Avenir jeudi 18 février 1926.

Audience correctionnelle.
Vol de vêtements.
Les deux parents Boussaba Frehatet Ahmed Dafri flanquant leurs acolytes Medhi Lakhdar du même lieu avait décidé de préparer à leur tour un plan financier pour remédier à la vie chère. Après maints essais effectués sur le papier, sans doute, parce qu'ils embrassaient un sujet trop vaste, ils décidèrent de se cantonner dans la crise du vêtement. Il réussir en partie. Sur le marché ils avisèrent à l'étal des commerçants des habits assez propres, et pas mal chauds. Le coup classique : l'un marchanda, les autres prirent, ….mais survint l'agent …….huit mois de prison.

Vol de brebis.
Boughera Salah, Tébéssien d'origine avait plus spécialement étudié la crise de l'alimentation ; le projet, élaboré dans un but patriotiques lui parut mériter une expérience préliminaire ; il s'y donna corps et âme, décidé à s'offrir en holocauste audio franc or.
Étant de plus en plus, grand ami de l'ordre et n'aimant pas à voir traîner les choses, il recueillit paternellement les brebis qui appartenaient au voisin. Survint la brigade mobile.
Délinquant primaire …. six mois de prison. Son projet financier n'a pas été retenu par la commission.

Violence et destruction d'animal.
Souilah Lamri de la région Guelmoise épousa la sœur de son futur gendre.
Donne-moi ta sœur, tu auras ma fille !
Mais malheureux en ménage, il répudia sa belle. Logiquement, il estima que son gendre devait en faire autant.
Le gendre pris la sœur et garda la fille. Souilah logiquement en colère arma son beau-frère Belkacem Glénai et son ami Tayani Amar, puis un jour que sa fille avec son mari et d'autres parents, revenait d'une fête, il attendit Rends- moi ma fille dit-il à son gendre.
Pour sûr que non ! Répondit l'autre.
Et Souilah toujours logique, se tourna vers la jument qui arrivait, chargée de matériel de tente, et tire un coup sur elle un coup de fusil …. sans résultat.
Recommence à deux fois et fini par tuer la bête.
Ma fille vaut 1000 f., dit Souilah plus que jamais logique, mais ta jument en valait 2000 francs…

" Et ça vaut quatre mois de prison pour Glénai dit le président, trois jours pour Souilah et huit jours pour Tayani et 1 500 fr. pour le jugement ! N'est-ce pas logique !

Tentative de vol.
Mais ceci est une autre histoire. Khemissi de Villars fit un soir un trou dans le mur du voisin sans doute pour voir ce qui se passait derrière.
Le trou par hasard, découvrit un magasin à blé ; mais la chute des fatras fit aboyer les chiens.
Un coup de feu parti, remplissant de plomb numéro huit la partie sur laquelle Khemissi habituellement s'asseoit.
Erreur grave, dit Khemissi aux gendarmes accourus aussitôt; quoi! moi voler! Oh Dieu ne plaise! Je venais voir la femme du patron. Elle est ma maîtresse depuis quelques mois, alors il m'a surpris et mitraillé……Là où vous voyez.
Allons voir la femme dit le gendarme.
Elle avait 70 ans, plus de dents et plus d'espoir de réveiller ses sens endormis.
Ancien militaire, pas d'antécédents, six mois de prison dit le président.
Pierre Dandin

Football.
Dimanche, au marché aux bestiaux, un match de football mettra aux prises le "Galia Club Bônois" et "l'Etendard Club Musulman" de Guelma
Nous espérons qu'un public nombreux ira encourager les jeunes et vaillants footballeurs.

Égoïsme et ignorance.
La campagne contre l'éditeur continu en même temps que la campagne contre les monopoles d'État.
Elles sont liées l'une à l'autre et l'on ne saurait s'en étonner, puisqu'elles sont menées par les mêmes gens.
L'adversaire de la réglementation du travail tout naturellement un champion des monopoles particuliers.
L'autre jour, une réunion des abonnés au téléphone à une vue à Paris.
Il eut été étonnant que la question du retour des services téléphoniques à l'industrie privée n'est pas été évoquée.
Les téléphones sont été comme le tabac et les allumettes.
Ce qui est curieux, c'est que les orateurs a cru devoir tonner contre la journée de 8:00 heures
Les salariés des téléphones sont ainsi prévenus.
Si jamais l'État abandonnait son réseau à quelques grands capitalistes associés, les salariés retrouveraient les longues journées dont ils se sont des habitués.
Le monopole des téléphones deviendraient de la sorte une excellente affaire.
Mais pourquoi ces haines de la journée de 8:00 heures ?
Avant qu'elle n'eut été généralisée au moins en principe car hélas ! Les exceptions sont nombreuses, des études avaient été faites dans les pays où elle fonctionnait déjà : l'Angleterre, l'Amérique.Il y a à ce sujet un livre célèbre John Raê qui remonte à un quart de siècle.
Les contrées qui ont pris l'initiative d'introduire les huit heures, n'ont pas eu de regrets à exprimer. Elles sont restées à la tête de la hiérarchie industrielle. Une enquête, qui a été conduite chez nous en 1921 et 1922, par l'inspection du travail a prouvé que la production n'a pas souffert de la limitation de la journée.
En effet la neuvième, 10e heure ne fournissant que des rendements horaires est suffisamment élevée pour que l'on compensa au total le raccourcissement de la séance de labeur.
Il ne s'agit pas d'une investigation rapide, bâclée est insuffisante, mais d'une recherche scrupuleuse qui a porté sur de nombreux établissements.
Mais direz-vous alors ?, comment s'expliquer la fureur de certains grands industriels contre la loi de 1919.
C'est une rage en quelque sorte doctrinale.
La conquête de la journée de 8:00 h a été une victoire symbolique et réelle à la fois pour la classe ouvrière.
Elle a manifesté la force croissante des organisations corporatives, les rôles grandissant dans la nation Elle a attesté le recul d'une oligarchie qui a combattu toutes les lois du travail, celle de 1900 autres si anodine qu'elle nous paraisse maintenant.
Si cette oligarchie de conservateurs sociaux pouvait obtenir l'abrogation de la loi des 8 heures elle pousserait les clameurs de triomphe, même au cas assuré où elle ne retirerait de ce succès aucun profit tangible.
Il nous faut riposter, à chaque instant, et sur tous les terrains au champion de longues journées.

Local. Distinction. Notre sympathique ami Sampiero Muraccioli vient d'être promu officier d'académie.
C'est la juste et légitime récompense qui pouvait être attribuée au poète et au journaliste dont la population a su apprécier le talent.
Nous adressions à M. Sampiero et non Sempiero Muraccioli (corrections apportées par Madeleine Muraccioli) nos chaleureuses félicitations pour la belle distinction dont il vient d'être l'objet.

Carnet blanc.
Nous apprenons avec plaisir les fiançailles de notre gracieuse concitoyenne Mlle Ida Attali, fille de notre ami regretté M. Nessim Attali, avec M. Henri Kayoun négociant.
Nous adressons nos sincères compliments aux heureux fiancés et nos félicitations à leurs honorables familles.

Nécrologie.
M. Albert Zamith, propriétaire à Sétif vient de décéder après une longue et cruelle maladie.
Nous prions sa veuve madame Zamith, née Marie-Rose Falzon , ainsi que les familles que ce deuil plonge dans l'affliction de croire à la grande part que nos prenons à leur douleur.

Banquet des francs-maçons.
Le banquet des solstices de la loge de Guelma aurait lieu le 20 février à 20:00 à l'hôtel Toussourière. Une tenue aura lieu au local habituel à 19:00 h. Apéritif chez Koch après la tenue, les visiteurs et francs-maçons de passage à Guelma son cordialement invités.

Manifestations de sympathie.
A l'occasion du prochain départ de M. Petit président de la société " Pro-Patria " tous les membres actifs et honoraires de la dite société se sont réunis au café Glacier où un apéritif leur était servi.
Des toasts furent portés en l'honneur du dévoué président, puis des allocations sincères et chaleureuses prononcées tour à tour par M. Fiorini, Panisse, maire, Delage, sous-préfet, Mechin, commandant d'armes, retraçant le passé sportif de M. Petit.
Nous adressons à notre concitoyen nos meilleurs vœux et lui souhaitant un excellent séjour dans sa nouvelle résidence.

Nomination
Nous adressons nos souhaits de cordiale bienvenue à M. Bousson. Administrateur de la commune mixte, retraité nommé secrétaire à la mairie de Guelma.

Mardi Gras.
Pauvre carnaval! Triste carnaval! Malgré une journée des plus belles les masques ne firent même pas apparition. Certains cireurs pourtant, se sont souvenus de la tradition et ont parcouru les rues dans des costumes des plus originaux.
L'après-midi le concert de la " Philharmonique "réunissait une dizaine de personnes sur la place Saint-Augustin.
Le soir un bal travesti clôturait les réjouissances.
Pour un Mardi Gras se fut bien maigre !

Avancement.
Nous apprenons avec plaisir la promotion au grade d'adjudant de M. Augustin Chavant du 19 eme régiment de tirailleurs.
Nous lui adressons nos sincères compliments.

Les vétérans et le sport.
Dimanche dernier un match de football était disputé entre les vénérables "vétérans" et la Jeunesse Sportive Guelmoise.
Une foule assistait sur les touches et manifestait ses encouragements aux sportifs " vétérans " et à ceux de la J S G.
La partie fut acharnée et la jeune équipe dû faire usage de science et de l'excellente tactique de son capitaine François Poggi, pour arriver à un vaincre les vétérans.
Le résultat ne fut pas des plus pitoyables puisque la J S G ne bat les Vétérans que par 13 buts à zéro.
Nous donnons ci-dessous la composition de l'équipe vaincue ;
Goal : Maadi, arrières :Pierre Prunetti, Edmond Naouri, demi : Vassalo Joseph, Ali, René Taïb, avants Benjamin Mustapha, Toussourière1, Brande Albert, Sahli Ahmed, Schemla.
Nous félicitons les vainqueurs et vaincus et adressions une mention spéciale aux " Vétérans " pour leur ardeur au développement du sport à Guelma.

Les arts et Guelma.
Mercredi et jeudi le quatuor Zimmer a donné à Bône deux auditions. Les programmes étaient composés des quatuors de Mozart, Borodine et Beethoven etc.
Samedi, Claude Farrere fera à Bône, une conférence sur Pierre loti. La saison s'achève ainsi.

Naissance.
Le huitième enfant vient de grossir la famille de Mme veuve Martiale. Le chef de cette belle famille, M. Étienne Martial, gardien de prison, d'origine martiniquaise est décédé, il y a quelques mois laissant tous ces jeunes enfants et la veuve dans une situation digne d'intérêts.

Si J'étais Roi.
Si " J'étais Roi ", la philharmonique ne m'exécuterait pas, comme elle l'a fait mardi dernier.
Où est l'illustre auteur de cette belle musique…….
Quand à " Souvenir d'Ostende ", les barytons solistes qui interprétèrent nous laissèrent un excellent souvenir bravo les " philharmos "

Incendie
Un incendie qui aurait pu avoir les plus graves conséquences s'est déclaré dans le logement de M. Bouveret, sis à Héliopolis. Les dégâts s'élèvent à 6000 frs. environ.

Les dangers sur nos routes.
Aujourd'hui, un automobiliste, où un motocycliste, après 48 heures d'apprentissage passe son brevet, puis confiant, s'aventure sur une route.
Ces nouveaux routiers sont un danger. Parce qu'ils ne connaissent pas le code de la route.
Il serait plus simple d'ajouter aux épreuves du brevet de conduite, un questionnaire sur le code de la route.
Quant à nous, nous aborderons à crier et a répéter " chauffeur prenait la droite ", " restez à droite ".
Gérant Charles Danan
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Site Internet GUELMA-FRANCE.