ACHILLE LE ROY dit de SAINT-ARNAUD
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             Le maréchal Achille le Roy dit Saint-Arnaud est né le 20 août 1798 à Paris et décédé le 29 septembre 1854 en mer Noire à bord du "Berthollet".

Il est écrit : Cet officier général est fort intelligent, saisit rapidement, sait donner de l'impulsion au service, sans être homme de détail.

On a reproché au général de Saint-Arnaud de n'avoir pas apporté assez de bienveillance dans l'administration des tribus arabes. On a été plus qu'injuste envers cet officier général qui, ce que j'ignore, a pu pécher par ignorance, mais qui averti actuellement aurait la main assez ferme pour couper court aux abus.

Les relations du général de Saint-Arnaud avec les fonctionnaires civils s'établiront toujours facilement. Le général de Saint-Arnaud sera un de nos bons généraux divisionnaires.''"

L'année suivante, Saint-Arnaud est nommé divisionnaire, ministre de la Guerre et mène de main de maître le coup d'Etat du 2 décembre 1851. Il accumule dès lors les honneurs et a des rapports privilégiés avec Napoléon III. En 1852, il connaît la consécration suprême et est nommé maréchal de France.

Extrait de lettres

Camp de Hammam-Berda (Héliopolis), le 4 Novembre 1837.

"Me voici cher frère, échappé à peu près à bien des fléaux. Attaqué à la fois par la faim, la soif, la misère, le feu et le choléra, j'ai passé la tête au milieu de tout cela. Toujours jouet du destin qui ballote si étrangement la vie du soldat, nous croyions aller tout droit à Bône et retourner bien vite à Alger ; pas du tout nous recevons l'ordre de tenir jusqu'à nouvel ordre garnison au camp de Nech-meya et moi l'on m'envoie avec deux compagnies, commander la position de Hammam-Berda dont je t'ai déjà parlé et où l'on prend des bains d'eau chaude . C'est de là que je t'écris, frère, sur une belle table de pierre formée d'un débris de colonne. C'est de là que j'enrage de n'avoir été jusqu'à Bône pour trouver tes lettres dont je suis privé depuis le 15 septembre, des nouvelles de ma mère, de mes enfants, de vous tous.
On m'a assuré que j'étais cité à l'ordre de l'armée pour ma conduite à l'assaut à Constantine, ma capote et ma casquette brûlées et percées de balles, mais le coffre épargné !".

Camp de Nechmeya, le 20 novembre 1837.

"Je t'écrivais le 4, frère, et je te disais, plein de force et d'espoir et de santé ; j'ai échappé à tous les fléaux possibles, feu, peste, etc... il paraît que ma jactance a éveillé la susceptibilité du plus terrible de tous et il m'a frappé de manière et ne m'a laissé jamais la force de son pouvoir : le choléra. J'ai dû la vie à bien des dévouements, à bien des amitiés réunies. J'étais, comme tu le sais, à Hammam-Berda, sans secours, sans ressource d'aucun genre, mes soldats l'ont compris, ont fait un brancard pendant la nuit et à 8 heures du matin, moi raide, moi quasi-cadavre, et en se relayant de 4 km en 4 km m'ont porté pendant 16 kilomètres de montagne jusqu'à Nechmeya, enfin me voilà, je vis! "

Documentation Mireille Foglia

Village de saint Arnaud : La Préhistoire

La commune de Saint-Arnaud s'est réservée une place de choix dans le domaine très particulier, de la Préhistoire. Ce territoire renferme de nombreuses escargotières, l'une d'elles a livré plusieurs squelettes, dont l'un d'un jeune individu portant au moment de l'inhumation un collier de plus de 250 grains d'enfilage taillés dans du test d'oeuf d'autruche. Des recherches plus approfondies, ont permis d'y retrouver l'industrie complète de silex du capsien supérieur, et de nombreux outils d'os. Le charbon de bois recueilli dans les foyers a été soumis au test du c/14. l'ancienneté du gisement se situe de 6.800 à 8.800 années,l'épaisseur du dépôt archéologique étant de 3m50 environ, ce qui suppose une très longue occupation de ce site par les populations capsiennes.

L'Oued-Kebir qui rejoint la Méditerranée à quelque trente kilomètres à l'est de Djidjelli n'est autre que l'Ampsaga romain, qui servait de frontière commune à la Numidie et à la Maurétanie.

Présence turque
1515-1830

Malheureusement la prospérité romaine disparait et toute cette région devient une immense steppe inculte, vouée aux nomades, avec quelques tribus vivant dans la misère, les premiers colons durent, à la pioche, défricher à la main, ces terres couvertes d'épineux, de lentisques, pour qu'à nouveau après plus de 16 siècles d'obscurantisme, cette terre puisse porter l'espérance de la vie.

Les origines du village de Saint Arnaud en Algérie

Créé par décret Imperial du 26/04/1862 alors que le maréchal Pélissier était gouverneur général de l'Algérie, ce centre dénommé «Ain Taftika» groupait quarante «feux»(2) installés près de cette source où il existait trois endroits bien distincts : le premier servait aux lavandières, le deuxième pour l'approvisionnement en eau potable, et enfin le troisième servait d'abreuvoir pour les animaux.

A ce vocable de «Ain Taftika» d'origine berbère qui signifiait «source décousue» et désignait cet endroit se substituera le nom de SAINT-ARNAUD en mémoire du général Achille le Roy dit Saint-Arnaud qui assura le commandement de la division de Constantine en remplacement du Général Herbillon.

Au fil du temps le nom de «Ain Taftika » s'estompa, tout comme «la source décousue» au débit irrégulier qui disparut sous les remblais sur lesquels fut construite l'école Clemenceau plus connue par les Saint-Arnaudiens sous le nom d'«école bleue».

A cet emplacement il n'existait aucune agglomération mais seulement quelques chaumières ou gourbis.

La presse de l'époque annonçait cette création à ses lecteurs dans les termes suivants:

«Par décret en date du 26/04/1862 il a été crée dans le département de Constantine au lieu dit «Ain Taftika» sur la route de Constantine à Sétif et à 28 kilomètres de la dernière de ces deux villes, un centre de population de quarante feux qui prendra le nom de Saint-Arnaud. Un territoire agricole de 2.936 ha 99 ares et 57 ca est affecté à ce centre de population».

Décret Impérial portant création du village de Saint Arnaud

Source encyclopédie de la généalogie

Collectif des Guelmois site Internet GUELMA-FRANCE