SLANE.
Le baron Mac-Guckin de Slane (Williams)
Ancien interprète principal de l’armée d’Afrique, membre de l’Institut, était né à Belfast (Irlande) le 12 avril 1801.
Le baron de Slane, qui a professé le cours d’arabe algérien à l’École spéciale des langues orientales à Paris, a été l’un des arabisants les plus distingués de France, et on peut ajouter même d’Europe.
Il fut élu en 1862 membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres à la suite de publications importantes, depuis son édition du Divan d’Amro l’Kaïs, avec traduction et notes (Imprimerie royale, 1837), jusqu’à sa traduction avec commentaires des Prolégomènes d’Ibn-Khaldoun sur l’histoire des Berbères, 1867.
Il faudrait un volume pour indiquer la liste des ouvrages orientaux traduits et publiés par lui, tant en français qu’en d’autres langues.
Le baron de Slane était membre fondateur de la Société historique algérienne, officier de l’Instruction publique et officier de la Légion d’honneur.
C’est l’illustration scientifique dont s’honore le plus le corps des interprètes de l’armée.
Il est mort à Passy le 4 août 1878.
Les Interprètes de l’armée d’Afrique. — Dictionnaire des Contemporains.

Issu d'une famille aisée irlandaise il est venu en France pour apprendre les langues orientales
*, William Mac Guckin devient l'élève de Sylvestre de Sacy, puis membre de la Société asiatique en 1828.
Engagé par cette dernière, il réalise l'édition de nombreux textes d'historiens et de géographes arabes (Aboul Féda, Taqwim al-Buldan [Géographie] et Ibn Khallikan, Wafayāt al-aʿyān [Recueil biographique]), ainsi que la traduction d'extraits en rapport avec l'Afrique du Nord (Ibn Hawqal, Ibn Battûta, Al-Nowaïri, Ibn Khaldoun).
Il est fait baron de Slane par Charles X et obtient la nationalité française en 1838
.

Sur les conseils de Joseph Toussaint Reinaud, il est engagé par le gouvernement, entre 1843 et 1846, pour réaliser le catalogue des manuscrits des bibliothèques d'Alger, Constantine, Malte et Istanbul.
En 1846, il obtient la charge d'interprète principal de l'armée d'Afrique.
Cependant en 1848, sa nomination à la chaire de turc de l'École des langues orientales est refusée, sous la pression des républicains (il s'y représentera en 1871).
Il poursuit alors son travail de savant à Alger[réf. nécessaire], et traduit des extraits d'Al-Bakri (Kitāb al-Masālik wa'l-Mamālik [Description géographique du monde connu]), et d'Ibn Khaldoun (Kitab al-Ibar [Le Livre des exemples] et la Muqaddima [Prolégomènes ou Introduction à l'histoire universelle]).

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