Guelma, le 8 Février 1894
La Justice informe!
On a vu, dans les journaux Algériens, parus ces jours derniers ; on verra par nos chroniques, publiées plus loin, que, depuis quelque temps, pas un jour, pas une nuit, presque, ne se passent sans qu'un ou plusieurs crimes soient commis par les Indigènes.
De tout le département ; de toute l'Algérie, peut-être, notre région est celle qui semble avoir le triste privilège d'être éprouvée d'une façon toute particulière.

En effet, il y a quelques semaines, on signalait des vols à Petit, Millésimo, Guelma, Héliopolis, Guelàa-bou-Bâa, Renier, Duvivier, etc., l'arrestation de la voiture de Renier.., des jets de pierres,-- de volumineux moellons - sur les trains, dans les gorges du Nador, et aussi celles du Taya, endroits choisis avec un discernement évident, car ils sont éminemment propices à la perpétration de ces lâches attentats.
Plus récemment- il y a 4 jours --ça été, aux environs de Guelma, un vol à main armée dans un moulin ; à Héliopolis, M. Tourine recevait une nouvelle visite de voleurs, qui lui enlevaient une forte quantité d'huile et de grains.
Le déraillement près de Bordj-Sabath, survenu, il y a 8 jours, serait, suivant certains indices, dû à la malveillance.

Sur la ligne d'Aïn-Beïda, les trains, la semaine dernière, étaient attaqués, une première fois, à coups de pierres une deuxième fois, à coups de fusils ou de tromblons, qui criblaient de projectiles, la machine dont la chaudière était crevée par un biscaïen. Et nous en passons d'autres. Jolie situation, en vérité 1 Elle n'est pas nouvelle, du reste, car, à peu près périodiquement, les mêmes méfaits se reproduisent, d'une façon cependant, aujourd'hui, de plus en plus suivie, de plus en plus audacieuse, qui n'est que le résultat de l'impunité, on peut dire complète, dans laquelle demeurent ces crimes, dont quelques uns comme les attaques des trains, ont un caractère de gravité exceptionnelle.
Nous venons d'indiquer qu'on laisse ces pirates impunis. En effet, que vient-on nous dire, aussitôt après leur découverte faite ?. La Justice informe. - Un point ; c'est tout!

Chacun sait avec quel dévouement, avec quelle vaillance les Parquets, les Magistrats Instructeurs Algériens mènent leurs enquêtes ; il ne viendra jamais à personne, l'idée de récriminer contre eux.
On connait ici, en ce qui touche Guelma, avec quelle promptitude, M. le Procureur de la République, M. le Juge d'Instruction, et, aussi,
MM. Les Juges de paix de notre arrondissement judiciaire, se transportent sur le théâtre des faits, accomplissant, sans sourciller.des trajets de 30, 50, 80 kilomètres, par des chemins souvent difficiles et Pénibles quelquefois dangereux, pour aller à la recherche de la vérité, pour essayer de découvrir les coupables, et de s'assurer de leurs personnes.
Oui, on sait cela ; aussi, nous le répétons, n'est ce pas contre eux que s'élèvent les plaintes ; c'est contre le mode d'opérer suranné, en tout cas sans efficacité, qu'on oblige nos Magistrats d'employer pour leurs Informations, lesquelles, huit fois sur dix, et malgré les soins qu'ils y apportent, demeurent fatalement in fructueuses.

Voyons, Messieurs les Législateurs, on vous a maintes fois indiqué les défectuosités innombrables de notre système judiciaire, en Algérie. On vous a, maintes fois, signalé les inconvénients graves qu'entraine son application ici. Qu'attendez-vous pour modifier, changer. ; pour faire établir, à l'usage de l'Algérie, un Code nouveau d'instruction criminelle ?
Ici, on en est arrivé à vouloir autre chose que des enquêtes sans résultats ; on veut, que les crimes soient découverts, et, conséquemment, punis. - On le veut fermement, car la criminalité prend de telles proportions dans notre Colonie, que l'opinion s'inquiète et se surexcite, en même temps.

La population demande la paix, la sécurité ; c'est son droit. Elle réclame, de l'Autorité, aide et protection contre les malfaiteurs Indigènes ; c'est encore son droit.
Croyez-nous, accordez-lui tout cela, et sans plus tarder, car un moment pourrait arriver où elle se rappellera qu'il se pratique, quelque part, une certaine loi de Lynch dont l'application, au point de vue de la sécurité, donne les résultats les plus satisfaisants ; Les Algériens sont fatigués de s'en être rapportés si longtemps, et surtout si vainement, au Pouvoir pour le soin de la sûreté de leurs personnes et de leurs biens, ils veulent, à cette heure, sur ce point, non plus des paroles, des promesses, mais des actes fermes, des réformes pratiques.
Ils les réclament à grands cris.
L'époque n'est plus, comprenez-le donc, enfin, où, après tel et tel attentat dont la nouvelle les faisait bondir, on les calmait, on les adoucissait en leur disant simplement : "Tranquillisez-vous, bonnes gens, la Justice informe. ! "
Cette formule a fait son temps. - Nous venons de dire que c'est autre chose qu'il faut aujourd'hui.
Alain.

INFORMATIONS
A l'une des dernières séances du Sénat, M. le Président donne lecture d'une lettre par laquelle M. Griffe demande à interpeller le Garde des sceaux sur la tolérance qui favorise, à Paris et dans les grands contres, le mouillage des vins.

La discussion de l'interpellation est fixée au 9 février.
La police de Bordeaux a arrêté le nommé Bonifacio Miuon, sujet espagnol, anarchiste militant.
M. Abrial, député du Tarn vient de mourir à Montech (Tarn et Garonne), chez la vicomtesse de Villèle, sa fille. On annonce que des documents importants seraient entre les mains de Cornélius Hertz.
On ajoute que, si de nouvelles révélations n'ont pas été faites, c'est que le Gouvernement serait intervenu pour les empêcher.
Mais une note Havas déclare que le Gouvernement ne serait intervenu ni directement, ni indirectement et, oppose le démenti le plus formel à cette allégation.

TOMBOUCTOU
On avait été fort satisfait, dans certains milieux, en apprenant que le drapeau français flottait sur Tombouctou, la cité, mystérieuse, la seule grande ville du Sahara, le grand centre commerciale de ces pays, où de rares européens ont pénétré jusqu'ici.
C'était, de l'avis même des Allemands, le plus grand événement qui ait eu lieu, depuis le partage de l'Afrique centrale en 1890. C'était pour nos armes un succès sans égal, qui assure notre prestige au milieu de ces noirs, ignorants et misérables.
Et puis Tombouctou est à moitié chemin entre Alger, le Sénégal et le Dahomey. C'était un pas de plus fait pour relier nos trois colonies l'une à l'autre.
Et bien! Le gouvernement désavoue l'auteur de ce fait d'armes, le lieutenant-colonel Bonnier, de l'infanterie de marine, qui est rappelé d'office, et immédiatement, en France.! ! !
Néanmoins, il parait que, tout en frappant le colonel Bonnier pour avoir, dit-on, fait plus qu'on ne lui demandait, le gouvernement n'osera pas abandonner Tombouctou. Ce serait un désastre pour notre influence en Afrique.

CHOSES AGRICOLES ET V1TICOLES
Les droits. - Dimanche, le Conseil des ministres a décidé de demander aux Chambres d'élever les droits sur les blés de 5 francs à 7 francs. Les droits sur les farines et autres dérivés du blé seraient élevées en proportion.
Il proposera, en outre, pour limiter les spéculations, les mesures suivantes.
1* Diminution de la durée de la faculté d'entrepôt qui permet à la grosse spéculation d'emmagasiner pour plusieurs années des stocks destinés à peser sur les cours.
2' Suppression de l'admission temporaire sur les blés d'origine extra-européenne, importés des entrepôts
3' Payement du droit sur les blés, avec les intérêts moratoires pour les farines provenant des blés en admission temporaire et qui, après avoir été mises en entrepôt, seront déclassées à la consommation.
4* Nomination d'une Commission [composée de représentants des ministères de l'Agriculture, du Commerce, des Finances et des Chambres de commerce, pour réviser les types de farines destinées à l'épurement des acquits à caution pour déterminer le taux du blutons.
Encore une fois, pourvu que ces mesures soient efficaces !
La Commission des douanes trouve avec raison l'élévation des droits insuffisants et demande de la fixer à 8 francs.
Mais quand le prix s'élèverait au-dessus de 25 francs, on diminuerait la taxe.
Quel que soit le parti adopté qu'on se hâte, car les spéculateurs, eux, ne perdent pas leurs temps.
Bercy.

LE MONDE VITICOLE
- Les viticulteurs du Midi, et d'ailleurs, sont absolument furieux contre ceux de Bercy (?) Ce qui les horripile le plus, c'est la prétention du clos Bercy de régenter tous les clos de France et de parler au nom de tous les viticulteurs et même de tous les consommateurs de via.
Qu'est-ce donc que le clos Bercy ?
La Croix du Sud en fait la description suivante : Situé sur les bords de la Seine, il est placé dans des caves sombres et humides. C'est là, à l'abri des regarda indiscrets, que tripotent et sophistiquent à leur aise, avec l'autorisation de l'Etat, les gros bonnets du commerce des vins et spiritueux de Paris.
Tous ces mastroquets ont fait de rapides et scandaleuses fortunes au détriment du Trésor public, de l'octroi de la capital et des producteurs méridionaux. ils fabriquent à peu de frais, avec l'eau du fleuve, et toutes sortes de matières saccharifères, des liquides qu'ils décorent hypocritement du nom de vin.
Avec ce prétendu vin, résultat de manipulations chimiques et de mélanges plus ou moins malpropres, ces négociants peu scrupuleux ont si bien perverti le goût des consommateurs, que le palais de ces derniers trouve aujourd'hui désagréables le bouquet délicat, et la saveur fruitée de nos vins naturels.
Cette fabrication est devenue tellement active, elle a pris un développement si considérable que la production annuelle du clos Bercy dépasse le rendement du vignoble le plus fructifère de France et de Navarre.
Naturellement, les producteurs de vrai vin français, tous ceux qui, pour obtenir la généreuse purée septembrale, fille légitime du soleil et de la vigne, font de grandes dépenses et emploient de nombreux ouvriers, ont dû protester contre cet abus trop facilement toléré.
Menacés dans le fonctionnement interlope de leur industrie, les empoisonneurs patentés de Paris, constitués en Syndicat, ont aussitôt imaginé de se poser en défenseurs zélés du commerce et de la propriété.
La lutte est donc sérieusement engagée contre le clos Bercy.
Emu par les vives réclamations des vrais viticulteurs, le gouvernement à décidé de demander aux Chambres l'interdiction des vins artificiels.
S'il exécute sa menace, c'est le phylloxéra, la ruine complète du clos Bercy.

SUR LA FRONTIÈRE
On est toujours inquiet au sujet de l'attitude surtout de l'Italie à l'égard de la France. Aussi, de général Riu demande qu'on renforce immédiatement la garnison de l'Est.
De plus, M: Jules Hoche a fait, à la Commission un tableau peu rassurant de l'infériorité de notre armée relativement à l'armée allemande, et il demande qu'on prenne des mesures promptes et efficaces pour rétablir l'équilibre.
Quelle affreuse situation que celle de l'Europe! Toujours des armements a outrance, toujours la menace de la guerre.
ECHOS
Gare aux revenants. - Un ancien ministre des Affaires étrangères, M. Flourens; voit la situation politique en noir.
Crispi est remonté sur l'eau. Bismarck s'est réconcilié avec l'empereur. Le roi Milan est revenu en Serbie. Je n'aime pas les revenants. Leur apparition ne présage rien de bon.
Tant de sinistres oiseaux ne sortent pas, à la fois, de leurs retraites sans que l'humanité n'ait le pressentiment de quelque nouveau fléau.
M. Flourens croit que la guerre éclatera d'ici peu.

LE MANTEAU DE BISMARCK.
Guillaume II a fait cadeau à M. de Bismarck de 4m, 50 de drap pour faire un manteau militaire sur le modèle de ceux des généraux allemands.
C'est le manteau de la réconciliation.
Cependant, on ne peut dire que cette réconciliation bruyante ait eu lieu sous le manteau.
Avant-hier, Bismarck était en disgrâce. Hier, il était élevé sur le pavois et l'empereur l'embrassait sur les deux joues. Où sera-t-il demain ? -

GREVES
Grève d'électeurs et de conscrits.
- A Uzès (Gard), il y avait, dimanche dernier, des élections municipales pour remplacer 10 conseillers municipaux démissionnaires, sur 20.
Sur 1661 électeurs inscrits, il y a eu 5 votants !
A Sigouce (Basses-Alpes), on compte 1534 habitants, et Sigouce a fourni en tout 10 conscrits celle année, soit 1 conscrit sur 153 habitants.
Les contribuables, eux, ne sont jamais en grève ; les percepteurs non plus, hélas !!!

COMICE AGRICOLE
Notre Comice Agricole Réunion lundi dernier, en la salle de la Mairie.
- On a décidé de signaler, de nouveau, au Gouvernement, les fraudes Tunisiennes qui se continuent de plus belle.
- On va demander que les Huiles de mélange soie.it vendues sous leur vraie dénomination. Ainsi cessera, ou tout au moins diminuera, la concurrence déloyale faite aux Huiles d'olives pures.
Actuellement, ces dernières, sur les chemins de fer Français et Algériens, voyagent plus chèrement que les huiles de graines ou de mélange. Pourquoi cette anomalie ? Le Comice émet le vœu que, sur ce point, les tarifs soient, au moins, unifiés.

COUP D'ŒIL SUR L'ÉTRANGER
Le grand événement du jour c'est, en Allemane, la réconciliation de Guillaume II avec son ex-premier ministre Bismarck. M. de Bismarck a 80 ans, il est trop âgé pour reprendre la place de chancelier occupée aujourd'hui par M. de Caprivi, mais ses conseils vont devenir très influents, et l'on sait que M. de Bismarck n'aime pas la France.

ITALIE
En Italie, la situation de la Sicile s'étant améliorée, d'après les rapports officiels, on a rappelé quatre des régiments qui y avaient été envoyés ; mais Crispi garde las réservistes sous les drapeaux, en sorte que cela n'est pas une économie. Il n'y a que les frais du voyage en plus. Crispi à fait proroger la Chambre, c'est-à-dire qu'il en a retardé la convocation et les députés ne sont pas contents. Ils voudraient bien dire leur mot sur la situation.
Crispi a fait aussi saisir les journaux où l'on dit du mal de lui et de sa politique. Quand Crispi n'a pas de droits, il les prend.


ESPAGNE Un nouvel attentat anarchiste a eu lieu en Espagne. Un anarchiste a tiré un coup de revolver sur le préfet de Barcelone au moment où celui-ci sortait de chez lui et montait en voiture.
Le préfet a eu la mâchoire fracassée. L'assassin a été aussitôt arrêté.
Les anarchistes font d'ailleurs une propagande très active en Andalousie, où les laboureurs ne gagnent que 0 fr. 50 par jour.

MAROC
Au Maroc, le maréchal Martinez Campos continue ses négociations. Malgré tout le fracas fait par les Espagnols autour de l'affaire de Melilla, cette affaire se terminera en os de boudin, comme on dit vulgairement, ou, si vous préférez, eu queue de poisson.

EGYPTE
Il y a eu quelques incidents sérieux en Egypte. Le khédive et son peuple sont las de la domination anglaise. Ces jours-ci, le khédive, Abbas II, ayant critiqué la tenue des officiers anglais et leur manque de savoir militaire, l'Angleterre a fait occuper le Caire par un détachement de police à cheval. On a cru un instant que les Anglais allaient détrôner Abbas. Il et se déclarer maîtres du pays.
Tout cela finira mal, certainement.

BRESIL
Les nouvelles les plus contradictoires son venues du Brésil.
D'après les uns, l'amiral de Gamo se serait rendu à discrétion entre les mains du commandant de l'escadre des Etats-Unis ; d'après les autres, il serait-bientôt définitivement vainqueur.
Dans son prochain numéro, Guelma Journal, commencera la publication des Graines de la frontière grand Roman patriotique

CHRONIQUES DE GUELMA
Bals. - Le bal de Samedi dernier a été charmant.
Nombreuse assistance ; toilettes délicieuses.
La salle, de l'aveu de tous, avait rarement été décorée d'une façon aussi élégante, avec un goût aussi parfait.- Félicitations sincères aux organisateurs.
On a dansé jusqu'à 4 heures du malin, et n'étaient les mamans, qui étaient parvenues enfin à se faire écouler, nos danseuses se seraient encore trouvées là au lever du soleil ! .- - Une soirée dansante sera donnée au Cercle Civil, samedi, après-demain.

TOMBOLA.
-Qui n'a vu les superbes choses exposées dans la vitrine du magasin Lampronli, sous les arcades ?
(Chaises (le luxe - bahuts - écrans - tabourets - tapis, etc.) Vous en deviendriez volontiers possesseurs, n'est-ce pas lectrices, et vous aussi lecteurs ? Le moyen est facile, et à la portée de tous : Entrez dans le magasin et demandez un billet de tombola, prix : 0,50, -dont une partie va aux Pauvres de notre ville.
Mais, pas de perle de temps : de la hâte, au contraire, si vous voulez que Mme Denola ne dispose pas, sans vous, des derniers numéros gagnants.. !

THEATRE.
- La troupe Demollard a procuré pleine satisfaction au public Guelmois qui s'est porté, avec un entrain, véritablement flatteur, aux quatre soirées données à notre théâtre, Dimanche, Lundi, Mardi et Mercredi derniers.
Nous laissons à notre chroniqueur spécial, le soin d'entretenir plus longuement nos lecteurs de l'heureuse façon dont ont été interprétés : Miss Hellyett - les 28 jours de Clairette, - l'Oncle Célestin, et les Noces de Jeannette.

GARDE CHAMPETRE.
- Enfin, nous avons cet agent rural, si indispensable, qui manque depuis plus d'un mois.
Qu'il se mette donc en tournée, et au plus vite, car nos pâturages, à l'heure qu'il est, ne sont plus à nous, positivement. - ils sont dévorés par les bestiaux d'Indigènes qui font pacager assez peu pendant le jour, parce qu'on surveille plus ou moins; mais, la nuit arrivée, certains alors de n'être pas troublés, ils lâchent leurs bêtes à travers champs et jardins, qu'on trouve tout dévastés le matin.
Nous aimons à penser que le nouveau garde champêtre, saura par une vigilance de tous les instants, faire cesser ce désagréable état de choses.

CARNAVAL.
- Pas très guai. Quelques masques piètrement habillés- sauf 3 à 4 cyclistes et cavaliers assez coquets - ont parcouru les rues en chantant.
Hier au soir, Carnaval a été, suivant l'usage antique et solennel, livré aux flammes, sur la place.
Cette cérémonie funèbre est passée presque inaperçue !.
Carnaval s'en va.!

AU CONSEIL MUNICIPAL.
- Dans sa dernière séance, et sur la proposition de notre concitoyen, M. Thibault, le conseil a émis le vœu que l'administration crée un centre industriel et agricole dans la Mahouna, au-dessus des marbrières.
Dans un prochain numéro, nous développerons les raisons qui militent en faveur de cette création.

LE TEMPS -
Le temps paraît-être enfin, revenu au beau, fixe.
L'eau est tombée suffisamment. Un peu de soleil, maintenant afin que pousse l'herbe, dont les troupeaux ont tant besoin.

CARNET DE POLICE
Contraventions déclarées
1* Au nommé Khelalfa Salah ben Saïd, pour ivresse et scandale sur la voie publique.
2* Au nommé Mohamed ben Bousselma,dit Boubou, pour ivresse manifeste;
3* A la nommée Khedija bent Mohamed, pour divagation de volaille sur la voie publique;
4. Au nommé Mohamed ben Amar, pour avoir uriné sur la voie publique;
5* Au nommé D. T. cocher, pour absence de lanterne à sa voiture.
6- Au nommé V. X. pour vente de mandarines corrompues; une charrette pleine de cette marchandise, lui a été saisie et jetée en dehors des ports de la ville.
7' Au nommé Ali ben Bel Haouès, pour jet d'ordures sur la voie publique, après le passage du tombereau ;
9° Au nommé M. fils pour tapage nocturne dans un lieu public.

DECLARATIONS
Le sieur Ben Cheik Mustapha a déclaré au bureau de police, que sa nièce, la nommée Adidjia ben Achour ben Chênour, âgée de 14 ans, a disparu de son domicile, depuis le 1er courant.
Procès-verbal judiciaire, a été relevé contre le nommé S. G. pour avoir mis une voiture en circulation sans autorisation préalable.
Arrestation Les nommés Ben Sliman Salah et Mohamed ben Saâd, sans profession, demeurant à ~Aïn-Defla, ont été arrêtés par l'agent de police rurale, sous l'inculpation d'attaque nocturne, à l'encontre du nommé Scolacci Nicolas, auquel, ils auraient enlevé un Fusil Lefaucheux, après l'avoir terrassé à coups de bâton.
Une enquête et ouverte.

GUELMA - JOURNAL
L'administration du journal a l'honneur de provenir les lecteurs de GUELMA - JOURNAL, que, seront considérées comme abonnées les personnes, auxquelles Il a été jusqu'a présent, régulièrement adressé, et, qui ne retourneront pas le présent numéro avec la mention "REFUSÉ " AUTOUR DE GUELMA

HÉLIOPOLIS
Dans la nuit de samedi à dimanche, une troupe d'Indigènes armés et la figure voilée, a pénétré dans le moulin Joseph Chuchana, anciennement moulin Devaux.
Le gérant, M. Isidore Wolf, réveillé par le bruit des vitres qu'on brisait, voulut courageusement s'opposer à l'invasion, et déchargea 2 coups de son revolver sur les assaillants ; aussitôt un coup de feu répondit. Wolf, vivement, s'était mis à l'abri d'un sac de farine, que la charge - du plomb n° 7 - traversa, presque, de part en part.
Les malfaiteurs, cependant moins sanguinaires que d'habitude, lui tinrent ce discours : " Comme tu le vois, nous sommes sept, tous armés. Inutile de résister. Nous ne t'en voulons pas, mais tu va nous laisser prendre des balles de farine, et nous aider à les charger sur les mulets. ; Sinon, à la moindre opposition, nous te couperons le cou, ainsi qu'à ta femme ".
Que pouvait faire Wolf. ? il laissa agir, et prêta la main à charger ?
Et il eut bien raison de se conduire ainsi. !
- La gendarmerie, aussitôt prévenue, a relevé aux alentours du moulin des traces fort visibles ; mais à 7 ou 800 mètres plus loin ces traces devenues vagues et indécises n'ont pas permis de recueillir des indices sérieux sur la direction définitive prise, après le coup fait, par les voleurs.
C'est la deuxième fois, en 15 jours, que le moulin Chuchana reçoit leur visite, - Huit sacs de blé avaient, déjà été soustraits, mais sans bruit ni tapage. Ça n'avait été que le matin qu'on s'était aperçu du vol.

VOLS
Dans la nuit de dimanche à lundi, nouveau vol d'huile et de grains chez M.Tourine.

PETIT
On a retrouvé, il y a 4 jours, en fourrière à Duvivier, les deux bœufs de travail qui avaient été volés à un indigène du douar Beni-Marmi, Nechmeya .(De notre correspondant)
Le temps et les récoltes. - La température très humide que nous subissons depuis quelques jours, commence à inquiéter le Cultivateur ; l'état des récoltes en terre, paraît assez bon, mais la vigne est en retard de labour.

BETAIL.
- Le troupeau bovin de Nechmeya, réputé un des meilleurs des environs, est bien maigre cette année par suite de la pénurie des fourrages.
Ces temps humides et froids ont fait mourir une certaine quantité de bêtes ; on cite des cultivateurs, surtout un, en particulier, ayant fait des pertes sérieuses dans son cheptel.

VOLS.
PETIT
- Deux jardins maraichers, appartenant à des colons, ont été dévastés la semaine dernière.

Chronique Régionale Oued-cham
Pluie et vent. - Les bestiaux sont très éprouvés par suite du manque de pâturage.

LAVERDURE
Il fait très-froid - Une pluie glacée tombe continuellement. Les récoltes se trouvent bien de ce temps, mais le bétail en souffre beaucoup, l'herbe en effet, ne peut pousser et le fourrage, pour la nourriture au sec, manque presque complètement.

SOUK-AHRAS
Voici la lettre que nous adressait la semaine dernière trop tard, pour être composée, notre correspondant Souk-Ahrassien.
Il y signale les misères à soulager dans Souk-Ahras, et la manière dont il aimerait que s'exerçât la charité.
Les idées de notre correspondant lui appartiennent ; nous avons reproduit fidèlement le fond et la forme de sa lettre.

HIVER
Nous voici en plein cœur de l'hiver. Que de gênes, que de misères, que d'ouvriers et de pauvres ménages pâtissent à Souk-Ahras, de l'intempérie de la saison, faute d'ouvrage ; car on ne doit pas ignorer, qu'en cette saison-ci, le chômage, est à l'ordre du jour.
Que faire pour soulager toutes les misères présentes ? Nous avons bien ici une association de " dames de Charité. " On donne de temps à autres des bals, des spectacles, des kermesses, des loteries même, en faveur des malheureux. Croyez-vous, que cela suffise pour empêcher, que de pauvres gens, souffrent du froid, et quelquefois même de la faim?
Pour ma part, je n'aime pas cette charité, qui se fait, au sou de la trompette.
Ce n'est pas, certes, que je blâme les bonnes intentions de ceux qui s'amusent; seulement, je trouve, que la pauvreté, déviait bénéficier d'autre chose, que des reliefs des " noces et festins " quand il en reste. Moi, je préfère cette charité sans bruit, dont parle Jésus le Nazaréen " Il faut que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche " Si c'est un devoir, de donner du pain à celui qui a faim, c'est beau aussi de constamment à tout instant, le soutenir l'encourager, et l'aimer dans sa désespérance.
" La pauvreté c'est la noblesse de l'humanité. "

M'DAOUROUCH.
(De notre correspondant) Il nous est signalé de cette localité, de nombreux vols s'y commettant journellement.
- La nouvelle de la grâce des assassins d' Youks-les-Bains a produit la plus mauvaise impression et n'est pas faite pour encourager nos Colons, par ici.

TÉBESSA
(De notre correspondant)
L'Article de Guelma-Journal, sur la grâce des assassins de Duchatelet, a produit dans la contrée une certaine sensation.
- Eu effet, nul a part, mieux qu'ici, théâtre du crime, on peut apprécier combien a été maladroite, inopportune, pour ne pas autrement la qualifier, la mesure de clémence prise à l'égard de Mohamed Chouiter et d'Amor ben Ahmed.
Il a beaucoup plu cette semaine. Cela favorise nos récoltes dont l'aspect est des plus satisfaisants. Mais d'autre part les affaires sont calmes, très calmes; les marchés sont, en ce moment peu suivis.
Cet abandon est dû au mauvais temps.
Les transactions évidemment, reprendront, dès que le soleil absent, depuis, bientôt, 15 jours aura reparu, séchant les chemins et permettant, ainsi, aux Indigènes de venir à Tébessa.

AIN-BEIDA
(DE NOTRE CORRESPONDANT)
Samedi dernier, il y a eu bal à la Mairie donné par M. Willigens, maire. Beaucoup de monde. - Un grand nombre de personnes des communes du canton s'y étaient rendues.
- Le mauvais temps ne cesse depuis 15 jours. - On craint qu'à la fin les récoltes ne soient comme noyées.
De plus, les pâturages manquent au bétail qui, surtout dans les douars, souffre beaucoup de la disette et de fourrage et d'herbe.


OUM-EL-BOUAGHI Monsieur le Rédacteur,
Comme je vous le disais, mardi dernier, le temps était à la neige; le lendemain toutes les hauteurs en étaient couvertes, et, hier encore il en est tombé.
Depuis quatre jours qu'il pleut, la pluie n'a cessé qu'aujourd'hui ; quoique le temps fût couvert, le marché présentait une grande animation.
-Votre article sur Youlcs les-Bains, a été très apprécié, d'autant plus, au dire de tous ceux qui vous ont lu, que vous abondiez complètement dans leur sens.
D'ailleurs Guelma-Journal, est arrivé ici presque au lendemain de l'attentat de Ourkis; vous n'ignorez pas que des arabes ont fait feu sur la machine du train de sept heures, venant d'Aïn-Beïda. La décharge (des chevrotines) passa au-dessus du chauffeur, qui, heureusement, à ce moment-là se trouvait baissé.
Plusieurs poteaux télégraphiques de la ligne furent arrachés. Une enquête faite par l'honorable M. Ciroli, administrateur, ne donna aucun résultat. Il est vrai de dire aussi, qu'il ne fut averti que quelques jours après.
Voilà la sécurité tant promise! Comment voyagera-t-on, désormais ? Je ne vois que les ballons dirigeables, pour nous mettre à l'abri de ces fanatiques.
- A côté des tristes exploits des protégés de Pauliat, nous avons eu, la note gaie ; c'est la mésaventure de M. A. : d'Ain -Belda, venu ici ; il trouva moyen, dans un calé, de bousculer, sans raison aucune M. G. jeune homme des plus honorables et des plus aimés ici, et même poussa l'audace jusqu'à le frapper.
Quelques coups de poings bien appliqués? dont l'agresseur porte encore les traces, eurent vite raison de lui.
A la suite de cet incident, M. G. a envoyé ses témoins à M. A. qui a refusé toute rencontre!!! et, l'affaire en est restée là, pour le moment!

Aïn-Fakroun.
-De notre Correspondant
6 Février - Aujourd'hui le temps est pluvieux encore. Les marchés sont déserts par suite des pluies et neiges qui tombent depuis un mois.
- Les cultivateurs, tant Européens qu'Indigènes espèrent une bonne récolte - Les espaces labourés sont assez considérables.
- Un Colon du village a découvert une mine de phosphate au douar des Ouled Si Ounis, Djebel-Ferouk.
Les travaux de recherches et de sondages vont commencer.

OUED - ZÉNATI (Ras-el-Akba)
Agrandissement. - L'Administration a désigné son expert a l'effet de, contradictoirement, avec celui de la Compagnie Algérienne, examiner les terrains a échanger.
La Compagnie, n'a pas encore indiqué qui serait son arbitre.

RENIER
Froid très vif. Il y a de la neige en face de nous, sur la Mahouna.
On voudrait que le mauvais temps qui règne ici, depuis bientôt un mois, cesse, car il est préjudiciable au bétail.
THEATRE
Chronique Théâtrale
Sapristi! on ne se plaindra pas que les distractions aient manqué à Guelma ces jours derniers, et, pour une fois, nous avons eu plus que nous espérions. Songez donc ! Quatre représentations en quatre jours et quatre premières, s'il vous plaît !
Miss Ilelyett,
Les 28 jours de Clairette,
L'Oncle Célestin,
Les Noces de Jeannette et Bébé.
L'occasion était trop belle pour être manquée. Aussi les Guelmois ne se sont-ils pas fait faute de répondre en masse à l'appel de M. Demollard. Rarement nous n'avions vu d'aussi belles chambrées et rarement aussi, la salle de notre théâtre n'avait retenti de telles explosions da rire.
Dimanche, la troupe donnait, pour la première fois à Guelma, Miss Helyett, la joyeuse opérette de MM.Boucheron et Audran, deux noms trop connus pour que nous nous permettions de faire l'éloge de leur talent.
L'interprétation de cette opérette à été très bonne. Mmo Borellv nous a présenté une Miss Helyett aussi délicieuse qu'irréprochable. S:t voix, qui n'a pas beaucoup d'ampleur, est néanmoins agréable et bien timbrée. Cette artiste joint,à une science musicale parfaite, un talent de comédienne hors ligne. Son physique est très agréable et quoique A. l'époux, le ciel donne Seul, le droit de tout voir,
je connais pas mal de dillettanti qui auraient donné beaucoup pour assister à la fameuse chute dans lamontagne Melle Ulrich, une dugazon très affriolante, a recueilli, elle aussi, une ample moisson de bravos, dans son rôle de Manuela.
Elle personnifie bien le type de l'Espagnole ardente qui aime et qui sacrifie tout à sa passion.
Mme Duplessis a rendu avec beaucoup d'énergie et de vérité le rôle de la bellemère espagnole. aussi ardente que la fille.
M. de la Mercie, un tout jeune homme, s'est très bien comporté dans le rôle bien difficile du pasteur Yankée, M. Smithson, aux mœurs puritaines et aux principes austèrement rigoristes.
Avec Mme Borelly, M. Oswald, le toréador Puycardas, a partagé les honneurs de la soirée. M.Oswald est un toréador.
Sauteur, aussi gascon que. marseillais et qui rendrait certainement des points au fameux Pouly, de Beaucaire.
Sa voix a du être fort belle et,quoique un peu moins sonore et large, elle est fort bien timbrée et surtout très juste.
M. Oswald est avant tout un excellent musicien.
M. Jagorel nous a présenté un peintre très décadent, dans un état d'âme bien en situation.
Sa voix, un peu faible dans le registre élevé, possède une belle sonorité dans le médium : MM. Marmignien (Buscarel)et Roques (James), ont droit aussi à tous nos compliments.
- La représentation des 28 jours de Clairette a obtenu un succès de fou rire.
La musique de M. Victor Roger est légère et charmante. La pièce abonde en situations d'un comique achevé. Aussi, les spectateurs ont-ils été secoués toute la soirée d'un rire inextinguible : L'interprétation a satisfait tout le monde.
Grand succès également pour toute la troupe dans l Oncle Célestin, mardi soir.
Hier soir, en dernière représentation les Noces de Jeannette et Bébé, la spirituelle comédie de M. Hennequin.
Le délicieux opéra comique de Massé a l' écouter avec infiniment de plaisir.
On ne se lasse pas d'entendre pareille musique. Mme Borelly (Jeannette) a délicieusement roucoulé l'air du Rossignol et a été vigoureusement applaudie ainsi que M. Jagorel qui nous a paru hier soir bien en voix.
Bébé a eu son succès habituel. Tous les interprètes de la pièce, ont droit, sans exception, à nos compliments pour la façon heureuse dont ils se sont tirés de leurs rôles.
En somme, excellente soirée qui nous fera regretter vivement le départ de M.Demollard et de sa troupe. Mais nous espérons fermement, qu'en raison des fructueuses recettes qu'il a faites ici.
M. Demollard nous reviendra bientôt.
MEPHISTO.

ETUDE
L'Etude de M" Louis Iboucla, huissier, successeur de M.Mounier, est située, rue Saint-Possidus, maison Chuchana.

CHANGEMENT DE DOMICILE Le Cabinet de Mo COTONI, avocat, est transféré, rue St-Ferdinand, maison Peyre.

ETUDES de M° CH.FABREGUETTES avoué prés le Tribunal Civil de première instance de Guelma, y demeurant, rue de la Pépinière n* 22. et de lie Petit-LAFITTE, notaire à la résidence de Souk-Ahras y demeurant

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1° A Me Fabreguettes avoué poursuivant :
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Pour extrait : Signe: Charles Fabreguettes.
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