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Revue satirique, littéraire, théâtrale, cinématographique et sportive

04 juillet 1935

PETITE ÉTUDE BIOLOGIQUE
Depuis le Romain Pétrone, en passant par le hanneton, la mouche à miel, le cloporte, le cancrelat et le cafard pour aboutir à M. Pétroni, Conseiller Municipal.
Pétrone C'était à Rome, au premier siècle de l'ère chrétienne, l'arbitre des élégances et du luxe. Il était aussi un écrivain de valeur, l'auteur du « Satiricon » qui est un très curieux document de civilisation latine.

M. Pétroni. Conseiller municipal de Bône, ne ressemble à Pétrone à aucun point de vue sauf la presque homonymie du nom et il serait intéressant de savoir une table tournante, peut être, pourrait nous le dire si l'âme de l'ancien ami de Néron et de la victime de Tigellin en est flattée.
Pétrone est mort au milieu d'un somptueux banquet qu'il avait voulu, parmi ses maîtresses les plus jolies et, par ses veines ouvertes, la vie s'en alla lentement tandis qu'il écoutait les poètes et les musiciens. Tacite nous en a fait un récit émouvant.
Je ne sais pas comment mourra M. Pétroni et, je l'avoue en total égoïste., cette alternative ne m'empêche point de prendre, la nuit, du repos. Mais je ne crois pas qu'il trouve un Tacite pour célébrer son passage dans l'autre monde. Cependant, si le plumitif du Maire vit encore, nous pourrions avoir une oraison funèbre dans laquelle celui qui parlerait n'aurait qu'à penser à sa propre vie pour faire le récit fidèle de celle de M. Pétroni, Conseiller Municipal.
Pourquoi nous Occupons-nous au jour hui seulement de M. Pétroni ? Parce que le « poubellier » de M. Pantaloni nous agace avec les cumulards sans cesse ressassés et dont il ne trouve des spécimens qu'il invente que parmi les adversaires de son maître et seigneur, le Maire de la Ville.
Je vais lui en indiquer un autre.

M. Pétroni est un cumulard assez sérieux. Outre cela, il usurpe un mandat qu'il n'a pas le droit d'exercer.
Voici : M. Pétroni est Commis Greffier au Tribunal Civil de Bône, il est payé par l'État. Donc, conformément à la loi, il n'a pas le droit d être Conseiller municipal à Bône.b Et d'un
M Pétroni est Secrétaire du Conseil des Prudhommes à Bône. De ce chef, il touche des indemnités de la Commune. Donc. conformément à la loi, il n'a pas le droit d'être Conseiller municipal de Bône,.
Et de deux !
Si M. Pétroni avait quelque honnêteté civique, il choisirait. Il préfère garder tout. Çà rapporte !
Pourquoi, sachant cela, n'avons-nous pas protesté, dès le premier jour, contre ce cumul et cette irrégularité dans la loi et n'avons-nous pas mis M. Pétroni en demeure d'opter entre ses fonctions rétribuées et son mandat ?
Oh ! mon Dieu ! C'est bien simple, comme dirait notre vieux condisciple tant de fois nommé. Nous avons horreur de l’ effort inutile, lorsque l'on pêche le requin, on néglige le fretin, lorsque l'on attaque le patron, on dédaigne les domestiques. Et puis, à tout prendre, qu'est-ce donc M. Pétroni, Conseiller municipal?
Un insecte !
Il y a des insectes qui ne sont pas nuisibles au fond.
Il y a le hanneton, par exemple, la mouche à miel, le cancrelat, le cloporte et puis quoi encore ? Ah ! Ah 1 il y aussi le cafard. Merci, Mon Dieu ! Nous avons trouvé.
Dans notre faune municipale. M. Pétroni, Conseiller, représente le cafard 1 Les cafards à deux pieds sont recouverts d'une carapace qui s'appelle 1’ anonymat, M. Pétroni, Conseiller municipal est un anonyme, et dans ce mot on voudra bien trouver l'expression parfaite de notre dégoût et de notre mépris.

M Pétroni a été un des «meilleurs» collaborateurs du «Fouet» cette feuille anonyme, comme tous ses rédacteurs, qui a tenté de salir de la façon la plus immonde, tous les adversaires du pantalonisme soit dans leur vie privée, soit dans leurs épouses ou leurs familles.
C'est dans cette feuille, qui a sombré sous des monceaux de papier timbré, que M. Pétroni, Conseiller municipal, - dont nous ne critiquons que la vie politique, le reste ne nous regardant pas –étalait, sans bravoure, son fiel.
Ses accusations hypocrites et sa méchanceté et - précisons ce point qui établit que nous sommes bien informés - était le chroniqueur de ce style «cagayous » spécialiste de scatologie.

Et, lorsque nous avons plaidé contre « Le Fouet » nous ne pouvions nous retenir de constater une de ces ironies déconcertantes dont la vie nous offre, quelquefois, le tableau Alors que l'on condamnait un pauvre bougre d'ouvrier, père de famille et bien innocent, au titre de sa gérance dans la dite feuille, M. Pétroni, Conseiller municipal, qui était dans la salle mêlé au public, n'a pas eu la pudeur d'avouer qu'il était l'auteur principal de la plupart des sordides infamies que « Le Fouet » a publiées et pour lesquelles il a été châtié. Nos dignes magistrats ne soupçonnaient certainement pas ce voisinage.
Si, par hasard, par imprudence ou impudence et prenant une figure de faux témoin, M. Pétroni niait, nous serions contraints de dénoncer, publiquement, certain acte officiel qu'il a commis au bénéfice du « Fouet » défunt.
L'opinion publique jugera.
Si M. Pétroni, Conseiller municipal, veut encore quelque schlague, nous en avons en réserve. C'est tout pour aujourd'hui.
Pierre MARODON
Je remercie du plus profond de mon cœur toutes les personnes qui nous ont témoigné leur sympathie dans la circonstance pénible que ma femme a dû subir. Elle a reçu des visites sans interruption, à tel point que les médecins en ont pris – quelque ombrage. Notre petite mairie son était pleine et les chaises manquaient. Des personnes inconnues de nous, des dames surtout, sont venues en grand nombre exprimer leur indignation et aussi celle de leurs maris. Je dois rendre hommage à la vérité en ajoutant que des hommes dont la politique est le contraire de la mienne, sont venus aussi ou ont envoyé leur épouse. :
Sur ma table, il a un paquet de lettres, il est très gros. Il en est venu de partout ou presque. Merci, de nouveau, merci à tous.
Enfin, je dois signaler que Mme Antonini, femme de l'agresseur, est venue voir ma femme. Nous l'avons bien reçue.
Je remercie, également tous mes confrères. En relatant l'incident, ils ont dit leur pensée et elle était sévère.
Pour des raisons que l'on comprendra si l'on a lu ce qu'a publié ce matin, notre confrère « La Dépêche de l'Est » et si on va jusqu'au bout de la lecture de cet article, nous nous étendrons pas trop sur cet incident qui a été profondément douloureux pour nous.b Cependant, il faut bien que le public sache ce qui s'est passé. Nous le dirons avec la plus grande sobriété.
Dimanche dernier, jour de l'élection, vers 17 heures, j'ai conduit ma femme devant le cinéma Variétés, je ne l'ai pas déposée exactement devant la porte, - le détail a son importance car un incident rapide s'est produit entre l'agent de service à cet endroit, et moi-même. L'agent 94 se nomme Berthet. Dans la politique pantaloniste son nom est tout un programme. Dans cette affaire que j abandonne, il bénéficie de ma mansuétude.
J'allais lui faire, à la barre même de la correctionnelle, une de ces petites surprises qui comptent dans la vie d'un fonctionnaire qui ne fait pas son devoir. Passons ! Je le connais et je sais fort bien qu'il fera quelque jour un très nouveau (,) qui me le livrera.
Je démarre et au moment où ma voiture avait déjà pris quelque distance, un homme qui était sur le trottoir et qui tenait un journal à la main, s’écrie : « Vendu » le mot imbécile sur lequel je n épiloguerai pas.

Il faut préciser, ici, la position de trois personnages.
Se trouvaient, dans l'ordre sur le bord du trottoir, l'homme, M. Antonini, cheminot, l'agent Berthet et ma femme.
Du premier au troisième personnage il n'y avait pas deux mètres de distance et il est bien établi que l'agent était placé entre le Cheminot et ma femme.
Celle-ci entendant le mot : « Vendu ! » passe derrière l'agent et s'adressant à l'homme, lui demande :
« Qu'est ce que vous avez dit, Monsieur ? »
L'homme se retourne et répond je ne veux pas dire de mal mais « Çà ne vous regarde pas ! »
Ma femme réplique : « - Comment cela ne me regarde pas ? Mais c'est mon mari »
« Ah ! c'est votre mari répond le cheminot
J'arrête ici cette narration puisque nous avons pardonné. Mais ce qu'il est utile de faire remarquer c'est jusqu'où peut aller la haine politique. Je ne parle ici que de l'agent de police. Vous en jugerez, lecteurs, lorsque vous apprendrez que l'agent 94, le sieur Berthet, placé, je le répète, et entre ma femme et l'homme, n'a rien entendu et n'a rien vu.

Des propos vifs l'homme les reconnait dans sa lettre citée plus loin ont été échangée à cinquante centimètres de son oreille et il ne les a pas entendus, il est probable pourtant qu'ils n'ont pas été prononcés en murmure.
Une femme, placée tout contre lui a été frappée avec une brutalité qu’a été relevée de façon sévère par les deux certificats médicaux du docteur Quintard et du docteur Lévy brutalité que l'agresseur reconnait lui-même dans la lettre ci-après, et l'agent Berthet n'a rien vu, rien !
Il ne s'est aperçu de quelque chose que lorsqu'un passant courageux M. Bure, Cheminot, que je remercie, ici, publiquement du plus profond de mon cœur, a sauté au collet d'Antonini et l'a maîtrisé. Alors, oh ! alors, l'agent a été, tout à coup, miséricordieux et repris par ses» fonctions.. Il a tout de même fait quelque choses il a ramassé sur le trottoir l'étui à lunettes de ma femme son sac à main et aussi son chapeau, car tout avait chaviré sous la violence des coups.
C'est, parfaitement, infâme.

D'ailleurs, dans le domaine de l'odieux, il parait que certains individus, en ville, ont manifesté une féroce joie de ce que ma femme ait été ainsi frappée. Il a des sauvages partout. Parmi les lettres que nous avons reçues, l'une d'elles nous apprend elle est à la disposition de tous mes amis et même de mes adversaires que dans le magasin du marchand de tabacs dont je me suis occupé dans notre dernier numéro, quelqu'un a dit : « C'est rudement bien fait, il fallait lui ouvrir le ventre et a son mari aussi ! » Mœurs charmantes ! Et l'on s'étonne lorsque je parle de certaine racaille !.En bref, Antonini regrettant profondément son acte, a fait agir auprès de moi la presque totalité de nos amis.
Longtemps sous le coup d'une colère légitime et voyant ma femme souffrir nuit et jour, j ai envoyé promener tout le monde, je dois dire que, par ailleurs, grand nombre de personnes me menaçaient de me retirer leur amitié si je pardonnais. On me disait que je n'en avais pas le droit, qu'il fallait faire un exemple, que les pantalonistes emploient toujours le même système, ils frappent, ils insultent puis lorsqu'ils sont pris, ils pleurnichent et s'aperçoivent qu'ils peuvent perdre leur situation et aussi qu'ils sont pères de famille et nos amis bons et bêtes pardonnent.
A l'occasion suivante, le pantaloniste recommence. Il est bien évident que je ne parle que d'une minorité parmi les pantalonistes et qu'il v a, de l'autre côté de la barricade, des gens qui sont totalement incapables de commettre des agressions ou de dire des insultes. On m'a bien compris.
Mais jeudi, nous avons reçu la visite du plus brillant avocat que je connaisse, mon ami le docteur Quintard. Et, dès les premiers mots, ma femme et moi, nous nous sommes regardés, nous nous sentions vaincus. D'ailleurs, Paul Ouintard et moi, nous nous connaissons depuis quelque quarante ans. Il y a une trentaine d'années, il m’a assisté dans un duel dont le-motif était particulièrement douloureux et je ne l'ai pas oublié. Il est la droiture même et aussi la bonté, mais cella tout le monde le sait.
Alors, quoi ? Quintard m'a rappelé que les Italiens disent : « Le temps est un galant homme ! » Et puis des renseignements qu'il avait pris et qui confirmaient les miens, c'était pour l'agresseur employé aux CFA, - la révocation sans emphases. C'est un ancien combattant. Je respecte les anciens combattants, je les respecte par des actes au lieu de les flagorner par des fallacieuses paroles. Enfin, l'agresseur est marié et il est père de trois jeunes enfants.

Quoi faire ? En ces temps de crise et de chômage, mettre sur le pavé un ouvrier, un homme de 40 ans, le laisser sans situation, vouer à une misère presque certaine une femme- et des pauvres gosses qui n’ont rien fait de mal, eux! Lorsque, par sa seule volonté, on peut éviter des événements de ce genre, il ne faut pas y manquer. Avoir l'occasion de commettre une bonne action et de taire son ressentiment, aussi juste soit il, est une de ces choses que l'on ne doit pas laisser passer si l'on n'est -as un-saligaud intégral comme j'en connais quelques-uns. On se venge d'un homme, oui ! mais on ne se venge pas sur une mère de famille et sur des petits enfants. J'en ai assez dit. Peut-être pendant quelques jours, quelques-uns me bouderont. Je suis certain que je geste que ma femme a fait et que j'approuve entièrement, aura l'approbation de tous les gens de cœur.
Cependant, pour faire taire des langues venimeuses qui pourraient encore émettre de doutes sur là légitimité de notre colère, il faut que je publie la lettre de M. Antonini, il a été prévenu par le docteur Ouintard qu'elle serait publique et il y a, d'ailleurs, parfaitement consenti. La voici :
« Bône, le 4 Avril 1935 »
« A Madame Pierre Marodon»
« Madame, J'apprends avec joie que Monsieur Marodon et vous, consentez à retirer la plainte déposée contre moi pour le déplorable incident du 31 Mars.
Je regretterai toujours l'acte brutal que j'ai commis et les paroles grossières que j'ai prononcées dans un moment de véritable folie. Je vous en fais toutes mes excuses.
« Vous avez bien voulu me pardonner, prendre en considération que j'étais un ancien combattant, que j'étais père de trois jeunes enfants et que ma vie avait toujours été laborieuse et honorable.
Je vous remercie du fond du cœur pour moi et pour ma famille de votre indulgente bonté et je vous prie de vouloir agréer Madame ainsi que Monsieur Marodon, l'assurance de ma profonde reconnaissance et l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués ».
Signé : « Antonini ».
Il est exact que les renseignements pris sur M. Antonini sont très bons, que sa vie est de travail et d'honorabilité, ses chefs sont très contents de lui.
Alors ? Alors la sale politique, les épouvantables procédés instaurés ici par M. Pantaloni et quelques-uns des hommes grossiers qui l'entourent et l'excitent au lieu de le calmer, fait qu'un jour d'élection, un brave homme devient brusquement une sorte de fauve, un fou qui frappe aveuglément devant lui, même si c’est contre une femme et, non seulement fait des victimes mais entache, d'un seul coup toute son existence. C'est effroyable, tout simplement.
P. M.
ELECTIONS
Dominique Giovacchini été battu Il a été battu par la lâcheté humaine, il a été battu par la trahison la plus éhontée. 1l a été battu par les Cheminots Qu'il avait voulu sauver et pour les quels il avait tout sacrifié. Ceux oui lui avaient demandé sa démission et qui l'avaient obtenue, ont voté pour M. Fadda. Il y a des gens que l'on cloue au pilori et qui le méritent moins. Après une élection de ce genre, il devient impossible, dans cette ville, de croire à l'honnêteté. C'est tout ! cvvvvvvvvvvvvvvvv v bn0 nnn
P.M.
ANIS PHENIX
M. Pantaloni Maire de Bône dit « Paul le dégonflé »
Ce nouveau sobriquet n'a rien qui nous étonne. Mais nous atténuions une consécration publique et objective.
C est fait.
On a lu, dans notre dernier numéro, les documents que nous avons publiés, les premiers dans la ville parce que nous étions favorisés par l’heure.
Afin que l'on comprenne bien l'affaire, il n'est pas inutile de les reproduire.
On nous a communiqué les documents suivants : Bône, le 3o mars 1935.
A M. Marcel Dayre, Bône.

Mon cher ami,
Vous nous avez charge d'aller demander à M. Pantaloni s'il était exact, qu'en réunion publique, jeudi soir, il ait dit :de M. Dayre et ses amis savent voler au sens propre comme au sens figuré ».
Paroles qui vous avaient été rapportées par plusieurs personnes qui affirmaient les avoir textuellement entendues.
M. Pantaloni nous a déclaré qu'il n'avait pas prononcé ces paroles dans le sens qu'on leur a donné.
Il nous a remis une note écrite dont voici le texte :
A la réunion publique du jeudi 28, M. Pantaloni a déclaré, en réponse a des allégations qu'il ne pourrait rien réaliser, que nous ne volons ni du sens propre ni au sens figuré. Nous nous contentons de - nous pencher sur nos dossiers ».
« Il n'est pas dans mon esprit que cette phrase constitue une insulte pour M Dayré ».
« Signé : Pantaloni ».
Nous estimons qu'il n'y a aucun rapport entre la première partie de cette lettre et la seconde.
Quant au dernier paragraphe nous croyons qu'il vous donne satisfaction. »
Veuillez agréer.

LETTRE COURTILLIER Conseiller Municipal MERCKEL, Ingénieur, Directeur de la Blanchisserie Moderne.
Bône, le 3o Mars 1900 A Messieurs Courtillièr et Merckel
Mes chers amis, Je suis de votre avis sur tous les points.
Merci.
Marcel DAYRÉ.
Lorsque l'on ne connait pas personnellement, M. Pantaloni, on est ahuri par l'incohérence de sa lettre. Lorsqu'on le connait bien comme moi on est beaucoup moins surpris.
La fin de la lettre des témoins de M. Dayre est un petit chef-d'œuvre de courtoisie et de précision. MM. Courtillier et Merckel ont estimé qu'il « n'y avait aucun rapport » On n'est pas plus gentil et, aussi, plus incisif.
La réponse de Marcel Dayré, c'est un ordre du jour. Il est, tout à fait, de cet avis . Çà n'a l'air de rien. C'est insolent, insultant, il y a tout.
C'est magnifique
Le vrai du vrai est que M. Pantaloni, Paul, s'est outrageusement dégonflé. Finies les harangues devant deux ou trois cents pauvres bougres qui ne comprennent rien à rien et ne connaissent qu'une litanie, qu'un seul chapelet « Vive Pantaloni ! » Finis les mensonges exaspérés que l'on débite à tant à l'heure devant des publics qui n'ont- qu'un seul bréviaire ou ils ne savent même pas lire pour la plupart : « Vive Pantaloni ! » Finis les coups de poings sur la table et les diatribes enflammées, les engueulades péjoratives : « Vive Pantaloni ! » Devant les témoins d'un Homme H majuscule qui avait été insulté et qui ne tolère pas ce genre de plaisanterie, M. Pantaloni, Paul, Maire de la ville, s'est déguisé en descente de lit . Comme c'est reluisant !
Outre cela, il a fait des excuses, et écrites encore, alors qu'on ne les lui demandait pas. Nous avons vu le document. Les lettres en sont tremblées, les ratures y sont, la ponctuation absente, les phrases heurtées et les fautes d'orthographe brillent d'un éclat. C'est l’œuvre d'un homme complètement désarçonné
Oui, les triomphes de la rue, les hurlements, les empoignades, les parties sexuelles que l'on exhibe devant deux cents personnes femmes et enfants compris les mères les nervis exécuteurs, tout cela bon , bon ! bon ! Fameux !
Mais un bon coup d'pec dans le ventre ou une balle dans la figure? Ah! mais non!
« Eh bien ! Quoi ? On ne sépare pas, ici ? » comme dit le Marseillais.
Quel pitre cet homme et quel capon ! Car enfin, il l'a dite la - phrase. Il l'a bien dite dans un de ces accès de délire qui le dépassent trop souvent.
Il a bien dit que M. Marcel Dayré « volait » au sens propre comme au sens figuré.
Si, une fois de plus, j'ai menti, que M. Pantaloni soit invité, une fois de plus, à me déférer devant la Cour d' Assises. J'en ai des témoins et fameux. Moi, voyez-vous, ces exemples de basse lâcheté m’écœurent au delà de toute expression. Je critique, vertement, c'est entendu. Les gens très nombreux, qui sont incanables de différencier une critique d'une injure disent que j'insulte. Ce n'est pas vrai, mais soit. Mais, au moins, lorsque l'insulté ou se prétendant tel, m'envoie ses témoins je n'écris pas de lettre d'excuses ,je ne dis pas : « Je n'ai pas voulu cela ! » Je marche et puis voilà tout !
Enfin, voici pour notre vocabulaire, un sobriquet de plus c'est le Maire de la ville qui l'a fourni. Paul le dégonflé passera à la légende Il avait, déjà d'autres titres !
P .M.

CHRONIQUE CALLODSE

Monsieur l'oursin, vous qui avez choisi cette image
je relis votre papier déjà vieux et j y trouve que vous vous plaignez que ce que les gens ne vous répondent point. Alors, vous croyez que M. Barris a du temps à perdre au point de s occuper de tel ou tel folliculaire à qui il plaît de l'attaquer. il a ses œuvres sociales autrement importantes à accomplir. Et puis, après tout, vous ne dites que la vérité.
M. Barris vous a répondu puisqu'il vous a envoyé du panier timbré.
c est même ce qui me gêne un peu car la justice étant saisie, il est de règle, parmi les journalistes qui se respectent de garder le silence jusqu'au verdict. Donc, je ne pourrai continuer « la manœuvre de diversion » ,que j'avais commencée dans le but de détourner de la tête de mon ami Barris les foudres de votre colère jupitérienne.
Si je reprenais mot a mot, votre papier, nous irions trop loin. Je me contenterai de vous affirme! que M. Barris ignorait tout de mon intervention et si ie me suis occupé de votre personne c est que l'ai conservé le culte de la fidélité une denrée rare que vous ne connaissez pas et la reconnaissance encore moins.
Je veux relever quelques petites choses. Ainsi vous écrivez une phrase que je n'admets pas : « Bonjour ! » s'est livré durant des mois à de très gentils assauts contre un haut magistrat que sa situation empêchait de répondre et c'est pour cela qu'il me qualifie de méchant M. -
Ah ! çà, Monsieur l'oursin, êtes-vous fou, amoral ou inconscient ? Alors parce que quelqu'un haut magistrat ou autre est « dans une situation qui l'empêche de répondre » il peut se permettre tout car il est persuadé qu'on ne le critiquera jamais. Vraiment, vous avez une curieuse conception de la morale.
Je vous déclare que ces attaques « contre un haut magistrat » à propos de la triste affaire Cottenseau, est une des choses dont je suis le plus fier dans ma carrière. Comment, des orphelins en voulez-vous la liste ? des petits retraités, des petits rentiers, des veuves ont été dépouillés par un coquin, lequel à mon avis et de l'avis de tous n'a pu perpétrer son forfait que grâce à des complaisances ou, tout au moins, à un laisser-aller coupable, et vous trouvez mauvais que, moi, journaliste, j'ai fustigé de pareils agissements ? Cela dépasse les bornes de la sottise ou de l'incompréhension, choisissez ! Lisez-vous les journaux ?

Nous avons eu un suicide qui a eu quelque retentissement, ces jours-ci, à Bône.
Parmi les raisons qui ont déterminé l'acte du suicidé, père de famille, les journaux ont pu écrire, sans être démentis, qu'il y avait des questions de perte d'argent et, notamment, une somme de 22.000 francs emportée par Cottenseau. Et le suicidé n'était pas riche.
Alors, je vous prie, ne vous faites pas donner la grâce ainsi bénévolement, à moins que vous aimiez çà, et laissez moi, en tête à tête, avec mon « haut magistrat ».
Et puis, il me semble que vous me reprochez de me mêler des affaires de La Calle, ce qui est puéril. A quel titre, alors, vous mêlez-vous de celles de Bône ?
Ces inconséquences sont enfantines et cela fait rire un homme qui a passé l'âge des folichonneries. Votre cerveau, monsieur l'oursin, serait-il couvert de poussière au point que vous ne sachiez plus distinguer le vrai du faux.
Vous émettez des plaintes qui sont attendrissantes. Ainsi je lis dans votre papier: « Et c est pourquoi, oncques oh ! Rabelais callois ! "n'en tendrai-je plus quelque bouche câline me dire encore : « Oh ! que vous êtes méchant ! »
Hé ! Si vous avez encore quelques « revenez-y > plus ou moins folles, monsieur l'oursin, ne comptez pas sur moi pour vous faire des bises dans vos bouclettes.
C'est que, sachez-le, monsieur l'oursin, c'est assez compliqué de faire le Machiavel de province, il y a des inconvénients. Croyez-vous quç c'est bête ce qui vous arrive ?
, Vous vous étiez fourré dans un gros et gras fromage. Un jour, l idée vous est venue de passer votre nez par un trou.
Et, toc ! vous avez reçu une chiquenaude
Et voici que vous criez comme un brûlé
. On dirait, ma parole, qu'on vous a frappé avec un marteau-pilon ! Bref, vous n'avez pas l'habitude. Il faudra la prendre si vous voulez persister dans votre nouveau métier jusqu'à ce que « le porte-plume vous tombe des mains ! »
C'est bien vous n'est-ce pas, qui avez écrit cette phrase raffinée et grandiloquente. Demeurez silencieux.• monsieur l'oursin. C'est plus intelligent.
Dites merci au Monsieur qui vient de vous donner un peu de copie et allez-y de tous vos piquants mais prenez garde à « la mort du scorpion » et ne vous en plantez pas un dans la tête.
Ce serait dommage ! Pour la joie de vos concitoyens, conservez-vous en bonne sauté, en vigueur et en esprit et que Dieu vous ait en sa sainte et grâce !
Veuillez agréer, monsieur l'oursin, toutes mes civilités.
P. M.

VOYAGE

Jeudi, M. Pantaloni ses embarqué pour Alger Il n'est point parti de gaité, de cœur. Il lui a fallu se rendre à l'appel d une Société qui est ( ?) de donner de t'argent pour des campagnes qui n'aboutissent qu’ à une politique de stérilité et de violence que tout le monde réprouve

A UN MORVEUX
Un coquebin à qui son père a interdit de traduire lui-même, les télégénies tellement il est ignorant, est en train de mourir, à la fleur de l'âge, parce que, dans sa personne, on ne veut voir qu'un petit morveux.
Et le voici qui vaticine autour d'un incident dont une femme a été la victime. Dans certain parti, non seulement, on insulte les femmes, on les assomme un peu mais encore faut-il salir ceux qui les entourent. Il est des cas ou le pire gougnafier se tairait. Les goujats ignorent ces délicatesses.
Nous ne répéterons pas les termes. Ils manquent de variété mais ils doivent plaire à ceux qui les lisent dans la feuille confidentielle. On jure de l'esprit et de la mentalité du niais lorsqu'on les mesure à sa littérature.
Cette recherche dans l'outrage ordurier est une marque de fabrique oui s'est transmise de père en fils.. Si ces gens étaient des clowns, peut-être., feraient-ils rire. L'ennui c'est qu'ils sont bêtes et maladroits à en pleurer !
P. M.

L'AVIS SPORT

M. Ch. Courtillier Chevalier de la Légion d Honneur
C'est avec un sentiment d'unanime sympathie que "le Bônois" ont appris cette nouvelle. M. Charles Courtillier est une des figures de notre ville dont on ne peut que du bien.
Il est Conseiller Municipal.
Il est Vice- Président donateur de multiples organes d'utilité publique : Caisse régionale de Crédit Mutuel, Caisse Locale, Crédit Maritime Mutuel, Coopérative de Crédit Maritime Mutuel et de la Ligue mixte des familles nombreuses Franco-Musulmanes.
Outre celà, cet homme de bien est Administrateur de diverses et nombreuses Sociétés locales. Citer toutes les> décorations et distinctions dont il a été l'objet nous prendrait 20 lignes.
C'est avec un plaisir réel que le journaliste qui doit être à l'affût de tout ce qui intéresse son pays et fait la réputation de sa ville, relève qu'un homme utile a reçu la juste récompense de son altruisme éclairé et de son dévouement à la chose publique Ajouterons-nous que M. Cuurlillier est un des hommes les plus affairés et: les mieux élevés de cette ville ; que, son abord est éminemment sympathique ? Il est fidèle en amitié, c'est vraie. Mais ce que savent, aussi, ses proches, ses amis et ceux qui ont vécu quelque peu dans son intimité, c'est que c'est un homme cultivé, ferment des belles lectures, enthousiaste des grandes idées et des progrès humains dans quelque ordre que ce soit et, enfin, accessible à beaucoup d'infortunes auxquelles il s'est intéressé sans jamais n’avoir dit.
Nous adressons à M. Courtillier nos compliments les plus vifs, à sa famille et à ceux oui l'entourent et qui sont dans une joie légitime, nos très affectueuses félicitations.
P. M.

MAGISTRATURE
Dans la Magistrature/ Nous apprenons la nomination à El Arroucli, de M.Gonssolin, licencié en droit, comme suppléant rétribué au Juge de Paix.
M. Gonssolin est le fils de M.Gonssoiin notrc concitoyen excellent magistrat, Juge doyen au Tribunal Civil de Bône.
Nous adressons à MM. Gonssolin nos très vifs compliments.

BRAVO
M. Munk M. Munk vient d'être élu, par acclamations, Président de la Chambre d'Agriculture du département de Constantine
Vigoureuse aux saletè. Lue M. Pantaloni fait réentendre dans son journal contre cet homme de bien, cet homme utile dont le caractère, la droiture et l'extième bonté ont forcé l'admiration même de ses adversaires et à qui nous adressons ne pTus chaeureuses félicitations.
Il ne reste rien, de M. Pantaloni, que de ditre à tous les membres de 1a vhambre départementale, comme tous les élus de l'algerie, ceux de Navarre, de France et autres qu'eux, sont vendus à la Tabaeoop. QueUe riche maison tout de même.
Eh bien !
Et les décorations ?

CHRONIQUE SPORTIVE
« A propos du match J. S. G. contre J. B A. C. qui s'est mal terminé.
Nous avons reçu la lettre suivante : qui émane des dirigeants de la Jeunesse Sportive de Guelma :
Guelma., le 2 Avril 1935..
Monsieur Marodon, Ce n'est pas en vain, pensons-nons, que nous ferons appel à votre courtoisie profesionnelle, à seule fin de voir insérer en bonne place dans votre plus prochain numéro, la mise au point suivante, en réponse au surprenant article que vous avez cru devoir consacrer cette semaine dans « Bonjour », aux incidents de la rencontre a Bône JBAC - JSG.
Les commentaires inconsidérés de votre récente rubrique sportive, ont soulevé dans les milieux régionaux du foot-ball, et notamment au sein de notre Comité, un mouvement de profonde et légitime surprise.
Les vieux adeptes aux sports que nous sommes, n'avons nullement le goût de la polémique cher M. Marodon, mais de taire notre amertume et notre étonnement après incroya!bleréquisitoire
Que vous n'avez pas hésité à prononcer contre notre club, et en particulier contre Zuretti l'un de ses plus actifs et brillants représentants,cela convenez-en, ne pourrait que contribuer davantage à nous émouvoir.
Permettez donc aux représentants qualifiés du club champion Guelmois, de s'élever contre la publicité de faits en tous points inexacts et inspirés, nous n'en doutons pas, par un informateur directement intéressé à la question, et qui ne s'embarrasse pas de scrupules pour mieux travestir la vérité présente et passée. "Votre bonne ^foi' de journaliste avant été - apparemment abusée, souffrez de prêter une oreille attentive aux protestations de notrt JSG, dont la plupart des dirigeants n'étaient pas insensibles à la cordiale sympathie que vous avez eu personnellement et souventes fois l'occasion de leur dire
Or la personnalité de notre joueur et ami Toto Zuretti, ne nous semblait jamais pouvoir être mise en cause dans de telles conditions, et sous quelque forme que ce soit, le palmarès de sa vie sportive donné fréquemment en exemple, pouvant s'affirmer à l'occasion, le garant de l'excellente mentalité, que vous vous des (), avant ce jour, à reconnaître pourtant au Capitaine Guelmois.
C'est pourquoi nous ne croyons pas utile de faire à nouveau aujourd'hui état des multiples éloges qu'il a su mériter au cours de sa carrière, mais qu'il nous soit permis cependant de les ré- sumer en leur donnant force vérité, par cette simple constatation, à savoir que « Le Car pitaine Toto Zuretti a toujours été saris pelir, parce -que toujours sans reproches » cc; qui lui mérita très souvent, vous le savez, l'honneur du Capitanat des équipes sélectionnées du Département.
Et pour en revenir aux prétendues agressions dont auraient été vicvtimes certains joueurs de la JBAC et de l'ASB, sur le terrain de Guelma, nous répondrons sans hésiter « que ces faits rapportés bien à tort n'ont jamais existé que dans l'imagination de votre inconscient informaleur ».
Ceci dans le but évident, mais inavouable de transposer les responsabilités étant donné l'urgente nécessité de dissiper aux frais du voisin, le bien vilain effet produit dans le monde sportif,par une récidive d'incidents graves, à même le terrain de la JBAC.
- Vous ne voulez pas, Cher Monsieur, ne pas partager ce sentiment trop conforme hélas à la réalité. En ce qui nous concerne nous pouvons sans crainte mettre au défi un quelconque joueur, à quelque club qu'il apartienne, d'avoir le front de venir, reprocher des voies de faits sur sa personne, par notre galerie locale, au cours d'un match de football !

- Mais à la réflexion, nous comprenons fort bien par ailleurs qu'il a été fait une allusion démesurément grossie au cas du joueur Pack, survenu à l'occasion de la première venue officielle de la JBAC à Guelma. nous regrettons, croyez-le, pour ce joueur la facheuse mésaventure dont il n'a dû qu'à lui seul, la très flagrante provocation étant donnée la chicane absurde pas du tout en rapport avec l'esprit de son âge qu'il a eue avec un inoffensif yaouled, accusé disait-on, d'une futile gaminerie, qui eut tout au plus méritée un pincement d'oreille.
Mais sans doute, pour satisfaire un brutal instinct, le sieur Pack a préféré le rosser de la plus verte façon. A un agent de police qui intervenait. dans l'attroupement provoaué par la scene, le joueur bônois drôlement surexcité, se prit tout d'abord à lui manquer de respect, nour de surcroit lui" jeter à la face, un très coléreux « Cochons de Français ! »
11 eut certainement moins indisposé les témoins de l'incident, s'il avait pensé ne pas limiter sa bouillante et incompréhensible colère, aux seules frontières de France.
Nous connaissons certains pays, pour qui l'injure était de mise.

En bref, des paroles aussi mal qu'une partie de foot-ball perdue ne suffit pas d' excuser, ont été nettement entendues par des notabilités municipales locales, qui sont immédiatement intervenues pour mettre un terme n l'insuportable attitude du Tcheco-Slovaque, emmené à avec peine au bureau de police par M. le Commissaire en personne.
I1 va sans dire qu'après intervention de l'autorité légale satisfaite, nous nous sommes fait un pressant devoir (nous en appelons au digne témoignage de M.Louis Labianca de la JBAC) de multiplier nos interventions dans le but de faire tout d'abord relaxer l'insulteur, et ne pas permettre ensuite à l'incident - d'avoir les suites - ennuyeuses qu'il pouvait comporter pour le joueur du club reçu ce jour-là, de tout cela, en quoi serions-nous rèpréhensibles ?
Les excès d'humeur de l'équipier déçu du résultat d'une partie, parce qu'ayant fait profession de sa virtuosité sur la balle, nous sont-ils imputables ?
I1 convient aussi en toute équité, de bien situer l'incident Pack, là où il a pris naissance, c'est à dire an cœur même de la ville (place St Augustin) et non pas sur le terrain de jeu. Cette précision n'est pas,conviendrez-vous, sans importance, ( ; r notre autorité ne pouvant seulement s'exercer sur notre stade, la responsabilité qui s'attache à nos qualités de dirigeants, ne saurait pouvoir s'étendre en - ville, et empiéter de ce fait, sur des attributions de police municipale, qui ne sont plus nôtres: Vous ne pouvez songer à réfuter une si juste conception, de la limite de nos devoirs.
Pour ce aui est de l'ASB, il nous est déjà parvenu certains échos, désavouant de courageuse façon, les affirmations énoncées pour son compte, à notre encontre.
Nous ne pouvons crue remer- oier aussi, certains représentants du clan ASBISTE, pour de spontanés témoignages de loyauté, à savoir que nous ne devions tenir aucun compte de leur mise en cause, dans les griefs qui nous étaient si généreusement prodigués.
N'est nul besoin alors de nous attarder sur le pathétique appel aux clubs Bônois, invités par votre plume à ne plus venir jouer à Guelma.

Ou ne peut inverser les rôles avec plus d'habileté. Nous vous demandons la permission d'en sourire,en songeant avec vous à l'histoire de la fable.
Et pour terminer ce modeste plaidoyer, tout. à la faveur de la vérité, vous aurez la sagesse, croyons nous, de partager nos sincères rrets, en, songeant aux conséquences, probables que risqueraient d'entrainer au préjudice de notre Capitaine Zuretti, qui se double de la respectable qualité de père de famille, ]e propos existants et désobligeants tenus sur son compte.
Ils ne pourront certes rire auprès de la grande majorité de sportifs éprouvés, mais ils pourraient par contre, ameuter contre lui, la partie malsaine de certaines galeries, toujours hostile à un capitaine de valeur, qui n'a pour lui (a l'instar du populaire Zuretti) que le vénérable défaut de ne pas savoir renoncer sur un terrain adverse, au gain d'une partie, autrement que par des moyens de pure sportivité.
- Merci de l'accueil réservé à ce une nous estimons être de notre devoir de dirigeants, et en vous assurant, de notre reconnnissance anticipée,
Veuillez croire cher Mnnsieur Marodon, aux meilleurs sentiments.
Ponr les membres
P. M.

Le P'tit Mousse
Nous avons annoncé, déjà, que le P'tit Mousse ouvrirait ses portes et ses viviers à la date du Dimanche, 14 Avril.
C'est la plus belle annonce que puisse nous faire le printemps. Préparons nous aux succulentes bouillabaisses, à la dégustation des coquillages toujours frais et à la cuisine générale qui est toujours de premier ordre.
Ne nous inquiétons pas des prix, on sait qu'ils sont dos plus raisonnables.
Donc, rendez-vous le 14 Avril.

LEcho des Sports est menacé ! Cet- excellent journal, adresse un appel émouvant aux sportifs. Le « Rose » est menacé de disparaitTe. On l'accepte, on ne le retourne pas mais lprsqu'arrive la facture, on ne paie pas. Cette mentalité est, malheureusement trop Etendue.. Tel qui ne ferait pas tort, d'un centime à son voi- sin, ne soupçonne pas qu'jt commet une véritable escro- - 1 querie en recevant un journal pendant un an et: davantage qu'il est décidé à nér pas payer. Il parait aue les imprimeurs impriment pour rien, leurs marchands de papier,dont les prix sont devenus terribles, le leur donnent pour rien, leurs ouvriers travaillent pour rien. C'est Cocagne 1 Donc, le journaliste ne paie pas l'imprimeur. D'ailleurs, un journaliste n'a besoin de rien, son boucher et son boulanger le nourrissent pour rien lui et sa famille, son propriétaire ne lui présente i a mai s la Quittance, son.. tailleur-ntmnlû s ni'son Trotlier. Le journaliste n'a rien de substantiel, c'est un être éthéré, un Monsieur qui « travaille du chapeau », il doit en vivre. Si, par hasard, il a faim, il dévore- son porte-plu me et son papier qu'pn lui a donnés pour rien, bien entendu. -- S'il - a soif, il boit le con- tenu de son encrier, si c'est un sybarite il y ajoute un peu dau 'fraiche et encore l'eau çà se paie ! Cependant, on pense à lui parfois, 4ors".u':il a un coup de torchon. à recevoir. Il. pàrait où'il aime çà et ou'il s'en nourrit. C'est effarant ! 1- Il ne faut pas que « L'Ecbô des Sports » disparaisse/U n'y a nu'un journal sportif dans notre département et il ne peut pas -vivre. C'est honteux - pour les - sportifs. Henri Carbuccia, que jè connais peu et je le tegrette est un excellent journaliste, j Il est adroit, il acomplit ce tour de force qui consiste a plaire à tout le monde, q ne froisser 'ersonnè, dans ces milieux qui sont composés! tous, par d'excellents gar-j çons et des très braves. gens mais, enfin, qui ne sont pas,, dans le domaine de la compré hension et* de la justice spor tive, des licenciés ès-poli-j tesse. - Henri Carbuccia est toujours sincère, qualité plus rare qu'on ne le croie. Il est objectif supérieurement dans tout ce qu'il analyse, appru-, ve ou critique. S'en aperçoit-j on ? Je lui rends-hommage- Je lis son journal d'un bout à l'au- ,tre. Je crois être du bâtiment et je - dis -- aue ---- « L'Echo - des @ Sports n-Bst un journal remarquablement fait.. ! , Je me demande pOurquo- il ne serait pas subventionné ouvertement, publiquement., M. Rédarès, Président de la » Ligue, ; mais qui est, aussi,; un iournaliste qui connaît-les heures inquiétantes -de notre. dur Inêtier., outre celà, il a bon cœur, je le sais, ne pourritil prendre une initiative. Veut-il que je la lui suggère h 1 Pourquoi nos Clubs, qui manient, surtout - certains d'entre eux,' 'des sommes importantes, ne prélèveraientils pas, mensuellement, unesomme modique 100 frs. ou 5o frs. ou même moins si4 oit 50 frs. -oir le club est pauvre l'addition serait fort intéressante. Et un excellent journal spor-j tif vivrait qui rehausserail notre sport dans le départe- ment, il en a, parfois besoin. Et puis, aussi, celui qui le rédige, celui qui œuvre et qui peine, celui au'on oubHe' de remercier souvent, vivrait aussi. J'espère qu'on me comprend. Allons, les gars, vous êtes forts-en-gueule mais cœurs d'or. Faites un petit effort. Apprenez que la. vente au numéro est déficitaire nettement pour les journaux, pour tous enteiidez-ie bien. Un journal ne peut vivre. que par sa publicité et par ses abonnés. Les abonnés, ça c'est intéressant. Alors, que diable, vous ai'mez tous «. L'Echo des Sports » eh bien ! abonnez-vous et. payez !.. Et vous, les dirigeants, vous qui, je le sais bien,. -dépensez des sommes importantes; pour vos. clubs, pourquoi n'en destinez-vous pas, une petite partie au journal que vous êtes très satisfaits de lire lorsqu'il magnifie les exploits de vos équipiers ? - Allons ! Un bon mouvement dans le monde ides sports et nous aurons le journal technique, : spécial, dont nçvus avons tous besoin. 2 - P. M. L'ANIS SPORT - Les super-cafés AGRÀ 1. pin* apprfrtés sont en vente partout avec 60 11811res - prîtoe : 1. LA TOCAFan Idlo AMOROSA Il Une Superbe tnnovation M A P A M g L'INDÉFRISABLE SANS FIL, SANS ÉLECTRICITÉ EXÉCUTÉE CHEZ SERNA1N EST UNE GARANTIE DE SOUPLESSE. 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Soulie s'est classé premier de la catégorie Sport au dessus de trois il 1\1 litres avec son même Cabriolet V. 8 - 34 strictement de série, battant nette- 1'\ j ment son concurrent le plus proche lequel, cependant, avait un moteur sport 1: | avec suralimentation. I\! Toutes catégories de tourisme. Iére FORD H Catégories sport au dessus de trois litres. Ière FORD 1 fORD réalise le meilleur temps de toutes Catégories plus de 1 ! y litres et gagne les coupes ford, Delabaye et botcbltiss II 1111 Les trois FORD engagées enlèvent nettement les 3 1 Il premières places en tourisme. Il -- - ",,'7: :.. :.:,.' - ,-..- - '- 7 ,.- - .-."-. -' - -.. :._- , -'" 'O'" --' - -. -- -..- , .,-.="C-C- --, - ,- - Cc: --:::- ,,-= :- -.- ., -:-,. -:". --: ',. - - - - :