BONE LE 10 FÉVRIER 1894

A NOS DETRACTEURS
Le Courrier de Bône - à quelques lignes près - a consacré toute la première page de son numéro du 28 janvier à critiquer l'article de El Badji " que Rochefort en personne a reproduit dans L'INTRANSIGEANT.
Il fallait en vérité, que notre confrère fut tout à fait à bout de copie !
Nous en dirons autant de la Vigie Algérienne qui a emboité le pas derrière le Courrier.
Que nos confrères nous citent tant qu'ils voudront, qu'ils reproduisent nos articles en les défigurant plus ou moins, qu'ils aient recours à notre égard à des expressions, à des insinuations, à des provocations môme dont ils n'oseraient faire usage envers des collègues français, nous nous en soucions comme d'une olive.
Rien, absolument rien, ne nous fera dévier de la voie droite, loyale et honnête, que nous nous sommes tracée pour arracher nos coreligionnaires à l'ostracisme dont intentionnellement on les frappe de divers côtés.
Nous connaissons leurs droits et aussi leurs devoirs.
Nous ne cesserons de leur rappeler les uns et les autres.
Heureux si nous pouvons aider à leur bonheur en même temps qu'à la grandeur de la France.
Nous suivrons notre voie imperturbablement, avec calme et dignité, n'opposant que le silence ou le mépris aux attaques d'où qu'elles viennent.
Des journalistes français en arriver à regretter la liberté de la presse c'est raide !
C'est plus que raide !
En tous cas, il ne nous est nullement désagréable d'être maltraités en la compagnie de l'homme éminent qui a nom Rochefort.
La Rédaction.

L'AMI DES INDIGENES
Cet ami tout à fait inattendu est un certain "Chatelain", maire de Jemmapes, l'homme aux milliers de procès-verbaux, et qui, malgré son toupet, aussi volumineux que sa personne, ne fit pas brillante figure devant la Commission des Dix-huit lors de son passage à Jemmapes.
Le voila converti et, dans le Républicain du 30 janvier, il plaide la cause des indigènes propriétaires d'enclaves dans les forêts. Il ne veut pas qu'on les exproprie, cela ferait mauvais effet : ou leur interdira seulement d'habiter leurs terres. Comme ce sont tous de riches propriétaires, que leurs enclaves ne sont que de médiocres dépendances de leurs vastes domaines, ils emploieront les gros capitaux dont ils disposent à transformer leurs parcours en prairies, ils faucheront le foin et le feront transporter à leur ferme principale pour nourrir leurs bestiaux à l'étable pendant l'hiver. Après la fauchaison, ils se garderont d'envoyer leurs bêtes pâturer, ce qui les exposerait à de nombreux procès-verbaux au passage du troupeau à travers la forêt. S'ils tiennent à avoir du regain, ils feront construire dos barrages sur les rivières qui n'existent pas, ou creuseront à leurs frais des puits artésiens pour irriguer; et le pays du Fendeck deviendra un petit paradis.
- Ne voilà-t-il pas une perspective alléchante?
S'ils " n'en veulent pas, ou si ces " imprévoyants " ne se procurent pas à temps les millions nécessaires, et, de guerre lasse, s'en vont ailleurs mourir de faim, tant pis pour eux ! On les aura dépossédés sans en avoir l'air : on restera maître da leurs terres en évitant le scandale de l'expropriation, et le tour sera joué.

Pour un ami des indigènes, voilà ce qui peut s'appeler un ami des indigènes. Heureusement le puissant Chatelain est de plus en plus loin d'exercer sur le gouvernement et sur l'opinion publique l'influence à laquelle il aspire. Nous avons tout lieu d'espérer qu'on lui laissera pour compte son petit paradis.
Mais nous regrettons sincèrement de voir un journal aussi sérieux que LE REPUBLICAIN, qui est comme nous du parti des honnêtes gens, choisir si mal ses correspondants.
El RACHID ,

LA CRIMINALITE EN ALGÉRIE
Le gouvernement général de l'Algérie vient de publier le tableau de la criminalité de l'année judiciaire 1892-1893. Voici ce que nous en détachons :
" Du 1er juillet 1892 au 30 juin 1893, il a été commis dans le département d'Alger 3,067 attentats contre les personnes ; 5,455 attentats contre les propriétés; 3,356 crimes, délits ou contraventions contre la chose publique.
" Dans le département d'Oran, 3,028 attentats contre les personnes; 5,176 contre les propriétés; 2,822 crimes, délits et contraventions contre la chose publique.
" D ms le département de Constantine, 3,489 attentats contre les personnes ; 3,640 contre les propriétés; 1,697 crimes, délits et contraventions contre la chose publique; ; soit un total de 10,124 attentats contre les personnes, de 14,271 contre les propriétés, de 7,375 crimes, délits et contraventions contre la chose publique, d'où le chiffre de 31,770 attentats de toute nature commis en Algérie (territoire civil) du 1er juillet 1892 au 30 juin 1893.
" Le nombre des attentats contre les personnes est supérieur de 1,556 au chiffre accusé pendant la période précédente; en ce qui touche les attentats contre les propriétés, l'excédent e.4 de 1,007 ; le nombre des crimes délits et contraventions contre la chose publique est inférieur de 250 au nombre de ces attentats commis pendant la période précédente, 11,320 arrestations avaient été opérées en 1892 (période 'correspondante); cette année ce chiffre a été de 14,522.
Le nombre des attentats commis par les indigènes sur les européens est de 7,478 ; il était de 7,554, pour la période correspondante de l'année dernière. "
Nous nous arrêtons sur cette constatation que les attentats commis par les indigènes sur les européens sont en décroissance.
Nous ne pouvons que nous en féliciter et nos coreligionnaires, nous l'espérons bien, tiendront à affirmer chaque jour davantage cet heureux résultat.
Il n'en est pas moins effrayant de constater que près de 32,000 attentats de toute nature ont été commis en un an dans notre pays.
Il paraît que la situation s'est très sensiblement améliorée dans le dernier semestre de 1893. C'est d'un bon augure pour l'avenir.
BABA OSMANBONE.

LE COURRIER DE BONE
- A quelques lignes près - a consacré toute la première page de son numéro du 28 janvier à critiquer l'article de El Badji " que Rochefort en personne a reproduit dans l Intransigeant, en vérité, notre confrère fut tout à fait à bout de copie !
Nous en dirons autant de la Vigie Algérienne qui a emboité le pas derrière le Courrier.
Que nos confrères nous citent tant qu'ils voudront, qu'ils reproduisent nos articles en les défigurant plus ou moins, qu'ils aient recours à notre égard à des expressions, à des insinuations, à des provocations môme dont ils n'oseraient faire usage envers des collègues français, nous nous en soucions comme d'une olive.
Rien, absolument rien, ne nous fera dévier de la voie droite, loyale et honnête, que nous nous sommes tracée pour arracher nos coreligionnaires à l'ostracisme dont intentionnellement on les frappe de divers côtés.
Nous connaissons leurs droits et aussi leurs devoirs.
Nous ne cesserons de leur rappeler les uns et les autres.
Heureux si nous pouvons aider à leur bonheur en même temps qu'à la grandeur de la France.
Nous suivrons notre voie imperturbablement, avec calme et dignité, n'opposant que le silence ou le mépris aux attaques d'où qu'elles viennent. Des journalistes français en arriver à regretter la liberté de la presse - c'est raide !
C'est plus que raide !
En tous cas, il ne nous est nullement désagréable d'être maltraités en la compagnie de l'homme éminent qui a nom Rochefort.
La Rédaction.

L'INSTRUCTION DES ARABES
Le Républicain, de Constantine, en donnant l'hospitalité dans ses colonnes à la lettre de M. Gaultier de Claubry, reproduite dans notre dernier numéro, relative à l'enseignement dont la population arabe a besoin, déclare nettement que, nonobstant les remarquables arguments de notre ami, il n'en conserve pas moins ses opinions arobophobes.
Ainsi, voilà un journal républicain en son titre, qui cesse de l'être aussitôt qu'il s'agit d'aider le fellah arabe à se relever de la triste situation dans laquelle il se trouve !.
Le programme de la République, qui est le régime désormais accepté partout en France et chez nous, ne comprend-il pas : le droit de vote à tous, le service militaire pour tous, l'instruction gratuite et obligatoire des enfants des deux sexes sous des peines édictées contre les parents ?
Eh bien !
Pourquoi nous traiter en parias?
Nous sommes sujets français et ne pouvons tarder à devenir citoyens français, dès lors nous avons le droit de nous réclamer des grands principes d'égalité, de liberté et de fraternité qui sont la base des institutions auxquelles nous sommes soumis.
Nous ne cesserons de solliciter le droit de voter, comme de verser notre sang pour la patrie : nous ne sommes pas plus chiens que les juifs.
Pour aujourd hui, nous réclamons seulement le droit de prendre place au banquet de la vie. Nous demandons humblement, charitablement s'il le faut, qu'une partie des impôts que nous payons soit prélevée, si faible qu'on voudra, pour apprendre à nos fils à parler le français, à aimer la France, à cultiver leurs champs, et à nos filles la propreté du corps, les soins du ménage, l'art de confectionner à leurs pères et à leurs frères d'abord, à leurs maris et à leurs fils ensuite, des vêtements qui ne ressemblent en rien aux loques qui couvrent trop d'épailles,
M. EL ZITTARI.

LA PRISE DE TOMBOUCTOU
Le sous-secrétaire d'Etat aux colonies vient de recevoir de M. Grodet, gouverneur du Soudan, le télégramme suivant : ( Je reçois du commandant de la flottille la dépêche ci-après, datée de Kabara, 11 janvier : " Enseigne de vaisseau Aube laissé à Kabara à la surveillance des bateaux a été attaqué le 28 décembre entre ce point (t Tombouctou par une colonne de Touaregs. :
" Il a été tué ainsi qu'uii second maître et 18 laptots. Le lendemain "29, nos canonnières ont délogé une autre colonne de Touaregs de Kabara, où elle avait pénétré.
" Le colonel Bonnier, apprenant l'entrée de nos troupes à Tombouctou, s'est dirigé de suite vers cette ville, où il est actuellement.
" Toutes les colonnes ennemies ont été dispersées.
" La situation est bonne.
" Communication entre Kabara et Tombouctou rétablies.
C.I. Une caravane venant du Touat nous est signalée ; rapport suit.
La France à Tombouctou devient, par ce fait, la première puissance musulmane du monde et nous autres musulmans d'Algérie nous ne pouvons que nous féliciter de cet heureux résultat.
Plus loin, sur cette même terre d'Afrique, les allemands, sous prétexte de combattre l'esclavage, se font esclavagistes ; aux Indes, et partout ailleurs, les anglais ont refoulé, détruit même les populations musulmanes et autres qui opposaient des résistances à l'asservissement qu'elle leur offrait.
Aux États-Unis, les américains poursuivent systématiquement, et avec des instincts de férocité anglo-saxonne, la disparition des possesseurs primitifs du sol qu'ils ont conquis: avant peu d'années tes peaux-rouges auront cessé d'exister.
Seule la France cherche à élever jusqu'à elle les populations des pays sur lesquels elle étend son influence.
Nulle comme elle ne songe à relever la condition morale de ses sujets à quelque nationalité qu'ils appartiennent. Elle respecte toujours, et en tous lieux, la religion de chacun ; de chacun elle veut faire un homme libre.
Nous en savons quelque chose et ce serait ingratitude de ne pas le reconnaitre.
Si nos souffrances sont dues pour une grande partie à une administration inintelligente et peut-être coupable, nous ne devons pas moins nous féliciter d'être à Tombouctou, car c'est nous, les Français, qui y sommes.
Cheik ABOU DERBALA.
P.-S. --Au moment de mettre sous presse, le télégraphe nous transmet de terribles nouvelles : une attaque de nuit des Touaregs aurait surpris nos troupes et leur auraient infligé des pertes cruelles. Les détails manquent.


Nos courriers -
Depuis le 1er février notre ville possède deux courriers directs pour France, tant à l'aller qu'au retour.
L'administration des postes serai t elle à la veille de se soustraire aux griffes du juif Péreire et de sa compagnie satanique?
Espérons-le.
Désormais les paquebots des trois compagnies non juives, qui desservent notre port, seront appelés à transporter les dépêches. Ce n'est vraiment pas trop tôt.
Sont-ils puissants ces youppins !

BRUTALITE POLICIERE
" Sous ce titre nous extrayons du "Courrier de Bône" du 28 janvier, déjà cité, l'article suivant:
" Nous prenons la respectueuse liberté de signaler à l'attention de M.André, commissaire cher de service, l'inqualifiable conduite d'un de ses agents.
" Ce dernier, tout guilleret d'une si bonne prise, faisait traîner, avant-hier soir, au poste de police du marché arabe, un pauvre ivrogne indigène. mais de quelle manière?:
- " Ils étaient quatre, prêtant la main à l'agent, pour porter le malheureux, vêtu d'un simple burnous crasseux qui, soulevé dans la route, laissait voir à tout venant ce que la nature elle-même prend toujours soin de cacher ou de protéger. Et tous les quatre le tiraient d'une façon lamentable par chacun de ses quatre membres, en s'esclaffant de rire, les inconscients.
" Tout indigène, tout malheureux que soit le contrevenant, dont nous ignorons le degré de culpabilité, nous ne saurions trop néanmoins nous élever contre de semblables procédés de la part des agents de la force publique.
" Le malheureux méritait, sinon des égards, au moins un traitement plus humain; et l'on aurait pu procéder à son transfert d'une façon moins barbare, plus décente aussi, en le plaçant sur une civière, s'il ne pouvait se tenir sur ses jambes.
" Des enfants voyaient ce spectacle écœurant, scandaleux, comme nous. Quelle impression ont-ils dû en rapporter? Une très peu morale, à coup sùr.
" Il appartient à M. André de veiller à ce que ses agents, dans un accès de zèle intempestif, ne fassent pas éclater le scandale dans la rue au lieu de le réprimer.
" Voilà ce qu'El Hack devrait faire observer, et sur quoi il devrait attirer l'attention publique, au lieu de prêcher l'insurrection à ses coreligionnaires en les excitant contre l'administration française, sans preuves, pour le plaisir de fomenter des troubles parmi les populations arabes.
Si dur en première page pour les arabes, notre confrère se trouve en veine d'humanité en troisième !
! Tous nos compliments, cher confrère. Continuez vos contradictions, continuez.
El-Hack.

JEMMAPES
- L'arrestation des assassins de Portelli est confirmée.
Ils sont bien quatre : le nommé Rabah, de Bissy, son père et deux autres arabes de la région.
Ces individus jouissaient, dans la région de Bissy, d'une réputation de brigands bien acquise qui porte à croire à leur culpabilité.
Rabah aurait, parait-il, été livré à la justice par un indigène auquel il aurait fait saisir les bœufs pâturant sur les terres lui appartenant.

Aïn-Beida - Des malfaiteurs ont attaqué à deux reprises différentes les trains de passage entre Ouled -Rhamouns et Aïn-Beïda.

LES ALLEMANDS ESCLAVAGISTES
Berlin, 1er février : A la commission du budget, M.Kayser a reconnu qu'une maison hambourgeoise a acheté de Behanzin des esclaves contre des fusils et des munitions qui ont servi contre les français. L'agent Richler vendait ces esclaves au gouvernement du Congo vingt livres par tête. Le gouvernement ne fut pas intervenu, et n'aurait élevé aucune objection, si les français n'avaient fusillé Richler.

UNE HISTOIRE DE JUIFS
A propos d'une publication ; " Espion et Espionnage " qui établit, par des faits nouveaux, que c'est une tradition constante d'employer les juifs comme espions dans les armées, où ils jouent souvent double jeu, ainsi que les Ben-Durand et les Busnach l'ont fait en Algérie, il nous revient une histoire empruntée au récit des campagnes de Napoléon 1er.
Deux frères juifs, sous prétexte de vendre des fruits et du vin, s'étaient glissés parmi les colonnes autrichiennes dans la campagne qui se termina à Wagram.
Ils vinrent offrir aux français leurs services; et l'un d'eux, tenté par l'espoir d'une forte récompense, promit de leur remettre l'état approximatif des forces ennemies.
Alléché par l'appât du gain, l'israélite prend des chemins détournés, marche toute la nuit, gagne la tète de l'armée ennemie, pénètre dans un bois, et, grimpant au sommet d'un arbre touffu, il se blottit dans le feuillage d'où, sans être aperçu, il dominait la grande route. A mesure que les colonnes défilaient devant lui, l'espion inscrivait sur un calepin à quelle arme ces troupes appartenaient, la force des escadrons et des bataillons, ainsi que le nombre des pièces.
Au moment où il était ainsi occupé, un sergent de chasseurs entre dans le bois pour s'y reposer quelques instants, et vient se coucher précisément au-dessous de l'arbre sur lequel se trouvait le juif qu'il n'avait point aperçu. A cette vue, l'espion, absolument saisi, fit probablement quelque mouvement pour se cacher; le calepin lui échappa des mains St vint tomber à côté du sergent. Celui-ci lève la tête, et voyant un homme au milieu des hautes branches, il le couche en joue en lui ordonnant de descendre.
Le malheureux juif, forcé d'obéir, est conduit devant un général autrichien qui, à la vue du calepin accusateur, fait tuer ce misérable à coups de - baïonnettes.
Il gisait sur la grande route lorsque, quelques heures après, l'armée française arriva sur ce point. Dès que le second juif, qui marchait avec nous en ce moment, aperçut le corps de son frère, il poussa des cris affreux; puis, se ravisant, il fouilla les poches du mort; mais n'y ayant rien trouvé, il pesta contre les ennemis qui lui avaient, disait-il, volé l'argent dont son frère était pourvu. Finalement, pour avoir au moins quelque part de son héritage, il prit les vêtements pour les vendre plus tard.
Voilà qui peint bien le caractère juif!

LES IMPOTS ARABES ET LEUR ASSIETTE
SUITE et FIN
Examinons maintenant ce que le même douar aurait à payer d'après les bases nouvelles que je propose pour, l'assiette de l'impôt.
Ce territoire comprend d'après les renseignements officiels : 1.510 hectares 89 ares de terre de culture r; 214 hectares de pâture ;428 hectares 79 ares de broussailles ; 50 hectares 46 ares de jardin.
Si nous taxons ces matières d'après le tarif que j'ai indiqué ci-dessus nous obtenons les chiffres suivants : 1.510 hectares 89 ares de terre de culture à 6 fr., donnant. 9.065,34 214 h de pâture à 2 fr. donnant.. 428 " 428 h. 98 a. de broussailles à 1 fr. donnant. 428,97 50 h. 46 a. de jar. à 10 f. donnant 504,60 TOTAL. ,. 10.426,91
Il résulte de ce tableau que le douar de Dramena aurait à payer une somme totale de 10.426 fr. 91.
De la comparaison de ces deux tableaux, qui mettent en relief les deux systèmes d'impôts arabes, nous constatons que le trésor n'est point lésé par le dernier mode de répartition dont je propose l'adoption et nous y trouvons un grand avantage pour le contribuable, qui ne sera plus, comme je l'ai dit, à la merci des adjoints indigènes chargés de préparer l'assiette de l'impôt. De plus ce dernier mode d'imposition constitue une assiette des impôts arabes fixe et stable, au lieu que la première est absolument aléatoire.
Telles sont les observations que je crois devoir faire dans l'intérêt de mes compatriotes, sur les réformées à apporter à l'assiette des impôts arabes afin d'éviter les abus de toutes sortes auxquelles elle donne naissance.
L. G. KHOUDJA.

Le gérant, H L MAURINR.
Imprimerie Bônoise, 14, rue Bugeaud.

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L'administration du journal El-Hack se charge de faire exécuter tous les travaux en arabe de luxe ou ordinaire qui lui seront commandés.
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A. VAILLANT Représentant de commerce RAMPE CHASSELOUP-LAUBAT, ALGER ALCOL DE MENTHE ET EAU de MÉLISSE

Conditions d'abonnement UN AN EL-HACK Bône et Algérie & France. 10 " Étranger. 12 " Journal français-arabe, s'occupant des intérêts des Arabes algériens Directeur : SLIMEN BENGUI ADMINISTRATION : 5, Place d'Armes, Bône (Algérie) BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné demeurant à :département de déclare m'abonner pour UN AN, au prix de ; dont montant ci-joint en mandat ou bon de poste.
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