Guelma-journal.

Journal républicain indépendant.
Organe des intérêts de Guelma et de la région
Guelma, le 22 Février 1894

NOTRE GARNISON
Nous avons lu, il y a quelque temps, dans les journaux de Bône, que la garnison de cette ville allait être incessamment renforcée.
Nous nous sommes alors demandé, et nous nous demandons encore à l'heure qu'il est, pourquoi on ne songerait pas à, également, augmenter la garnison de Guelma, laquelle, entre parenthèse, était, il n'y a pas bien longtemps encore, plus forte qu'aujourd'hui.
Les raisons qu'on a pu donner, pour faire accorder à Bône, un supplément de troupes, existent aussi en faveur de l'augmentation de celles ici ; déjà.
Et, d'autre part, quels motifs fera-t-on valoir pour ne pas nous donner satisfaction ?
La troupe est plus nécessaire à Bône qu'à Guelma ? Pourquoi ?
Que l'on essaie donc de démontrer que la garnison bônoise est plus insuffisante que la nôtre. On n'y parviendra pas.

— Nos Chasseurs, nos Zouaves, nos Tirailleurs, sont plus utilement placés à Constantine ?
— Pourquoi encore ? N'y a-t-il pas, au contraire, au chef-lieu, pléthore de troupes ?
C'est connu, cela, en est ; justement, on se demande quelle est l'utilité d'une pareille agglomération de forces, en un point unique, dont la position n'a plus rien, aujourd’hui, de particulièrement stratégique.
Oh ! nous entendons qu'on nous réplique, de là-bas :
«comment, rien de stratégique, Constantine qui tient la tête de quatre voies principales : Philippeville, Sétif, Batna, et Guelma-Bône-Souk-Ahras-Tunis?.Constantine d'où on rayonne, d'où on peut lancer, selon le besoin, tant ou tant de bataillons, d'escadrons, de batteries. ?
Nous répondrons — et là, qu'on veuille bien ne pas voir autre chose qu'une appréciation, qu'un simple avis, sans prétention — nous répondrons à cela que, puisque les effectifs composant la garnison de Constantine paraissent, — pour mieux dire, sont destinés à être acheminés à droite, à gauche, au nord, au sud, suivant les cas, il serait, il nous semble, assurément pratique, de jalonner, en partie, les routes qui seront suivies, en disposant ces effectifs à des endroits intermédiaires ; en leur faisant tenir garnison dans celles des villes se rapprochant des points extrêmes qui devront être garnis, à un moment donné.
Ce serait, en cas d'ordre de départ subit, urgent — et ne faut-il pas s'attendre à cela, chaque jour ?
ce serait, disons-nous, échapper à l'encombrement, inévitable au chef-lieu ; ce serait, aussi, pour la portion de troupe casernée sur la route du lieu à atteindre, une partie du trajet toute faite, par conséquent une avance, pour l'arrivée, de 7, 8, 10 heures de chemin de fer, ou plus ; et cela ne constituerait-il pas un avantage qu'il y aurait lieu de chercher à préparer dès maintenant ?.

Et il serait tout acquis, en ce qui touche la direction de Guelma-SoukAhras-Tunis, en détachant dans notre ville, un nouvel effectif, lequel, joint à celui déjà existant, constituerait un contingent de campagne respectable, qui aurait, sur ce prix partant de Constantine au même moment, une avance de près de 8 heures, et davantage même, si l'on tien compte que ces troupes, s'embarquant isolément à Guelma, seraient vite placées et pourraient, ainsi, être mises en route d'une façon autrement rapide que les troupes, plus nombreuses, embarquant à Constantine.
Et si le trajet devait être fait sur routes, par étapes, les effectifs partant de Guelma, auraient sur ceux mis, là-bas, en mouvement, à la même heure, une avance de 4 jours ! Nous croyons ces considérations de nature à engager l'Autorité Militaire de nous accorder le supplément de garnison demandé. En tous cas, elles ne sauraient l'en détourner.

Nous pensons qu'un Escadron de Chasseurs d'Afrique pourrait être utilement placé ici.
Il y a encore, dans la Casbah, place pour 130 à 150 hommes, le départ des Pionniers ayant rendu disponible certaine partie de casernement que les Zouaves occupent aujourd'hui, laissant, ainsi vide, ou à peu près, le bâtiment qui fait face aux écuries.

En ce qui touche ces dernières, on peut aisément y renfermer les chevaux d'un Escadron. Il y a, à côté, de l'eau en quantité suffisante pour abreuver ces chevaux; et, si en été, celte eau devenait rare, les abreuvoirs de Guelma, naturellement, seraient alors utilisés.
Sur ces différents points, du reste, la démonstration n'est plus à faire.
En effet, Guelma avait, il y a quelques années, en dehors des troupes à pied, de la cavalerie en garnison, et nous n'avons jamais su que le casernement pour les hommes, les écuries et abreuvoirs pour les chevaux, n'aient pas rempli les conditions exigées d'habitabilité et de commodité.
— Tout ceci exposé, nous sommes d'avis que Guelma pourrait, demander à M. le Général Commandant le XlXe corps d'armée, un détachement de cavalerie.
Étant donné que cet accroissement de garnison profiterait, pas seulement à la ville, mais encore à la région immédiate, les Municipalités voisines se joindraient — nous le savons - à celle d'ici pour obtenir l'envoi de l'Escadron en question.
Que la demande soit donc présentée ; nous sommes convaincu que l'Autorité Militaire, sans cesser d'observer les nécessités du service, accordera le supplément d'effectif sollicité.

Mais voilà ! il faut, au moins, qu'il soit demandé ; la Municipalité guelmoise y songera-t-elle?.. Nous le pensons bien.
Le commerce et les transactions se font trop malaisément, ici, pour qu'elle néglige le moyen de relever les affaires, et nous aimons à croire qu'elle saura considérer que la présence, en ville, de 150 hommes et de 150 chevaux nécessiterait des fournitures, des livraisons etc., qui ne pourraient que profiter à nos commençants et à nos voisins, les colons.
Dans la situation actuelle des affaires ; au point de vue du commerce local, une augmentation de garnison, non seulement serait utile, mais serait nécessaire.
Que le Conseil Municipal s'inspire de cette idée, et qu'il agisse.
Alain

INFORMATIONS.
De la Justice en Algérie
On a distribué aujourd'hui à la Chambre, la proposition de loi relative à la réorganisation des cours d'assises et du jury criminel en Algérie, présentée par les Députés Algériens. Le projet renferme 9 articles.
L'art. 3 notamment, au point de vue de la réforme, est remarquable ; il porte que : la cours d'assises, en Algérie, jugent, sans assistance du jury, tous les crimes commis par des Indigènes algériens et étrangers. Musulmans, contre des particuliers, indigènes musulmans, dans les limites et l'étendue du territoire civil existant, et toutes les autres portions du territoire militaire qui pourront y être rattachées par la suite..»

LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION.
Le débat sur la proposition de révision de la Constitution, d'abord fixé à lundi, d'accord entre le Gouvernement et M. Goblet, a été renvoyé à aujourd'hui, jeudi.
Les partisans de la révision provoqueront, sans doute, à l’ occasion de ce débat, une discussion d'ensemble sur la politique générale du gouvernement.

LA FRANCE ET LE PORTUGAL
L'attitude prise par le gouvernement portugais, dans la plupart des affaires pendantes entre les deux gouvernements, et notamment dans les questions qui intéressent l'Épargne française, a déterminé le Président du Conseil à appeler, à Paris, notre Ministre à Lisbonne, afin de s'entretenir avec lui de la situation.

AUTOUR DE LA QUESTION DU BLÉ
La question du blé en a révélé plusieurs autres très intéressantes, par exemple : La question du change. — C'est l'une des plus curieuses et des moins connues.
Les hommes, forts en finance, accusent le change d'être l'une des principales causes de la dépréciation du blé en France.
— En quoi consiste le change?
— Vous croyez, peut-être que 100 francs de France valent 100 francs en Espagne, en Italie, en Russie, dans la République Argentine? Erreur.
100 francs de France valent 110,120, 130 et même 200 francs dans ces divers pays.
Vous achetez une marchandise que vous payez 100 francs de France; si le change ést de 30 francs, l'étranger qui vous vend la marchandise reçoit, en réalité, uae somme qui vaut 130 francs dans son pays.
— Et en quoi cela influe-t-il sur le prix du blé en France?
— Le change diminue d'autant nos droits de douane. En effet, prenons le blé. Nous avons un droit de 5 francs par 100 kilos. Cela fait un droit de 25 francs par 500 kilos., qui valent environ 100 francs.
— Un droit de 25 francs, c'est beaucoup, direz-vous.
— Attendez. Si le change est de 30 francs, il reste encore au marchand étranger qui vous vend le blé, 5 francs de bénéfice.
— Comment cela?
— Vous le grevez de 25 francs de droits de douane, c'est vrai ; mais vous lui donnez 100 francs qui en valent 130 chez lui ; reste donc encore, une différence de 5 francs, en sa faveur.
Voilà comment le change diminue et souvent annihile les droits de douane.
- Mais d'où vient ce change? D’où vient que 100 francs en France valent plus que 100 francs dans certain pays étrangers ?
— Les savants de la finance vous expliquent que cela tient à la richesse relative des États, à l'espèce de métal qui sert de monnaie dans ces divers pays, à la diminution de la valeur argent, etc., etc.

Bref, ils vous diront qu'it y a en ce moment, dans le monde, une crise monétaire des plus graves.
L'essentiel pour nous, c'est de constater que, par le lait du change, les droits de douane se trouvent diminués et même annihilés.
Bien entendu, les spéculateurs savent tirer profit de cette situation, tandis que les laboureurs et les ouvriers restent les dindons de la farce.
LES ENTREPÔTS.
— Vous croyez peut-être que le blé, aussitôt débarqué dans un port de France, paye les droits de douane? Erreur.
Dans tous les principaux ports se trouvent des entrepôts, où les blés étrangers peuvent s'emmagasiner et attendre l’Occasion favorable pour la vente; ils ne payeront les droits de douane que lorsqu'il plaira aux importateurs de les déverser sur le marche.
Les spéculateurs profitent donc de la baisse du blé pour garnir les entrepôts, et quand une hausse se produit, et se hâtent d'écouler leurs stocks sur les divers marchés de la France, écrasant ainsi le pauvre laboureur, qui escomptait l'occasion de vendre sa récolte à un prix rémunérateur.
Vraiment, est-ce que ces entrepôts n'ont pas été inventés pour le plus grand bénéfice de la spéculation, et pour la ruine de la culture?
Conclusions. — Vous le voyez, que de questions embrouillées à propos de choses qui paraissent très simples.
La spéculation nous enveloppe d'un réseau inextricable, de pièges et de difficultés que nous ne soupçonnons même pas
— Et comment le Gouvernement ne nous défend-il pas ?
Le Gouvernement ? Mais il est obligé d'essayer de plaire à tout le monde.
de ménager l'un ; de ne pas fâcher l'autre.
— De là, ce système d'indécisions, de tâtonnements, si défavorable à la production, mais si avantageux à la spéculation, laquelle en somme, dans tout cela, retire bénéfices et profits, alors que les autres — producteurs et travailleurs—ne trouvent que ruine et misère !
VINS
On vient de signaler ce qui se produit pour le blés. C'est pour les vins, identiquement la même chose. Là, aussi, le change empêche les taxes douanières de produire utilement leur effet.
Viticulteurs, en France et en Algérie, sont logés à la même enseigne ; ils se ruinent en ce moment, alors que les viticulteurs et agriculteurs étrangers font, garde au change en question, de bonnes affaires, en nous passant leurs produits.
Et le Gouvernement voit cela, sait cela, et. laisse se perpétuercet état de choses.
COUP D'ŒIL SUR L'ETRANGER
La guerre civile continue au Brésil. Les insurgés sont maîtres de la mer et font sans cesse sur terre, des progrès dus leur marche sur la capitale. Plusieurs combats ont eu lieu à leur avantage.
NEGOCIATIONS
Les négociations de l'Espagne avec le Maroc ne sont pas près de finir. Le sultan traine les choses en longueur. Il reconnaît bien que le Maroc doit une indemnité à l'Espagne, mais il voudrait qu'une nation étrangère, prise comme arbitré, en fixant le chiffre. Les Espagnols ne veulent pas.
L'ITALIE EST TOUJOURS MALADE,
M. Crispi l'est aussi. Il aurait une maladie d'yeux et de nerfs, qui se traduit tantôt par des emportements violent, tantôt par un abattement moral.
On espère qu'il sera guéri pour la rentrée des Chambres, le 20 février.Crispi ne proposera que 20 millions d'économie au lieu de 60 que la Chambre réclame ; une dissolution de la Chambre est donc probable.
UNE GUERRE DOUANIÈRE
Une guerre est sur le point d'éclater entre la Suisse et l'Italie. L'Italie exige que les droits de douane prévus par les traités, lui soient payés en or, Mais le cours du change est défavorable à l'Italie, en sorte que cette mesure revient à élever les droits de douane que payent les importateurs suisses. Les Suis, ses protestent et ont raison.

LA RUSSIE
Produit plus de blé qu'elle n'en peut consommer. Son intérêt est donc d'en vendre au peuple voisin. Nous élevons justement nos droits de douane pour protéger notre agriculture. Pendant ce temps, l'Allemagne a conclu avec la Russie, un traité de commerce mettant des droits très faibles sur l'importation des blés russes en Allemagne.
Le tsar tenait beaucoup à la conclusion de ce traité. Il a acrordé au négociateur allemand, le général Werder, la croix de l'Aigle noir, qui est la plus haute distinction de l'empire russe. Les journaux allemands ont voulu voir là une revanche de Cronstad et de Toulon. Il n'en est rien.
Cependant Guillaume Il tenait aussi beaucoup à l'adoption de ce traité. On prétend même que s'il s'est réconcilié avec le prince de Bismarck, c'est pour que les députés amis de Bismarck votent ce projet.
Eu tous cas, M. Gladstone, le premier ministre de la reine d'Angleterre, n'attache aucune importance à cette réconciliation.


UN NOUVEAU CONFLIT EST À SIGNALER EN ÉGYPTE, entre le Khédive et les Anglais. Le Khédive ayant blâmé la mauvaise tenue des troupes anglaises, le sir Kitchcner lui enjoignit de lancer un ordre du jour élogieux pour ces troupes. Le Khédive refusa. Kitchener donna sa démission, puis la retira. Enfin la reine d'Angleterre vient de décorer Kitchener de l'Ordre de Saint-Georges en manière de protestation.
ECHOS
Un espion. — Un individu, se disant photographe, s'installait récemment à Pont-Saint-Vincent, près Nancy. Il parcourait les villages, prenant des photographies ; mais, comme il faisait des dépenses exagérées, on eut des soupçons. Il n'avait pas donné de nom et recevait ses lettres sous la rubrique : « Le photographe de Pont-Saint-Vincent. »
Sur la demande du maire, la police alla perquisitionner chez lui et l'individu fut arrêté et ramené à Nancy. Plus de 500 personnes l'accompagnèrent jusqu'à la gare, le huant et le traitant de Prussien.
Cet individu parle bien français mais a l'accent allemand. Il a dit être photographe allemand.

ENTRE SOURDS-MUETS
— M. Aubel, sculpteur, sourd-muet, vient d'épouser à Plombières (Vosges ),une sourde muette, Mlle Will. Le maire a dû leur mettre sous les yeux le code, et le oui a été échangé par force gestes expressifs.
Le cortège comptait cinq sourds-mets.

UN GÉNISSE À SIX PATTES.
— M. Colet, marchand boucher en gros de la Villette, s'est rendu acquéreur dernièrement d'un lot de bétail, parmi lequel figurait une génisse possédant six pattes, dont quatre à l'arrière-train.
L'animal portait, en outre, à la hanche droite de derrière, une excroissance de chair volumineuse sur laquelle était implantée une patte de chevreuil parfaitement formée. Particularité plus singulière encore : sous l'excroissance de chair à la hanche, pendaient deux mamelles exactement conformes à celles que l'animal possédait, comme ses congénères, sous le ventre.
Cette génisse phénomène-a été achetée par un forain qui parcourt l'étranger.

A TRAVERS LA PRESSE
On lit dans le Progrès de Sétif:
COMICE AGRICOLE DE SETIF
Ci-dessous copie d'une lettre adressée à M. Le Gouverneur général :
Monsieur le Gouverneur, « Dans sa réunion du 26 janvier 1894, le bureau du comice agricole de Sétif, sur l'observation de l'un de ses membres, a décidé de porter à votre connaissance qu'une erreur aurait été commise par vous, dans votre discours d'ouverture à la dernière réunion du Conseil supérieur, sur la sécurité en Algérie.
En effet, d'après le "Petit Colon" du 13 décembre 1893, vous prononciez les paroles suivantes :
Grâce à ces mesures, la tranquillité des villes et des grands centres, en plein exercice, est aujourd'hui complète ; les chefs-lieux de départements et d'arrondissements, jadis les théâtres de vols journaliers, sont désormais aussi sûrs que les villes les plus calmes de la Métropole.
Notre comice agricole ne peut confirmer vos paroles; ici, on vole plus que jamais, non seulement dans les campagnes, mais encore dans les faubourgs et la ville même, malgré l'activité et la vigilance de la police.
Pour se convaincre de ces faits, il suffit de jeter un coup d'œil sur la statistique criminelle qui vient d'être dressée par M. le procureur général de l'Algérie, du 1er juillet 1892 au 30 juin 1893, d'où il résulte une aggravation, sur la période précédente, savoir :
Attentats contre les personnes : 1, 566.
Attentats contra les propriétés ; 1,007.

Les délits contre la chose publique, seuls, ont diminué de 250.
Le comice agricole, qui réclame depuis longtemps la sécurité, regrette d'être en contradiction avec vous. Mais il ne peut laisser s'enraciner une erreur qui menacerait de maintenir les choses en l'état; notre association tient également de n'être pas accusée d'exagérer à plaisir la gravité de la situation ; c'est cependant ce qui résulterait de votre discours.
Nous serions heureux de reconnaitre et de signaler l'amélioration qui pourrait se produire dans la circonstance ; malheureusement ce n'est pas encore le cas chez nous.
Veuillez agréer, etc.
Le Comice agricole de Sétif.
- Malheureusement, aussi, ce n'est pas non plus le cas dans la région de Guelma, où les crimes contre les personnes et les propriétés ont augmenté depuis quelque temps, dans des proportions dont nous pensons bien que l'Autorité s'est préoccupée.

u
— Ce journal tient compte d'une conférence où des expériences, faites par le docteur Laborde sur différents animaux, ont indiqué quels ravages peuvent arriver à produire, au bout d'un certain temps, chez ceux qui les consomment, les alcools frelatés, les vins falsifiés et fabriqués dont l'usage est, malheureusement, si répandu aujourd'hui.
Nous citons la partie finale de l'article, laquelle a notamment trait aux vins de fabrication, que le consommateur a bien tort de préférer aux vins naturels, sains et réconfortants, que lui offrent nos producteurs, à des prix pourtant raisonnables, et, partant, facilement abordables « Si, sur l'homme, les effets sont moins prompts, ils sont tout aussi désastreux ».
Le vin lui-même, la boisson populaire, n'en a plus que le nom. Le docteur Laborde en a fabriqué, séance tenante, un verre, en mélangeant, dans de l'eau, de l'alcool éthylique, quelques produits colorants d'oniline peu dangereux, et de l'huile de vin français, pour le bouquet.
Et c'était du vin bon à boire et de bon goût .Franchement, ce n'est pas la peine de tant s'occuper des raisins secs ou autres, puisque ce fruit peut n'entrer pour rien dans la composition de la boisson, à laquelle on le croyait, jusqu'à ce jour, indispensable.

Tout le monde souffre de cet état de choses. Bien plus, les fabricants, au lieu d'employer des produits peu près inoffensifs, se servent de substances toxiques au premier chef, qui peuvent conduire au suicide, au meurtre même, témoins les grands criminels, tous alcooliques par passion et par hérédité.
Le seul moyen d'enrayer le mal qui perd notre société déjà si délabrée, c'est de forcer, par tous les moyens, nos députés de voter une loi interdisant la fabrication de toutes ces boissons, et autorisant seulement la vente du vin essentiellement naturel et des alcools qui en sont retirés.
Chacun y trouverait son compte ; les vignerons vendraient leur vin et le public serait certain de boire le vin véritable, chanté, à juste titre, par les poètes La récolte des vins est suffisante, maintenant pour les besoins de la consommation, et par conséquent, la fabrication de tous ces liquides horribles, qui n'ont du vin que le nom, n'a pas de raison d'être.
Empêcher ce commerce par une loi claire et sévère, ce serait sauver la raison de tous ces malheureux alcooliques qui peuvent, en réalité, attribuer leur folie à notre société égoïste, à la recherche de nouvelles falsifications, et sauver la vie des malheureux colons qui, malgré de durs labeurs, meurent de privations près de leurs tonneaux pleins d'un vin véritable et généreux dont la vente est empêchée par le commerce de toutes ces honteuses élucubrations de nos chimistes modernes. »
Nous n'ajoutons rien à ces sages réflexions ; nous souhaitons seulement que les consommateurs en fassent leur profit..
D.

CHRONIQUE DE GUELMA
Nous recevons la correspondante suivante qu'on nous prie d'insérer :
LE BAL DES PAUVRES.
— Il n'est question, en ce moment, parmi les danseurs et les danseuses, que du Grand Bal qui sera donné, le 3 Mars prochain, au profit des Pauvres de Guelma, dans la salle du théâtre municipal. Cette fête promet d'avoir, cette année, un éclat exceptionnel. Nous félicitons sincèrement la Commission du soin minutieux qu'elle apporte dans le règlement des moindres détails de l'organisation.
Toutes les précautions sont déjà prises pour obvier aux inconvénients, dont on se plaignait, les années précédentes.
Aussi, tout le monde, même le plus select se donne-t-il déjà rendez-vous au théâtre, le 3 Mars prochain.

LES COUTURIÈRES DE GUELMA,>
Et même celles du dehors, sont sur les dents. Si nous ne craignions d'être indiscrets, nous pourrions, dés maintenant, décrire quelques brillantes toilettes qui sont en chantier.
Nous aimons mieux, d'ailleurs, laisser aux lecteurs, de Guelma-Journal le plaisir de la surprise.
Nous pouvons dès maintenant, en tout cas, annoncer que la salle de bal présentera un coup d'œil féérique.
Avis aux curieux.
X.
BUVETTE.
- A propos du même bal, M. Ch. Ferrot nous prie informer le public qu'il est adjudicataire de la Buvette, où on trouvera consommations de toutes sortes et de première qualité, bouillons, huitres, viandes, volailles, pâtés etc..

AUTRE BAL.
— Le Dimanche 4 Mars, à 8 heures et demie du soir, grand bal dans la salle du Café des 2 Lions, tenu par M. Ferrot, place du marché aux légumes.
La salle sera décorée avec luxe.
Rafraîchissements de choix. Casse-croûtes.
Qu'on se le dise !!.

LE TEMPS. -Pluie, soleil. Pluie.
Voila les alternatives par lesquelles nous passons depuis 5 jours. A la campagne, on voudrait enfin le beau temps, pour un mois au moins, afin de terminer les de travaux de vignes.
En ce moment, le soleil parait vouloir se montrer. Qu'il ne craigne pas de le faire.., sa venue sera bien accueillie!

TREMBLEMENT DE TERRE.
— Dans la nuit de Lundi à Mardi derniers, à 2 heures 55 du matin, un tremblement de terre s'est fait sentir à Guelma. La secousse à été légère, et de peu de durée. Les oscillations allaient de l'Est à l'Ouest.

POSTES ET TÉLÉGRAPHES.
— Le Receveur des Postes et Télégraphes a l'honneur d'informer le public, qu'à partir du 25 février courant, les guichets postaux seront fermés à 4 heures du soir les Dimanches et jours fériés.

CARNET DE POLICE
Contraventions déclarées.
—1* Au Nommé M'Hamed ben Messaoud, pour infraction à la loi sur l'indigénat.
2' Au Nommé A..M.. pour embarras de la voie publique.
3* Au Nommé S..Bi H.. pour colportage de fruits avant l'heure prescrite.
4* Au Nommé A..B..A.. pour défaut de balayage.
5* Au Nommé W..F.. pour dépôt de peaux fraîches devant la porte de son bureau.
9* Au Nommé M..B..A.. peur vente d'oranges corrompues.
7* Au Nommé S..G.. pour vente de sardines corrompues.

DELIT.
— Le Nommé M..Ben F.. a été arrêté sous l'inculpation de coups et blessures volontaires, sur la personne du Nommé B..Ben M.

. OBJET PERDU.
-- Le Sieur Jean Joseph, poseur à Petit, a déclaré au bureau de police que, sa femme a perdu, sur la route de Guelma à Millésimo, une broche en or de la valeur de 10 à 12 francs.
La broche trouvée par M. Pasquinlila semaine dernière, a été rendu, par lui-même, à son propriétaire.
AVIS
Nous engageons nos lecteurs à lire l'avis des Grands Magasins du Printemps de Paris, que nous publions aux annonces de notre quatrième page.
Nous avons l'honneur d'Informer mes abonnés que vous allons mettre en recouvrement, par la poste, nos quittances d'abonnement.
Nous les prions de vouloir bien leur réserver bon accueil.

AUTOUR DE GUELMA,
HÉLIOPOLIS

L'Indigène soupçonné du vol d'huile, commis, il y a une quinzaine de jours au préjudice de M. Cathala, a été arrêté.
L'Instruction, rapidement menée, a démontré sa parfaite culpabilité.

MILLÉSIMO
Cinq bœufs dérobés à des indigènes du douar Ouled-Senane, ont été retrouvés à la fourrière d'Ain-Amara.
Les volés avaient, paraît il refusé de remettre la Bechara. Les voleurs, alors, embarrassés de leur butin, l'ont abandonné en pleine forêt. C'est de là qu'il a été amené à la fourrière.

ENCHIR-SAID
Repeuplement
Voila 4 ans que cette question du repeuplement est sur le point d'aboutir. Un de nos confrères, récemment, nous en a mis l'eau à la bouche, tellement, que nous sommes allé, aux renseignements, avec l'intention, le cas échéant, de féliciter tout le monde..
Holà! il a fallu en rabattre. L'accord est bien fait entre le Domaine et les échangistes; mais il parait que quelques-uns de ces derniers ont des créanciers hypothécaires, et que ces créanciers s'étant enquis de la valeur et de là situation des terres que leurs débiteurs devaient recevoir, et les trouvant trop éloignées, et de trop mauvaise qualité, ont refusé le consentement qu'on leur demandait, de transférer leurs hypothèques. Voilà donc encore un bâton dans les roues..! Et le Domaine, qui met là, autant de bonne volonté que possible, à ce qu'il nous semble, du moins, le Domaine ne peut que dire :
« Voila tout ce don je peux disposer en faveur du repeuplement d'Eichir-Said ; c'est à prendre ou à laisser. »
-Alors. Que va-t-il donc advenir de la question?

SOUK - AHRAS
Chronique Régionale (De notre correspondant)

SOCIETE SAINT HUBERT
Dimanche soir, à 5heures et demie, les membres de notre société de Saint-Hubert, étaient convoqués dans la salle Cassou, lieu ordinaire de réunion, pour le renouvellement du bureau.
Voici les résultats de l'élection : MM. Aimé Roux, Président d'honnôur ; Droulin, Président ; Burgat, Vice-président ; Pellerin, Secrétaire ; Cassou, Trésorier.
MEMBRES :Charles Laborie, Boude, . Spiteri, Dellac, Coppola, Robert.
Après un speech bien senti de notre nouveau Président, M. Droulin, les membres de l'assemblée se sont dispersés, non sans avoir, au préalable, ingurgité « un bon sirop de Zouave » en trinquant fraternellement à la prospérité de la Société.

LE TEMPS.
— Après quelques journées de beau soleil, voici la pluie revenue avec le froid, qui est intense depuis quelques jours.
Malgré cela, et l'irrégularité de notre hiver, les colons présagent une bonne récolte.Espérons qu'il en sera ainsi qu'on le souhaite.
--Avec Sétif et Batna, Souk-Ahras est un des points les plus froids du département, en raison de son altitude, qui croyons-nous, est de 1,100 mètres au dessus du niveau de la mer. Nos hivers sont forts rigoureux, mais, en revanche, nos été sont très doux. Une bise fraîche et continue, pendant la canicule, soutient nos forces et nous permet, ainsi, de supporter allègrement des étés qui sont presque partout ailleurs intolérables, notamment dans certaines villes voisines que nous avons habité.

RECOMPENSE
Nous apprenons, avec plaisir, que M. Louis Vassalo, vient d'obtenir une médaille d'argent au concours des Horlogers-Bijoutiers. Notre concitoyen est sorti le 2 eme sur 991 concurrents.
Nos félicitations à M. Louis Vassalo.
Nous nous joignons, de grand cœur, à notre correspondant, et envoyons personnellement à notre ami M. Vassalo, nos plus sincères complimenta à l'occasion du succès brillant qu'il vient de remporter.

TÉBESSA
Nous avons appris, avec peine, la perte que viennent d'éprouver notre ami A., avocat, et sa famille. Un charmant enfant de 5 ans leur a été enlevé par l'angine, il y a peu de jours, au moment où on le croyait sauvé. !
Nous prions ces parents désolés d'être assurés de la part sincère prise, ici par leurs amis, à leur légitime affliction.

OUED-ZÉNATI
Dimanche, 4 mars, à l'occasion de la Mi-carême, grande Cavalcade, suivie de Bal, le soir, sous la Halle aux grains.
A l'heure qu'il est, tout est prévu, étudié. Sous l'habile direction des dévoués Président, et des non moins dévoués Commissaires, l'organisation sera à point dès le commencement de la semaine prochaine.
Beaucoup de personnes de Guelma ont l'intention de se rendre là-bas, au jour sus dit.
Nous ne pouvons—étant donnés la proximité de Oued-Zénati, et les moyens faciles d'y aller et d'en revenir — par diligence ou par chemin de fer — nous ne pouvons qu'engager nos concitoyens de prendre part à la fête, laquelle, suivant les renseignements que nous recevons, et ce que nous entendons dire ici, sera magnifique.
Sa réussite est assurée, et deviendra absolument complète, si le temps, ce jour-là au moins, veut bien passer du pluvieux au sec.
Nous souhaitons sincèrement à nos voisins, que le capricieux Phébus fasse chez eux, au bon moment, sa réapparition.

PETITE CORRESPONDANCE
Souk-Ahras — Vos abonnements partiront le 1er courant.
GUELMA- Malgré votre insistance, nous vous répétons que nous ne pouvons insérer votre correspondance, quoique vous en ayez considérablement adouci les termes. Notre journal ne veut pas se faire l'écho de plaintes de la nature de la vôtre, élevées contre des fonctionnaires soit de l'ordre judiciaire, soit de l'ordre administratif ou attire.
Si vous croyez vos griefs fondés (?) cherchez à qui vous devez les soumettre ; cela reste votre affaire.
Une dernière fois nous vous déclarons ne pas vouloir nous occuper de votre cas.
TÉBESSA — On vous envoie Numéros de GUELMA-JOURNAL, déjà parus.
Oued-Zénati. — Les fils ainés ou uniques de veuves, ou les ainés d'orphelins, en Algérie, font leur temps, tout comme les autres Appelés algériens.-Le seul avantage dont on puisse les faire profiter, est d'être incorporés dans un régiment tenant garnison dans leur département.

LIGNE D'ALGÉRIE ET DE TUNISIE
Chemins de fer de Bône-Guelma et Prolongements
AVIS
La Compagnie a l'honneur d'informer le public que l'Administration supérieure a homologué, le 1er février courant, à titre provisoire, la demande tendant a obtenir que le délai de 3 mois fixé à l'art, il des conditions d'application du tarif spécial P, V. n* 38, pour réclamer la détaxe sur les transports d'écorces d tan, soit porté d 6 mois, et que le bénéfice de cette prorogation puisse s'appliquer, par effet rétroactif, aux expéditions faites depuis le 25 juin 1893.
Bône, le 10 février 1894.
Madame Veuve REYNIER; Mme Veuve FOURNIER, née REYNIER; M. BLOIS, Mme BLOIS, née REYNIER et leurs enfants; M.et Mme PLASSE ; Mme Veuve DUMO NT et ses enfants; M. ANTONIN FOURNIER; Mlle MARGUERITE REYNIEK ; les familles DOMINGO, MASSON, LALSSEL, DE MAZIÈRES, SICILIANO et GÉNOVA.
Ont la douleur de faire part à leurs amis et connaissances, de la perte cruelle qu'ils viennent d'éprouver en la personne de monsieur Alcide-Jean-Pierre REYNIER.
leur époux, père, beau-père, grand-père, oncle, cousin et allié, décédé à Bône, le 16 février 1894, dans sa 89 me année, muni des Sacrements de l'Église.
Priez pour lui

LIQUIDATION JUDICIAIRE D'ALBANIE PRADET — OUED-ZÉNATI –
A vendre, en bloc ou en détail, avec ou sans suite de bail, les marchandises et matériel dépendant de la Liquidation judiciaire Albanie Pradet, commerçante à Oued Zénati * (Chaussures, étoffes, vêtements, articles de Paris, jouets etc. comptoir, étagères, vitrines etc.) -
Montant d'inventaire : 3.000 fr.(Chiffre rond). Pour renseignement» s'adresser à M.Proust, à Guelma, liquidateur judiciaire, et a Mlle Pradet, commerçant à Oued-Zènati.


AVIS
M. VIDAL Bernard, menuisier-ébéniste, a l'honneur d'informer le public et sa nombreuse clientèle, qu'il vient d'installer un magasin de Meubles, attenant à son atelier, rue de l'Hôpital; ancienne maison Durand.
On trouver, dans ce magasin, des Meubles de tous genres.
Étant dû métier, il pourra apprécier et garantir en connaissance de cause, la bonne fabrication, et la solidité des Meubles qu'il livrera. Il porte également à la connaissance du Public, qu'un bon ouvrier tapissier étant attaché à la maison, il pourra, ainsi fournir et réparer tout ce qui consiste en Ameublements pour toutes les commandes qui pourraient lui être faites. Prix défiant toute concurrence. AVIS L'Étude de Me Louis Bouchet, huissier, successeur de M.Mounier, est située, rue Saint-Possidus, maison Chuchana. GUELMA Liquidation Judiciaire BRAHIM BEN MOHAMED BEN HADJ —SOUK-AHRAS Les créanciers de ladite liquidation sont invités à se réunir, le samedi 24 février 1894, a 8 h. 112 du matin, en la salle d'audiences du tribunal, à l'effet de faire vérifier leurs créances et en affirmer la sincérité. Tout créancier pourra se faire représenter :par un mandataire muni d'une procuration enregistré. Guelma, le 15 février 1894. Le Greffier, MAZEL. TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE GUELMA Faillite EL HADJ ALI BEW EL HADJ AMOR EL MOQUEREO — OUED-ZÈNATI Par jugement du 21 février 1894, le Tribunal civil de grande instance de Guelma, jugeant commercialement, a, sur dépôt du bilan, déclaré en état de faillite le sieur El Hadj Ali ben Et Hadj Amor Et Moguered, ex-commerçant à Oued-Zénati, avec dispense provisoire du dépôt de sa personne dans la maison d'arrêt. La date de cessation des paiements a été provisoirement fixée au dit jour. Juge Commissaire : I. Audreing Syndic provisoire: M. Proust Guelma, le 21 février 1894. Le Greffier, MAZEL Imprimeur-Propriétaire-GérantA, ELKAIM l Guelma imprimerie Rapide. PARIS NOUVEAUTÉS Envoi gratis et franco du catalogue général illustré, renfermant toutes les modes nouvelles pour la SAISON d'ETÉ, sur demande affranchie adressée à JULES JILUZOTIC" ; PARIS sont également envoyés franco, les échantillons de tous les tissus composant nos Immenses assortiments, mais bien spécifier les genres et prix. SERVICE DES EIPÉDITIONS POUR l'ALGERIE: Envoi franco de port, a partir de 26 frlln"- dans toutes les localités d Algérie desservies par un port ou par une gare de chemin de fer. ON DEMANDE UN APPRENTI TYPOGRAPHE S'adresser à l'imprimerie Rapide A VENDRE A L'AMIABLE Deux Maisons contigües sises à Guelma l'une rue Saint Louis n' 7 et Saint Cyprien n* 8. Une Propriété RURALE do 800 hectares, en dessous de la Mahouna. UN MOULIN à eau proximité de la gare de Medjez-Amar avec cent dix hectares de terre dont trente irrigables. ET D'AUTRES IMMEUBLES de bon rapport Le tout pouvant constituer des placements avantageux. S'adresser à M* Jules PIERRAT. COMPAGNIE GENERALE Alger.Dellys, Djldjelli, Colle, Philippeville, Bône, Les lundis, à 4 h. du soir. pour Ajaccio, Arrivées les mercredis à 7 h du soir. Les mercredis à 4 h. du soir. pour Philippevillc, Bône, Arrivées les samedis 5h. du matin. Les mercredis, à 4 h. du s. pour La Goulette Bizerte, La Calle, Bône, Arrivées les dimanches à 10 h. au matin. Les départs de Dunkerque pour le Havre, St-Nazaire, Oran et Alger surent lieu les 10, Î0 et 30 de chaque mois. Les départs d'Alger pour ces mêmes escales auront également lieu les 10, 20 et 30 de chaque mois. L'Agence de Bône charge les marchandises pour ces destinations « via Alger » le dimanche de chaque semaine. Les départs de Marseille pour Alger, Oran, Melila ou Tanger facultatif et Bordeaux auront lieu les 10. 20 et c0 de chaque mois. Les départs de Bordeaux pour Oran, Alger Marseille auront également lieu les 10, 20 et 30 de chaque mois. L'Agence de Bône charge ces marchandises pour ces destinations via Marseille le mardi, le jeudi et le samedi de chaque semaine. MARCHANDISES. — Les marchandises pour Cette, chargées à Bône le lundi et le mardi, repartent de Marseille le jeudi. — Le paquebot partant de Bône le jeudi matin pour Philippeville, Djidjelli (facultatif), Bougie et Marseille, continuera désormais sur Cette, sans transbordement. COLIS-POSTAUX. — Le public est prié de bien vouloir préparer à l'avance les bulletins d'expédition. Les lundis, vendredis et samedis les bureaux des colis-postaux sont fermés à midi. Départs de Bône mardis, à 8 h. du matin pour Marseille (direct) arrivées les jeudi 7 h. du matin. Les lundis, à 3 h. du soir pour La Galle, Bizerte, La Goulette, Marseille, Arrivées les vendredis à 10 h. du matin. Les jeudis, à 9 h. du matin pour Philippeville, Djidjelli, Bougie, Marseille. Arrivées les dimanches à 2 h, du soir. Les samedis, à 3h. l/2 du matin, pour Ajaccio, Marseille, Arrivées les lundis, à 7 h, du soir. Les dimanches, à t1 h, du a, pour Philippeville, Collo, Djidjelli, Rougie, Dellys, Alger, Port-Vendres, Cette, Saint-Louis, Marseille, Arrivées les Dimanches. à 10 h. du matin. Paieages BILLETS DIRECTS POUR PARIS, avec enregistrement des bagages. — VOYAGES CIRCULAIRES à prix réduits (la léduction du voyage peut monter à plus de 40 °/o du prix total), valables pendant 90 jours, susceptibles de prolongation moyennant -. - du prix du billet. Fonds de Garantie 560 MILLIONS Assurance en cas de décès -Assurances en cas de vie RENTES VIAGÈRES Pour les Renseignements s'adresser à M. FERRAT, à Bône, et à M. ROURE, à Guelma Société Générale TRANSPORTS MARITIMES Société anonyme. AGENCE DE BONE 2 départs mensuels. LIBRAIRIE, PAPETERIE, ARTICLES DE BUREAU Certifié sincère et conforme Le Gérant, Vu pour la légalisation de la signature de m. a. ELKAIM, Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. 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Site internet GUELMA-FRANCE.