LE VAPEUR "LE LABRADOR"

RECEPTION DES COLONS
CONVOI NUMERO 11
8 DECEMBRE 1848

       La frégate à vapeur qui portera les nouveaux colons, sera signalée par trois coups de canons. Dans le cas où l'heure avancée ne permettrait pas de débarquer le jour même les colons passeront la nuit à bord, et la réception sera remise au lendemain matin.

           Aussitôt après les trois coups de canon annonçant l'arrivée, le commandant supérieur, le sous directeur des affaires civiles, le maire de la ville, le chef du clergé et le directeur du port se rendront à bord du bâtiment. Messieurs les fonctionnaires de l'administration, la magistrature, l'état major de la milice, les officiers de la garnison les autorités municipales et le clergé se réuniront suer le quai du port, où s'opérera le débarquement.
           La musique du 43 eme de ligne rendue à l'avance sur les quais saluera par des airs patriotiques le débarquement des colons.

Vous pouvez suivre sur la carte le cheminement des colons à leur débarquement...

          La milice bordera la haie de droite depuis le débarcadère jusqu'à la rue Suffren. Les troupes de ligne borderont la haie de gauche. Ces troupes sans armes appuieront leur gauche au point de débarquement et se prolongeront chacune sur un rang en ayant soin d'empêcher la circulation sur la place du commerce, cette place étant destinée à regrouper les colons au fur et à mesure du débarquement.
          Le peloton de cavalerie de la milice sera placé en bataille devant la direction du port et faisant face au quartier général de la subdivision.
Ce peloton conduira la marche du cortège et mènera les colons à leur destination provisoire par la rue Fréart, la rue Nationale, s'arrêtera au quartier Napoléon, où une partie des colons sera établie, il continuera ensuite par la rue de Constantine, la place d'arme, la rue Danrémont, pour se rendre aux santons et aux Caroubiers.

          Lorsque le débarquement sera opéré, la musique du 43 eme suivra le peloton de cavalerie précédant le convoi des colons. Les troupes de la milice et de ligne marcheront en bordant la haie jusqu'à la sortie de la ville, qui aura lieu par la porte Danrémont. La cavalerie de la milice accompagnera la colonne jusqu'au caroubiers La nécessité de ne pas entraver la marche des voitures destinées à transporter le mobilier des nouveaux arrivants exige que ces voitures soient rangées le long des murs de l'arsenal et de la manutention et que la gauche de la rue soit entièrement libre pour la circulation au retour soit interdite à toutes personnes non occupées au service du convoi.

La gendarmerie veillera à l'exécution de ces mesures d'ordre et de sécurité, qui rendront les nouveaux arrivés libres de bonne heure et à même de répondre à l'empressement de leurs concitoyens de Bône.
Les présentes dispositions, arrêtées de concert entre l'autorité supérieur militaire et les autorités civiles seront publiées et affectées d'avance.

Le commandant supérieur de la subdivision n'a pas besoin de rappeler aux habitants de Bône le bon accueil et les marques de sympathies que les colons ont reçus depuis leur départ de Paris de toutes les populations qu'ils ont traversé et il ne doute nullement que de ses sentiments aussi fraternels ne les attendent sur la nouvelle terre qu'ils viennent féconder.
Au quartier général de Bône, le 27 septembre 1848, le commandant de la subdivision

Colonel Eynard.

Le convoi de colons est arrivé à Bône le vendredi 8 décembre 1848.
A bord de la frégate à vapeur le LABRADOR. Il y avait 840 personnes hommes femmes enfants la durée a durée 20 jours.
Leur destination :
Coudia-Mena = Mondovi en 1848
Braham Khodja = Héliopolis en 1848

Document J.P.W.

Collectif des Guelmois site internet GUELMA-FRANCE