Guelma, le 1er Mars 1894
VEILLONS..!
Il y a quelques jours, nous passait sous les yeux l'Information suivante : A la frontière des Alpes L'Alerte d'Octobre dernier
" On se souvient qu'au mois d'octobre dernier, quelques jours avant l'arrivée de l'escadre russe en France, notre Ministre des affaires étrangères avait fait demander au gouvernement italien, dirigé alors par M. Giolitti, des explications sur l'accumulation inusitée de troupes derrière les Alpes.
A cette époque on disait que c'était grâce à la fermeté de notre ambassadeur à Rome que le gouvernement italien avait avoué que les troupes qu'il avait accumulée du côté de Briançon et avait renvoyé dans leurs foyers, les classes maintenues sous les drapeaux, sans raison.
On a, aujourd'hui, des renseignements très complets sur ce qui se passa alors, et ces renseignements permettent d'affirmer que, si l'Italie se décida à désarmer à cette époque, et à renoncer à ses prétentions belliqueuses, c'est à la suite de l'intervention du czar en personne, qui influença vivement l'empereur d'Autriche, et obtint de ce dernier, qu'il renonçât à faire cause commune avec l'Italie.
Voici les détails qui ont été fournis à ce sujet par un personnage qui fut mêlé de très près aux échanges de notes qui eurent lieu entre la France, l'Italie, la Russie et l'Autriche. Ces renseignements sont d'une authenticité absolue et, sauf peut-être, les termes des dépêches échangées, il en garantit l'esprit et le fond :
Le mercredi, 4 octobre dernier, le czar, qui se trouvait à Copenhague, apprit, par l'ambassade de Russie à Paris, et par des renseignements plus directs, que l'Italie massait des troupes sur la frontière des Alpes.
Alexandre III en éprouva une surprise aussi justifié que celle de ses agents diplomatiques.
On sait que, malgré la politique contraire de l'Autriche, les liens les plus intimes existent entre Alexandre III et l'empereur François-Joseph. Le czar n'hésita pas ; il télégraphia de Copenhague à l'empereur d' Autriche, la dépêche suivante, dont voici l'esprit, sinon la lettre : -
" Etes-vous au courant des armements de l'Italie? Ce mouvement est-il sérieux?" A quoi François-Joseph répondit, aussitôt : " Très sérieux. Nous le savons. "
Le czar continua par cette deuxième dépêche : " Dans ce cas, en êtes-vous ? et ce mouvement s'opère-t-il avec votre consentement ? *

L'empereur d'Autriche ne fit pas attendre ses explications et télégraphia au czar: " Non. L'Italie marche seule. " Alexandre III ne s'en tint pas à cette affirmation ; il voulait une solution immédiate. Il la demanda par une troisième dépêche ainsi conçue :
" Puisque vous n'en êtes pas, veuillez donc le répéter à l'Italie. "
L'empereur d'Autriche avisa, sur le champ, le gouvernement italien par une dépêche de cabinet et, dès le lendemain, la dislocation des troupes italiennes commençait et le ministère Giolitti faisait donner, par M. Resmann, des explications embarrassées à M. Develle, tout en renvoyant les classes dans leurs foyers, et en dégarnissant notre frontière.
Voilà l' historique, absolument exact, de cet incident. C'est à l'intervention du czar qu'on doit attribuer la subite accalmie qui s'est opérée sur notre frontière. Or, on l'a su depuis, l'Italie, comptant être suivie par les puissances de la trip lice, voulait tenter un coup de main sur Briançon et sur Nice.
Eh bien! le mouvement d'octobre dernier semble vouloir se recommencer.
La frontière italienne se regarnit de troupes qui constituent, parleur nombre, une menace pour la France. Ce mouvement est-il plus sérieux et s'appuie-t-il sur des assurances de l'Allemagne ?
C'est ce qu'on ignore. En tous les cas, il semble résulter, de renseignements très --
certains, qu' a St-Petersburg, on surveille ces velléités belliqueuses avec autant d'intérêt qu'au mois d'octobre. "
Nous avons cru bon de reproduire les lignes ci-dessus ; -- ce qu'elles révèlent est un enseignement !
- Il est donc établi que notre repos, notre tranquillité ont été récemment, sont encore, à l'heure qu'il est, à la merci d'un caprice de l'envieuse " nation sœur".
Autrefois, le provocateur de chaque instant, c'était le Prussien ; mais il a jugé le jeu dangereux.., et il s'est tû.
Plus tard, ça été sa digne alliée, l'Italie. - Nous l'avons regardée droit dans les yeux. Sa jactance a aussitôt disparu; elle n'a plus tenté de nous mordre aux jambes. et même, bassement, elle nous a souri. Sourire de fourbe.. ! car croyant notre vigilance endormie, elle massait, sans dire mot, en Octobre dernier, des troupes dans les Alpes. - Encore quelques jours, quelques heures, peut-être, sans motif à invoquer, sans provocation préalable, cette fois, elle allait se jeter sur nous, en traitre.
Sa criminelle intention a été déjouée, comme on l'a vu tout a l'heure.
Depuis quelques semaines, on a repris le procédé; les Alpes sont de nouveau garnies de bataillons, de batteries, dont l'effectif grossit tous les jours.

En même temps, en Tunisie - chez nous - s'agite la Colonie italienne, sans cesse augmentée des immigrants armés, qui arrivent de Sicile ou d'ailleurs. !
Trouves concentrées dans les Alpes.
Siciliens, ou autres, envoyés en masse, en Tunisie. Que signifie cela.?
On commence à le comprendre. ; on l'a compris.
Eh bien, alors ! soyons énergiques et virils, mettons nous à la hauteur des circonstances, que la France cesse, enfin, d'être si niaisement, " la nation grande et généreuse dont l'hospitalité large etc.
Gardons-nous, pas seulement au dehors, mais encore au dedans.
De même que ceux de l'Est, nos forts Alpins sont armés ; les troupes veillent.
C'eut bien.
Mais, de ce coté, uniquement, n'est pas le danger, il se trouve aussi en Tunisie - chez nous - où l'Italie, en ce moment, cherche à effectuer une sorte de mobilisation occulte de ses nationaux, qui s'y trouvent, on le sait, au nombre de plus de 940,000 - nombre sans cesse accru, comme nous le disions plus haut, par l'arrivée constante d'Italiens débarquant sur tous les points du rivage Tunisien.
Va-t-on laisser se continuer plus longtemps cette manœuvre? On a commencé, il y a quelques jours, le désarmement de ces bandes qui pénétraient, là-bas, armées de fusils, revolvers, poignards. Cette mesure, tardive déjà, ne suffit pas. Il faut retourner à leurs expéditeurs, ces envois inusités d'hommes, dont rien, en apparence, ne justifie la venue à Tunis ; il faut expulser ces sans travail dont les façons et la tenue sont absolument énigmatiques et suspectes.
En Algérie dans le département de Constantine; notamment, des éliminations de ce genre seraient nécessaires aussi. - L'élément italien, sur certains points, y est gênant.
Nous ne voulons certes pas par 1er, on le pense bien, des Italiens, anciens dans ce pays, connus de tous ; qui ont conquis par leur travail et leur tenue toujours irréprochable, le droit d'être considérés et honorés. Ceux-là, dont un certain nombre sont devenus citoyens français, ceux-là ont la sympathie générale ; il ne saurait être question d'eux ici.
Nous avons voulu désigner ces groupes de gens sans aveu, ces " armées roulantes " qui, par instants, encombrent nos places, nos rues et que, en cas de complications internationales, nous serions tout étonnés de voir obéissant à un mystérieux mot d'ordre s'organiser ici, afin de nous inquiéter, tenter des coups de mains dans l'intérieur pendant que tous nos efforts se porteraient vers le littoral, où nous aurions à nous garder des attaques d'une flotte , ou d'un corps de débarquement ennemis.
La diplomatie du Quirinal, toute mielleuse, en ce moment, ne cesse de donner des assurances de sympathie, d'envoyer des paroles de paix. On sait ce que vaut tout cela. N'en croyons rien. Tenons-nous, au contraire, comme si nous étions menacés. car nous le sommes.
Ne nous laissons pas leurrer par des mensonges.
Veillons..!!!!
Alain,

INFORMATIONS
Des perquisitions ont été effectuées cette nuit chez l'anarchiste Constant Martin, domicilié rue Joquelet et chez l'anarchiste Duprat, qui demeure rue Ramey.
Chez Constant, trois anarchistes et Mm Constant Martin ont été arrêtés et conduits au dépôt.
Chez Duprat, six arrestations ont été opérées.
Et l'Italie.

LONDRES
- Le journal de Londres, le Daily Télégraphe, publie une dépêche reçue de Vienne Autriche) dans laquelle il est dit que l'empereur d'Autriche, François Joseph, avait invité l'empereur de Russie à venir à Abbazir, mais que le Tsar, aurait refusé afin de ne pas se rencontrer avec Humbert le roi d'Italie
Wilson. - Le député Wilson dont l'invalidation a été prononcée ,il y a 3 jours, par 465 voix contre 2 aurait manifesté l'intention de décliner la candidature de Loches.
Ses amis affirment, au contraire, qu'il va entamer la campagne électorale.

AU SENAT
M. Sebline lit son rapport sur le projet de loi élevant les droits sur les blés. On entame la discussion immédiatement.
M. Girault combat le relèvement des droits qu'il considère comme inutile pour l'agriculture, M. Couteaux combat également le relèvement des droits et se prononce pour le statu quo .
La suite de la discussion est renvoyée -- On verra par le télégramme plus loin qu'heureusement le Sénat a déjà écouté les protectionnistes. Les droits ont été relevés.--

SITUATION AGRICOLE
Le Journal officiel vient de publier des tableaux exposant l'évolution des récoltes en terre à la fin du mois de Janvier, d'après les rapports des professeurs départementaux d'agriculture. Voici les appréciations qui concernent l'Algérie.
Le mois de décembre a été très pluvieux dans les trois départements algériens, mais plus particulièrement dans celui d'Alger où des pluies torrentielles ont, dans les premiers jours du mois, occasionné des inondations sur divers points de la plaine de la Mitidja. La neige, à deux reprises, a couvert les montagnes et les hautes plaines.
Néanmoins quelques alternatives de beaux jours ont permis de continuer les travaux de semailles de céréales qui se sont accomplis, au si bien en territoire arabe qu'un territoire de colonisation européenne, avec une activité remarquable.
- Le bétail à souffert de la sécheresse et de la pénurie des fourrages. Les pertes sont du reste peu importantes.
- Le rendement des oliviers s'est amélioré, sans que l'on puisse, toutefois, considérer la campagne comme satisfaisante.
-- L'exposé ci-dessus relativement aux pertes de bétail, nous parait optimiste, au moins en ce qui concerne notre région.
En effet les souffrances qu'ont endurées par ici les troupeaux, par suite de la sécheresse et du manque (le pâturages, leur ont été fatale?. Nous savons, notamment une commune des environs sur le territoire de laquelle plus de 800 bêtes ont péri !

COUP D'ŒIL SUR L'ETRANGER
En dehors de l'explosion de dynamite de Londres, il n'y a pas cette semaine de grosses nouvelles de l'Etranger.
En Italie, les Chambres sont rentrées mardi. Les premières séances ont été très orageuses.
L'Italie se trouve en présence d'un déficit annuel de 150 millions, et d'une dette flottante de 800 millions.
Au reste le gouvernement a si peu confiance dans la situation, que les gens de la cour eux-mêmes jouent à la busse sur les fonds italiens ! Crispi a fait poursuivre en police correctionnelle les spéculateurs qui, résidant en Italie, jouent à la baisse sur les fonds italiens.
Parmi eux, se trouvaient nombre d'Allemands qui se sont immédiatement mis sous la protection de leur consul. !
L'état de siège est levé en Sicile, et Crispi proteste de son amour pour le maintien de la paix, tout en agissant comme s'il préparait la guerre !

NAUFRAGE
L'impératrice d'Autriche a fait naufrage sur la côte d'Espagne, près de Gibraltar. Le steamer le Grief, sur lequel elle naviguait, s'est échoué sur un banc de sable.
Un paquebot français, la Ville de Bordeaux l'a tiré d'affaire.
En Russie, le vote, par la Chambre française, du droit de 7 francs sur les blés a fait sensation dans les cercles financiers où l'on estime qu'il entraînera une diminution sensible de l'exportation des blés russes en France.
Par contre, on déclare que cette mesure, motivée par des raisons économiques, ne saurait influer sur la politique franco-russe et les bonnes relations existant entre les deux pays, d'abord parce que le cabinet Casimir-Perier a énergiquement combattu les exagérations protectionnistes, et enfin parce que le nouvel impôt atteint les blés de toutes provenances.
14 février, â Greenwich " Angleterre une explosion formidable par la dynamite, a eu lieu dans le parc, près de l'Observatoire.
La guerre continue au Brésil. Mais les insurgés resserrent toujours le cercle autour de la capitale, Rio-de-Janeiro qu'occupe le président Peixoto.

LES VITICULTEURS D'ALGÉRIE
* Le congrès d'Alger -Le congrès interdépartemental des viticulteurs s'est réuni lundi, à Alger, sous la présidence de M. Réuier, Conseiller général, Directeur du syndicat des viticulteurs du département de Constantino. Le congrès a adopté des vœux tendant :
- 1-l'approbation du régime fiscal relatif aux vins factices et aux matières saccharifères;
2' à ce que les droits de douane des raisins secs soient fixés à cinquante francs ;
3* à l'abrogation de la loi sur le sucrage des vendanges;
4' à la suppression des droits intérieurs sur les vins et les boissons hygiéniques ;
5' à l'application rigoureuse de la loi Griffe;
6 à l'abaissement des prix de transports sur les voies ferrées et de navigation.
D'autres vœux vont être émis dans les séances prochaines.

CHRONIQUE DE GUELMA

BAL. - Nous continuons d'avoir les meilleures nouvelles du Bal des Pauvres prochain. Nous savons que…Mais nous préférons nous taire.
On comprendra notre réserve. Nous enlèverions, en effet, si nous parlions et disions ce que nous avons appris, tout le charme des surprises qui attendent le public nombreux qui envahira la salle du théâtre, samedi.

LE TEMPS.
- Le temps est enfin revenu au beau fixe. Les travaux de vigne vont pouvoir s'achever.

ENTRE COPAINS. - Le nommé Chérif bon Kaled ben Homidou, journalier à Guelma a été arrêté, sous l'inculpation de vol d'un burnous au préjudice d'un autre kabyle, qui logeait dans la même chambre et qui lui avait confié la clé de sa malle.

SOCIÉTÉ DE ST HUBERT. Assemblée générale.
- Lundi prochain, 5 du courant, à cinq heures du soir, en la salle de la mairie, aura lieu l'assemblée générale annuelle des Membres de la Société de Saint-Hubert.
Ordre du jour : Renouvellement du bureau ; Compte-rendu des finances ; Addition du titre de Société de Tir ; Primes et questions diverses.
En raison de l'importance de cette réunion, tous les Sociétaires sont instamment priés de vouloir bien y assister.
Les - personnes qui désireraient faire partie de la Société pourront y prendre part ; mais elles n'auront voix délibérative qu'autant que l'Assemblée Générale aura, au préalable, autorisé leur admission.

POSTES ET TÉLÉGRAPHES -
A partir du 1er Mars, le bureau des Postes et Télégraphes sera ouvert au public, à 7 heures du matin.
La dernière levée pour France, le samedi, aura lieu à 11 heures du matin.
Le Receveur, AMIEL.

CARNET DE POLICE
Délits. -
Procès-verbal judiciaire, a été relevé contre le nommé Nadji ben Mohamed, journalier à Enchir-Saïd, pour colportage de gibier en temps prohibé.
Contraventions déclarées
1* Au nommé Ch. A. pour jet de fumier derrière les portes de Bône.
2' Au nommé G J. pour divagation d'une chienne en folie sur la voie publique.
3' Au nommé A. ben M. pour dépôt d'ordures sur la voie publique.
4- Au nommé A. Z. pour défaut de balayage.
5- Au nommé M. b. Ab, pour dépôt d'ordures sur la voie publique.
6' Au nommé A. b. M. pour avoir lavé une voiture à l'abreuvoir de la rue St-Augustin.
7- Au nommé K. b. D. pour défaut de poinçonnage de 2 poids.

AUTOUR DE GUELMA
MILLÉSIMO
Le Conseil Municipal de cette Commune, délibérant en session de Février, a,à unanimité des 10 Conseillers présents émis des vœux relatifs :
1° A l'augmentation de l'effectif des troupes de la garnison de Guelma, par l'envoi d'un escadron, ou 1|2 escadron de Chasseurs.
2' A la création d'un centre dans la Mahouna ; - Ce vœu diffère un peu de celui présenté déjà par la Municipalité de Guelma ; celle de Millesimo demande qu'on examine si le futur village ne pourrait avoir son emplacement sur le territoire de la commune, laquelle, comme on le sait, enferme dans ses limites une bonne partie de la Mahouna.

CHRONIQUE REGIONALE
DUVIVIER (De notre correspondant)
Depuis quelques jours, il règne dans la région un calme plat, auquel depuis longtemps, nous n'étions pas habitués - En effet aucune attentat saillant n'est à signaler.
La rigueur dont vient d'user le Tribunal de Bône à l'égard de quelques têtes que la justice a enfin pu tenir, ne me parait pas étrangère à cette amélioration dans la situation.
Des condamnations variant de un an à deux ans de prison, ont été prononcées à rencontre de cinq ou six indigènes appartenant à cette minorité restreinte d'individus qui règle et dirige les attentats ; aidés par des comparses qui n'ont là qu'incidemment et souvent poussés par la misère et le besoin.
Les premiers ne travaillent pas, fréquentent les cafés maures et ne volent que pour jouer leur butin. - Ils sont généralement connus. - aussi, ne peut-on désirer qu'une chose, en attendant mieux : - que lorsque ceux qui font partie de cette minorité tombent sous la coupe de la Justice, les Tribunaux soient impitoyables à leur égard -qu'ils s'inspirent des renseignements fournis pur les agents de l'administration, ou les auxiliaires de la Justice qui auront procédé à l'enquête préliminaire. Si ces individus, généralement retors, échappent à l'action de la Justice, qu'ils ne puissent donc échapper à celle de l'Administration - Que celle-ci ait la facilité de prendre les mesures les plus rigoureuses contre tous ceux réputés dangereux, et il y a cent à parier contre un, que la Sécurité ne sera plus tout à fait ce qu'elle est aujourd'hui ; c'est à-dire un vain mot.

SOUK-AHRAS
(De notre correspondant)
Dans l'un des derniers numéros de la Démocratie Algérienne, son correspondant, de Souk-Ahras, semble railler, spirituellement, il est vrai les découvertes minéralogiques faites dans notre région.
Ne déplaise à notre confrère si nous ne sommes pas du même avis en cette matière.
Pour nous, nous avons toujours pensé qu'il était bon de signaler, d'encourager ainsi les hommes de tête et d'action qui se sont adonnés aux recherches.
- Pourquoi ne pas croire au résultat ? -
Une fois pour toutes, guérissons-nous, de notre scepticisme.
Les Anglais et les Américains sont plus pratiques ; ils croient eux, et c'est leur force !
Si l'on se remémore tant soit peu l'histoire de nos découvertes et de nos inventions en France, on trouvera, hélas, que, trop souvent, les chercheur- n'ont été récompensées que d'une façon posthume, quand ils l'ont été.!
Allons cher confrère, un bon mouvement et promettez-nous qu'il ne restera de votre article que sa verve satirique.

L'ÉLECTRICITE.
- Les travaux de construction de notre usine ont commencé.
D'après M. Muracioli, adjudicataire de la construction, l'installation pourra être achevée dans le courant du mois de Mai.

ZAROURIA
Les Colons du centre de Zarouria sont heureux de la décision qu'a prise M. le Gouverneur général de l'Algérie, leur accordant le droit de faire pacager leurs troupeaux dans les forêts de l'Etat.
Après les cruelles épreuves qu'ils viennent de traverser, cette décision a été accueillie, par eux, avec la plus grande satisfaction.

OUM-EL-BOUAGHI
(De notre correspondant) Temps splendide depuis deux jours. Grande affluence au marché aujourd'hui.
- La semaine dernière un vol a été commis au préjudice d'un ouvrier italien.
Un fusil et 500 fr. ont été soustraits. Le voleur, d'un coup de pied, avàit défoncé la porte sur laquelle on voit des traces de clous. - Il y trois jours nouveau vol. Un sac de farine a été enlevé à la boulangerie Fassiotti - La porte a été fracturée.
Les coupables sont encore inconnus.

OUED-ZÉNATI
Le soleil a reparu depuis 3 jours; le froid, toutefois, continue d'être intense, matin et soir.
- Les récoltes sont superbes ; leur aspect donne les plus belles espérances.
Phébus s'est galamment rendu au vœu de Guelma-Journal : il est revenu de sa longue absence, et ne va pas contribuer qu'un peu à l'éclat des fêtes de la Cavalcade, dimanche prochain.
A l'heure qu'il est, tout est paré, comme on dit. Chars des Bébés, des Forgerons, Groupes de cavaliers, etc etc. feront certainement merveille..!
- Le défilé commençant à une heure de l'après-midi, il sera facile aux nombreuses personnes de Guelma qui ont l'intention de se rendre à Oued-Zenati dimanche, d'être présentes à l'heure voulue.
En effet, le train partant de Guelma à 9 heures et demie du matin, arrive là-bas à midi ; la diligence quitte Guelma à 7 heures, et est attendue à Oued-Zénati à 11 heures.
--- Comme on le voit, les moyens commodes de transport sont assurés.
Nous engageons nos lecteurs à lire l'avis des Grands Magasins du Printemps de Paris, que nous publions aux annonces de notre quatrième page.

45 RÉCOMPENSES DONT 18 DIPLOMES D'HONNEUR ET 14 MÉDAILLES D'OR UN DEMI-SIÈCLE DE SUCCÈS
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PBOBLÈME DU JOUR
CHARADE
Malheur à toi, si ton soulier Pèse par trop sur mon premier ;
Sur mon second, avec adresse,
S'exerce plus d'un amateur
Qui,visant avec que justesse,
Pousse la sœur contre la sœur.
En mince ou pompeux équipage Dans mon trois tristement voyage, Le manant et le grand seigneur.
Le mot de la dernière charade est : Odorat (O-do-rat ).
Ont deviné : MM. D., M., P. de Guelma Mme B. Melle N. de Guelma.
MM. P., Y., P., R., de Souk-Ahras. M.de Millésimo, B. d'Heliopolis; un Zenatien. R. d'Aïn-Beïda; P. de Tébessa.

MOTS POUR RIRE
Un brave paysan, en train de conjuguer le verbe aimer avec la femme de son voisin, entend ce dernier rentrer, et se cache dans un armoire dont le mari ouvre la porte, quelques instants après :
- Qué, que tu fais-la ?
- Ben quoi ! Je me promène !
Dialogue animé entre un monsieur et une dame qui, se trouvant seuls dans un wagon de première, flirtent avec ardeur :

- Faites attention, mon ami, si le contrôleur arrivait, il nous surprendrait et alors ce ne serait pas drôle. Le monsieur, continuant de plus belle :
- Bas ! on lui paierait le supplément..!> Un contrôleur ouvre la portière d'un compartiment de première classe.
-Vos billets, s'il vous plaît !
Un voyageur sort, avec affectation, un carnet, et d'un air protecteur, dit bien haut : - Député . Un autre voyageur, montrant avec humilité, son billet, pris au guichet ( sans rabais) : - Electeur t ! !

TÉLÉGRAMMES
Paris 28 février 8 h.
L'empereur d'Autriche qu'a résolu de passer quelques jours de villégiature dans les Alpes-Maritimes, est arrivé en Franco par la Suisse, de manière à ne pas traverser le territoire Italien.
Nous avons reçu hier le télégramme suivant : Paris, le 28 février,7 1|2 soir.
Le Sénat vient de voter le droit de sept francs par quintal sur les blés étrangers, sans aucune exception.
Il a porté de 12 francs à 16 francs les droits sur les gruaux et les semoules en gruaux et de 8 francs à 16 francs et de 10 à 16 francs les droits sur les semoules en pâtes et pâtes d'Italie. LESUEUR

AVIS
M. VIDAL Bernard, menuisier-ébéniste, a l'honneur d'informer le public et sa nombreuse clientèle, qu'il vient d'installer un magasin de Meubles, attenant à son atelier, rue de l'Hôpital, ancienne maison Durand.
On trouvera, dans ce magasin, des Meubles de tous genres.
Etant du métier, il pourra apprécier et garantir en connaissance de cause, la bonne fabrication, et la solidité des Meubles qu'il livrera.
Il porte également à la connaissance du Public, qu'un bon ouvrier tapissier étant attaché à la maison, il pourra, ainsi fournir et réparer tout ce qui consiste en Ameublements pour toutes les commandes qui pourraient lui être faites.
Prix défiant toute concurrence.

AVIS

L'Etude de Me Louis Bouchet, huissier, successeur de Me Le Mounier, est située, rue Saint-Possidus, maison Chuchana.

Imprimeur-Propriétaire-Gérant A.ELKAIM Guelma Imprimerie Rapide.

VENTE
Etude Me Pierre POGGI docteur en droit avoué près le tribunal civil de première instance de Guelma, y demeurant, rue d'Announa numéro 27.B VENTE Sur Saisie Immobilière EN UN SEUL LOT D'UNE Parcelle de terre SISE A PETIT d'une contenance de deux hectares/vingt cinq ares, quarante centiares.B L'ADJUDICATION aura lieu le MERCREDI VIAGT- HUIT MARS mil huit cent quatre-vingt-quatorze, à une heure et demie du soir, l'audience des criées du tribunal civil de première instance de Guelma, séant dite ville au Palais de Justice rue de la Pépinière.B On fait savoir à tous ceux qu'il appartiendra, qu'aux requête, poursuite et diligence de Monsieur Biaise Bougeot, propriétaire, demeurant à Guelma, agissant comme subrogé conventionnellement aux termes de l'article mille deux cent cinquante, numéro 1 du code civil, aux droits et actions du sieur Pierre Ronnat, propriétaire demeurant à Petit, aux termes d'un acte reçu par Me Boivin, notaire à Guelma, le quatorze octobre mil huit cent quatre-vingt-dix, enregistré.
Ayant Me Pierre Poggi, docteur en droit, pour avoué constitué, exerçant en cette qualité près le Tribunal civil de Guelma.
1 A l'encontre de: Dame Marie Garnier, sans profession, veuve Chalvin Joseph, demeurant à Petit,
2° Joseph Chalvin, cultivateur, demeurant au même lieu.
3° Marie Chalvin, épouse sans profession du sieur Pierre Ronnat, propriétaire cultivateur, avec lequel elle demeure à Petit.
4* dit Pierre Ronnat, tant en son nom personnel, que pour la validité de la procédure, à l'égard de la dame son épouse.
5" Louise Christophe, veuve en premières noces de feu Louis Chalvin et actuellement épouse en secondes noces, du sieur Pierre Doumens, employé aux Ponts-et Chaussées avec lequel elle demeure à Petit, prise ladite - dame, comme tutrice naturelle et légale de Edmond Chalvin, son enfant mineur, issu de son union avec feu Louis Chalvin ;
6' dit Pierre Doumens, tant pour la validité de la procédure à l'égard de la dame son épouse, que comme cotuteur dudit mineur Chalvin.
Parties saisies, sans avoué constitué.
Il sera procédé, le Mercredi vingt-huit Mars mil huit cent quatre-vingt-quatorze, à une heure et demie du soir, à l'audience des criées du Tribunal civil de première instance de Guelma, séant au palais de Justice de ladite ville rue de la Pépinière, à l'adjudication de l'immeuble ci-après au plus offrant et dernier enchérisseur.
Désignation de l'immeuble à vendre telle qu'elle est insérée dans le procès-verbal de saisies immobilières ci-après énoncée ;
UNE PARCELLE DE TERRE sise au territoire de la commune de Petit, canton et arrondissement de Guelma, d'une contenance de deux hectares, vingt-cinq ares, quarante centiares, environ, portée sur le plan de lotissement dudit village sous le numéro 96, joignant par deux cotés les propriétés Julia; par un autre côté la propriété Bailleul; par un troisième côté le chemin conduisant à la Seybouse, et traversée, elle même, par un chemin partant du village de Petit.
La plus grande partie de cette parcelle est complantée en vigne. La matrice cadastrale, n'existant pas en Algérie, il n'a pas été possible de se conformer aux prescriptions de l'article six cent soixante-quinze numéro 4,du code de procédure civile.
Procédure L'immeuble ci-dessus désigné a été saisi réèllement à la requête de M. Blaise Bougeot, susnommé, à rencontre ; 1* de Marie Garnier;
2' Joseph Chalvin ;
3- et 4' dame Marie Chalvin et Pierre Ronnat son mari
;
5' et 6' dame Louise Christophe, veuve Louis Chalvin, épouse en secondes noces du sieur Pierre Doumens, tous sus-nommés et sus- qualifiés, suivant procès-verbal de Mc Rigollet, huissier à Guelma, en date du huit décembre mil-huit-cent-quatre-vingt-treize, visé, enregistré, dénoncé conformément à la loi, et transcrit au burau des hypothèques de Guelma le vingt-neuf décembre mil-huit-cent quatre-vingt-treize, volume 12, numéro 4.
Le cahier des charges contenant les conditions de la vente, a été dressé par Me Poggi avoué poursuivant, et déposé au greffe du tribunal civil de première instance de Guelma le douze janvier mil-huit cent-quatre- vingt-quatorze, ainsi que le constate en acte de dépôt du même jour enregistré.
La lecture du dit cahier des charges a eu lieu à l'audience des criées du quatorze février mil-huit-cent-quatre - vingt - quatorze, et par jugement du même jour, l'adjudication a été fixée au mercredi vingt huit mars mil-huit-cent quatre-vingt-quatorze, à une heure et demie du soir.
Purge légale Il est déclaré à tous ceux du chef desquels, il pourrait être pris des inscriptions d'hypothèques légales, qu'ils devront requérir cette inscription avant la transcription du jugement d'adjudication, sous peine d'être déchus du droit de la faire inscrire.
Mise à prix En conséquence, outre les charges clauses et conditions énoncées au cahier des charges pour parvenir à la vente les enchères seront reçues les dits jour, lieu et heure sur la mise à prix de cinq cents francs fixée par le pour- 500 suivant, ci. Fr. 500 Frais et remise proportionnelle en sus.
S'adresser pour tous renseignements : 1" A M° Pierre Poggi, docteur en droit, avoué poursuivant.
2* Au Greffe du tribunal civil de Guelma, où le cahier des charges est déposé.
Fait et rédigé par M* Poggi, avoué poursuivant à Guelma, le 27 lévrier 1894.
Signé : PIERRE POGGI.
Enregistré à Guelma, le l er mars mil huit cent-quatre - vingt - quatorze folio c* Recu 0,83e décime compris.
Signé: DEMOULIN.

VENTE
A suite de Liquidation judiciaire
Avis
Le mardi 6 Mars courant, à 3 heures 1/2 du matin, vente, à l'Oued-Zénati, aux enchères publiques, en bloc ou en détail, des marchandises et matériel dépendant de la Liquidation judiciaire de demoiselle Albani Pradet, commerçante au dit lieu : Chaussures, étoffes, vêtements, lainages, ganterie, passementerie, mercerie, articles de Paris, jouets etc.
Comptoir, étagères, vitrines, mannequins étc. Montant de l'inventaire : 3 000 francs (La vente aura lieu au comptant, - 3 0/0 en sus pour frais).
Pour renseignements s'adresser : A M. Proust, liquidateur judiciaire, à Guelma.A Mlle Albani Pradet, commerçante à Oued-Zénati.

AVIS
Le quatorze Mars, prochain, à deux heures de l'après-midi, il sera procédé, en séance publique par M. le Sous-préfet de Guelma ,à l'adjudication, au rabais, sur soumission cachetée, des travaux d'ouverture du chemin d'intérêt commun numéro 47, de Guelma, à Et Guelàa (Gounod), en terrassements et ouvrages d'art, entre son origine et le gué de Medjez-Amori, sur une longueur de 5,775 mètres.
Ces travaux sont évalués à la somme totale de 2,000 francs, y compris une somme à valoir de 2621,48.
Le montant du cautionnement est fixé à la somme de 800 francs.
Les entrepreneurs pourront prendre connaissance des pièces du projet dans les bureaux de la Sous Préfecture, de Guelma, tous les jours, les dimanches et fêtes exceptés, de 8 à 10 heures du matin et de 2 à 4 heures du soir.
Guelma, le 28 février 1894.
Le Sous-préfet, H. DE FONTRÉAULX.

LIQUIDATION JUDICIAIRE

Tribunal de 1e instance de Guelma
BRAHIM BEN MOHAMED BEN HADJ - SOUK-AHRAS

AVIS DE CONVOCATION
Messieurs les créanciers du sieur Brahim ben Mohamed benHadj, Commerçant à Souk-Ahras.qui n'ont pas encore fait vérifier leurs titres, sont avisés que la clôture de vérification des créances aura lieu le Samedi vingt quatre Mars, mil huit cent quatre-vingt-quatorze à huit heures et demie du matin, en la salle des audiences du tribunal de Guelma, Tout intéressé pourra se faire représenter par un mandataire muni d'une procuration enregistrée.
Guelma, le 27 février 1894.
Le Greffier.
MAZEL.

VENTE
Etude de M* Jules Plerrat Notaire à Guelma A VENDRE A L'AMIABLE Deux Maisons contigües sises à Guelma l'une rue Saint-Louis n. 7 et Saint-Cyprien n. 8.
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S'adresser à M' Jules PIERRAT.

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Site internet GUELMA FRANCE