GUELMA JOURNAL

Guelma le 17 février 1898

Le Sahara
Tandis que nous nous consumons en luttes vaines ou en combats fratricides, la question économique algérienne reste à peu près stationnaire, et le rayonnement de l'influence français en Afrique se fait péniblement, au travers de toutes les embûches que nous tendent les puissances rivales, ou de toutes les ornières que nous creuse l'administration.
Nous signalions dernièrement la fâcheuse situation qui était faite à notre commerce colonial par suite de la contrebande du sud et nous demandions une organisation douanière efficace.
Cette organisation douanière serait singulièrement facilitée, si nous nous décidions à occuper le Sahara d'une façon définitive et sérieuse.
Le même danger, le même inconnu réside dans les solitudes brûlantes du Sud. Les missions massacrées, les caravanes pillées, tous les errements sinistres du pays des Touaregs subsistent dans leur sombre réalité, et le prestige de nos trois couleurs semble encore aussi peu positif qu'au début de l'occupation de l'Algérie sauf l'effet bien faible du traité de 1862.
Et cependant nous avons, en ces quelques dernières années, procédé à un mouvement enveloppant.
Nous nous sommes emparés du Congo de la Guinée, du Dahomey.
Pourquoi l'occupation française du Sahara est-elle encore un problème non résolu.
Cependant, il s'impose.
En laissant de côté la vieille thèse humanitaire qui consiste à imposer aux peuplades une civilisation dont elles n'ont pas besoin, notre intérêt matériel est subordonné à l'occupation sérieuse de cette vaste région des Chotts et du pays Touareg.
Par où devra entrer notre influence, notre domination ?
Par Biskra.
C'est là le point d'où paraissent rayonner les influences françaises.
En effet, sa situation stratégique est des meilleures. L'Aurès au nord ; à l'est le massif qui se prolonge jusqu'à Gafsa, protègent Biskra contre toute attaque et une ligne de fortifications défendant la ville des côtés sud et ouest achèverait sa défense.
Si nous suivons les vallées de l'igharghar et du Djedi, toutes remplies d'oasis riches et populeuses, et que nous nous dirigions vers le Rhir, il est facile de saisir que Biskra devient la capitale obligée de cet empire saharien qui n'est pas encore nôtre et que nous aurions tant besoin devoir nôtre.
La pénétration par le rail, reconnue nécessaire dans la direction Biskra par tous les éminents promoteurs du Transaharien, en y comprenant notre honorable concitoyen M. Fock, est combattue énergiquement par les hommes vraiment compétents, lorsqu'elle est préconisée avec Laghouat en tête de ligne.
M. Jacquin, dans la Dépêche Coloniale, l'affirmait encore récemment.
Il serait donc oiseux de retracer les avantages qu'offrirait le tracé Biskra prolongé, tant au point de vue de la protection stratégique, qu'à celui de la protection douanière.
Bornons-nous, pour aujourd'hui, à répéter que l'occupation effective du Sahara Algérien que la pénétration à outrance dans le sud, par Biskra, Amguid et Tougourt, est le seul remède à la crise commerciale dans laquelle notre département se débat. Puisque le mal est au nord, cherchons donc le remède au sud.
Un Constantinois.

LES TRAITRES
L'éminent organe du parti socialiste (franco-italien) le Progrès, puisqu'il faut l'appeler par son nom, prétend que nous sommes le journal des Dreyfus et des Zola.
Ne confondons pas, Monsieur le Gentilhomme, nous ne sommes nullement le journal des Jaurès et des Clémenceau.
Jamais nous ne soutiendrons Zola ; l'auteur de Lourdes, de Germinal et de la Débâcle, le célèbre écrivain libre-penseur, socialiste, ennemi déclaré de nos chers militaires (voir le Gaulois) est des vôtres.
Les journaux qui s'appellent la Liberté, le Radical, le Rappel, le Siècle, la Petite République et qui défendent le fameux syndicat sont les organes de purs et chers amis.

Que leur conduite vous gêne, soit; mais si Dreyfus s'est, déshonoré quoique israélite, Bazaine nous a trahi bien que chrétien.
La religion n'a rien avoir en ces choses, et la politique ne s'en serait nullement, mêlée si vos féaux n'avaient cru trouver en cette cause un moyen de renverser le gouvernement, tout comme vous espérez obtenir une majorité en insinuant que nous soutenons le traître.
En tait, vous abandonnez votre parti, que représentez-vous donc alors comme principe ?
Est-ce que ce ne seraient que quelques personnalités mécontentes ?

Nous ne voulons pas le croire La rédaction Taies Intimidations. Notre dernier numéro a mis les radicaux en émoi.
Ce ne sont plus que pressions plus ou moins indirectes, ou que menaces dissimulées ou nettement exprimées, tout le monde s'est ligué pour imposer silence à notre appel aux lois, à notre invocation à la paix et au travail.
Les uns sont mis en demeure de rembourser immédiatement des créances pour lesquelles on leur accordait des délais les autres sont doucereusement informés qu'ils risquent leur emploi, on a même publiquement menacé Nabeth Sauveur de l'expulser de France ou de sa charge par ce que, citoyen, il avait osé demander la radiation d'un électeur inscrit sciemment sur deux listes différentes.
Tout ceci pour nous troubler comme autrefois, pour nous faire retirer la plainte que nous avons portée ; et même, nos adversaires affirment, que si nous refusons de nous laisser influencer, ils sauront obtenir ce résultat de la même volonté du parquet.

Peu nous importe ! Nous ne changerons pas un mot à notre programme, et nous ne marcherons jamais avec ceux qui affectent de mépriser nos droits politiques, avec ceux qui éludent les lois militaires, avec ceux qui violent les lois électorales.
Nous avons confiance en l'avenir et nous trouverons toujours des magistrats pour défendre nos libertés attaquées et des amis pour nous procurer du travail.
Nous attendons de la légalité et répudions sincèrement les violences comme les représailles.

Nos ennemis se prétendent socialistes et ils oublient que leurs pères spirituels Karl Marx et Lassalle étaient Israélites, ils se proclament anti juifs et tels d'entre eux ont leurs frères ou leurs fils employés à gage dans des maisons juives !
Allons, Messieurs de la Politique Guelmoise, un peu de pudeur, et ne prodiguez plus votre encre ou votre éloquence pour soutenir quelques vanités maladives ou quelques ambitions mal conçues.
Nous ne tenons nullement à vous mettre au pied du mur, mais ne pensez plus nous intimider.
De la persécution, surgissent les partis.

LA QUESTION JUIVE
Nous le répétons encore une fois, la question juive n'existe pas et n'est qu'un tremplin électoral.
Imaginée par le parti clérical intransigeant et soutenu par Drumont, malgré le talent de cet homme cette invention n'eût en France qu'un succès de snobisme.
Ceci s'explique, car dans la mère patrie, les israélites sont noyés dans la masse électorale, et, au point de vue commercial ils sont des concurrents loyaux et serviables.
En Algérie, les Israélites, étant plus nombreux, formaient un appoint électoral impossible à négliger, il fallait les soumettre ou les réduire ; et, le parti de l'opposition invétérée ne pouvant se les attacher a résolu de les détruire.
Les socialistes algériens sont donc devenus anti-juifs tandis qu'à Paris ils cherchent à se les attacher dans leur lutte contre le parti réactionnaire.
Ni ici ni là-bas ils ne réussiront malgré les équivoques et les ambiguïtés.
Quand ce système aura vécu, ils créeront une question protestante, ils inventeront une question Corse, une question de Naturalisés, en un mot; le parti de la minorité, le groupe des ôte-toi de là que je m'y mette, cherchera, par tous les moyens possibles à désorganiser la majorité formée par les citoyens tolérants, majorité qui lui interdit l'accès du pouvoir.
‎lundi ‎22 ‎janvier ‎1889

Pour tous les esprits réfléchis, la question des naturalisés serait de beaucoup plus importante au point de vue de la sécurité nationale ; mais, comme ceux-ci sont nécessairement attachés à la faction qui veut renverser nos lois républicaines, comme leur concours est indispensable aux résultats que les agités espèrent vainement obtenir, on les patronne et on se cache derrière eux, on les excite et on les appelle braves citoyens !
0 la belle politique.
O la bonne fumisterie !
= un groupe d'électeur.

CHRONIQUE LOCALE
Chronique du vol.
— Dimanche soir vers dix heures, le sieur Morieoni Augustin, demeurant rue Scipion, non loin du Café du Tonkin, ouvrier cordonnier chez M. Lameure, a été victime d'un vol avec effraction, commis avec une audace inouïe.. :
Le malheureux ouvrier, en rentrant chez lui a trouvé sa chambre complètement dévalisée.
De ses effets linges chaussures et ustensiles de ménage, il ne lui restait rien
Comme toujours, la Justice informe.
Espérons que le nouveau brigadier de police découvrira les traces de ce hardi voleur. :

Bals. -
La Philharmonique organise pour les Dimanche et Mardi Gras des matinées enfantines et des bals parés et masqués. C'est là une excellente idée à laquelle nous applaudissons de tout cœur en souhaitant que le Ciel nous accorde pour ces deux journées un radieux soleil. Le commerce Guelmois tant éprouvé n'y verrait que bénéfice. Puissent nos vœux se réaliser.

Bienvenue. - M. Faure, notaire, appelé à remplacer M Deloche est parmi nous depuis peu de jours.
Nous nous empressons de lui souhaiter la plus cordiale bienvenue.

Bonne Nouvelle.
-Notre ami M.Thomson, député, nous a adressé ces jours dernier, le télégramme suivant:
« La Chambre vient de voter notre amendement, accordant pour la retraite le bénéfice du service actif aux administrateurs et aux adjoints-administrateurs, aux répartiteurs des contributions directes, aux agents du service topographique opérant sur le terrain et enfin aux médecins de colonisation.
Le lendemain matin nous avons reçu une deuxième dépêche ainsi conçue:
« La Chambre a voté une loi applicable à l'Algérie améliorant les retraites des forestiers, des douaniers et attribuant des pensions à leurs veuves.
«THOMSON. »

Bled Gaffar.
— Dans la nuit de Samedi à dimanche, des voleurs se sont introduits dans la terme Saint André et ont soustrait une vingtaine de magnifiques poules françaises au plumage jaune
Plainte a été déposée entre les mains de M. le Commissaire de police par M. Guy, gérant de la ferme et par le propriétaire de ces volatiles.
Encore du travail sur la planche pour le Brigadier,

RECLAME
Dans les cas de constipation, dyspepsie, gastralgie, etc ., les Pilules Suisses ont été employées souvent avec beaucoup de succès. 1fr. 50.

JUSTICE DE PAIX
Extrait des minutes du Greffe de la Justice de Paix du Canton de Guelma arrondissement de ce département de Constantine, Algérie ¡ (Suite et fin)
En ce qui concerne la recevabilité de l'appel, M. Rouyer produit aussitôt une lettre de M. le Maire de Guelma du 28 Février 1897, constatant qu'il était intervenu en temps utile auprès de M. le Maire et de la Commission municipale aux fins de ses conclusions, mais il reconnait qu'il n'y a pas eu de décision de rendue à cet égard. Il conclut à ce qu'il plaise au Tribunal déclarer l'appel recevable en la forme et statuer au fond.
A l'instant, le sieur Moise Cohen déclare vouloir s'inscrire en faux contre cette pièce qui est aussitôt paraphée ne varietur ; mais quelques instants après au moment de l'appel individuel de son nom, le sieur Moïse Cohen déclare retirer son exception d'inscription de faux dont il n'avait pas tout d'abord compris la gravité, et il a ajouté que sa pensée était de dire et de soutenir, en ce qui le concernait, qu'il n'y avait pas eu de décision, et que son nom n'avait pas fait l'objet, de la part du sieur Rouyer, d'une demande de radiation devant la Commission, car il est en mesure de prouver le contraire par une lettre de M. le Maire de Guelma du premier mars mil huit cent quatre-vingt-dix-sept qu'il produit.
Il conclut donc à l'irrecevabilité de l'appel à son égard.
Le sieur Rouyer demande acte de l'incident. Il est ensuite procédé a l'appel individuel de tous les autres électeurs, lesquels font tous la justification de leur qualité d'électeurs ; et ils concluent à leur maintien sur les listes électorales, et au rejet de l'appel. La sieur Rouyer à chaque catégorie oppose les arguments généraux et spéciaux développés en ses conclusions et ci-dessus énoncés. Sur quoi, nous, Juge de Paix, statuant contradictoirement et en dernier ressort sur la recevabilité de l’appel : Attendu qu'il résulte d'une lettre en date du 28 Février 1897 de M. le Maire de Guelma, que le sieur Rouyer est intervenu en temps utile auprès de lui et de la Commission municipale pour demander la radiation de tous les Israélites inscrits sur les listes électorales de la Commune de Guelma; que des lors c'est par la fuite de celle-ci qu'on a omis de statuer sur le sort des citoyens ci-dessus mentionnés; qu'il y a lieu dès lors de considérer cette omission comme équivalant au rejet de la demande, permettant au réclamant de saisir à bon droit le Juge d'appel ; Déclarons qu'il y a lieu de passer outre de déclarer l'appel recevable en a forme et de statuer au fond ; Attendu qu'il résulte de l'article cinq dit décret du sept octobre mil huit cent soixante-onze que les Israélites indigènes Algériens qui n'auront pas rempli dans le délai de vingt jours à partir de la promulgation du décrets les conditions imposées par les articles deux et trois, seront rayés des listes électorales mais qu'ils pourront encore se faire inscrire lors d'une des révisions annuelles après avoir fait constater leur indigénat dans les mêmes formes ; Attendu en ce qui concerne les soixante-onze premiers défenseurs sus nommés, qu'il est constaté que tous, soit par eux-mêmes, soit par leurs auteurs, se sont soumis aux prescriptions de ce décret, les uns dans le délai prescrit, les autres en mil huit cent quatre-vingt-sept, mil huit cent quatre-vingt-seize et huit cent quatre-vingt-dix-sept, en se présentant devant le juge de paix de leur domicile, qui après les déclarations prescrites, il ordonne l' inscription de leurs noms sur les listes électorales de la commune de Guelma ; Attendu en outre que les défendeurs sus-indiqués ont figuré dans des décisions des juges de paix de Guelma des dix-neuf et vingt-quatre février mil huit cent quatre-vingt-seize, et de Bône du treize octobre nième année dans des Arrêts de ta Cour de cassation des vingt-deux et vingt-sept avril de la même année que ces décisions qui ont consacré les droits des sus nommés ont acquis la moitié de la chose jugée ; qu'il y a lieu de déclarer à leur égard l' appel de Rouyer mal fondé ; Attendu en ce qui concerne les nommés : Attyasse Joseph. Bittoun Isaac, Chemama Alexandre, Mimouni Mardochée; Nabeth Amram et Zaoui Benjamin, qu'il est constaté que ces derniers, bien que n'ayant été l'objet d'aucune décision, ont, soit par eux-mêmes, soit par leurs auteurs, satisfait aux prescriptions des décrets du 24 Octobre 1870 et 7 Octobre 1871, ainsi qu'il appert des déclarations d'indigénat par nous également vérifiées, en déposées aux archives du Greffe de la Justice de Paix de Guelma; qu'ils sont citoyen Français et qu'ils sont fondés à demander leur maintien sur les listes électorales de Guelma; Attendu que les nommés Allruche Slomon, né à Guelma le 29 Mai 1871, où y domicilié ; Bacrie Élie, né à Guelma le 15 Mai 1869 à Guelma, Guelma Cohen Moïse né le 17 Avril 1870 à Constantine, domicilié a Guelma, ayant l'an passé en outre l'objet d'une décision du Juge de Paix de Bône du 13 Octobre 1896; Chemama Chemaoun né à Guelma le 14 Février 1870 domicilié à Guelma ; Sauid Abi, né a Constantine domicilié à Guelma Sitbon Albert, né le 31 Décembre 1873, domicilié a Guelma ; Hadjaje Israel, né le 10 Septembre 1875 à Guelma, y est domicilié, qu'ils ont satisfait à la loi du recrutement depuis l'année 1889 sans exciper de l' extranéité que dès lors ils sont citoyens Français et doivent être maintenus sur les listes électorales ; Attendu toutefois, en ce qui concerne la nommé Cohen Moise, qu'il y a lieu de remarquer que suivant une lettre de M. le Maire de Guelma le 1° Mars 1897, son nom, n'a été l'objet d'aucune réclamation irrecevable en la forme eu ce qui le concerne. Attendu que les nommés : Brahim Lalou, Chemla Isaac, E. Kaim Abaham, Elkaim Chaloum, Elkaim Maklouf, Guedj Yamin, Zerbib Judas et Taib Nessun, ont la nationalté Française par décrets individuels rendus pur M. le Président de Ia République au profil des susnommés ou de leurs auteurs, ainsi qu'il en a été justifié; que le sieur Rouyer s'est désisté de son appel pour la plupart d'entre eux ; qu'il a déclarer ce dernier mal fondé à interjeter en appel sus nommés qui figurent à bon droit sur les listes électorales de la commune de Guelma, Attendu que le sieur Rouyer a soulevé a l'encontre des sieurs : Assoun, Allouche Khalifa, Saphar, Attyasse, Chekly et autres, se rapportant à l'orthographe des noms des sus nommés, qui ne, serait-il plus la même dans les différentes listes et pièces produites, ce qui empêcherait le Tribunal saisi de statuer à l'égard de ces derniers; mais qu'on ne saurait plus longtemps s'arrêter à eu moyen, l'identité des susnommés étant dûment aucune contusion de personne n'étant possible; qu'il en est de même pour les sieur Attias Haim, Chikly Isaac, Chalouche Miktel, Elbèze Nabeth Moïse et autres, auxquels le sieur Rouyer conteste que ces dits Israélites ont figuré sur les listes électorales depuis des décennies ; qu'ils jouissent de ce fait d'une possession d’état : que c'est lors au demandeur en appel à faire la preuve qu'ils ne sont plus dans les conditions pour figurer sur les dites listes; Attendu qu’aucune preuve en ce sens n'a été faite ; qu'il échet de rejeter ces derniers moyens de défense ; Par ces motifs : Déclarons l'appel de Rouyer irrecevable eu ce qui concerne Cohen Moïse dont le nom n'a pas fait l'objet de discussion devant aucune commission et qui a été maintenu sur les listes électorales de la commune de Guelma. Donnons acte aux parties de l'incident de faux soulevé par Cohen ainsi que du désistement de ce dernier à cet égard, et a Rouyer de ce qu'il déclare eu faire état : En ce qui concerne toute les autres Israélites ; Recevons on la forme l'appel formé par Rouyer à leur encontre ; au fond, le disons mal fondé ; En conséquence déboutons ce dernier de toutes ses prétentions. Donnons acte à Rouyer du dépôt des pièces produites par lui et de toutes ses protestations, dires et réserves faits au cours des débats ; Et aux défendeurs des droits qu'ils se réservent de faire valoir à raison de l'appel téméraire et vexatoire que Monsieur Rouyer vient d'interjeter à leur encontre Ainsi jugé et prononcé en audience publique à Guelma, lieu et heure ordinaire, les jours, mois et an que dessus. Ont signé à la minute Monsieur le Juge de paix et le greffier, Le Juge de paix signé Rodolphe Lebel: le greffier signé Gavaudan. Par arrêt du 3 mai 1897 la Chambre civile de la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par Monsieur Rouyer demeurant à Hammam Meskoutine contre le présent jugement. Pour expédition collationnée et certifiée conforme. GUÈRISON D'UNE MALADIE DE LA PEAU Les croûtes et éruptions de la peau que nous observons si souvent chez les enfants' ainsi que chez les adultes, ont généralement leur origine dans un appauvrissement du sang. Quoiqu'il puisse n'exister aucune trace de scrofule dans le sang et sans la présence d'aucun germe de maladie, il est néanmoins certain que si le sang n'est pas riche et sain, il se produit des éruptions sur la peau. Cette loi physique s'applique aux personnes de tout âge. Nous vous soumettons la lettre d'une dame qui nous envoie la photographie de l'enfant d'un de ses parents ; elle nous raconte comment cette petite fut guérie par l'Emulsion Scott, cette merveilleuse préparation qui enrichit le sang, fait des chairs saines et répand de la vitalité dans l'organisme. L'Emulsion Scott renferme de l'huile de foie de morue à l'état parfaitement émulsionné, et des Hypophosphites de Chaux et de Soude, remèdes universellement recommandés. L'Emulsion Scott augmente leur efficacité en les adaptant spécialement au traitement des systèmes affaiblis. L'Emulsion Scott douce et sucrée au goût, est si facilement acceptée par les organes de digestion qu'elle ne demande pas le moindre effort, même aux organes d'un enfant faible et débilité. Il est démontré par lettre de Mlle Guillot qu'elle tient l'Emulsion Scott dans la plus haute estime. Curciat-Dongalon Ain Abid , '29 avril 1879. Monsieur, j'ai le plaisir de vous informer du bon résultat produit par votre Emulsion Scott sur une enfant de ma famille qui avait beaucoup de 'ouriiu', qui s'était porté ; aux yeux où elle avait mal. L'enfant a très bien pris cette préparation et au bout de quelques flacons la gourme a disparu ainsi que le mal aux yeux ; à présent elle se porte très bien. Encouragée par ces heureux résultats je vous prie de m'envoyer un flacon à un enfant qui a aussi de gourrue. Je vous en ferai savoir le résultat. Vous pouvez faire usage de ma lettre si elle peut vous être utile Agréez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération J, Augustinc Guiltot. Sage-femme. Avis M. PAIS, entrepreneur du service des Dépêches entre Ain Mokra et Jemmapes, a l'honneur d'informer le public qu'à partir de ce jour,le service prendra la marche suivante : 1° Départ d'Aïn-Mokra à 8 heures du matin, après l'arrivée du train partant de Bône à 6 heures, Arrivée à Jemmapes à 10 heures et demie, correspondant avec un service partant de Jemmapes pour St Charles et Philippeville 2' Départ d'Aïn-Mokra à 3 h. 30 du soir, après l'arrivée du train partant de Bône Arrivée à Jemmapes à 7 h. du soir. 1- Départ de Jemmapes à 3 h. du matin. Arrivée à Ain Mokra à 7 h., correspondant avec le train partant à 8 h. 57. Arrivée à Bône à 10 h. 40. 2* Départ de Jemmapes. à 11 h. 30 du matin. Arrivée à Aïn-Mokra, a 3 h. du soir, correspondant avec le train partant à 4 h. 10. Arrivée à Bône à 6 h. du soir. MM. les Voyageurs sont priés de se faire inscrire aux bureaux à Philippeville au Café d'Europe, à Bône au Café du Théâtre et à Jemmapes au Café de la Poste qui délivreront des bulletins directs. Sur le prix de la facture. Le public Guelmois et des environs doit donc se hâter s'il veut profiter de cette occasion exceptionnelle. A LOUER À partir du 15 janvier prochain UNE MAISON sise à Guelma en face la Halle aux Grains Angle des' rues St-Augustin et Juba où se trouve actuellement la fabrique de pâtes alimentaires. Pour renseignements s'adresser à M. François Dimech. GUELMA L'Hôtel Auriel, complètement restauré, meublé à neuf, placé sur le pied on établissement de premier ordre, portera désormais la dénomination de GRAND HOTEL ancien Hôtel Auriel, . SAISON D'HIVER Le Catalogue des Nouveautés d'Hiver vient de paraître, il est envoyé franco à toutes les personnes qui en fait la demande. Société Agricole et Industrielle ALGERIENE Plantation Française. Les plus importantes du Sahara Algérien Palmiers Dattiers Exposition Universelle. Paris 1889 : 1 Grand prix. — 2 Médailles d'Or. 1 Médaille d d’argent 5 Médailles de Bronze Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99 %. Site internet GUELMA-FRANCE