Orenoque
Transport de colons vers l'Algérie

         C'est l'une des premières frégates françaises mixtes. Il s'agit d'un trois mâts barque avec propulsion par voiles et vapeur par roues.
          La mise en chantier débute en 1841 et le lancement du navire a lieu en 1843.
          Longueur hors tout: 83,5 mètres. Largeur: 26,5 mètres. Hauteur: 15,5 mètres. Déplacement: 2568 tonneaux.
          Ce navire dispose d'une propulsion de conception avancée pour l'époque. Il conserve la nature typique des frégates et n'est pas très utilisé par l'armée pour les combats mais plutôt pour le transport de troupes et plus tard de colons vers l'Algérie.
Sources : Encyclopédie "Tout l'univers" site internet : perso.orange.fr/maquettes.ge/orenoque.htm -

Vendredi 15 décembre 1848

Port de Bône

       Ce matin le canon a tonné annonçant l'arrivée d'un nouveau convoi qui serra le 21 eme .
       De nouveau colons arrivent accompagnés de femmes et enfants, beaucoup sont malades des fatigues des voyages, ils ont traversé la France en chalands, à pieds, en charettes, en train jusqu'à Marseille. Des enfants livides descendent portés ou accompagnés par des marins ou des soldats.
       Les hommes semblent éffarés et sales dans leurs habits "d'ouvriers d'arts" et les femmes perdues à la recherche de racines disparues à jamais. Elles cherchent, en vain, des regards des visages connus arrivés dans des convois précédant...hélas, mais il faut faire vite déjà les charettes sont là.
       Les maigres bagages chargés le convoi s'ébranle en direction du camp de Dréan.
       Dans les jours qui suivront ils rejoindront un "village de Colonisation". Ils sont destinés, en principe, à peupler l'arrondissement de Bône.
       C'est à bord de la frégate à vapeur entraînant une roue à aube que " l'Orénoque " que se sont embarqués les 774 nouveaux arrivés, dont 207 de la région de Lyon. Ces colons serviront de bouche-trous tout au long de leur voyage vers l'interieur des terres à cause de la grande mortalité dans ces villages de toiles

       A Héliopolis but de leur destination, aprés deux jours de piste, de peur et de soif, ils découvriront la triste réalité et la régidité d'un camp militaire où l'insécurité est latente, les provisions nulles et les baraquements insalubres ou inexistant.
       Enfants de ce village, il est possible que vos aïeux aient embarqués sur l'"Orenoque"....ayez une pensées pour eux...

Collectif des Guelmois site inernet GUELMA-FRANCE