Jeudi 2 décembre 1926
CIRCUITS TELEPHONIQUES
Bône-Guelma

Le président de la chambre de commerce à l'honneur d'informer le public qu'il vient de recevoir de M. le directeur des postes téléphone communications Constantine la lettre suivante:

Constantine, le 24 novembre 1926.
M. le président.
J'ai l'honneur de vous faire connaître que les travaux concernant la pose du circuit téléphonique Bône Guelma, sont terminés (avance de 48 500 fr. ) ce circuit a été inauguré le 19 novembre courant. Veuillez agréer

ASSEMBLEE ALGERIENNE
La réforme des assemblées algériennes.
Proposition de la loi relative :
Au fonctionnement et aux attributions des assemblées algériennes
À la réorganisation de l'administration de l'Algérie
M. Panisse, rapporteur de la commission administrative déclare qu'il y a désaccord sur ce point, celui qui ne prévoit pas de d'aborder aux sessions du conseil supérieur, un temps plus long pour accomplir sa tâche d'une façon plus complète.
Il demande que le conseil supérieur ne puisse se réunir que huit jours après la fin des délégations pour lui permettre de préparer utilement sa mesure et 15 jours de session avant le 30 juin, date fixée pour la clôture des assemblées algériennes
L'orateur reproche à la commission des délégations financières, d'avoir, d'un geste sec, refusé de prendre cette objection en considération, par la simple mention : supprimer
Il insiste pour que la clôture des assemblées algériennes soit prorogée jusqu'au 30 juillet.
Le rapporteur fait ensuite durer son sujet en longueur, par des détails inutiles et constamment répétés, à propos des considérations de ce rapport sur la réorganisation du conseil du gouvernement
L'assemblée s'impatiente, et M. Galle, coupant l'orateur dit :
Nous sommes ici pour voter le budget et non pour nous occuper d'une réorganisation qui ne nous regarde pas
M. Panisse va continuer, mais l'interrompant, M. Lisbonne, vice président, fait connaître qu'il vient de recevoir une motion demandant la disjonction de l'article neuf du projet visant le conseil du gouvernement, conseil consultatif, ordre administratif, relevant uniquement de l'administration dans lequel on voudrait y introduire trois notables indigènes, alors que le thème de cet article neuf n'a pas été soumis au vote des délégations financières.
M. Luciani fait remarquer que la constitution du conseil de gouvernement ne dépend pas de l'assemblée.
M. Mercier répond aux reproches adressés par M. Panisse à la commission des délégations financières et combat sa proposition tendant à imposer à l'administration des délais fixés pour la convocation des assemblées algériennes, alors qu'elle est souvent contrainte par les événements à abréger ces délais
L'orateur n'est pas d'avis de brider l'initiative de l'administration et signale le danger de se lier à l'avance. Il termine en disant que la constitution du conseil de gouvernement est uniquement de la compétence de l'administration
M. Panisse remercie son collègue de ses explications, mais insiste pour se plaindre de la situation qui est faite au conseil supérieur.
M. Bordes, préfet d'Alger, signale la vanité des discours que l'on écoute depuis une heure, car il serait utile de savoir si les délégations financières ont rejeté, disjointes ont voté l'article neuf du projet de réforme.
Il demande à connaître qu'elle a été le point de vue des délégations financières.

Comme il n'y a personne pour répondre à la présidence d'honneur de l'administration le gouverneur n'assistant pas à la séance M. Escalier se lève pour affirmer que la question ne devait pas figurer à l'ordre du jour de la séance et le conseil supérieur n'a pas le droit de trancher.
Le projet de la réforme des assemblées algériennes, dit-il, a été communiqué par son auteur, M. Roux-Fressinenq au président des délégations financières et celles-ci n'ont été appelées qu'à donner officiellement avis sur ce projet
M. Bordes fait remarquer que le conseil supérieur est saisi de la question par l'ordre du jour de la présente séance, mais que par suite des explications du directeur des services financiers au gouvernement général, il appartient au président de la retirer purement et simplement de l'ordre du jour
la salle devient alors houleuse.. Les exclamations partent de tous côtés.
On entend :
- Aux voix ! La clôture ! Mais oui ! Mais non ! Ce n'est pas la question !.

Plusieurs pas à la fois, et c'est en vain que M. Panisse s'avance vers la tribune pour expliquer on ne sait trop quoi !
M. Mercier profit d'une accalmie pour affirmer que c'est M. le gouverneur général qui a lui-même fait inscrire la question à l'ordre du jour aux délégations financières qui ont été valablement saisies et qui ont voté le rapport qui leur a été présenté.
M. Bordes - puisqu'il est établi que la question devait régulièrement s'inscrire à l'ordre du jour, nous avons le droit et le devoir de la discuter.
M. Gall n'est pas du même avis que M. Mercier, mais plutôt de celui de M. Escalier
Alors ne comprenant plus rien - et seul le gouverneur général aurait pu préciser, mais il est absent - une grande partie des membres de l'assemblée fait retentir des exclamations.
Le tumulte est à son comble quand M. Panisse avance encore une fois vers la tribune on lui crie :
Aux voix,
Il veut parler quand même, et rouge de colère, avec de grands gestes indignés il clame des paroles de protestation que l'on ne peut entendre par le bruit s'accentue. Furieux, il décide de regagner sa place.
Une voix crie :
Quelle est l'attitude des délégations financières au sujet de l'article neuf ?
Un autre répond :
-Elle l'a voté
- Ce n'est pas vrai ! Affirme deux autres voix, la question a été réservée.
M. Bordes demande que l'on mette aux voix le rapport de M. Mercier, sur le projet des assemblées algériennes, sauf l'article neuf.
Ce rapport est adopté.
On met ensuite aux voix la disjonction de l'article neuf spécifiant que l'assemblée n'a pas à statuer, ce qui est adopté.
L'incident est terminé et l'assemblée adopte, sur le rapport de M. Harvard, un projet de création d'une caisse foncière agricole ; sur le rapport de M. Boniface la majoration des tarifs et l'extension à l'Algérie des mesures prises en France en faveur du personnel des chemins de fer d'intérêt général.
En vente ensuite des modifications au budget (M. Gall rapporteur général de la commission des finances) et la séance se termine par l'approbation d'aider des dépenses à régulariser.
L A .

ÉCOLE DES FILLES (III).
Voir le numéro du 25 novembre.
En 1856, M. Toupet commissaire civil d'accord avec la commission municipale du sida la création officielle d'un asile et fit voter les fonds nécessaires au traitement d'une troisième religieuse.
Mme Marie Maréchal, né à Nancy, en religion Ste Marie Delacroix devint directrice de la salle d'asile qui continua à être installée dans une classe du sous-sol de l'école.
Puis, cédant aux vœux des familles aisées qui désireraient une classe payante pour leurs enfants, considérant qu'il y avait là une source de revenus susceptibles d'améliorer la situation de l'école, la directrice sœur Saint Clément, appuyée par l'autorité locale obtint de l'académie la permission d'ouvrir une classe privée et l'autorisation fut accordée ainsi que la disposition libre et gratuite d'une des pièces du sous-sol.
Mme Jacqueline Barillot, mais à Nancy, en religion sœur Auguste fut alors chargée d'une petite classe libre des deux sexes annexée à l'école des filles.
Ce n'était pas suffisant car des fillettes plus grandes, d'âge scolaire se présentèrent également en nombre suffisant pour constituer une classe payante et le commissaire civil accorda encore et gratuitement la disposition d'une des salles du rez-de-chaussée.
L'école publique se trouvait ainsi doubler d'une école privée et ce fut Mme Trémaux Marie Célestine, en religion sœur Camille née à chancenay Haute-Marne, qui fut alors nommée directrice de l'école privée.
Il y avait donc à ce moment, une école publique sous la direction de sœur Saint Clément une salle d'asile sous la direction de sœur Ste Marie Delacroix et un pensionnat dirigé par sœur Camille avec un asile privé confié à soeur Auguste.
L'école publique comprenait 35 élèves et la ville publique 42. Le pensionnat recevait 15 élèves à l'école et 15 à l'asile.
Nous ne savons quels services incombaient à ce moment à la sœur Tharsiste, mais il y avait évidemment pour la petite communauté qui s'organisait des soins d'économat qui peut-être lui furent dévolus.
Sœur Camille tomba malade à la rentrée de 1857 ce fut Mme Devaut, en religion sœur Hortense qui la remplaça à la direction du pensionnat.
Cependant au bout de quelques mois, la santé de soeur Camille s'est pas améliorée, elle fut chargée provisoirement de l'enseignement du travail manuel à l'école publique, mais sa nomination.

En 1864, sœur Camille furent nommées directrices à Duzerville et elle ne revint à Guelma en 1867. Ce n'est que le 30 septembre 1869 de sœur Camille furent nommés officiellement adjoints à l'école publique en remplacement de sœur Tharsiste appelée à d'autres fonctions.
L'école publique comprenait donc alors une directrice sœur Saint Clément et une adjointe de sœur Camille.
La ville publique changera de directrice en 1858 et sœur Marie Delacroix appelé à la direction de l'école d'Héliopolis fut alors remplacée par la sœur de Ludgarde (Mme Anne Charlotte Robin).
École publique recevait à cette époque 41 élèves et l'asile publique 48.
Le pensionnat en accueillait 34 réparties entre la classe et la ville. C'était un ensemble de 128 unités pour la population scolarisée répartie dans l'école des filles.

Cette énumération est un peu fastidieuse, mais elle nous a paru convenable de rappeler le nom de ceux qui ont présidé à l'instruction et à l'éducation des générations qui ont disparu , dans la cité ou qui sont actuellement bien clairsemées.
Nous tenons spécialement à ce que le souvenir de ces femmes de bien qui ont consacré leurs efforts à l'avenir du pays ne soit pas enseveli sous le lourd manteau de l'oubli.
Des considérations politiques certaines lois d'évolution ont pu exiger des modifications, les transformations dans nos conceptions concernant les méthodes et le personnel de l'enseignement mais elles ne sauraient étouffer la reconnaissance et la considération que nous devons à ces figures et à ces dévouements d'autrefois.

Nous aurions été heureux d'associer à cet hommage les noms des instituteurs qui ont succédé à M. Leclerc, mais nous n'avons pas les renseignements nécessaires.
Quelque chercheur pourra sans doute les découvrir soit dans les archives de l'école soit dans celle de la mairie. C'est le fils de l'un d'entre eux qui préside actuellement aux destinées de celles-ci avec le concours du nom d'un autre.
Nul doute que leur piété ne leur inspire le devoir de compléter cette étude rétrospective en leur fournissant l'occasion de montrer aux Guelmois aujourd'hui les services rendus par les Guelmois d'hier.
Aucune considération politique ne saurait nous empêcher de rendre hommage aux services rendus par ceux qui sont aujourd'hui disparus lorsqu'ils ont bien mérité de la cité. À chacun selon ses œuvres.
P.DAGOG.

Nous attendons le défrichement des communaux, le greffage des oliviers, la mise en état des terrains de culture.

NOUVELLES LOCALES : Avancement.
Mme C. Ray, employée des PTT, fille de notre concitoyen M. Saint Joanet, vient d'être nommée à la même qualité à Constantine. Sincères félicitations.


TROUVER.
Il a été trouvé sur la voie publique par la jeune Feddal Yamina, une mesure de capacité, en tôle. La réclamer au bureau du journal.

AU BARREAU<br> Nous félicitons chaleureusement notre sympathie concitoyens M. Ben Ahmed Mostepha pour son inscription au barreau de Guelma.

HYMENEE
Nous apprenons avec plaisir le prochain mariage de Mlle Charlotte Berbach, institutrice, avec M. Édouard Hersant, agriculteur à Roknia.
Cordiales félicitations aux futurs époux ainsi qu'à leurs familles.

GRAND PRIX CYCLISTE
Nous avons assisté dimanche au passage dans notre ville, des sprinters prenants part au Grand prix cycliste de la ville de Bône.
Terminal parcours d'environ 30 km ces vaillants routiers surent garder jusqu'au bout leur esprit combatif et leur belle tenue . Guelma Bône, dernière étape, vit s' écrouler des " as " du pédalier donnant une valeur plus grande à la victoire tellement éclatante de Borg, Grammatico, Juge, Kybilène, Coste, Bourouis, Garilo, et Chirchirello.
Nous applaudissons au brillant succès du Vélo Club Bônois, qui est a eu à charge l'organisation de cette grande manifestation sportive et félicitons sans réserve les vainqueurs et les malheureux du Grand prix de la ville de Bône..


NECROLOGIE. À 17 ans à peine vient de s'éteindre M. Salci, fils de Mme et M. Salci connus et estimés à Guelma. Nous nous inclinons respectueusement devant cette tombe prématurément ouverte et adressons aux familles plongées dans l'affliction nos condoléances attristées.
Nous avons eu la douleur d'apprendre le décès de M. Fradj Saphar huissier à Constantine. C'est un vieux guelmois qui disparaît laissant derrière lui des souvenirs de l'homme intègre et laborieux.
En cette douloureuse circonstance nous adressons aux familles en deuil nos sincères condoléances.


THEATRE Une salle archicomble a démontré une fois de plus l'excellente troupe MALINCONI et l'accueil cordial qui lui réservait la population Guelmoise lundi " Napoléonnette " a obtenu un succès retentissant.
Mercredis 8 décembre prochain nous auront l'occasion d'assister à un spectacle des plus hilarants - il sera donné en représentation " Au premier de ces messieurs " véritable remède contre la neurasthénie.

AVIS Samedi 8 février 1927 à 10:00 du matin il sera procédé à la sous-préfecture de Guelma à l'adjudication au rabais, sur soumission cachetée, des rechargements avec le goudronnage superficiel de la chaussée du chemin d'intérêt commun numéro 21 d'Héliopolis à bordj Sabath entre les kilomètres 18 et 22.
Communication des pièces à la préfecture de Constantine et dans les bureaux de M. l'ingénieur ordinaire rue Jugurtha à Guelma.

Site Internet GUELMA-FRANCE