Guelma, le l er Février 1894

PAUVRE ALGÉRIE !
Par décret Présidentiel du 4 janvier 1894, ont eu leur peine commuée en celle des travaux forcés, les nommés:
1 Mohamed ben Chouiter :
2' Amor ben Ahmed, indigènes du Cercle de Tébessa, condamnés à mort il y a quelques mois, par les jurés de Bône, comme convaincus de vol qualifié, de meurtre et tentatives de meurtre sur la personne de Colons français.
Telle est l'attristante nouvelle qui nous est parvenue hier.

Nous disions, dans notre dernier numéro, que nous nous refusions de croire le bruit persistant, qui, à ce sujet, circulait ici, déjà, il y a huit jours. Nous gardions une illusion dernière. Nous ne l'avons plus aujourd'hui Il n'est que trop vrai qu'une Commission, dite " des Grâces ", a cru bon de sauver la tête des meurtriers de Youks les-Bains.
Aux assassins d'un jeune berger "Araba", condamnés à mort par le même jury, et qui n'avaient pas manqué, eux aussi, de solliciter la clémence Présidentielle, on a dit :
Misérables ; vous avez tué ; Votre victime est un indigène, un enfant, orphelin, où à peu près, qui n'a laissé après lui, pour le pleurer, ni un père, ni une mère..; Bandits.. ! pour vous pas de grâce.. ! la peine du talion. Mort " pour mort.. ! Vous irez à l'échafaud !.. "
Et le bourreau à Bône, vient d'accomplir sa sinistre besogne.

Aux assassins de Duchatelet, on a répondu :
" Votre recours en grâce est légitime. Vous avez tué, il est vrai, vous aussi ! mais votre victime est un Colon français vous avez blessé grièvement un autre Colon le frère.!
Tous deux défendaient les jours de leur père, de leur mère, de leurs sœurs que vous menaciez .
Qu'importe ; Vous avez été condamnés doublement, et par le jury de Bône et par la Cour auprès de laquelle vous vous étiez pourvus. Votre culpabilité a été, donc, démontrée certaine. ! Qu'importe encore , des larmes coulent à Youks-les Bains ! on pleure le fils absent " l'être cher parti pour toujours , on maudit les meurtriers ;

Mais, suprême consolation, on a l'espoir, - mieux, on a la conviction - que leur tête roulera sous l'échafaud, et qu'ainsi la justice française, qui a vengé la jeune victime indigène de tout à l'heure, vengera aussi la mort du français Dutchatel et, de ce Colon courageux qui, sur la foi des traités, qui lui promettaient sécurité et protection, avait quitté son pays natal, ce coin de la France, où la vie lui était si paisible, à l'abri de tout danger. Il était venu plein de force, de confiance, pour tremper et fertiliser de ses sueurs, ce sol algérien. Il l'a trempé aussi de son sang ; il a succombé sous vos coups.. ! c'est un martyr de plus, qui vient de mourir sur ce champ d'honneur où sont tombés, déjà, tant de braves gens. Qu'importe encore.
" Qu'importe toujours.. Voire recours est légitime, vous aurez votre grâce..! Et ils l'ont en effet, aujourd'hui !., Oh pauvre Duchatelet, fils vaillant, frère dévoué ! En tombant, frappé à mort ; en sentant la vie s'en aller avec le sang qui coulait de vos blessures, vous vous êtes dit, qu'au moins votre trépas ne serait pas inutile ; que, vos lâches assassins saisis et condamnés, l'Autorité, le Pouvoir émus, enfin, par cet attentat qui a épouvanté la région, seraient inflexibles ; qu'ils laisseraient, inexorablement, s'accomplir la justice des hommes et, qu'ainsi les bandits arabes, pris d'une terreur salutaire, et mettant, alors, fin à leurs exploits, ne menaceraient plus l'existence des êtres chers que vous alliez laisser derrière vous !

Cette pensée, que votre mort allait assurer leur sécurité, a adouci les derniers moments de votre agonie ! vous avez, avec moins de regret, quitté la vie, tranquillisé que vous étiez, sur le sort des vôtres, dans l'avenir !
Hélas vous ne saviez pas qu'il est, à Paris, une Commission des Grâces.

C'est elle qui vient de décider que votre existence, à vous, le Français hardi, travailleur, qui, du matin au soir, peiniez, là bas dans l'immense plaine, était moins précieuse que celle d'un lazarone indigène, adonné à la perpétuelle oisiveté que l'on sait, tué par deux de ses pareils.
Ses assassins ont été impitoyablement punis; les vôtres ont été graciés ils sont en effet, moins coupables; ce n'est qu'un Colon, qu'un Français qu'ils ont tué..!

Vous venez, Messieurs des Grâces ", de jeter à l'opinion publique algérienne, un rude défi ! Craignez qu'il ne soit relevé et, qu'alors, considérant la Justice comme incapable, impuissante, injuste , nos populations ne prennent le parti de s'en passer et d'exécuter elles-mêmes, sans pitié, purement et simplement, sans autre forme de procès, les bandits qui feront mine, seulement, de les provoquer.
Ces choses arriveront fatalement, - car vous avez, par votre façon de faire, porté l'irritation des Colons à son comble ; et les Indigènes qui constatent que, même après les plus épouvantables crimes, on évite si sûrement l'échafaud , les Indigènes qui savent, maintenant, qu'au pis aller, ce n'est que Cayenne qu'ils risqueront ; Cayenne cette prison ouverte, d'où l'on s'échappe si couramment; les Indigènes, disons-nous, rassurés par voire mansuétude inépuisable, autant qu'inexplicable, vont redoubler de hardiesse. Rien ne va plus les arrêter.

- Les attaques, les coups de mains, les égorgements tels sont les évènements auxquels nous allons désormais assister, ici.
La vie des Européens va être en continuel danger ; et, comme après tout, ils sont vaillants et intrépides, ils résisteront ; ils donneront la mort pour ne pas la recevoir.

-Il se trouvera, alors, un Pauliat, et autres gâteux de même acabit, pour crier du haut d'une tribune française, que les Algériens, ces féroces Algériens, tuent massacrent les Indigènes inoffensifs ?
Et nos compatriotes de là-bas écouteront cela, et, hélas ils le croiront.
Alors ils se détourneront de notre pays que des voix "autorisées"(?) leur auront peint sous d'aussi sanguinaires couleurs ! Le vide, insensiblement, se fera autour de nous ; nos affaires péricliteront davantage ; la situation, pour le Colon, deviendra plus critique, plus intenable qu'aux premiers jours de la Colonisation.
Pauvre Algérie !

Voilà où vous l'aurez amenée, Messieurs de la Commission des Grâces, par vos pratiques d'une si incompréhensible faiblesse. Par vous, elle mourra et, dés à présent, déjà, elle est bien près de mourir . Pauvre Algérie!..
Et, pourtant, elle pourrait être sauvée ! Il en serait, il en est temps, encore. Procurez-lui la sécurité, et elle revivra. !

Plus de faiblesse, alors. Sus, avec nous, Messieurs, aux bandits arabes! Soyez virils, enfin! . Ne graciez plus ; laissez la Guillotine faire sa besogne.
Alors, reviendra, peu à peu, cette sécurité, tant réclamée, disparue aujourd'hui, totalement ; et les Algériens, ainsi, tranquilles dans leur existence, libres de vaquer en toute paix, en toute sûreté à leurs travaux, pourront redonner à la Colonie, le mouvement d'affaires, la prospérité que, déjà, elle a eus, mais qui lui manquent tant à cette heure.
ALAIN.

Nous continuons de remercier ceux de nos Confrères de la Presse Algérienne et de la Presse de France qui, à l'occasion de l'apparition de Guelma-Journal, lui ont adressé, aussitôt, leurs souhaits de bienvenue et de prospérité.

INFORMATIONS AGRICOLES ET VITICOLES
M. Plichon, député du Nord, a adressé la lettre suivante à M. le Président du Conseil.
Paris, le 25 janvier 1894.
Monsieur le Président, Depuis le jour où le Parlement, justement ému de la situation critiqua des producteurs de blé, se préoccupe du remède à apporter à cet état de choses, les importations de céréales étrangères se multiplient d'une manière effrayante. Les renseignements qui nous parviennent des différents ports, nous apprennent que des quantités considérables de blé entrent à chaque marée, sans parler de toutes celles, qui, en entrepôt, se hâtent d'acquitter les droits pour entrer dans la consommation. Cette énorme affluence de céréales étrangères pèsera de longues années, sur le marché français.
Profondément alarmés de ces faits, les membres de la Société des agriculteurs de France, réunis en Congrès à Paris, ont adopté aujourd'hui, à l'unanimité, sur ma proposition, le vœu : que M. le Ministre des Finances soit invité par les Pouvoirs publics, à percevoir aussitôt, et en attendant la décision du Parlement une surtaxe provisoire de cinq francs sur les blés et leurs dérivés.
J'ai l'honneur, Monsieur le Président de venir vous demander quelles sont les mesures dont le gouvernement compte prendre l'initiative pour donner satisfaction aussi prompte que possible, à l'opinion publique du monde agricole justement ému à l'heure où j'ai l'honneur de vous écrire.
Veuillez agréer.

LA MEVENTE DES VINS.
- M. Marty, ministre du commerce, de l'industrie et des colonies, a reçu les 28 courants les sénateurs et députés de l'Hérault, qu'accompagnait un porteur de pétitions revêtues de 67,000 signatures.
La délégation a demandé au ministre par quels moyens il comptait remédier à la mévente des vins.
M. Marty a invité les délégués à se mettre avant tout d'accord sur une moyenne de revendications susceptible de rallier la majorité du Parlement.
Les délégués ont, alors annoncé au Ministre qu'ils s'en tiendraient aux revendications suivantes :
1° Abaissement du degré alcoolique dès vins, à 12 degrés ;
2° Interdiction du mouillage ;
3° Interdiction de la suralcoolisation des vins une fois rendus à Paris.

UN CONGRES VITICOLE A ALGER.
- Un de nos confrères, la Vigie Algérienne, prend l'initiative d'un congrès viticole à Alger.
C'est là une heureuse idée pour la réalisation de laquelle nous promettons volontiers tout notre concours.
Le projet avait, d'ailleurs, été formulé par la réunion des viticulteurs à Bône, où on a chargé M. Debono, de Boufarik, de se charger de l'organisation d'un congrès viticole interdépartemental à Alger.
C'est cette pensée féconde qu'il s'agit d'amener jusqu'à réalisation et s'il n'y faut que l'appui de la presse, il est d'emblée acquis.

DEPECHE ALGERIENNE.
- A Nîmes le conseil général du Gard s'est occupé de la mévente des vins et adopté à l'unanimité les articles suivants :
1* Abaissement du tarif légal des vins à 10-9.
2* Application des droits et du régime de l'alcool à toutes les boissons alcooliques autres que les vins provenant de fermentation de raisins frais, bières, cidres, poirés, hydromels et abrogation de la loi de 1884 sur les sucres :
3* Relèvement immédiat à 50 francs par 100 kilos sur les raisins secs ;
4* Suppression de toutes les taxes qui frappent les vins naturels ;
5* Abaissement sur le réseau français, du tarif de transport des vins d'après la base kilométrique décroissante pour toute destination en prenant pour point de départ le prix de 28 francs par tonne, pour une distance de 900 kilomètres. "

UN BRUIT GRAVE.
Il circule, à Biskra, un bruit d'une gravité extrême. Il s'agit ni plus ni moins des agissements d'une bande d'espions travaillant pour le compte de l'Allemagne.
La police a, en effet, saisi entre les Mains des indigènes, et tout particulièrement des prostituées des Ouled-Nails, un certain nombre de médailles à l'effigie de l'empereur d'Allemagne, et portant au revers une inscription en arabe.

COUP D'OEIL SUR L'ETRANGER
Toujours l'Italie ! M. Crispiy multiplie les Cours martiales ; il vise à la dictature sous prétexte de défendre la monarchie ; n'est-ce pas plutôt pour la renverser ? On dit qu'il veut proroger indéfiniment les Chambres italiennes.
L'Europe commence à s'émouvoir des concentrations de troupes qui ont conduit en Sicile plus de 60.000 hommes.

- CRISE EN SERBIE
; le roi Alexandre a congédié son ministère radical.

RUSSIE
En Russie, le 27 janvier, a eu lieu, au Palais d'Hiver, le premier grand raout de la saison. L'empereur, au cours de la réception, s'est longuement entretenu avec le comte de Montebello et le baron de Mohrenheim. Cette marque de faveur; toute spéciale, est vivement commentée dans les cercles diplomatiques.
L'impératrice a reçu dans la salle Nicolas, les lemmes des membres du corps diplomatique, des Ministres et des hauts dignitaires de la Cour.
Ou a beaucoup remarqué l'accueil particulièrement bienveillant qu'a fait la tsarine, à la comtesse de Montebello, femme de l'ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, et à la baronne de Mohrenhein, femme de l'ambassadeur russe à Paris..

ALLEMAGNE
En Allemagne, il y a du nouveau.
L'empereur Guillaume veut augmenter l'armée. Pour cela il faut augmenter les impôts ; Caprivi, le chancelier, voulait un impôt sur le vin. Les Etats de l'Allemagne du Sud, le Wurtemberg surtout, protestent avec énergie. Le président du Conseil des ministres wurtembergeois a déclaré que jamais le Wurtemberg n'accepterait ce projet. L'émotion est vive.
-L'empereur Guillaume vient de se réconcilier avec M. de Bismarck. L'ancien chancelier a été reçu vendredi en triomphe à Berlin. Cet événement cause une vive satisfaction aux Allemands. Malheureusement, on y voit une preuve des difficultés de la situation : L'empereur aurait voulu se réconcilier avec son plus dangereux adversaire, en vue de graves événements intérieurs et extérieurs.

ESPAGNE
En Espagne ; le maréchal Martinez Campos se rend près du sultan du Maroc. La réception sera magnifique. Il ne faudra pas moins de cent chameaux pour porter les bagages du maréchal ; 500 cavaliers marocains lui feront escorte.
Le maréchal réclamera une indemnité de 25 millions, la punition des chefs kabyles, l'établissement d'une zone neutre, autour des possessions espagnoles, etc..

BRESIL
La guerre civile continue au Brésil, mais on en parle peu.
En somme, aggravation de la crise italienne, sans autres points noirs à l'horizon. Mais il suffit d'une étincelle pour faire sauter toute une poudrière et il y a bien des fusils prêts à partir!

NOTRE PROGRAMME
On nous a adressé, au sujet du programme que Guelma-Journal a exposé, de nombreuses et chaleureuses félicitations.
Nous avons reçu, aussi d'un grand nombre de personnes,- notamment de commerçants, de Colons et Vignerons - ; des demandes d'envoi du premier numéro de notre journal. -
Nous avons, nous dit-on, entendu parler de votre programme, qu'on dit pratique et sérieux ; nous voudrions le lire et l'apprécier personnellement.
Malheureusement, et malgré un tirage élevé, - plus de 900 numéros -
Guelma-Journal de jeudi dernier est complètement épuisé.
Certainement, nous pourrions, pour édifier, sur les idées de Guelma-Journal, ceux qui n'ont pas eu occasion d'en lire le premier numéro; reproduire, à cette place, son article-programme. Mais ce serait long, et cela constituerait pour les lecteurs, très nombreux, qui en ont pris connaissance, déjà, une redite que nous jugeons peu utile.
Toutefois, afin de répondre aux marques d'intérêt, qu'à côté des personnes qui nous connaissent aujourd'hui, nous donnent, aussi, d'autres personnes qui demandent instamment à nous connaître à leur tour, nous allons, à leur intention, résumer, ici, en quelques lignes, et dans l'ordre même suivant lequel il a été développé, jeudi, l'article programme eu question :
Guelma-Journal est crée en vue de la défense des droits et des intérêts de l'Algérie ..
Comme son titre l'indique, il sera d'une façon spéciale l'organe des intérêts de Guelma et de ceux de l'arrondissement. Mais il ira dans les régions voisines, où l'on souffre comme ici ; il sera le conseiller fidèle, le défenseur aussi, des populations laborieuses de Oued-Zénati, d'Ain-Beida, de Tébessa etc.,. ;
Guelma-Journal sera journal républicain indépendant ; il se montrera respectueux de l'idée politique de chacun ; soucieux d'éviter de pénétrer dans la vie privée des citoyens." " Il sera, avant tout, un organe d'affaires, et il ne se préoccupera de la politique qu'autant qu'elle aura trait aux intérêts généraux de la France ; qu'autant que cela servira véritablement les intérêts plus particuliers de l'Algérie et, principalement, ceux de Guelma a Guelma-Journal,au point de vue spécialement algérien, demandera, entre autres choses :
"Que l'Administration hâte l'établissement des villages déjà projetés ; qu'elle décide de nouvelles créations ;
" Que les attributaires de concessions soient choisis parmi les fils de Colons ; "Qu'on prenne, non pas dans trois mois, six mois ou un an, mais immédiatement des mesures en vue d'assurer, enfin, la sécurité ; " Que le gouvernement se préoccupe réellement de la situation pénible où se trouvent nos agriculteurs, éleveurs, viticulteurs, et, par contre coup direct, le commerce algérien tout entier ; "Que, pour le transport de nos produits, les tarifs des bateaux et chemins de fer soient notablement abaissés.
"Qu'on redonne au vigneron la faculté de distiller, sans contrôle, sur la propriété ; " Qu'on supprime la licence imposée au viticulteur vendant ses produits, - Et Guelma-Journal, après avoir longuement développé ce programme, ajoutait :
" On paraît avoir fait, en haut lieu, jusqu'à présent, fi des désidératas algériens, "cependant si modérés dans le fond, si " calmes dans la forme !
" La voix des Colons n'a éveillé aucun écho dans les sphères administratives et gouvernementales.
" Il faut pourtant - oui, il le faut - " que les justes plaintes de ces travail" leurs du sol soient écoutées, enfin ! !
". " -Nous venons donc, par le résumé ci dessus, de donner satisfaction à nos lecteurs nouveaux. Cet extrait, tiré du premier numéro de Guelma-Journal, suffira, nous le pensons, à les éclairer sur la ligne de conduite qu'entend suivre cet organe.
Maintenant, nous demandons pardon à nos premiers lecteurs, d'avoir fait repasser sous leurs yeux des choses déjà dites. Nous ne pouvions nous en dispenser; mais ils nous accorderons, au moins cette circonstance atténuante : que nous avons pratiqué avec le plus de brièveté possible, en ne reproduisant, de notre précédent article, que ce qui est, selon nous, strictement nécessaire à l'édification des personnes qui se sont montrées désireuses de connaître le sentiment de notre journal.
La Rédaction.

ECHOS
Le Conseil des Ministres a décidé qu'il y avait lieu d'interdire la représentation de la pièce de M. Maurice Barries : Une journée parlementaire.

JURES
Plaignons les jurés du concours des vins et des cidres qui ont terminé hier soir leurs opérations, au Palais de l'Industrie, après deux terribles journées de dégustation continue.
Bien que divisés en une dizaine de commissions, ayant à juger, chacune les produits de trois ou quatre départements c'est par milliers de bouteilles qu'ils ont eu à apprécier les échantillons de vins.
Sur la table, qu'entour aient les membres de chaque jury, au nombre de six ou sept, étaient placés du pain, des biscuits, du fromage de Gruyère. De temps en temps, un juré cassait une croûte pour se refaire le palais et raviver ses muqueuses; mais ce n'était qu'un court répit. A chaque instant, de nouveaux flacons étaient débouchés et il fallait remplir, derechef, la petite coupe d'argent.
En deux jours, les commissaires de la section des vins ont dégusté ainsi, plus de quatre mille échantillons de vins et liqueurs.
" Quelle purge, quelle purge ! " disait un exposant du Midi en voyant les jurés goûter, sans discontinuer, à des centaines de piquettes du Centre.
Aux opérations du tirage au sort du canton sud de Toulouse, lui a eu lieu hier, trois couples de frères jumeaux, chose rare, se sont présentés pour satisfaire aux prescriptions de la loi.
Naturellement, chaque frère aîné a revendiqué le bénéfice de la dispense prévue par l'article 21 de la loi sur le recrutement de l'armée, comme l'aîné de deux frères, inscrits la même année sur la liste de recrutement, ou faisant partie du même appel.
Le 25 Janvier, parmi les conscrits qui tiraient au sort à Asnières, figurait le jeune Lucien M., qui, suivant toutes probabilités, détiendra, pour la classe de 1893, le record pour la petitesse de sa taille.
En effet, ce conscrit atteint à peine soixante-quinze centimètres, soit la taille d'un enfant de quelques mois.
Un cas physiologique, fort rare vient d'être constaté à l'hôpital militaire de Strasbourg.
Un soldat, en traitement pour une bronchite, et dont la santé avait d'ailleurs été toujours excellente, portait le cœur à droite et le foie à gauche!
A cette disposition anormale, s'ajoute encore la particularité que la rate se trouve à droite, et que les poumons ont, à gauche, un volume d'un tiers plus fort qu'à droite.
Le sujet sera présenté, aussi tôt après sa guérison prochaine, à la clinique de la Faculté de médecine de Strasbourg.

CHRONIQUE LOCALE ET DES ENVIRONS DE GUELMA
Bal. - Nous avons les meilleures nouvelles du bal qui doit avoir lieu samedi soir. De nombreuses et charmantes toilettes sont en préparation. Les ciseaux taillent, les aiguilles trottent, trottent.. On a rarement vu autant d'empressement à être fixe au jour dit.
Il y aura grande affluence ; on le sait déjà, d'une façon sûre.

HYMENEE
- On nous annonce pour samedi, également, le mariage de M.Tirein fils, avec Mademoiselle Dufourneau.
Les futurs époux nous permettront de leur adresser nos meilleurs vœux de bonheur et de prospérité.

BIENVENUE
. - Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau Concitoyen, M. Bouchet, huissier, parmi nous depuis quelques jours.

FELICITATIONS ET REGRETS.
- Guelma-Journal veut, à son tour, féliciter M. A. Champ de sa nomination comme Curateur aux successions vacantes, à Guelma.
Ce poste, tout d'initiative et de confiance est mis en de bonnes mains.
Guelma-Journal tient aussi à exprimer à M. Mellini, secrétaire du Parquet, les regrets sincères que causera, ici, son départ pour Blidah, très-prochain, assure-t-on.
- Ces Messieurs voudront bien ne pas considérer Guelma-Journal comme retardataire, en ce qui concerne la publication de la nouvelle de nomination de l'un ; de départ de l'autre - Notre journal a eu une Bonne et valable raison de n'en avoir pas parlé avant ce jour : C'est qu'il n'était pas alors encore né !

PLUIE.
-Depuis trois jours, pluies continuelles qui forcent chacun à se renfermer chez soi. - On supporte volontiers cet inconvénient, en songeant que l'eau qui tombe, favorise, parait-il, extraordinairement les récoltes.
Ce matin, toutefois, le temps est beau.

CARNET DE POLICE
Contraventions déclarées :
1° Aux nommés B. Lucien,
2 ° A. François,
3° et P. Henri, et leurs parents comme civilement responsables, pour jet de pierre sur la toiture de la halle du marche aux grains.
- Au nommé G. J. maréchal ferrant à Guelma, pour avoir tondu un cheval sur la voie publique, devant son atelier.
- Aux nommés 1° Cyprien G.. 2* Charles B., tous deux journaliers à Guelma, pour rixe suivie de coups et blessures légères, sur la voie publique et avoir occasionné un grand rassemble.
- La dame C. marchande de légumes à Guelma, pour vente de légumes corrompus.

HÉLIOPOLIS
VOL. - Dans la nuit de lundi à mardi derniers, on a volé chez M. Toulou une quantité assez considérable d'huile.
Le garde-champêtre du village serait, paraît-il, sur une piste sérieuse.

MILLÉSIMO INONDATION.
-Par suite des pluies de ces jouis derniers, la Seybouse fortement grossie, a inondé une partie de communal et a noyé entièrement les pâturages. Un bœuf surpris par la crue a été entrainé et a disparu.
L'Oued-Zimba a aussi débordé, mais peu; il a légèrement submergé quelques jardins, mais sans dégâts.

GUELAA-BOU-SBA
VOLS - Quelques vols sans importance réelle ont été commis dans 2 douars.


KELLERMANN
VOLS. - Une tentative de vol, aux environs du village, paraît-il, n'a pas abouti ; les malfaiteurs étaient des indigènes.

DANS LA MAHOUNA
Torrents.
- On nous signale que les cours d'eau, subitement grossis, par les pluies se sont changés en de véritables torrents .Un ou deux gourbis ont été emportés, ainsi que quelques têtes de bétail.
Pas d'accidents de personne.

CHRONIQUE REGIONALE

SEDRATA
Mauvaise route. - On nous indique que la roule de Guelma à Sédrata est en très mauvaise état, à 30 kilomètres avant que d'arriver à ce village. Sur certains points elle serait à peu près impraticable,

AIN-BEIDA
Rien de nouveau en cette ville. L'idée de joindre judiciairement Aîn-Beida à Constantine, hante toujours les mêmes cerveaux ; rien que les mêmes ; la dite idée n'a pas fait un pouce de chemin !

OUM-EL-BOUAGHI
DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER
Il fait très froid ; le temps est à la neige; par moment, tombent quelques flocons - aussi le marché d'aujourd'hui s'en est-il ressenti. Les labours sont terminés; tout fait présager, jusqu'à présent, que la récolte sera belle.

TÉBESSA
Une certaine effervescence règne, là-bas, depuis que l'on sait que la grâce a été, contre toute attente, accordée aux assassins de Youks-les-bains.
Certains colons de ce village sont positivent affolés de fureur

SOUK-AHRAS
Nous recevons, de notre correspondant, trop tard pour être composée, une lettre où il signale à l'attention des personnes charitable, de nombreuses misères à soulager.
Nous la publierons dans notre prochain numéro.
ZAROURIA
M. Raquet, qui avait découvert, il y a longtemps, des indices d'un premier
gisement de charbon de terre sur la route de Guehma à Sédrata, vient de traiter il y a peu de jours avec une riche compagnie de Paris, dont un des Ingénieurs chimistes, M. Guillaume, est actuellement à Souk-Ahras.
Les premiers travaux vont, sous peu commencer.
Nos environs possèdent des richesses minières importantes : phosphate, soufres et houilles. Nous devons, dans l'intérêt de notre ville et, aussi dans celui de notre Colonie toute entière, vivement encourager les efforts des chercheurs courageux qui, en ce moment, explorent dans tous les sens, le sol algérien.
OUED-ZÉNATI
Rien de bien nouveau ici, si ce n'est qu'il fait un froid fort vif; la pluie n'a cessé de tomber, qu'hier. On souhaiterait un peu de soleil.
Certains travaux de colonisation à faire: à Monlcalm (Temlouka), centre en création, ont été adjugés, il y a 2 jours. M.Baptistin Bovet a été déclaré adjudicataire.
AIN-TRAB
Pluie, vent, bourrasques depuis 4 jours, impossible de demeurer dehors ; le bétail souffre beaucoup par ce temps pluvieux et rigoureux, lequel par compensation, est favorable aux récoltes.
u (De notre correspondant particulier)
BOUDAROUA Un vol a été commis à Boudaroua au préjudice d'un sieur B.
Les malfaiteurs ont déplacé le volet d'une fenêtre de son habitation, brisé un carreau vitré, cassé un fil de fer qui assurait, (bien mal), la fermeture de la croisée et pénétré dans une pièce d'où, ils ont enlevé environ douze charges de blé et une toile à paillasse, les seules choses qu'il y eût dans la pièce en question. S'ils l'eussent pu, ils auraient bien enlevé le lit et la maison; mais c'eut été trop encombrant. Ils ont donc laissé cela et des empreintes, qui furent découvertes par le sieur B.
En effet, lorsque le matin, le sieur B.(qui a le sommeil bien lourd, puisqu'il n'a rien entendu, alors qu'il couchait dans une pièce à côté) eût constaté le vol, il aperçut, dans les plates-bandes, devant la fenêtre fracturée, des traces, offrant ceci de particulier, qu'elle provenaient d'un soulier européen de dimensions peu.. ordinaires.
Frappé par cette constatation, il regarda ses pieds, se gratta la tête, et, après s'être tapé le front, se souvint que, peu de jours auparavant, il avait fait cadeau à un indigène du voisinage, qui fréquentait assidûment la maison, et en qu'il avait toute confiance, d'une paire de soutiers.
Il conçut des soupçons dont il fit part à la justice qui les partagea, fit rechercher l'individu, le fit saisir, et, avec lui, la paire de souliers. Curieuse, c'est là son moindre défaut; aussi examina-telle les empreintes et les souliers, et, après s'être assurée que les souliers entraient bien dans les empreintes, elle pensa que ce ne pouvait être que les pieds qui étaient entrés dans les souliers qui en étaient la cause initiale SUR cette conviction, elle a fait entrer le possesseur des pieds et des souliers au clou.
En résumé, de tout ce qui procède, il est une chose à retenir : Le sieur B. a fait cadeau des souliers à l'indigène ; ce dernier fréquentait assidûment sa maison, D. avait une entière confiance en lui. Que conclure ?
Que c'est l'histoire de la plupart des vols. C'est le plus souvent l'indigène auquel nous accordons toute notre confiance, c'est celui que par une bienveillance inexplicable nous accueillons chez nous, qui vient s'asseoir à notre foyer; celui auquel nous faisons tout le bien possible, qui, le premier, trahit la confiance, viole l'hospitalité et répond par l'ingratitude, aux bienfaits qu'il a reçus !
Veillez donc!. Colons !. Méfiez vous!. Soyez justes, équitables, bons, généreux envers les indigènes, mais fermez vos portes et vos fenêtres, gardez vos distances et ne vous endormez pas !
- Veillez!

CORESPONDANCE
Nous recevons d'un de nos lecteurs la lettre suivante, que nous insérons telle, et dont nous renvoyons les conclusions, purement et simplement à qui de droit.

Guelma, le 31 janvier 1894.
Monsieur le Rédacteur en Chef du Guelma-Journal
La création d'un nouveau poste de police, sous la direction d'un inspecteur relevant du commissaire, s'impose à Guelma ; il est matériellement impossible de centraliser en un seul endroit toutes les affaires et, pour la sécurité des citoyens, cela est indispensable.
Il ne faut pas que l'on vienne nous dire que cette nouvelle installation grèverait le budget communal ; non, car cette somme de 1.800 francs environ, que l'on donnerait au titulaire, serait largement compensée par l'expédition plus rapide des affaires, et une surveillance plus active.
En effet, le Commissaire de police, M.Bristch ne peut être partout à la fois, tout en se prodiguant pour assurer le service, jour et nuit.
Ce sera, pour ce fonctionnaire un soulagement ; les forces humaines ont des bornes et un tel surcroit de travail, pour un homme seul, est impossible.
Guelma est Sous-préfecture et ne possède pas encore une police organisée comme les localités de moindre importance, comme Souk-Ahras où il y a 1 Inspecteur et 9 agents, et Aïn-Beida 1 Inspecteur et 11 agents.
L'économie n'a rien à voir ici, il faut qu'avant tout, notre sécurité soit garantie.
Nous soumettons cette question à M. le Maire de Guelma, en lui demandant de proposer au Conseil Municipal cette amélioration qui s'impose ; le plutôt sera le meilleur.

DERNIERE HEURE
Au moment où s'achève la composition de notre numéro, nous apprenons que le train allant sur Constantine, déraillé hier au soir vers les gorges du Taya.
La machine et le fourgon auraient été précipités dans la Seybouse.
Deux employés seraient blessés.
Les détails manquent.

MOTS POUR RIRE
Quelqu'un disait à un berger :
-- Ne faites jamais tondre vos moutons.
--Et pourquoi donc ?
- Parce que cela les rend poussifs.
-Comment! Poussifs?
- Certainement, puisqu'ils ont perdu l'haleine (la laine).

A Bordeaux, Dumanet se trompe et monte dans le train se dirigeant sur Bayonne.
Sitôt en place, il s'adresse à un voisin :
- C'est-y bien le train pour aller à la Rochelle ?
- Vous lui tournez le dos ! répond le voisin Vivement Dumanet se lève et, s'asseyant sur la banquette opposée :
- Merci bien de votre renseignement !

M. de B., propriétaire d'un immeuble, boulevard Haussmann, entrait hier de son cercle, vers quatre heures du matin.
Il sonne, résonne, trissonne.
Après une dizaine de minutes d'attente, la porte cochère s'ouvre enfin.
- Jean, clame M. de B. d'un ton sévère, ni vous ni votre femme ne m'avez donc entendu sonner ?
- Si fait, monsieur !
- Eh bien ?
- Eh bien !. Monsieur me permettra de lui faire observer qu'il y a des circonstances où, pour être concierge, on n'en est pas moins homme !
M. de R. n'a pas insisté !
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L'Imprimeur-Gérant, A. ELKAIM, Guelma, Imp. Rapide, 11 rue Jugurtha.
L'Etude de Me Louis Bouchet, huissier, successeur de Me Mounier, est située, rue Saint-Possidus, maison Chuchana.

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S'adresser à M' Jules PIERRAT.

Tribunal de 1er instance de Guelma Liquidation Judiciaire BRAHIM BEN MOHAMED ben Hadj, Souk-Ahras Les créanciers dudit sont convoques à se réunir le samedi 3 février 1894, a 8 h. 112 en la salle du tribunal à l'effet de recevoir la situation du Liquidé, maintenir ou remplacer le Liquidateur.
Guelma le 27 janvier 1894.
Le Greffier, MÂZEL. J COMPAGNIE GÉNÉRALE TRANSATLANTIQUE Agence de Bône - Service postal Départi de Marseille à 4 h. du s. pour Bône (direct) Arrivée les lundis, à 3 h. du matin.
Les dimanches, à 4 h. du m. pour St-Louis, Cette Port-Vendres, Alger, Dellyse, Djidjelli, Collo, Philippeville, Bône, arrivées les lundis à 1 heures du matin.
Les lundis, à 4 h du matin pour Ajaccio, Bône, Arrivées les mercredis à 7 h du soir.
Les mercredis à 4 h. du 9 pour Philippeville, Bône, Arrivées les samedis à h. du matin.
Les mercredis, à 4 h. du s. pour La Goulette Bizerte, La Calle, Bône, Arrivées les dimanches à 10 h. du matin.
Les départs de Dunkerque pour la Havre, St-Nazaire, Oran et Alger o auront Lieu les 10, 20 et 30 de chaque mois. Les départs d'Alger pour ces mêmes escales auront également lieu les 10, 20 et 30 de chaque mois.
L'Agence de Bône charge les marchandises pour ces destinations " via Alger * le dimanche de chaque semaine.
Les départs de Marseille pour Alger, Oran, Melilla ou Tanger facultatif et Bordeaux auront lieu les 40. 20 et 3O de chaque mois. Les départs de Bordeaux pour Oran, Alger et Marseille auront également lieu les 10, 20 et 30 de chaque mois.
L'Agence de Bône charge les marchandises pour ces destinations via Marseille le mardi, le jeudi et le samedi de chaque semaine.
Marchandises. - Les marchandises pour Cette, chargées à Bône le lundi et le mardi, repartent de Marseille le jeudi.
- Le paquebot partant de Bône le jeudi matin pour Philippeville, Didjedjelli (facultatif), Bougie et Marseille, continuera désormais sur Celte, sans transbordement.
COLIS-POSTAUX. - Le public est prié de bien vouloir préparer à l'avance les bulletins d'expédition. Les lundis, vendredis et samedis les bureaux des colis-postaux sont fermés à midi.
Départs de Bône Les mardis, à 8 h. 1/2 du s. pour Marseille (direct) arrivées les jeudi 7 h. du matin.
Les lundis, à 3 h. du s. pour La Calle, Bizerte, La Goulette, Marseille, Arrivées les vendredis à 10 h. du matin.
Les jeudis, à 9 h. du matin pour Philippeville, Djidjelli, Bougie, Marseille.
Arrivées les dimanches à i h, du soir.
Les samedis, à 3 h. 1/2 du s, pour Ajaccio, Marseille, Arrivées les lundis, à 7 h, du soir.
Les dimanches, à 1-1 h, du s, pour Philippeville, Collo, Djidjelli, Bougie, Dellys, Alger, Port-Yendres, Cette, Saint-Louis, Marseille, Arrivées les Dimanches, à i9 b, du matin,
Passages BILLETS DIRECTS POUR PARIS, avec enregistrement des bagages. - VOYAGES CIRCULAIRES à prix réduits (la réduction du voyage peut monter à plus de 40 du prix total), valables pendons 90 jours, susceptibles de prolongation moyennant : o/", du prix du billet.
TRANSIT, T a Compagnie générale Transatlantique se charge de faire, pour le compte de ses clients, et à des conditions très avantageuses peu: eux, toutes les opérations de douane et de transit pour toutes les localités de la France, de l'Algérie et de l'Etranger, Pour, passages et renseignements, s'adresser à l'agence de la Compagnie, cours National, 2.
L'Agent, LEPRIEUR.

COMPAGNIE DE NAVIGATION MIXTE Cie TOUACHE, A. PITOIN, Directeur
Transport des Passagers et des marchandises par vapeurs à marche rapide Réexpédition des marchandises pour les principaux ports de l'ouest et du Nord de la France
Service sur. France Départs de Marseille directs pour Bône, tous les jeudis, midi.
Arrivées à Bône, les vendredis, 10 h. soir.
Départs de Bône directs pour Marseille et Cette, les jeudis 6 h. soir.
Arrivées à Marseille, la samedis, 4 h. matin.
Les marchandises de et pour Cette sont transportées sans transbordement.
PRIX DES PLACES POUR MARSEILLE OU CETTE 1re classe, 50 fr. avec 2em classe, 40 fr. id.
3me classe, 20 fr. id.
Place de pont. 10f. sans nour.
Service du littoral l Départs d'Alger pour Bougie, Philippeville et Bône, les lundis 7 h. soir.
Arrivées à Bône, les mercredis 4 h. soir.
Départ de Bône pour Philippeville Bougie et Alger, les dimanches9 h. matin.
Arrivées A Alger, les mardis, 5 h. matin Toutes les formalités d'embarquement des marchandises devront être faites dans la journée du samedi.
En cas de mauvais temps, les femmes et les enfants, passagers de pont, sont logés dans les entreponts.
Départ de Marseille Pour Bône, direct, les lundis à 2 h. soir. (régulier) Pour Philippeville et Bône, les mercredis à midi. (régulier) Départ de Bône Les lundi, (régulier) à 5 heures du soir, pour Marseille, et Cette. Le vapeur prendra les marchandises pour Cette sans transbordement.
Les jeudis, régulier, pour Marseille direct, à 5 heures du soir.
Les samedis, facultatif à 5 heures du soir pour Marseille direct.
Billets de passages pour les principales stations thermales de France, Vichy, Aix-les-Bains, à Vais, la Bourboule.
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