Le devoir de mémoire incombe à chacun...rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... "

OPÉRATIONS DANS LA RÉGION DE GUELMA
1 er R E P

Lieutenant-Colonel Jeanpierre

.........Jeanpierre et Buchoud ne sont pas en reste et les opérations se succèdent à un rythme effréné dans des régions aussi différentes que les hauts-plateaux et les montagnes de Kabylie, les massifs de l'Aurès ou le chaos des Nementchas, les sud-sahariens désertiques ou la luxuriante de Collo. Par n'importe quelle température, la pluie et la neige l'hiver, dans la canicule de l été les "Hélicos des djebels", comme les a appelés Flament volent. Mais alors qu'interviennent ces mutations technologiques, la guerre continue et prend une nouvelle dimension subversive inconnue des états-majors traditionnels.

En même temps qu'il s'installe, le 1er REP multiplie les sorties opérationnelles, à Khenchela et Tebessa en novembre ; puis au mois de décembre 1955 la 1ere et 4e compagnies du 1er REP établissent le premier bilan de la campagne lors de l'opération de Bou-Djellall, 2HLL tués, un fusil récupéré ! Au début de 1956, le régiment parcourt sans répit le Constantinois de la côte aux confins sahariens. Après un court passage dans le secteur de Bougie, le 1 er REP revient dans le secteur de Tébessa en février.

Le 2 Avril un détachement aux ordres du commandant Jeanpierre a fait mouvement sur l'Oranais, en direction de Marnia. La rébellion est maintenant générale. Dès son arrivée sur le barrage, le 1er REP inaugure une série de combats, qui se multiplieront au rythme vertigineux des franchissements. Une première sortie dans le djebel Mahouna, près de Gounod, est couronnée de succès : 92 HLL tués, 5 mitrailleuse M G 42 et 32 fusils récupérés. Entre le 24 janvier et le 3 février1958, il tue 231 rebelles dans les monts de Guelma et s'empare de centaines d'armes. Ainsi, le 29 janvier les sous-groupements Blanc et Lilas des capitaines Morin et Verguet font 10 prisonniers et 44 hll sont tués.

Le 2 février,une bande franchit le barrage au sud de Duvivier. Exploitant le renseignement, Jeanpierre monte un bouclage dans la nuit. A l'aube Blanc et Lilas sont au contact sur la cote 701. Disposant d'armes automatiques, les rebelles opposent une résistance farouche. En fin d'après-midi, les dernières équipes sont liquidées: 47 fellaghas ont été tués dont un chef de région, tandis que de l'armement, des munitions et des équipements organiques sont récupérés. Toutes les compagnies accrochent régulièrement et les bilans évoqués plus haut deviennent monnaie courante.

Hommages rendus par la population de Guelma lors des obsèques du lieutnant-colonel Jeanpierre

Un renseignement en provenance de la SAS d'Hamman-N'Bails indique que la bande a pris la direction du nord, au-delà du djebel Gourine. Le bond suivant doit la mener à l'abri de forêt des Beni-Mezzeline dans le secteur du 1er REP. Aussi Buchoud propose a Jeanpierre de monter une opératin en commun. L'heure du débouché est prévue a 06h00 le 14, mais plusieurs éléments du 9ème RCP doivent être encore regroupés et "briéffés".
Le "9" quitte la route de Guelma-Bône a 08h00 tandis que le 1er REP est déja a pied-d'oeuvre plus a l'est, aux environs de Duvivier .... anchissement se multiplient ; la bataille des frontières connait un pic, au mois de février, et son paroxysme à la fin du mois d'avril. Durant cette période, reprenant l'expression du général Vanuxem, le 1er REP du lieutenant-colonel Jeanpierre se place au premier rang des troupes d'assaut.


Notre ami Christian Miggliacio né à Bône, interprète auprés du lieutenant-colonel Jeanpierre

La 2ème compagnie du 1er R E P a quitté Guelma vers minuit-trente. Les légionnaires une fois débarqués, les GMC qui roulaient en black-out prennent position après trois ou quatre heures de marche. A 06H30, tout est en place. Le régiment connaît bien la forêt des Mezzeline. Au début du mois, il y a accroché et détruit une bande d'une cinquantaine de rebelles.
Vers 7 heures, la 3e compagnie du sous-groupement est prise à partie sur les pentes du Fedj-Zezoua plusieurs armes automatiques ll n'y a plus de doute la bande recherchée depuis cinq jours se trouve là! L'escadron atteint la cote 515 et récupère une dizaine d'armes dont 2 M G 34. Les rebelles sont retranchés dans la falaise à 300 mètres en contre-bas de la ligne de crête.

Les avions, 2 T 6, puis 2 Mistral Corsair, attaquent à la roquette. L'une d'elles arrive en plein sur l'escadron ; 3 officiers sont blessés.
La 2ème compagnie vient relever l'escadron tandis que la 1ère compagnie et la compagnie d'appui sont héliportées aux alentours de la cote 515 vers 9 heures. A l'issue de violents combats, vers 15 heures la "2" reste maître du terrain.
Elle a dû être réaprovisionnée à trois reprises par les H 21 qui se posaient légèrement en arrière de la falaise.
Bilan : 47 HLL tués, 4 armes automatiques récupérées.

Le 1er R E P n'a perdu que 2 tués et 10 Blessés. La fouille du terrain se poursuit jusqu'au 16 février par l'ensemble des troupes participant à l' opération. La bande est anéantie; elle a perdu 190 hll, 4 prisonniers, 13 mitrailleuses, 5 FM, 159 armes individuelles et une grande quantité de munitions.

Le même scénario basé sur la coopération inter-régiments se reproduit à quelque chose près dix jours plus tard. "Alerte ! franchissement au sud de Duvivier".

Dans la nuit du 25 au 26 février, deux "katibas" qui ont réussi a fanchir le barrage sont prises en chasse par le régiment. Après une poursuite harassante, au petit matin du 26, les HLL s'enferrent sur les légionnaires-parachutistes qui tiennent les hauteurs.

ll faudra dix heures de combat, l'intervention des appuis, un réapprovisionnement en munitions auxquels s'ajoutent plusieurs manœuvres des DIH sous un feu bien ajusté, pour venir à bout des fellaghas.
Un bilan des plus impressionnants vient augmenter le fabuleux tableau de chasse du régiment:
197 Hors La Loi tués, 7 prisonniers; le butin est considérable : 8 mitrailleuses, 7 fusils-mitrailleurs, 116 fusils de guerre, 46 pistolets-mitrailleurs, 3 pistolets, un PIAT avec 24 obus, 154 grenades, 28 roquettes antichars et 60000 cartouches.

Au cours de la même opération, agissant sur renseignement, le 2e REP s'installe en embuscade à Kalat-Megroum-EI-Ougani à proximité de la frontière tunisienne. A 09 H30, une kafiba tente de forcer le barrage. Le combat s'engage, il dure jusqu'à 19 heures. La bande est détruite; 149 HLL sont tués, les légionnaires qui saisissent un armement considérable déplorent cependant des pertes importantes : 8 tués, dont le lieutenant Maroni et 35 blessés.

L'ordre du jour du général Vanuxem,à l'occasion de la promotion à titre exceptionnel du lieutenant-colonel Jeanpierre au grade de commandeur de la Légion d'honneur témoigne de la redoutable efficacité du ter REP.

Au cours de la même opération, agissant sur renseignement, le 2e REP s'installe en embuscade à Kalat-Megroum-EI-Ougani à proximité de la frontière tunisienne. A 09 H30, une kafiba tente de forcer le barrage. Le combat s'engage, il dure jusqu'à 19 heures. La bande est détruite; 149 HLL sont tués, les légionnaires qui saisissent un armement considérable déplorent cependant des pertes importantes : 8 tués, dont le lieutenant Maroni et 35 blessés.

L'ordre du jour du général Vanuxem,à l'occasion de la promotion à titre exceptionnel du lieutenant-colonel Jeanpierre au grade de commandeur

Sources : Internet 1 REP, et Pierre Dufour, extrait de "La bataille des frontières" Trésor du Patrimoine" Collection reportage de Guerre

Site Internet GUELMA-FRANCE