont il a été question plus haut, par suite de la façon dont la mobilisation a lieu en Italie. La réserve de l'armée italienne n'étant pas en cure divisée en circonscriptions répondant aux divisions territoriales, mais se recrutant en bloc dons tout le royaume, l'armée, sur le pied de paix, se rend d'abord dans les positions qui lui sont désignées dans la Haute-Italie. Elle reçoit ensuite de toutes les parties du royaume ses réserves, ses chevaux, ses voitures, ses canons et ses objets d'équipement complémentaires. On veut éviter par là le va-et-vient et les transports inutiles. On est ère pouvoir opérer en quinze ou vingt jours la mobilisation de l'armée concentrée dans la Haute-Italie, et l'on croit que les places fortes et les autres fortifications en attendant que la mobilisation soit achevée. Mais, pour obtenir ce résultat, il faudrait que les chemins de fer italiens pussent fonctionner d'une façon exemplaire. Il est probable aussi que la milice mobile ne pourrait pas, dans ce laps de temps, se former et rejoindre l'armée. Une invasion opérée à temps peut donc opposer un sérieux obstacle à la mobilisation, à l'arrivée des réserves et à la formation de la milite mobile et territoriale. Pour assurer les opérations de l'armée principe, le succès de la guerre et le salut lu pays. il faut donc absolument que les Italiens renoncent de garder la presqu'île, c'est-à-dire de défendre contre toute attaque du côté de la mer. Les forts des défilés des Alpes et les places fortes de la Haute-Italie n'auront une valeur complète que lorsqu'on aura préparé avec lu plus grand soin la défense des rôles. Une guerre d'invasion, basée seulement sur un débarquement de troupes, ne pourrait probablement être entreprise par aucun des Etats qui ne touchent pas à l'Italie par une frontière de terre, alors même qu'il s'agirait d'une puissance ayant sur mer une supériorité immense et disposant de moyens de transport grandioses FAITS DIVERS In pickpocket complaisant. Une personne qui habite Liège ayant été dans un récent voyage à Paria, dévalisée de sa montre et de son portefeuille, vient de recevoir par la poste, un petit paquet et une lettre. Le paquet contient le portefeuille et la montre, un bijou auquel lient beaucoup cette personne, car c'est le prix d'un concours. La lettre est ainsi conçue : " Mon cher monsieur, " J'ai eu l'habileté -? ce qui n'était pas facile de faire un coup de maître en vous volant tout ce que vous possédiez dans vos poches ; je vous retourne votre portefeuille et les papiers, qui me sont complètement inutiles, ainsi que votre montre. " De celle-ci, je pourrais tirer profit, mais je serais vraiment désolé de vous en priver. En lisant ce qui est gravé sur la cuvette, j'ai compris combien vous devez tenir à cet objet, témoignage d'une récompense mérité, tans doute, et je me fait un devoir de vous, la restituer.-.Vous voyez qu'il y a des honnêtes gens partout. " Votre serviteur, Un pickpocket fronçais. " NOUVELLES . Les journaux de l'Isère racontent une curieuse anecdote à propos d'un centenaire. Il demeure à Seysinet, près de Grenoble, et s'appelle Bourgeat. L'autre jour, il faisait avec son fils l'ascension du pic de la Tour sans Venin, et comme le fils suait à monter, il dit à son père : Mais vous m'essoufflez à marcher si vite, reposons-nous un peu. Non, non, prends ton temps ; je vais devant jusqu'à l'auberge, et je te ferai préparer quelque chose. En effet, il prend les devants et arrive à l'auberge de la Tour : - Faites chauffer du vin dit-il à l'aubergiste ; mon fils vient derrière moi, et il est bien fatigué C'est qu'il est devient vieux mon fils ! Ce centenaire ingambe et solide jouit d'une santé parfaite, Il a vingt-neuf ans de plus que son fils " qui est déjà" vieux. " . - .UN FILS QUI PEND SA MERE Aujourd'hui lundi, ont commencé, devant la cour d'assises de la Marne, séant à Reims, les débats d'une grave affaire qui a produit une profonde sensation dans tout le département. Il s'agit d un parricide. Un paysan, nommé Ginet, àgé de quarante neuf ans, cultivateur dans la commune de Coligny, est accusé d'avoir pendu sa mère. En 1879, Mle Ginet avait fait le partage de ses biens entre ses quatre enfants, à la charge par ceux-ci de lui servir une rente annuelle Ginet, qui avait 210 Ir, à payer à sa mère chaque année, servait très irrégulièrement cette rente. Au mois d'avril dernier, la mère de l'accusé lui a réclamer un terme échu par M. Person, notaire. Le lendemain, Ginet se leva à quatre heures du matin, prit une corde, se rendit vers sa mère et pendit la malheureuse femme sous le manteau de la cheminée. Quelque temps avant, l'accusé avait dit à des voisins : - Ma nièce est une vieille folle qui finira par se pendre Ginat, qui est marié et père de famille, a fait des aveux complets Il sera défendu par M* Lachaud. , ? Le parricide Ginat, accusé d'avoir pendu sa mère, vient de comparaître devant la cour d'assises de la Marne. Siégeant à Reims. Après si plaidoirie, le jury a accordé au parricide des circonstances atténuantes. Ginat a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. UN BOUQUET DE FÊTE Voici venir la Sainte Thérèse. Qu'un homme souhaite la fête à une femme, c'est élémentaire ; lui offrir un bouquet est de la plus simple, politesse. Mais, quelque gracieuses que soient les fleurs, par suite de l'abus qui en a été fait, offrir une corbeille de roses net de gardénias peut devenir banal. Que faire donc ? HALL AUX GRAINS. Céréales vendues : 2386 h. 00 blé, de28,00 à 31.00 les 460 Ikree. ,915 h. 80 orge, de 4 I 63 à 18.65 les 160 litres. 14 h. 20 fèves, de 20,00 à 20,65 les 460 litres. 4 h 20 Pois 4 h. 40 Maïs A VENDRE Vieux Journaux POUR PLIAGE S'adresser.au Bureau du journal. ________________________________________ ANNONCES. MAIRIE D'HELIOPOLIS LOCATION Vente de biens communaux Le Maire de le Commune d'Héliopolis a l'honneur d'informer le public que le Dimanche 8 prochain, à une heure de l'après-midi, dans la salle delà Mairie et par devant une commission spéciale, il sera procédé à la location, par extinction de trois années consécutives, de DEUX LOTS de terrain situés dans la Commune d'Héliopolis, savoir : Le no 36 situé au lieu dit Bon Guergar d'une contenance de 4À$ hectares, 09 ares, 82 centiares Mise a prix 500 fr. Le n° 114 situé au lieu dit Bou-Zitoun, d'une contenance de 7 hectares lequel existe des Figuiers de Barbarie, mise à prix 60 fr. Pour plus amples renseignements et prendre connaissance du cahier des charges , s'adresser au secrétariat de la mairie d'Héliopolis, 10UII les jnura de 8 heures du matin à 5 heures du soir. Héliopolis. le 15 Septembre lggi. Le Maire, VALBTTB. M DJUDIC ATION DE LA. COTATION DES DENRÉES et objets de consommation pendant l'année 1883 Las Adjudications auront lietfWMI OCTOBRB 1882, à une heure de relevée. au* mairies de BAne, Guelma, La Galle et Souk-Ahras. L'adjudication Comprendra les denrées et objets de consommation tels que- viande, pain, bière, légumes verts et ect. objets d'épicerie, lait, poissons, volaille, fruits, matières de chauffage et d'éclairage, objets de propriété ustensiles en faïence, porcelaine, grès, terre et verre. bières ou cercueils, etc. (Voir la affiches ) On pourra prendre connaissance da cahier des charges tous les jours, le Dimanche excepté, de neuf heures du matin è quatre heures du soir, dans les bureaux des sous-intendant militaires et des officiers comptables des hôpitaux des quatre places désignées. Les échantillons et modèles-types des objets à fournir sont à la disposition du public à partir du fer septembre, dans les quatre hôpitaux militaires que les adjudications concernent. Avis Tout fabricant, négociant ou société qui voudra prendre part à l'adjudication, devra faire parvenir. huit jours, avant la date 1 fixée pour l'adjudication, au sur intendant militaire à Guelma, Le Sous-intendant Militaire, ALLA1UR. COMMUNE DE L'OUED ZÉNATI. Il est donné avis aux entrepreneurs de travaux publics, qu'il sera proposé le samedi 12 1882 à deux heures de l'après midi dans la salle des adjudications de la Mairie de l'Oued-Zenati, à l'adjudication au rabais, sur soumissions cachetées, des travaux ci-après, eu deux lots séparés, savoir: ". PREMIER LOT Travaux de construction du chemin vicinal n* 4 entre la mule Départementale n' 2 au village de l'oued zenati. et la traverse de l'Oued-Gourii, sur une longueur de 2.479 85 Les travaux sont évalués à la Mise de quarante-cinq nulle francs (45.00O francs), y compris une somme a valoir de quatre mille trois cent quatre-vingt-sept francs quatre-vingt cinq centimes (4,387 fr. 85 c ), pour dépenses imprévues. DEUXIÈME LOT Travaux défécations au chemin vicinal u* I, de l'Oued-Zenati à Aïn Brida. Les travaux sont évalués à la somme de deux mille frs net (2.000 fr. ), y compris une somme à valoir de deux cent quatre-vingt-dix-sept francs quarante huit centimes (97 fr 48tSc.) pour défenses imprévues. Les entrepreneurs qui désireront concourir à celte adjudication pourront prendre connaissance, a l'Oued Zenati. au bureau de la Mairie, et à Guelma, au bureau de l'ingénieur ordinaire des Ponts et Chassées, des devis, des prix et détail estimatif concernant les dits travaux. Oued-Zenati, le 21 septembre 1882 Le Maire, Jules Limita. TRIBUNAL DE COMMERCE DE BONE Faillite LEOPOLD ex-cafetier à Guelma Messieurs les créanciers de la faillite du sieur Léopold Louis, ex-cafetier, demeurant à Guelma, sont avertis qu'en conformité de l'article 492 du code de commerce rectifié, ils doivent dans le délai de vingt jours, à partir d'aujourd'hui, se présenter en personne ou par fondé de pouvoir au sieur Carboué syndic définitif de la dite faillite, et lui remettre leurs titres, accompagnés d'un bordereau indicatif des sommes par eux réclamées. Si mieux, ils n'aiment en faire le dépôt 1au greffe du tribunal de Bône La vérification des commencera le samedi, quatre novembre nul huit cent quatre-vingt-deux, à huit heures et demie du matin en l'une des salles du Pelais- de-Justice Bône le vingt-deux septembre mil huit quatre-vingt-deux L'officier du tribunal de commerce, COLOMIM Mairie de Millésimo. TEXTE fle maférlftas provenant de l'aneltue Ecole des C* arçon* Le Maire de la Comn une de Millé4imu a l'honneur d'informer le public .tlle le OilllllftcoU;'$ OCTOBRE Ilrocbïtill. à une heure ci.. l'apre"-uiidi, -hm" la.11e dé jà M'in".*! jwidevant une c^njmi ',o,ji",éri., il sera piorédéb'ta véuw ikf maté'fou* l'rovenant de l'ancienne Ecule dos Garçon" île Millét'inn MISE A PRIX * 300 francs Pour plus amples renseignements et prendre ctnttHmMn"e du rahier des etiargo", s'adre-ser au secrétariat dr la mairie de Mdlésiuio. tous les jouIs de M heures tiu matiu a 5 heures du suir. .'III"'imo, le llr Oelt,b,-p 1882. Le Maire, J.-B GKRBAULBT. MAIKIE DE MlLLEblMO. Wsocntion du FOUR BANAL Le Maire de la Commune de Millésimoa l'honneur d informer le public que le Dimanche 15 OCTOBRE pro- chain. à ileux heures de l'api ès-midi. dans la Salle de la Mairie et parilevant une cuuimnision spéciale, il sera piorédé à la location, par e*t'orti.w île feux el 11(1\" 8. 6 "u 9 année", du Puur banal île la dite commune et sur la nus* ? piix de 400 fr et Pour nlus amples renseignements et pjenUre ronuaissnnce du cahier des charges. s'adresser au secrétariat de la maii le de Millétlilllu. 111..11 les jours de 8 beuiea du matin à & heures du tuir. Millésimo, le 1er Octobre 1882 Le Maire, J-B tiERB vULET. (olunaune de Mille situ o. location DES IMMEUBLES appavtenaot à la Fabrique de Millésimo Il est porté à la connaissance du public que le 15 du lIIoil4 d OCTOBBB lUI fJr,'"bytèr.. d" la paroisse, et à dois heure- de relevée, il sera procétlé, lUi 1,IU.-4 offrant el dernier enchérisseur 6 la local ion des immeuble* appartenant à la fatuiquede Millésimo. Ces immeubles consistent : 1* Dtos une MAISON il'habitalion a" ec sou hangar, sttuee à Millésimo dall" la grande rue 2* Eu JARDINS irrigables, en FBAI- RIES, terrains LABOURABLES d'une contenance de a" HEI.T. ENVIRON dont 10 sur ta commune de Millésimo et l' d'uu seul lot sur celle de Petit Le bail sera passé (mur trois années conseculnes à |>artirdu premiei Novembre prochain La mise h ptix e..1 fixée il quatrecent cinquante-riim fr ci 4o5 fr Le cahier des chargea clauses et conditions est dée" au presbytère où il pourra être consulté. Millésimo, le ter Octobre 1882. Le Prllidntl. J.- B GERBUILET. Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce vieux document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 79 %. En savoir plus sur l'OC