Guelma le 30 Août 1894
CHRONIQUE DE VACANCES
Puisque la politique nous laisse des loisirs. permettez-moi de vous communiquer certaines réflexions qui m'ont été suggérées par la lecture des articles de nos confrères Guelmois au sujet de l'Eglise de Kellermann, Donc ce village, érigé récemment en commune, avait besoin d'une église et les villages voisins en ayant une, il n'était pas juste qu'il n'en eût pas, dès qu'il l'a réclamait. On la lui a donnée. Coût : treize mille francs sans compter les centimes. Ce n'est pas cher, et personne n'a rien à dire.
Mais il parait tout de même que c'était très difficile à obtenir et qu'il y a en du tirage, car, ce sont nos confrères qui le disent, sans l'intervention de nos deux députés et de notre conseiller général, rien ne se faisait, et les paroissiens eussent été obligés, comme leurs devanciers, de se passer de clocher natal.

Là dessus chacun de brûler de l'encens sous le nez de son idole, c'est-à dire du ou des personnages qu'il patronne ou dont il est patron né, et de se casser mutuellement du sucre sur la tête.
Hé bien, toi le citoyen!, je trouve que cela est mauvais. Je sais que c'est une habitude générale, et je n'en fais pas un crime à nos confrères ;ce n'est pas eux qui l'ont inventée. Mais je crois qu'il faut réagir contre cette manie de tout rapporter, du moins en tant qu'il s'agit de choses justes et utiles, aux personnages députés ou conseillers généraux, qui sont chargés de nous représenter ! Dans les délibérations de nos, assemblées, d'y porter au besoin ta parole pour la défense de nos intérêts,

Les remercier dans le premier cas, surtout par la voie de la presse, est abusif, et peut facilement leur être imputé comme une manœuvre électorale inspirée par eux mêmes. Que si vous leur adressez des remerciements pour des faveurs obtenues sans nécessité urgente ou à Rencontre des règles d'un bon gouvernement, vous les accusez par ce fait même de corruption, et avec eux toute l'Administration comme complice : c'est dire à cette dernière sur assure, qu'elle ne sait ou ne veut rien faire que lors qu'elle est pressée par des gens en situation de la faire marcher.
Ainsi dans le cas qui nous occupe : Kellermann a autant de droits que les autres communes de l'arrondissement à posséder une église, ses habitants eu ont besoin. Le Maire après délibération du conseil municipal a fait la demande au préfet qui la transmet au conseil général où elle est appuyée par M. Renier, représentant le canton. (Je ne suis pas bien certain que les choses se passent ainsi, mais au fond il importe peu.) La demande est juste et raisonnable ; elle doit donc être admise, puis sanctionnée par le Gouvernement général. Il ne faut pas que l'on puisse insinuer que sans MM. Forcioli et Thomson, Kellermann n'aurait pas eu son église, et que le gouvernement a fait en leur faveur, à leurs protégés un cadeau pur et simple de treize mille francs sans compter les centimes. M. Renier lui-même n'a fait que ce qu'eût fait un autre à sa place.

Encore une fois se servir de la presse dans ces occasions est simplement ridicule : hissons les parades aux boutiques de la foire. Dès que nos mandataires à quelque degré que ce soit, ont été élus, ne les traitons plus en simples éligibles rapportons nous en à eux sur les moyens à employer pour conserver et augmenter les suffrages acquis.
Eu supposant, et je n'ignore pas qu'il y a là quelque chose de vrai, en supposant, dis-je, que l'influence du député ou du conseiller général soit nécessaire pour faire aboutir les questions les plus intéressantes, les plus justes, parfois même les plus vitales, ayons au moins l'air d'ignorer qu'ils sont complices de cet état de choses, et contentons nous de donner un bon point au gouvernement quand il fait son devoir, sauf à le lui rappeler quand il l'oublie.
C'est de l'Empire que nous vient directement cette manie d'invoquer et célébrer à tout propos, l'influence de nos élus à tous les degrés, sans crainte d'avouer en même temps qu'on est déposé à les croire capables de trafiquer de leurs voles, même sous la République.

Il est vrai que nous entendons tous les jours des gens s'écrier ; Plus ça change, plus c'est la même chose, et la République ne tait pas autrement que l'Empire. " Il n'y a là rien de bien étonnant ; nous ne faisons rien pour que cela change.

Pour moi je voudrais que la presse sût mieux comprendre son rôle, ou sa mission comme l'on voudra; qu'elle eût instruire, et non flatter, aussi bien les élus que les électeurs; montrer à ceux-ci leurs droits et la manière d'en user, à ceux-là leurs devoirs et la manière de les remplir.
Je voudrais que nos mandataires, grisés par des actions de grâces et des éloges intéressés, n'en vinssent pas à croire que seuls juges de ce qui est bon ou mauvais, c'est d'eux seuls que dépendent la vie et le bien être de leurs concitoyens, et qu'ils jouent le rôle de bienfaiteurs, en remplissant modestement leur devoir ; je voudrais qu'en rendant compte de leurs mandats il pussent simplement et et prouver qu'ils l'ont fidèlement accompli.

Je voudrais enfin, aux futures élections, ne pas voir s'étaler sur les murs de nos villes, ou dans les colonnes de nos journaux, ces affiches extravagantes, dont tout le ridicule dont on a pu les couvrir, n'a pas encore fait passer la mode ; où le candidat promet plus de beurre que de pain, un pont impossible à celui ci, un canal sans eau à celui-là: à cet autre un tramway, voire un chemin de fer sans voyageur, et pour peu que quelqu'un insiste, le décrochement de la lune à brève échéance, Pauvre homme, vat-on me dire, tu as encore des croutes à manger, s'il te reste des dents !

Simple Rectification Nous rectifions ainsi qu'il suit, une note parue dans le Bônois du 26 août sous la rubrique, Chronique Départementale : Un différend étant survenu entre l'imprimeur-propriétaire-gérant du Guelma-Journal et son rédacteur en chef, celui-ci s'est retiré, laissant tout naturellement à M. Elkaïm la propriété de ce qui lui appartient.

La population de Guelma ne s'est pas émue outre mesure de cette séparation qui aurait probablement passé inaperçue, sans l'importance exagérée qu'on paraît vouloir lui donner.
Nous ne faisons aucune difficulté de nous joindre à nos confrères pour saluer la Gazette de Guelma à son aurore, en lui souhaitant une longue et heureuse carrière.

INFORMATIONS
Mardi matin 14 août 1894, le traité qui met fin au différend franco-congolais a été signé au quai d'Orsay par MM. Hanoteaux, ministre des affaires étrangères, et Hausmann, directeur au ministère des colonies, au nom de la France, et de Volder, ancien ministre du roi des Belges, et le baron Constans Goffinet intendant de la liste civile du roi Léopold II au nom de l'Etat indépendant du Congo.
Ce traité est le premier depuis longtemps que nous puissions louer sans réserve. Nos négociateurs viennent de remporter un très réel succès, et c'est de grand cœur que nous lés eu félicitons. Ils ont mis définitivement fin à cette irritante question des frontières congolaises. Ils ont obtenu le maximum des concessions que nous pouvions raisonnablement arracher au roi Léopold, et ils ont du même coup réduit à néant le fameux traité Anglo- congolais du 12 mai 1894. Nous sortons victorieux du conflit.
Le M'Bomou devient frontière jusqu'à sa source, située aux environs de N'Doroumo, c'est-à-dire que la nouvelle frontière aura comme axe à peu près le parallèle qui passe à Lado.
L'Etat du Congo ne s'agrandit dont pas sensiblement, taudis que nous récupérons la région du Zémio, Ombango, Djom-Ghatta, et tout le plateau Bongo ou Dar, relèvent ainsi de notre sphère d'influence, qui comprend par con séquent dorénavant la totalité du Bahr-el-Gha- zel. Nous intervenons sérieusement de la sorte dans la haute vallée du Nil ; c'est un grave échec pour la politique anglaise.
Lyon, 22 août.

LA TETE DE CASERIO.
- La tête de Caserio aurait été le jour même de l'exécution retirée de l'ossuaire du cimetière de la Guillotière et transportée à la Faculté de médecine dans le laboratoire du docteur Lacassagne, où le moulage a été pris.

LA BATAILLE DE SEDAN.(Sous réserve)
Le bruit court que l'anniversaire de la bataille de Sedan serait célébré pour la derrière fois cette année en Allemagne.?
L'empereur, mû par une pensée de conciliation internationale et dans le but de faire disparaître un élément permanent d'irritation et de froissements, aurait formé le projet de supprimer, à l'avenir, le " jour de Sedan ", et de faire choix d'une autre date comme fête nationale allemande.
A rapprocher du récent article de la Gazette de l'Allemagne du Nord sur la France, dont le ton conciliant a soulevé de nombreux commentaires.
M. Dupuy. - La santé du Président du conseil commence à redevenir bien meilleure, bien qu'il souffre encore de temps en temps de rapides douleurs.
Le président a pu rester habillé hier dans sa chambre ou il a reçu quelques courtes visites. La nuit qui vient de s'écouler a été très bonne ; M. Dupuy a pu dormir d'un bon sommeil.

CHRONIQUE LOCALE ET RÉGIONALE
Incendie.
- Samedi dernier, vers deux heures du matin, un incendie d'une violence extrême et qui aurait pu avoir des suites très graves, s'est déclaré dans l'arrière partie d'un bâtiment donnant sur la rue Juba, appartenant à M. Henri Kemmerer entrepreneur de transports.
Le feu prit dans un tas de fourrage de 5 ou 6 quintaux environ, sous un hangar faisant face aux écuries où se trouvaient les équipages. L'on ne s'en aperçut que lorsque les flammes eurent gagné la toiture.
Réveillée en sursaut par la vive lueur que projetait l'incendie, la famille Kemmerer donna aussitôt l'alarme.
La plupart des habitants réveillés par les cris: Au feu, se rendirent sur les lieux du sinistre. Parmi les premiers arrivés, nous avons remarqué MM. Rémond, substitut, Bouniol Juge au tribunal, Rousselet 1er adjoint.
Les gendarmes organisèrent avec leur aide les premiers secours au moyen de seaux et autres ustensiles, s'efforçant en outre, à coups de haches, d'isoler l'immeuble en flammes.
la pompe de l'usine d'électricité conduite par M. Thirion en personne, celle de M. Walter un des voisins, purent être mises en batterie presqu'aussitôt, puis les zouaves arrivèrent amenant celle de la caserne.
Grâce à leurs efforts et au concours des nombreux citoyens qui faisaient la chaine pour alimenter les pompes, l'eau manquant dans cette rue, le feu put être circonscrit.
Les chevaux qui se trouvaient dans l'écurie étaient affolés par l'intensité du brasier; ou parvint à grand-peine à les faire sortir sans accident, saut pour l'un d'eux, qui fut grièvement brûlé à la tête.
Les pertes sont évaluées à 7 ou 8,000 francs, heureusement couvertes par une assurance à la compagnie Le Soleil.

En terminant nous nous permettons une petite réflexion :
Comment une ville comme Guelma se trouve-t-elle absolument dépourvue de tout appareil de secours pour des cas semblables ?
La chose est cependant assez sérieuse pour que notre municipalité y remédie le plus tôt possible.

LA SAINT LOUIS
Le 25 août a été joyeusement célébré aussi bien par les civils que par les militaires, le saint roi ayant de nombreux filleuls en France. Mais ceux qui se sont particulièrement distinguée, ce sont les perruquiers.
Pourquoi diable Saint-Louis est-il le patron des Perruquiers ?
Je sais bien que les Dictionnaires répondent a la question ; mais ils ne sont pas très sûrs de leur affaire. Ce qu'il y a de mieux, voyez-vous, c'est d'interroger à cet égard les anciens de la corporation; seulement il faut s'y prendre adroitement ; car c'est une tradition, parait-il, qu'on se ligue de père en fils, et que l'on ne dit pas à tout le monde.. Vous connaîtrez alors, si vous réussissez, le fin fond de l'histoire.

Quoiqu'il en soit, les échos du Fedjouj résonnent encore du bruit des chansons, et la charmante fontaine, Aïn el Haff, nous en en conterait de joyeuses, si son on des leur avait conserve l'empreinte des faits et gestes de MM. les Coiffeurs Guelmois, et de leurs invités en ce jour d'allégresse.
Tous se sont séparés en s'embrassant et se sont donné rendez-vous pour la Saint-Louis prochaine.

JUGE DE PAIX<br> - M. Marre, notre nouveau juge de paix, a prêté serment ce matin, à dix heures et demie, en l'audience du Tribunal civil.
Nous lui renouvelons nos respectueux compliments,

CRIME.
- Dans la nuit du 24 au 25 août courant, aux Beni-Guecha, sur la route de Guelma à Sédrata, un crime a été commis, sur lequel les détails manquent encore.
Un indigène a été tué, deux autres ont été blessés, sous leur tente.
La gendarmerie de l'Oued-Cham s'y est transportée, accompagnant M. l'Administrateur de la Séfia.

HELIOPOLIS.
- La fête des 26 et 27 courant s'est très bien passée; l'électricité a manqué au programme ; mais ce n'est que partie remise; et bientôt, nous a-t-on assuré, la municipalité conviera ses hôtes ordinaires à l'inauguration de la lumière électrique Pour les détails nous laissons la parole à notre joyeux ami Hala bel Binette qui donne plus loin la relation de ces deux journées d'agréable mémoire.

GUELMA
Guelma le 21 août 1894
Monsieur le Maire J'ai l'honneur de vous adresser ci joint, copie d'une dépêche de Mr le Gouverneur Général relative à l'attribution de la médaille coloniale aux indigènes ayant pris part comme Goumiers Mokhaznia, ou Cavalier Guides, aux campagnes indiquées dans le décret du 6 mars dernier.
Je vous prie de vouloir bien porter la décision de Mr le Ministre de la Guerre à la connaissance des Indigènes de votre commune et faire parvenir à Mr le Général Commandant la Subdivision intéressée, les demandes qui vous seront remises directement.
Vous voudrez bien également fournir à l'autorité militaire tous les renseignements qui pourront vous être réclamés, en vue de l'instruction de ces demandes.
Recevez, monsieur le Maire l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Pour le Sous-préfet de Guelma Le Secrétaires de la Sous-préfecture :
Signé : LUCIANI
Pour copie conforme et notification à Monsieur le Commissaire de police.
Guelma, 27 août 1894.
Pour le Maire empêché l'adjoint ROUSSELET

LETTRE
Paris 1894
Monsieur le Préfet à la date du 16 mai dernier, j'ai appelé l'attention de M le Ministre de la Guerre sur les droits que pourraient avoir à l'obtention de la médaille coloniale les Indigènes qui comme goumiers, Mokhazllia, ou cavaliers guides ont pris part aux campagnes indiquées dans le décret du 6 mars dernier.
Sur ma proposition le Ministre vient de décider que les Indigènes de cette catégorie qui avaient rendu des services signalés pendant les campagnes spécifiées dars le décret sus visé pourraient à titre exceptionnel, recevoir cette distinction honorifique, mais que ceux qui s'en seraient rendus indignes, soit par leur attitude politique, soit par leur manque d'honorabilité, ou par suite de condamnations, seraient exclus de celte faveur.
En même temps il a spécifié que les propositions individuelles seraient faites par les autorités militaires locales qui après enquête, seraient chargées d'établir et de lui transmette les dossiers justifiant les droits des candidats. Ces dossiers devront comprendre outre le mémoire de proposition un acte de notoriété, un extrait du casier judiciaire lors qu'il existe une notice sur l'intéressé, et la copie des certificats ou extraits des rapports officiels, mentionnant les faits qui ont motivé la proposition.
J'ai l'honneur de vous prier Mr le Préfet de vouloir bien communiquer cette décision à tous les fonctionnaires sous vos ordres et les inviter en même temps, à faciliter par tous les moyens à leur disposition, la tâche qui va incomber aux différentes autorités militaires.
Veuillez agréer etc.
Signé : J- CAMBOX Pour copie conforme Pour le Préfet Le Secrétaire Général Signé: CHAUMOXD Pour copie conforme Pour le Sous-Prefet de Guelma Le Secrétaire de la Sous-préfecture Signé : LUCIANI Pour copie conforme et notification à Monsieur le Grérant de Guelma-Journal.
Guelma le 27 Août 1894 Pour Le Maire empêché L'Adjoint ROLSSELET

VARIETÉS
LA MAHOUNA
N'avez-vous pas souvent entendu dire, chers Lectrices et Lecteurs, qu'un étranger passant quelques jours à Paris, connaissait mieux cette reine des capitales des que les Parisiens eux-mêmes. Ce raisonnement pourrait-être tenu à l'égard des habitants de Guelma. En effet, combien peu ont consenti à laisser leurs élégantes robes ou leurs souliers vernis, pour franchir le seuil de la mosquée ? Combien peu se sont risqués dans lits étroits des sentiers du Djebel-Halouf pour atteindre le sommet de la célèbre Mahouna !
Marcheuses et marcheurs, laissez aujourd'hui le muezzin continuer sa prière sur la plate-forme du minaret, et suivez-nous dans le récit d'une agréable ascension au faîte de la Montagne dite " La Femme couchée." Nous sommes assurés qu'en nous accordant quelque attention, vous brûlerez bientôt du désir d'entreprendre cette petite excursion.
Pour éviter l'ardente chaleur de ces belles journées estivales nous partîmes à deux heures du matin.
Nos mulets familiarisés depuis longtemps à la route, traversèrent la ville, et nous conduisant au pied du Djebel Halouf commencèrent à gravir lentement mais sûrement les pistes remplies d'obstacles. La nuit était là le ciel offrait à ce moment un superbe spectacle. Les planètes Venus et Mercure brillaient d'un vif éclat. A l'horizon Sirius la scintillante étoile apparaissait dans toute sa splendeur. De gros nuages couvraient la vallée, et donnaient l'illusion de vastes lacs bontés d'une végétation luxuriante.

Ces effets de mirage provoquèrent l'admiration. Nous quittâmes bientôt le chemin des Sangliers pour prendre un chemin plus rapide. A cette heure matinale nous traversions une forêt de chêne-liège.
Quel contraste offrait à nos yeux ce site verdoyant, embaumé du parfum des cistes et des plantes aromatiques, les coteaux de chiendent, chardons et dyss, que nous venions de parcourir.
Dans la forêt, une douce fraîcheur et de l'ombrage ; sur ces coteaux les premières atteintes des rayons du soleil. Nous arrivâmes à la maison forestière qui est habitée par un grand amateur de montagne et de chasse.
Nous y laissâmes nos montures pour continuer pédestrement notre ascension.
Nous aurons à vous entretenir dans ces lignes de la généreuse hospitalité ave,: laquelle ce garde forestier reçoit les excursionnistes.
Nous vous dirons aussi comment il sait diminuer leurs fatigues.
Continuons notre récit. En sortant de la forêt, nous fûmes surpris du tableau que nous avions devant les yeux.
Une masse colossale de rochers s'élevait au dessus de notre tête et nous avions encore deux sommets à franchir. Sur l'un d'eux nous aperçûmes d énormes pierres amoncelées et deux grands arbres.
D'après la légende arabe, l'emplacement de ce tumulus est un lieu de vénération, et passe pour le tombeau de la Mahouna, un de leurs personnages allégoriques.
Dans les interstices des pierres, des casseroles et des coupes étaient déposées Bientôt le point trigonométrique, indiquant le pic le plus élevé, ne fut plus qu à une faible distance de nous. Quel sublime panorama nous découvrîmes de cette place Guelma, la cité coquette, formait un bouquet de verdure où se détachaient le clocher de son église moderne et la tour élancée de sa mosquée.
Que de réflexions suggéraient à l'esprit, la croix et le croissant étincelant tour à tour par le jeu des rayons solaires. Non loin de l'enceinte de la ville, un long ruban d'argent traversant l'immense plaine : la Seybouse.
Dans les vallées, de charmants villages, dont les noms venant sur nos lèvres, rappelaient de bien doux souvenirs. Partout des douars et des gourbis entourés de mystères impénétrables.
Au sud-est du côté de Souk-Ahras, une étendue incommensurable de montagnes que traversaient de leur vol élevé les vautours et les aigles. A l'horizon, et dans la direction des montagnes du Fedjouj et de l'Aouara la Méditeranée et sur ses rivages quelques maisons des riantes villes de Philippeville et de Bône.
Dans une pareille contemplation l'heure fuyait et la chaleur devenait de plus en plus intense. Il nous fallut opérer notre descente.
Nous retraversâmes la forêt. Les oiseaux y faisaient entendre de mélodieux concerts. De nouveau nous nous arrêtâmes à la maison forestière. En un clin d'œil on dressa nos couverts ; et, en augmentant nos provisions de celles qu'il possédait, nous prépara un copieux repas qu'il ne voulut pas même partager.
Nous fûmes obligés d'accepter et ne savions comment remercier notre hôte de son hospitalité, tant elle était faite de bon cœur.
Nous revînmes à Guelma vers six heures Le soleil en se couchant nous offrait un nouveau décor. Nous en jouîmes en descendant le Djebel Halouf. La fuite de l'astre entrainant la chaleur avec elle, une fraiche brise soufflait dans les taillis; seules nos conversations, elles exclamations gutturales d'enfants arabes, interrompaient de temps en temps le religieux silence dont nous étions entourés. Admirateur de la nature, tarderez-vous encore à venir jouir du merveilleux spectacle que nous venons de vous décrire. Guelmois, décidez vous ! L'automne diminuera bientôt la durée du jour.
C'est le moment ou jamais d'aller vider une coupe de vin clair sur le sommet qui vous attend.
UN PARISIEN.

BOR VO OTES
J'y crois que di la vile d'Hélaboulis, M'sio Riri di Gualma-Jornal comme zi ti l'avi bromi, zi li rende comte di la file di sarment filage d'Hélaboulis.
Dabour lisse-moi li dire qui cite fite ci la pli bile de tote cilc di zavirons di Gualma Y viendre di monde di tote à coti ; cite allui y en avi di Bône, di Barise, y mime di Ourd-Tota, veni ixpri por dans cil bal. Ci vo dire qu'y en avi on monde plus, sorto dimanche ousqu'y eu avi plou d'blaces por assir.
Y en avi bocop di d'mozele, di zoli et di bus zoli, di grandes et di b'tites, di grosses et di migres, di tote li qualiti, à choisi.
Ci grande doumage qu'y en avi pas l'triciti, Lisse moi li parli on po di toilites : Y en avi bocop di robes roses, di robes, di blanches, di moti blanches, moti roges, di robes soie, di robes K'tuuê y en ti sors.
Silmen li pove pis m'xpliquî borquoi y en avi di femes qui mitti lor zipon por dissi a vise, ci ridicule, ma et ridicole,
Ma barole fiçon di voir, comme nos otre li Zoinfs si nomeuro li Zilquittos dans li baltaionos, ci s'ri ki kifé Y pi ridicule ti si pas borquoi ? parsque yena di femmes grosses, di moyenne, y di migres. Li fenmes grosses il y fait rassorti la fourmes.., di darriière ti dire di grosses boles ; li moyenne, pur faire voir qui zité biène fite
li pa.uvres, li fi lor dairtère blate comme one gallite. Y borquoi to ça, barce qui ci la moda, ouala. Q t'ci bue ça!
Bor li rhumirtismes et les hernies un moyen infaillible de se guérir promptement ainsi qu'ill'a été radicalement lui même après voir souffert et essayé en vain tous les reinè les préconisés. Cette offre dont on appréciera le but humanitaire, est la conséquence d'un vœu.
Ecrire par lettre ou carte postale, à M.Vincent, 8, Place Victor Hugo, à Grenoble,
qui tépondra gratis et franco par courrier et enverra les indications demandées.

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M. Charles FERRO, propriétaire du Café des 2 Lions, a l'honneur d'informer le public, qu'il tient un dépôt de glace et de limonade gazeuse toujours fraiche, et que depuis le 15 juin l'établissement demeure ouvert jusqu'à minuit. Casse-croûte à toute heure
HUILE D'OLIVE & 1 fr le litre ROMERO Jean Rue St-Louis, en face la Poste
S'adresser au bureau du Journal
Eviter les contrefaçons - CHOCOLAT

BONDES ET BOUCHONS
AVIS. Monsieur Pierre PERRIGÙEY. Représentant la maison ANTOINE, concessionnaire à Constantine, a l'honneur d'informer Messieurs les Pharmaciens, Vignerons, Limonadiers,' Liquoristes et Brasseurs, qu'il se tient à leur; disposition pour la vente-en gros et en détail, de :
Bondes, Demi-Bondes, Bouchons à liqueurs, touchons à vins, Bouchons de brasseurs et Bouchons de Pharmaciens.
A DES PRIX TRÈS MODÉRES . Café du Faubourg route de la gare, Guelma.

A VENDRE DANS DE BONNES CONDITIONS POUR LE 1er SEPTEMBRE PROCHAIN LA BRASSERIE GUELMOISE AVEC APPAREILS pour faire de la limonade et de 1 eau de Seltz.
S'adresser a M. Siegfried ALDRECHT brasseur à Guelma.

AVIS AUX CHASSEURS M. PIGEON, propriétaire de l'ancienne ferme Dussap, limitée par les propriétés Guillemet, Escande, Zuretti, le jardin Lombardi et la Seybouse, informe Messieurs les chasseurs que la chasse est formellement interdite sur sa propriété.
Un garde européen assermenté verbalisera contre les contrevenants.

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DONT 16 DIPLOMES D'HONNEUR ET 14 MÉDÀILLES D'OR pour un véritable Alcool de Menthe quelques gouttes dans un verre d'eau sucrée c'est délicieux, et. Calment instantanément la soif et assainissent l'eau.
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Fabriqué à Lyon, 9, quaie Ormille
(Maison à Piris, 41, rue Richer DÉPÔTS PARTOUT
LE PROPRIÉTAIRE-GÉRANT, A. ELKAIM, GUELMA - lmp. Rapide. rue St-Louis

VENTE .Sous réserve
Étude avoué auprès du tribunal civil de première instance de Guelma, y demeurant, rue d'Anonna numéro 27.
VENTE EN UN SEUL LOT " d'une MAISON sise à Guelma à l'angle des rues Mogador, un simple rez de chaussée construite en bonne maçonnerie, couverte en tuiles.
L ADJUDICATION aura lieu en Septembre mille huit cent quatre- vingt - quatorze, à sept heures et demie du matin, à l'audience des criées dit Tribunal Civil de première Instance de Guelma, tenant audience de vacations de la ville au Palais de justice, rue de la Pépinière.
1 On lit savoir à tous ceux qu'il appartiendra qu'aux requête poursuite et diligence de la dame Fafa bent Kaddour Chani, veuve en deuxièmes noces de Mohamed ben Messaoud ben-Duiouadi, en son vivant Cheik des Ouled Diân, épouse actuelle, du sieur Ali ben Mohamed ben Duouadi, sans profession avec lequel elle demeure à Guelma.
2' Le dit sieur Ali ben Mohamed ben Daouadi, pour la validité de la procédure en tant que de besoin ;
3 La dame Zoulika bent Check Mohamed ben Messaoud ben Diouadi, épouse de Bibbè ben Messaoud ben Bibbès, Cheik des douars Taya et Slib, avec lequel elle demeure - au Taya ;
4e Le dit sieur Babbès Taieb ben Messaoud ben Babbès pour la validité de la procédure, en tant que de besoin ; Les deux femmes agissant en qualité d'héritières du feu cheik Mohamed ben Messaoud ben Diouadi.
Poursuivants ayant Me Pierre Poggi docteur en droit pour avoué constitué.
A rencontre : du sieur Si Mohamed ben Ahmed el Fassi Cadi de Guelma, y demeurant, pris en cette qualité comme tuteur légal de Ahmed Lameri beu Cheik Mohamed ben Messaoud ben Diouadi, enfant mineur, demeurant à Guelma.
Colicitant, sans avoué constitué.
Il sera procédé le mercredi dix-neuf septembre mil huit cent quatre-vingt quatorze, à sept heures et demie du matin à l'audience des criées et des vacations du Tribunal civil de première instance de Guelma, séant dite ville, au Palais de justice, rue de la Pépinière, a la vente, aux enchères publiques, au plus offrant et dernier enchérisseur en un seul lot de l'immeuble ci-après désigné.
Désignation Une MAISON sise à Guelma à l'angle des rues Gaton et Mogador, à simple réez de chaussée, construite en bonne maçonnerie et couverte en tuiles plates. Elle se compose de: 1° deux pièces carrelées et plafonnées, lieu d'aisances et un hangar servant d'écurie situés en face de la porte d'entrée de la dite maison.
2' a droite de cette porte deux autres pièces carrelées et plafonnées ;
3e A gauche de celle même porte quatre pièces carrelées et plafonnées ;
4' Et une grande cour non navée.
Ensemble le lot de terrain sur lequel reposent les dites constructions, d'une superficie approximative de cinq ares trente deux centiares désigné sur la plan de lotissement de la ville de Guelma sous les numéros 7 et 8 et au cadastre sons les numéros 108 et 109 section à l'Est, la dame Filma Boudjemaa ou Mohamed el Fas- i, et des autres côtés; les rues Caton et Mogador.
Procédure
La vente de cet immeuble a été autorisée par jugement du Tribunal civil de première instance de Guelma, en date du vingt el un juin mil huit cent quatre-vingt-quatorze, enregistré et signifié par exploit de Bouchet huissier à Guelma commis à cet effet en date du treize juillet mil huit cent quatre vingt-quatorze, enregistré.
Le cahier des charges dresse pour parvenir a cette vente a été dressé par Me Pierre Poggi et déposé par lui au Greffe du Tribunal civil de première instance de Guelma, le dix huit juillet mil huit cent quatre vingt quatorze, ainsi que le constate un acte de dépôt du même jour enregistré.
Et suivant jugement rendu en l'audience des criées du Tribunal civil de première instance de Guelma, en date du vingt-deux août mil huit cent quatre-vingt quatorze, enregistré, le sieur Joseph Chuchana, propriétaire, demeurant à Guelma, s'est rendu adjudicataire immeuble moyennant, outre les frais et charges, le prix principal de cinq mille deux cents francs,
Fais par acte fait au greffe dudit tribunal le vingt-trois août mil huit cent quatre-vingt-quatorze, enregistré, et dénoncé conformément à la loi, les sieurs et dame :
1° Fafa bent Kaddour Chani, veuve en deuxièmes noces de Mohamed ben Messaoud ben Daouadi, en son vivant cheikdes Oulad Daân, épouse actuelle du sieur Ali ben Mohamed ben Daouadi, sans profession, avec lequel elle demeure à Guelma.
2 dit Ali ben Mohamed ben Daouadi, agissant pour la validité de la procédure en tant que de besoin, ont, sous la constitution de Me Poggi pour avoué, surenchéri ce prix du sixième et porté les enchères à six mille quatre vingt francs, outre les frais et charges.
Mise à prix. En conséquence il sera procédé en lieu et heure à la vente du dit immeuble sur la mise à prix de six mille quatre vingt francs fixée par le surenchérisseur
Frais et remise proportionnelle en sus.
Fait et rédigé par l'avoué poursuivant soussigné, en son étude à Guelma le 28 août mil huit cent quatre-vingt-quatorze.
Signé : PlERRE POGGI.
Enregistré, à Guelma le vingt-neuf Août mil huit cent quatre-vingt quatorze, folio 15 Gase 9,reçu quatre vingt trois centimes décimes compris.
Signé : DE MOULIN.
N. B. -Pour tous renseignements s'adresser : A Me Pierre Poggi, avoué poursuivant.
2° Au greffe du Tribunal civil de première instance de Guelma où le cahier des charges est déposé.

A VENDRE UN FOUDRE de 80 à 90 hectos S'adresser au bureau du journal.
Bonne occasion A VENDRE UN BREAK de famille S'adresser au bureau du journal.

AVIS
La chasse est complètement réservée dans les propriétés Monico et ferme Melnotte louée par M. Chuchana Jeune.

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COMPAGNIE GENERAL TRANSATLANTIQUE Agence de Bône - Service postal les samedis, à 4 h. du soir Bône .Arrivées les lundis à 3 h. du matin.
Les dimanches, à 4 h. pour St-Louis, Cette, Port-Vendres. Alger, Djidjeli, Collo, Philippeville, Bône, arrivées les lundis à 4 heures du matin.
Les lundis, à 4 h. du soir pour Ajaccio, Bône, Arrivées les mercredis à 7 h du soir.
Les mercredis à 4 h. du s. pour Philippeville, Bône, Arrivées les samedis,5 h. du matin. Les mercredis, à 4 h. du soir pour La Goulette Bizerte. La Calle, Bône, Arrivées les dimanches à 10 h. du matin.
Les départs de Dunkerque pour le Havre, St-Nazaire, Oran et Alger tous les 10. 20 et 30 de chaque mois.
L'Agence de Bône charge les marchandises pour ces destinations via Alger, le dimanche de chaque semaine.
Les départs le Marseille pour Alger. 0ran. Melila ou Tanger , Bordeaux auront luei les 10, 20 et. 0 de chaque mois. Les défaits de ord aux pour ran, Al er et Mars ille auront également lieu les 10,20 et30 de chaqueu mois.
L'Agence de Bône charge les marchandises pour ces destinations via Marseille le mardi, jeudi et le samedi de chaque semaine - Les marchandises pour Cette, ? Margées à Bône le lundi et le mardi, repartent de Marseille le lundi. - Le paquebot partant de Cette le jeudi matin pour Philippeville, Djidjelli (facultatif), Bolivie et Marseille, continuera désormais sur Cette, sans transbordement.

COLIS-POSTAUX.
- Le public est prié de bien vouloir préparer à l'avance les bulletins d'expédition. Les lundis, vendredis et samedis les bureaux des colis-postaux sont fermés à midi.
Départs de Bône Les mardis, à 8 h. 1/2 du s. Pour Marseille (direct arrivées les jeudi
7 h. du matin. Les lundis, à 3 h. du s. pour La Galle, Bizerte, La Goulette, Marseille,
Arrivées les vendredis à 10 h. du matin.
Les jeudis, à 9 h. du matin pour Philippeville, Djidjelli, Bougie, Marseille.
Arrivées les dimanches à 2 h. du soir.
Les samedis, à 3 h. 1/2 du s, pour Ajaccio, Marseille, Arrivées les lundis à 7 h, du soir.
Les dimanches, à 11 h. dus, pour Philippeville, Collo, Djidjelli. Bougie.
Dellys, Alger, Port-Vendres, Cette, Saint-Louis, Marseille, Arrivées le: Dimanches, à 10 h, du matin.

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Départ de Marseille Pour Bône, direct, les lundis: à 2 h. soir. (régulier) Pour Philippeville et Bône, les mercredis à midi, (régulier) Déport de Bône Les lundi, (régulier) à 5 heures du soir, pour Marseille, et Cette. Le vapeur prendra les marchandises pour sans transbordement.
Les jeudis, régulier, pour Marseille direct, à 5 heures du soir.
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