BONE..LE 13 JANVIER 1894
A L'ŒUVRE
Notre tâche si bien commencée ne devait pas finir si brusquement, car elle était loin d'être achevée.
Aujourd'hui nous la reprenons avec plus d'ardeur que jamais et cette fois avec l'espoir que nous la mènerons heureusement jusqu'au bout, sans craindre que rien ne vienne entraver notre marche en avant, fort de notre droit et de notre impartialité.
El-Hack qui n'est inféodé à aucune coterie s'occupera avec indépendante et activité de mettre à jour, les infamies de tous ceux qui n'aiment pas les arabes, par intérêts, ou pour des raisons puériles et de stigmatiser les exploiteurs et les fonctionnaires indélicats qui abusent du pouvoir en en faisant un règne de tyrannies et de rapines.

Les hommes politiques actuels qui ne s'occupent de l'arabe que pour le bourrer d'impôts ou le reléguer au trente sixième plan de la scène politique, afin de l'empêcher de voir
le jour, ne peuvent nous secourir - ils n'ont jamais rien fait pour nous, - car ils sont élus pour défendre les intérêts, ou les mauvaises causes de ceux qui les élisent - quand ils ne défendent pas les leurs propres - c'est donc à nous de nous occuper de nos intérêts et de les défendre, serait ce même au prix de notre liberté.
La presse nous fournit d'ailleurs les moyens de propager notre pensée et la légalité nous permet de la dire.

Garder plus longtemps le silence et laisser faire le temps, est un procédé philosophique qui n'est pas pour nous rendre la vie agréable, pour nous sauver de la détresse et nous garantir de la débâcle imminente de nos maigres épaves, où s'accrochent avec peine les victimes de l'usure, de la sécheresse, de la concussion et des sauterelles, en attendant les réformes qui ne viendront jamais ou qui ne viendront, que quand tout sera perdu, quand il sera trop tard.
Donc, nous devons agir, prendre l'initiative, nous faire entendre, ramener vers nous les regards de la France, laquelle conquiert et cherche à conquérir d'autres pays, au lieu de s'occuper un instant et sérieusement des arabes et de sa plus belle colonie, dont la réputation faiblit chaque jour, grâce à l'abandon ou elle la laisse,
Il ne suffit pas de prendre un peuple à ses princes, à ses institutions, à ses habitudes, il faut faire de façon,à ce qu'il n'ait pas à regretter le passé : en l'encourageant, en lui faisant aimer le présent par quelques concessions, dussent-elles être dures, à la nation conquérante.

Quand on pense à la misère qui sévit, quand on voit les arabes de plus en plus déguenillés et que l'on jette un coup d'œil en arrière, un regard sur ce qu'ils étaient, il y a une quarantaine d'années, on a des envies de crier, de battre l'usurier qui passe là-bas, le regard sournois, guettant une visage du fonctionnaire méchant et partial qui écrase l'arabe sous son talon et le roue de coups pour des futilités.
Mais les violences nous conduiraient aux galères et serviraient à souhait les rancunes de nos ennemis. Non, non, résignons-nous et patientons, la presse qui est une arme redoutable, saura bien nous sauver et c'est de ce moyen à la fois terrible et légal, que nous nous servirons pour réclamer justice !
Zeïd ben Dieb.

PROÏE
On a toujours soutenu que les arabes tacititaient l'évasion des bandits et les protégeaient contre les autorités et les gendarmes, la preuve éclatante du contraire vient d'être donnée par le marabout de la zaouia du village de Seddouk, c'est grâce à la prudence et à la sagesse de ce digne homme, qu'aujourd'hui le terrible Arezgui est en lieu sûr.
Les Khouans qu'on accuse le plus de rebellion, et de prêcher la guerre sainte, viennent de se réhabiliter à jamais, le dévouement de leur collègue de Seddouk, prouve que les sectaires des différentes compagnies religeuses, ne sont pas du tout réfractaires. à l'occupation française et qu'ils sont loin d'être les ennemis de la France.
Le marabout ou taleb, dont nous ignorons le nom, qui a contribué pour une largo part, avec le cheikh Belkassem ben Slimen à l'arrestation du trop fameux bandit, est digne non seulement de la considération des français parce qu'il vient de sauver la région d'un fléau, d'une terreur, mais aussi de la nôtre parce qu'il a donné une marque de courage et de dévouement à la France et que par ce fait même il a quelque peu plaidé pour les Khoans.
Autant que le cheikh Belkassem et plus encore, il doit être récompensé, car s'il n'avait pas retenu Arezqui ben Rachir de dornir n'a pas été arrêté par le cheik Belkassem, d'ailleurs ce dernier, en procédant à cette arrestation, ne faisait que son devoir, tandis que le taleb rendait un service à l'administration, service qui lui aurait peut-être coûté la vie.
Après cela, que l'on vienne dire que les arabes cachent les coupables ?
Cheik ABOU-DERBALA.

L'ACTUALITÉ Opinions d'un Sauvage Ami lecteur, comme mes nombreux collègues, je viens apporter le maigre tribut de mon savoir de sauvage, à ce journal, mais étant donné ma qualité, - dont je m'honore, entre parenthèses, - je compte sur toute votre indulgence et j'espère que vous fermerez les yeux sur les passages, ou les idées saugrenues,qui pourraieut vous choquer, car malheureusement pour moi et pout ceux qui me liront, la civilisation m'ayant à poiwe - presque un rien - laissé goûter à sa coupe heureuse, j'ai des écarts de plume et d'idées, dignes d'un sauvage très mal apprivoisé.
Je commence d'abord,par vous entretenir de l'alliance franco-russe. Cette alliance rapportera-t-elle beaucoup à la France?..
Peut-être. Jusqu'à présent, je ne crois pas qu'eUe ait rapporté quelque chose, mais ce dont je suis sûr, et vous aussi, c'est qu'elle a commencé par lui coûter quelques millions de francs, dépensés en fêtes de toutes sortes et en gueletons monstres.
C'est son affaire.
Mais ce que vous me permettrez de remarquer, amis lecteurs, c'est que la métropole va chercher midi à quatorze heures. C'est la vérité ; elle a sous la main des sujets qui brûlent de brûler de la poudre - pas celle d'escampette par exemple- et elle les laisse de côté, comme si trois millions d'arabes ne valent pas trente millions de slaves, pour aller chercher ailleurs une alliance qui ne peut être aussi sûre et durable que celle qu'elle contracterait avec les indigènes algériens, en soulageant leurs misères, avec tout au plus le quart des sommes dissipées inutilement, lors des dernières orgies, car nous, nous sommes, à jamais, il me semble. ses suiets.

Ceci ne veut pas dire que nous sommes des infidèles et que nous verrions, sans broncher, une armée étrangère envahir la terre algérienne, ou notre nouvelle patrie, mais enfin, pour mieux s'allier les cœurs musulmans, la France devrait tâcher, par n'importe quel moyen - nous n'avons pas à lui dicter des lois d'améliorer le sort fait à tous les vaillants - rien de commun avec Vaillant qui turbinent sans trêve, pour amasser à peine,de quoi ne pas mourir de faim.
La métropole ne peut trouver des alliés sûrs et braves que parmi les habitants des tentes.
Rappelez-volls la fameuse phrase, du non moins fameux général Boulanger :
" Avec cent mille turcos, je veux battre l'armée allemande!.

LES ARNACHOS
Mais ce que l'on ne pourrait pas, c'est faire battre en retraite tous les anarchos qui terrorisent la France et l'Europe avec leurs joujoux .
Après l'attentat de Barcelone, c'est celui de Marseille, après ce dernier c'est celui du Palais-Bourbon, nous laissons sous silence ceux passés et futurs.
Vraiment l'audace de ces sinistres exécuteurs, ne connaît pas de bornes, c'est par la force, par la mort qu'ils veulent faire triompher leurs idées, si réellement ils en ont - oui, ils en ont, mais elles sont bien folles - est-ce que l'on peut démolir une société, un monde, pour en refonder d'autres ?

Malgré que tout soit possible, je trouve que ce tour de force est un peu difficile à exécuter et je parie que vous êtes de mon avis.
Ces anarchistes sont loins d'être de farouches musulmans, ils ne se contentent pas comme ces derniers du phylosophique mektoub.
Enfin pourvu qu'il ne viennent pas ici - s'il y en a pas déjà, c'est l'essentiel - car l'épidémie dynamitarde pourrait gagner de nombreux mécontents.
EL-ASSED.

RESURRECTION
Salut à vous, lecteurs !
El Rack dont le silence inquiétait nos malheureux frères et tous les amis de la Vérité, reparaît doué d'une nouvelle force.
Cette disparition éphémère, dûe à des motifs que vous connaissez tous, lui a permis de prendre son élan et aujourd'hui, il reprend sa lourde tâche ; il continue sa marche à travers les obstacles que ne cessent de semer sur son chemin, les gens que sa lumière aveugle.
Il ressemble à un pauvre vaisseau sans défense, naviguant sur une mer pleine de tempêtes et couverte de forts cuirassés enuemis.
Mais il saura échapper à leur poursuite, car sur ses voiles il y a un talisman invincible et son gouvernail est tenu par un pilote d'une forcft extraordinaire.

Ce talisman, c'est la Vérité et ce pilote, c'est la Justice.
Soyons confiants en ces deux auxiliaires et poursuivons notre œuvre humanitaire. Rien ne saura nous arrêter; nous succomberons, s'il le faut, mais nous ne céderons pas..
Pour cela, soyons toujours unis, car l'union fait la force.
Nous laissriez-vous nos ennemis?
Je vais vous les présenter.
Nous avons d'abord, en première ligne, les usuriers qui ne cessent de nous sucer comme des vampires.
Ceux-là vous les connaissez bien, puisqu'ils agissent au grand jour, sans être inquiétés. Ils vous ont ruiné, ne vous laissant que votre pauvre burnous, pour cacher votre affreuse nudité. Où sont vos champs, vos terres immenses, vos belles demeures ?

Où sont vos innombrables troupeaux que vos enfants aimaient tant à voir rentrer le soir, en bêlant ou en mugissant?
Aujourd'hui, ces pauvres petits ne voient rentrer que leur malheureux père, cachant sous son burnous une poignée d'orge moisie qu'ils mangeront lorsqu'elle aura mijoté un peu dans la vieille marmite. Le feu a été allumé avec du bois de guendoul que la mère est allée couper bien loin et qu'elle a rapporté sur son dos. Les épines des branches lui ont pénétré dans la chair pendant qu'elle portait le fagot, plié en deux.
Quelques gouttes de sang ont coulé; mais la malheureuse reste insensible à cette souffrance physique elle a aussi l' habitude d'endurer depuis le jour où le "youdi" accompagné d'un huissier, est venu au douar.
De ses doigts crochus dont l'index était orné d'une belle bague, le juif a tâté la toison des moutons et principalement celle d'un gentil petit agneau, propriété du petit Abdallah, le fils du saisi.

Le pauvre petit a vu partir son mouton et il a assisté à ce départ, les yeux grands ouverts, laissant échapper de grosses larmes.
Et le père, devant cette infortune, a levé les bras au ciel et a dit: " Dieu l'a voulu. "
p Voulez-vous voir un autre ennemi? Mettez vos babouches trouées et venez avec moi. Mais que vois-je ?
Vous prenez un bâton ? Ah ! malheureux ! vous ne savez donc pas qu'il vous est défendu d'avoir même une matraque ?
Vous me répliquez qu'à la ville, les juifs en ont de plombées ou à épées; mais, pauvre naïf, vous n'êtes pas juif, vous n'êtes qu'un arabe, comprenez-vous ?
Maintenant que vous n'avez plus de matraque, venez.

Vois-tu, je peux bien te tutoyer, tu n'es qu'un arabe. Vois-tu cette belle maison au milieu du village ?
c'est là, le siège de la commune mixte. C'est là, la demeure d'un pacha nommé administrateur. Il est ton maître après Dieu, Il pourra le frapper, te cracher au visage, te mettre en prison et tu devras lui baiser la main. Pour lui, tu n'es pas un homme, tu n'es pas un animal, tu es une sorte de monstre appelé bicot.
Tu ne souffres pas, tu n'as pas faim, tu n'as pas d'enfants, tu ne penses qu'à tuer, qu'à voler, et si on devait élever une statue au mensonge, on la recouvrira de ton burnous.
En entrant dans son bureau, tu devras laisser tes babouches à la porte, ne pas frôler les murs, ne pas faire de bruit et oublier ton nom, car il le connaît, il t'appellera kelb (chien).

Tu lui parleras et tu lui diras: Mon seigneur, j'avais semé quelques kilogrammes d'orge qui avait bien poussé. Elle était belle et mes enfants se réjouissaient à la pensée qu'ils auraient de quoi manger cet hiver.
Hier, un troupeau de porcs a dévastémon champ et ces animaux ont tout dévoré.
Je suis allé me plaindre à M. Jean ou Pierre, leur propriétaire, qui m'a fait rosser par ses valets.

Le pacha te répondra: Tekdeb (tu mens), essaye de protester, il se lèvera de son fauteuil, te prendra à la gorge et te gifflera.
Tout ahuri, tu regardes à droite, à gauche et tu vois avancer, armés de gourdins, une meute de chaouchs à livrée finiront par t'assommer. Ils sont plus féroces que leur maître.
Tu sors de là pour retourner chez toi, en pleurant de douleur ou de rage et tu ne te plaindras plus.

Je pourrais te parler comme cela longtemps; mais j'aime mieux m'arrèter, ce serait trop long.
Tous ceux qui te font souffrir injustement ne sont pas Français; tu pourras le leur dire et quand ils essayeront de te nuire, crie bien fort, déméne-toi, adresse-toi à nous et tu verras, si tu es réellement victime innocente, que justice te sera faite.
Chers frères de France,
Soyez toujours avec nous, soutenez-nous, nous défendons une cause sainte et juste. Nous parlons au nom des millions de malheureux qui meurent sous le joug trop lourd des misères qu'ils endurent.
Vous êtes forts, vous êtes bons, faites quelque chose pour nous.
Puisque nous allons vers vous, améliorez un peu notre situation. Relevez-nous, rendez-nous notre dignité, notre bonheur passés ; faite de nous des hommes pour que nous puissions figurer à vos côtés, sans que vous ayez à rougir de nous.

Donnez à l'Europe l'exemple de deux peuples unis par les liens insolubles de la fraternité, le peuplé vainqueur et clément, le peuple vaincu et reconnaissant.
Instruisez-nous et faites de nous vos égaux puisque votre devise est: Liberté, Egalité, Fraternité
EL-BAHDJI.

CONSEIL GENERAL D'ALGER
Encore un carreau de cassé .Dans une certaine séance du conseil général d'Alger, M. Marchai exprimait le désir que l'on donnât aux indigènes des notions élémentaires permettant à ceux des campagnes de se livrer aux travaux agricoles, et à ceux des villes de s'adonner aux arts industriels, qu'ils pratiquaient avant la conquête et qui tendent à disparaître.
L'intention est bonne, et nous le remercions.
Cependant, ce n'est pas toujours faute d'instruction que certains métiers ont disparu, mais par l'effet d'un excès de formalisme administratif dont la France souffre et dont l'Algérie meurt.

Un Français ayant un séjour à faire à Philippeville voulut profiter de l'occasion pour envoyer en étrenne à une jeune parente un de ces bracelets en argent martelé, ciselé, découpé, qui sont de véritables œuvres d'art.
On n'en fait plus.
Les orfèvres nos coreligionnaires ne sont pas aussi habiles que les savants de la Monnaie de Paris dans la fonte des métaux. Leur alliage était parfois un peu inégal et les bijoux n'avaient pas le même titre.
Alors le contrôle les leur brisait impitoyablement. Et ils ont renoncé.
Quel mal cela aurait-il fait, si on les avait dispensés du poinçonnage ?
Cette marchandise ne se vendait pas au poids. On savait bien que c'était une industrie spéciale ; le public ne se plaignait pas ; pourquoi se montrer plus royalistes que le roi ? C'est vraiment pousser trop loin la vertu de sollicitude. Ou plutôt c'est obéir à la manie de gêner le monde. S'il n'avait supprimé cette industrie, le service du contrôle se serait cru diminué Et mairitemant voilà autant de meurt-de-faim réduits à mendier sur les routes.
EL-RACHID.

LES GLANEUSES
Les moissonneurs en rang, travaillent avec ardeur, encouragés par la voix du fellah qui les suit et les pousse. La sueur inonde leur front et leurs bras noueux manient la faulx, d'un même mouvement rythmique, que règle une chanson, dont les notes égayent ou attristent la vaste campagne.
Un peu loin, derrière les moissonneurs, des femmes et des filles, courbées, les bras nus, la tête enveloppée d'un linge, suivent les travailleurs, comme les oiseaux suivent le laboureur, pour dérober à la herse quelques grains.
Elles cherchent de leurs grands yeux noirs, rêveurs et brûlants et de leurs mains souvent mignonnes, parmi la paille, les épis échappés, à la vigilance du fellah et que les ouvriers galants, par amour pour belles glaneuses laissent souvent traîner.

Sans s'inquiéter du soleil, dont les rayons cuisent leurs dos courbés, sans s'effrayer des cailloux qui déchirent leurs pieds nus, elles furètent, en marchant à petits pas, dans l'or des épis, et leur bras bien rond et bien fait, bronzé par le soleil, reçoit chaque fois la gerbe qu'elles pressent sur leurs seins, bien dessinés, sous les gandouras fragiles qu'entr'ouvre parfois, sur des hanches exquises, le zéphir enflammé.
Jusqu'à ce que l'astre du jour ait disparu derrière les lointaines montagnes, qui semblent faites de brouillard et que le soleil parvient à peme à éclairer, les glaneuses demeurent aux champs.

Mais un air frais souffle, là-bas, le ciel bleu s'incendie, le crépuscule, avec ses ombres et ses fraîcheurs mélancoliques, rappelle le repos aux moissonneurs épuisés, les gourbis s'animent, de minces panaches de fumée s'échappent des fentes de leurs toits de diss, alors les glaneuses, les pommettes rouges et luisantes, la taille ployée sous leur fardeau doré, regagnent à pas lents, en murmurant de douces chansons, le chemin de la tente, où de retour des pâturages,les agneaux commencent à bêler.
ZEïD BEN DIEB.
Pickman, le célèbre liseur de pensées, l'hypnotiseur dont la réputation est faite depuis longtemps, est en ce moment à Bône.
Nous engageons nos coreligionnaires à assister à la séance qui sera donnée ce soir au théâtre.

Le gérant. H L MAURINR Imprimerie Bonoise, 14, rue Bugeaud.

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