Avenir le 25 novembre 1926.

SACHEZ ATTENDRE.

Parachever…Remplissez Le discours nécrologique que M. Cotoni, maire de Guelma, a prononcé lors de son couronnement, nous avons eu la satisfaction de rencontrer une phase intéressante au milieu de toutes les autres qui le sont également et nous en prenons acte. La voici :

" Avec le précieux concours de Messieurs Maubert, Marcel Champ, et de notre excellent secrétaire général, je vous demanderais de remplir le programme que nous avons élaboré avant notre élection et que nous devons parachever. "..
Parachever semblent indiquer que le programme est déjà fort avancé, tandis que le remplir.. Paraît plutôt constater qu'il reste presque tout à faire.
Ce ne sont là que des mots sans importance et pour lesquels il n'a plus qu'à attendre…… Pour nous faire honneur à cette sage et nouvelle vertu célébrée par M. Panisse, maire honoraire, sans attendre.
Nous serons tous d'accord avec nos municipalités effectives ou honoraires pour dire qu'il est bon de faire attendre les ambitions mais non les électeurs lorsqu'ils réclament l'exécution du programme qui leur fut promis avec le renfort de gratifications préfectorales et privées.
Parmi ces promesses il y a celle-ci :
" Achèvement de la mise en valeur des communaux par le défrichement, le greffage des oliviers, des recherches d'eau et la mise en état des terrains de culture ".
Devons nous considérer l'enlèvement des oliviers du djebel hallouf puis son incendie comme une mise en valeur ? Ce serait exagéré et tout en faisant la part des circonstances nous ne pouvons voir dans ces incidents et dans cet accident que du laisser-aller, quelques négligences avec aussi de la malchance Nous ne pouvons donc. Pas être trop exigeant en priant la municipalité nouvelle de nous faire savoir par les journaux qui nous ont fait connaître ces discours, à quelle époque elle va défricher, greffer les oliviers, mettre en état les terrains de culture sans oublier les recherches d'eau.
Deux années bientôt seront passées depuis les élections et nous craignions d'attendre encore deux ans sans résultat……
Parachever ou remplissez le mot importe peu, mais en conscience ne nos faites pas d'attendre davantage… Et puisque vous avez les moyens de nous tenir au courant de vos discours, par grâce employez-les pour nous informer de nos affaires.
Un colon..

PERLE
Perle fine de la dépêche de Constantine du 18 novembre 1926
CHRONIQUE REGIONALE - Guelma
Cour criminelle dans la nuit du 5 au 6 juillet, au djebel Kouif, la nommer Amara a accouchait chez la nommée Fatma, d'un " enfant nouveau-né ", du sexe féminin, qu'elle emportait peu d'instants après. "..

POUR LES ENFANTS.
Loi d'obligation scolaire sera inspirante de qui ne s'attachera pas à combattre efficacement la misère, cause fréquente d'absentéisme.
- Par le développement ou la création dans toute commune petite ou grande, de la caisse des école, régulièrement et obligatoirement alimentée au profit des écoliers nécessiteux lesquels sont notoirement insuffisantes à Guelma.
- Par extension des œuvres publiques de puériculture et de protection de la première enfance : crèches, pouponnières, jardins d'enfants libérant à la fois mères de famille et ainés
C'est là seulement un programme minimum qui s'il prétend résoudre les cas les plus apitoyant d'absentéisme scolaire, n'en est pas moins incomplet.
D'autres cas intéressants est imprévus par la loi sont fréquemment constatés et laisse le maître perplexe, plutôt enclin d'indulgence. Nous les signalerons prochainement et nous proposerons comme aujourd'hui, des solutions pratiques ignorées des pouvoirs actuels et qui, réalisées seraient l'honneur du socialisme.
L'avenir de Guelma est en vente au kiosque en face la place
Nous attendons le défrichement des communaux, le greffage des oliviers, la mise en état des terrains de culture

NOUVELLES LOCALES
La vie chère
La commission spéciale chargée de la fixation du prix limite des farines, dans le département d'Alger s'est réunie lundi
Après avoir examiné la situation elle a pris des décisions qui ont permis de réduire à partir du 20 courant le prix du pain de 0,10 f par kilo, de qualité courante
D'autre part à Paris, le prix du pain a été réduit de 0,10 f par kilogramme à partir du 18 courant.
À Guelma pas de diminution….. pourquoi ?

CARNET ROSE.
Gracieuse et souriante, la petite Raymonde vient de faire son apparition chez Mme et notre concitoyen M. Constant Saïd agriculteur.
Nos meilleurs vœux pour le nouveau-né et sincères compliments aux parents et aux grands-parents.

LES SPORTS. L'Etendard Club Musulman a rencontré dimanche dernier L'Avant Garde de Souk Ahras, en un match comptant pour les éliminations de la première série ,après une partie très bien menée souk Ahras sortit vainqueur par deux penalties à zéro.

HYMENEE
Nous sommes heureux de publier le prochain mariage de Mlle Louise Nabeth, fille de Mme veuve Alexandre Nabeth et de M. Mardochée Chemla, avec M. Jules Nabeth, commis des contributions diverses à Mondovi
Nous formons des vœux de bonheur pour les futurs époux et adressons nos félicitations à leurs familles.

SUCCES.
Nous adressons nos félicitations à Messieurs Auguste Buffet et Denis Pacheu, pour leur brillant succès à l'examen de dessinateur-projeteur aux chemins de fer

THEATRE
Lundi 29 novembre la troupe MALINCONI composée de tous ces éléments donnera sur notre scène la représentation de l'exquise comédie " Napollonette ".
Tout le monde voudra assister à ce spectacle de gala dont nous prévoyons le plus éclatant succès.

L ARGUS DE LA PRESSE ..
Continuant ses travaux de documentation, publie la nouvelle édition de nomenclature des journaux en langue française paraissant dans le monde entier. Ce travail précis ordonné contient plus de 10 000 noms de journaux de notre langue, publié tant en France que dans les pays éloignés.

ÉCOLE DES FILLES (suite du numéro du 4 septembre)
En 1845, édifice actuel dont la disposition intérieure est d'ailleurs devenue méconnaissable se divisait en six pièces dont deux très grande, au rez-de-chaussée qui donne sur la rue d'Announa, et quatre qui forment le sous-sol.
Celles du rez-de-chaussée furent provisoirement affectées ; l'une à l'exercice du culte catholique l'autre comme salle de réunions, celles du sous-sol constituaient l'école. Un escalier partant de la rue conduisait à la cour, très spacieuse, et aux salles de l'école. Cette belle cour permettait aux enfants de s'ébattre joyeusement pendant le temps consacré aux récréations.

Un grand terrain clôturé la prolongeait qui pouvait occuper les loisirs du maître en lui servant de jardin.

Ce fut un instituteur régulier M. Fred qui succéda au légionnaire, et qui fut installé officiellement par le commandant supérieur. À partir de cette époque école rentra dans la voie de l'organisation régulière.

En 1848, les colons parisiens vinrent s'établir à Guelma et par suite la population enfantine augmenta au point que la séparation des deux sexes devant devint possible, mais cependant elle s'effectua dans les mêmes locaux mais les salles du rez-de-chaussée furent alors affectées à l'école.
Monsieur Rabilleau succéda à M. Fred mais resta fort peu de temps et ce fut M. Coti qui prit la direction.
Il a laissé le souvenir d'un homme consciencieux, rempli de zèle et de dévouement.

Soucieux de ses devoirs, de l'ordre de la discipline. Sous la direction ferme et paternelle, les enfants commencèrent à prendre une allure régulière qu'il leur avait manqué jusqu'alors. Il forma plusieurs élèves et les forma : bien ne ce n'était pas chose facile à cette époque.
La population Guelmoise atteignait alors 1500 habitants, elle allait en se développant et le nombre des élèves allait aussi toujours en progressant.
C'est en 1858 les religieuses de la doctrine chrétienne furent appelées à diriger l'école des filles.

Les salles de l'école sur toutes affectées à celle-ci tandis que les garçons furent installés dans un autre local loué par la commune dans la rue Saint Augustin au numéro 16 et 17.

M. Coti vit ses efforts récompensés par les fonctions d'inspecteur primaire et ce fut M. Leclerc qui lui succéda en directeur de l'école des garçons.
Le local occupé par l'école des filles subit une modification et le rez-de-chaussée fut divisé en quatre pièces correspondantes à celles du sous-sol.

Ce fut Mme Anne Cécile Colliaux, en religion soeur saint clément, née à Broussey en Waevre (Meuse) jusqu'alors provisoirement chargé de l'infirmerie à l'hôpital militaire de Guelma qui fut nommé par l'académie, le 4 janvier 1853, institutrice primaire à Guelma
ses supérieurs généraux de la doctrine chrétienne lui adjoignirent une aide, Mlle Charlotte Hacquard, en religion sœur Tharsile, née à Nancy et qui fut chargée des plus jeunes enfants.
Les quatre salles du sous-sol furent seules occupées, deux par les élèves et deux pour le logement des sœurs.

En 1855, deux ans après, sœur Tharsile fut nommée régulièrement comme adjointe à école publique des filles et sœur Saint Clément reçue régulièrement le titre de directrice de cette école.
La population scolaire de l'école s'élevait alors à 55 élèves : 25 pour la grande classe et 30 pour la classe enfantine, mais celle-ci recevait à la fois des fillettes et des petits garçons, de manière à soulager les parents de l'école des garçons. Ce n'était d'ailleurs pas suffisant pour ces derniers et nombreux étaient les parents qui désiraient confier les petits enfants à la garde des sœurs afin d'avoir plus de liberté pour vaquer à leurs affaires et aux soins du ménage.
D'autres désiraient que leurs filles puissent être l'objet d'une instruction plus particularisée et réclamaient l'ouverture d'un pensionnat.
Des subdivisions étaient donc devenues nécessaires et la population se montrait de plus en plus exigeante et reconnaissait la grande utilité de l'école.
P. a Ageg

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