Campagne de Guelma

La guerre en afrique 1844 (extrait)

..../...Parmi mes nouveaux camarades, il en était un qui m'était très sympathique : c'était un ancien brigadier, nommé Rousselot, le type accompli du vieux et bon troupier. Je m'adressai à lui pour savoir si on entrerait bientôt ·en campagne; il me dit:
" Nous ne ferons jamais rien ici; si vous voulez, nous allons demander à passer dans un escadron que l'on forme à Guelma. "

Après trois mois d'inscription, on nous donna l'ordre du départ. Nous quittâmes avec joie la ville de Bône, on port de mer, ses jardins, ses belles montagnes, et le troisième jour nous aperçûmes, du haut d'une cime, le camp de Guelma, devenu depuis une charmante petite ville.

Tout le monde ne sait pas que le corps des spahis, à l'exception d'un petit nombre d'officiers, de sous-officiers et de soldats, n'est presque composé que de cavaliers indigènes. C'était à celle circonstance que j'avais dû l'honneur d'être demandé pour ordonnance pendant les trois mois que j'avais passés à Bône.
A notre arrivée, il n'était bruit dans notre camp que d'expéditions prochaines et de coups de fusil: déjà je flairais la poudre et rêvais d'étendards conquis, d'ennemis pourfendus. Rousselot, plus positif, lui, ne rêvait que razzias et butin. Ce brave garçon, excellent soldat s'il en fut, plein de courage, de franchise et d'honneur, désirait la guerre autant que moi, mais uniquement pour avoir de l'argent d'abord, et puis ensuite pour l'aller boire. Son instruction, ne lui permettant pas de réver à un grade plus élevé que celui de brigadier, qu'il avait déjà obtenu sur le champ de bataille, et dont il s était démis avant de parcourir toutes nos possessions en Afrique, il en avait pris bravement son parti.

Pour lui, une campagne était une entreprise, une l'encontre, une bonne affaire à la suite de laquelle il entrevoyait des bœufs, des moutons et des lapins, butin facile à convertir en argent, destiné lui-même à faire oublier dans une joyeuse ivresse les fatigues et les privations de la guerre, Dans un Arabe pris ou tué (il avait en médiocre estime ceux qu'ils faisaient des prisonniers), mon camarade voyait non seulement un cheval, un fusil, mais un burnous et une selle. Si c'était un chef, l'affaire était magnifique, et les libations du vainqueur, d'autant plus copieuses et plus fréquentes, se prolongeaient alors indéfiniment, à la grande joie de ses compagnons.
Un soir, Rousselot racontait une des anecdotes de son répertoire, que je savais par cœur depuis longtemps, mais que ses auditeurs habituels, Ott et Block, entre autres, écoutaient toujours avec une faveur nouvelle, en raison du dénouement toujours plein d'intérêt pour leurs gosiers allemands, encore plus altéré après qu'avant boire.

Le chef que notre héros poursuit, d'après son récit, était plus mal monté que lui. En moins de temps. qu'il ne lui en faut pour vider une bouteille, Rousselot l'a atteint et lui a fracassé la tète d'une balle; déjà il a mis pied à terre pour s'emparer du cheval, qu'il estime cinq cents francs, du fusil, qui lui parait en valoir une centaine, des burnous et de la selle, qui valent autant.
" Mais, hasarde Block, tu ne l'avres donc pas vouillé pour foir s'il afait de l'argent mignon en boche?
- Combien de chours avres-tu fait la noce? dit en même temps Ott.
- A cheval! messieurs, à cheval! crie en entrant tout essoufflé dans la baraque qui nous servait d'abri, le maréchal des logis de semaine; on part dans un quart d'heure pour une razzia.
- Vivat! répond Rousselot. Gribouri (c'est ainsi qu'il appelait son cheval) a fait des razzias comme on n'en fait pas dans ce pays-ci. Si demain il aperçoit un burnous rouge, personne ne l'aura que lui; pour ce qui est de la chose de le boire, tous les camarades en seront. "

Après une nuit de marche, par une pluie battante, nous arrivâmes sur l'emplacement de la tribu. rebelle, qui avait porté ses pénates ailleurs.
Le guerrier que je venais pourfendre et le burnous rouge sur lequel comptait
Rousselot avaient suivi l'émigration, et nous n'aperçûmes, en fait d'ennemis, que des chiens affamés errant à l'aventure,

La guerre d'Afrique est si curieuse par le caractère et les coutumes des adversaires que les Français ont à y combattre, que j'ai cru devoir en donner un aperçu rapide pour les personnes qui s'intéressent à notre conquête. La· population indigène de l'Algérie se divise en trois races différentes :
Les Kabyles, établis dans les montagnes situées sur le littoral, et dont les demeures sont fixes;

Les Chaouia (anciens Numides), qui forment plus de moitié de la population dans la province de Constantine, et dont les tentes et les troupeaux occupent tout le pays compris entre la Kabylie et le désert vers Sétif, El-Kantara et le grand Atlas;
Enfin les Arabes proprement dits, qui sont maîtres des oasis, qui passent la saison d'été sur les hauts plateaux, et celle d'hiver dans le Sahara ou sur ses limites.

Comme chacune de ces trois races a une manière de combattre qui lui est particulière, je les exposerai successivement.
Les Kabyles habitent des montagnes généralement boisées, escarpées et d'un abord difficile. Ils n'ont pas de cavalerie; mais, en revanche, ce sont des fantassins infatigables, hardis, bien armés, et généralement excellents tireurs. Afin de citer un exemple de leur adresse au tir, je dirai que, dans un grand nombre de tribus, le père ne consent au mariage de sa fille que si son futur gendre a été assez adroit pour toucher avec une balle un œuf placé aussi loin que son futur beau-père a pu lancer une pierre.
Toute la tactique des Kabyles consiste à réunir le plus grand nombre de fusils possible sur les hauteurs qui dominent l'étroit sentier que doit suivre une colonne ennemie.

le commerce et l'industrie qu'ils exercent dans nos villes et sur nos marchés leur permettent de se renseigner exactement à l'avance sur la force et la composition des troupes et sur leur direction.
Lorsqu'un rassemblement kabyle est signalé, le général qui commande en chef reconnaît ou fait reconnaître la force de ses contingents.

Si l'ennemi est peu nombreux, il se contente de faire avancer quelques compagnies, qui enlèvent, sans répondre au feu des indigènes, la position qu'ils occupaient, et la conservent jusqu'à ce que toute la colonne se soit écoulée sous leur protection, ou qu'elles aient été relevées elles-mêmes par d'autres compagnies.
L'ennemi, au contraire, est-il en forces, le général arrête sa colonne à portée de canon, et bientôt l'on voit les plus audacieux des Kabyles descendre de leurs hauteurs et s'approcher jusqu'à portée de fusil comme pour braver nos soldats.
Après avoir dansé, gambadé, hurlé, gesticulé, à la grande hilarité de tous, ils lâchent leur coup de fusil et regagnent leurs groupes épars accroupis sur les crêtes.
Après un moment de repos, les bataillons d'attaque sont désignés, el commencent à gravir lentement la montagne, en profitant autant que possible des plis de terrain pour se défiler.

Pendant ce temps, quelques pièces sont mises en batteries et envoient des obus sur les rassemblements, afin de porter le désordre au milieu d'eux.
Dès que ]es bataillons sont arrivés à deux ou trois cents mètres des hauteurs, ils font une courte halte pour reprendre haleine; puis les clairons sonnent la charge, notre artillerie se tait, et officiers et soldats chassent au pas de course, et sans répondre à son feu, l'ennemi des positions qu'il occupe.

Les kabyles, délogés, se jettent sur les pentes boisées, dans les ravins, et, sans s'éloigner beaucoup, ils attendent que les hauteurs qu'ils ont perdues soient abandonnées pour les reprendre. Il arrive souvent que ce point qui domine le pays est choisi pour y établir le bivouac.
Dans ce cas, pendant que les groupes arrivent et dressent leurs tentes sur l'emplacement désigné, les Kabyles portent toute leur attention sur les grand'gardes et les postes qui sont envoyés autour du camp pour le protéger.

Ne pouvant rien entreprendre contre le bivouac, toutes les crêtes qui l'avoisinent étant gardées, ils attendent la nuit; puis ils se dirigent sans bruit vers les points qu'ils ont vus occupés le soir, et ils les attaquent quelquefois avec une telle hardiesse, que depuis plusieurs années les postes avancés se retranchent, afin de ne pas courir le risque d'être décimés et même enlevés.
Les postes avancés qui se trouvent les plus exposés à une attaque restent jusqu' à 'il la nuit sur la position qu'ils semblent devoir conserver jusqu'au lendemain; puis lorsque l'ennemi ne peut plus les voir, les tentes sont abattues, les feux rallumés, et nos hommes se portent soit à droite, soit à gauche, soit en avant, et s'embusquent de manière à surprendre les Kabyles lorsqu'ils arriveront.

Si l'ennemi se contente de tirailler de loin, nos soldats se laissent faire sans répondre à des balles, qui ne frappent que le vide.
J'ai dit que les Kabyles ne tenaient pas contre nos troupes quand elles attaquaient une position dominante gardée par eux. Il en est de même du passage d'une rivière, d'un défilé, de la défense d'un village. Il suffit que l'attaque soit vigoureuse et qu'on ne s'amuse pas à tirailler, pour que, soit qu'on marche droit au but, soit qu'on y arrive par des mouvements convergents, ils abandonnent leurs positions sans se laisser refouler à la baïonnette.

Toutefois, comme ils attendent presque toujours les colonnes d'attaque de fort près, et que leur tir est juste, ce n'est pas sans éprouver des pertes sensibles qu'on peut enlever une position gardée par de forces imposantes.
Toute la tactique de ces montagnards consistant à tirer sur des hommes découverts sans se découvrir eux-mêmes, ils ont soin, ainsi que je l'ai dit plus haut, de ne pas s'éloigner et d'attendre, à l'abri des balles, que ceux qui les ont chassés se retirent à leur tour. C'est alors que commence l'action difficile de la retraite. Plusieurs de nos généraux d'infanterie ont acquis dans notre armée une réputation exceptionnelle pour ces affaires difficile à diriger. Parmi eux, nous citerons MM. Mac-mahon, Camou, Mellinet, Desmarets, Trochu, Lamoricière, de Martimprey, de Ligny, d'Autemarre, baron Renault, Bataille, Dubos, Bourbaki et Picard.

Dès qu'ils entendent les sonneries qui ordonnent ce mouvement, les Kabyles sortent des rochers et des broussailles où ils étaient blottis comme des bêtes fauves, et ils s'approchent en rampant du point qui va être évacué.
Il arrive souvent qu'on voit déjà paraître les kabyles sur l'emplacement (qu'occupaient nos soldats, tandis que ceux-ci ont à peine parcouru la distance de cinquante mètres au pas de course.
Il est facile de comprendre l'avantage qu'ils ont alors en tirant sur nos hommes, qui se trouvent tout à fait découverts, jusqu'au moment où ils rencontrent un mamelon, un rocher, ou des arbres qu'on a fait occuper d'avance par une troupe bien embusquée, et qu'ils dépassent pour s'embusquer plus loin.

Après avoir attendu à bonne portée l'ennemi qui suit de près, la troupe embusquée le fusille et se retire à son tour. C'est ce qui s'appelle battre en retraite par échelons.
J'ai eu occasion de voir ces choses-là de près, soit en me trouvant attaché au général qui dirigeait lui-même la retraite, soit en laissant mon cheval pour aller faire le coup de fusil avec nos braves fantassins. Je ne crains pas de dire que c'est seulement là qu'on peut apprécier le bon soldat d'infanterie.

Cette guerre de montagnes ne fait pas seulement honneur à nos troupes la résistance, l'énergie et l'adresse des ennemis qu'elles y rencontrent, liés encore par les fatigues incroyables qu'elles ont à supporter. Il ne rien moins que l'insouciance, le courage et la gaieté qui sont le fond du caractère du soldat français, pour que les hommes appelés par le sort, ayant laissé derrière eux leur famille, leurs affections, leurs pays, la plus part sans ambition, sans espoir d'avancement ou de récompenses, se comportent avec autant de bravoure et d'élan dans le combat, avec autant de patience et de courage dans les souffrances de toute espèce qu'entrainent ces expéditions.
Un seul trait du caractère du soldat africain suffit pour le faire connaître apprécier à sa juste valeur.

Quelque modique que soit sa solde et quel que soit son amour pour le vin, les belles, à on retour en garnison, le soldat préfère la montagne, c'est à dire la Kabylie, où il n'a à espérer que des privations, des fatigues et des balles, à la plaine, qui lui offre des ressources pour la vie matérielle et butin qu'il peut convertir en argent.
c'est qu'en Kabylie il est sûr de se battre, tandis qu'il revient souvent de plaine sans avoir brûlé une amorce, ceci est pour le fantassin; il n'en est pas de même du cavalier, lequel se vient des belles razzias qu'il a faites et qui, pour ces raisons et d'autres raisons aime la plaine autant qu'il déteste la montagne.

Une tribu est-elle insoumise ou bien a-t-elle secoué le joug, on prend immédiatement des mesures pour lui infliger un châtiment exemplaire.

Il a suffi de quelques campagnes pour apprendre aux chef de notre armée d' Afrique à déjouer les ruses de nos ennemis nomades, et aujourd'hui le châtiment suit toujours de près le désordre et l'insurrection.
hors quelques cas assez rares où la cavalerie agit seule contre des tribus considérables, on a facilement raison des Arabes quand ils sont attaqués vigoureusement, et certes ce n'est ni l'élan ni la vigueur qui manquent à la cavalerie d'Afrique; mais ici, comme en Kabylie, c'est la retraite qui difficile.

L'ennemi a-t-il été surpris après une marche de nuit, il fait tous ses efforts pour disputer la possession de ses troupeaux et de ses tentes; et lorsque toute résistance devient inutile, il se retire en protégeant la retraite des femmes et des enfants. A peine est-il parvenu à les mettre à l'abri d'un coup de main, qu'il revient plus nombreux .et plus hardi, dans le but de reprendre ce qu'il a perdu.

C'est un spectacle imposant que celui d'une colonne ramenant un troupeau de quarante mille tètes de bétail de toute espèce, c'est-à-dire la fortune d'une tribu entière, avec ses tentes, ses bagages et on mobilier.
si quelques bataillon d'infanterie ont pu arriver à temps pour prendre part à la razzia, les Arabes ne peuvent que harceler nos troupes sans rien entreprendre de sérieux contre elles.

Mais il n'en est pas de même lorsque la cavalerie est seule et en nombre insuffisant pour couvrir les flancs et la queue de la colonne; alors l'ennemi se forme par groupes épais, s'excitant mutuellement par des cris féroces, et il se rue sur le point qui lui paraît le plus faible, pour tâcher d'y faire une trouée. Ce n'est qu'avec beaucoup de sang-froid dans la retraite, et l'ordre dans les mouvements offensifs, qu'une expédition de celle nature, avec un ennemi nombreux et entreprenant, peut être menée à bonne fin.
C'est surtout dans ces circonstances que les officiers de cavalerie qui ont l'expérience de celle guerre sont à même de rendre de bons services. Depuis quelques années nous avons fait de grands progrès en Afrique dans la guerre de plaine, et on peut aujourd'hui atteindre et ruiner, sans coup férir, une tribu entière.

Autrefois nos généraux étaient obligés de se fier à des chefs indigènes, qui souvent trompaient leur confiance et faisaient prévenir les tribus au moment où l'on envoyait des troupes contre elles pour les châtier. Grâce à une institution utile et intelligente, il n'en est plus ainsi de pos jours.
Dans chaque division, subdivision et cercle, l'autorité supérieure dispose d'un bureau arabe, composé d'officiers français qui joignent à la connaissance parfaite du pays celle de la langue, des mœurs et des coutumes des indigènes.

Au moyen de ces officiers, les généraux peuvent préparer une expédition sans qu'elle s'ébruite, et atteindre l'ennemi à toutes les distances.
Il nous reste à parler de la guerre des oasis.
Bien qu'ils soient plus nomades que les Chaouia, dont les tribus ne sortent jamais d''un rayon limité et assez restreint, les Arabes possèdent des demeures fixes qui leur servent d'entrepôts, de magasins : ce sont des villages bâtis dans les oasis, sur les limites nord du désert, quelques-uns plus au sud Ces villages sont d'autant plus faciles à défendre que presque toujours ils sont construits au centre de l'oasis, qui les couvre de sa forêt de palmiers et de mille petits jardins plantés d'arbres fruitiers et entourés de murs.
Indépendamment de ces fortifications naturelles, chaque village est entouré d'un mur d'enceinte et flanqué de tours.

II est facile de comprendre la résistance que les défenseurs des oasis peuvent opposer à l'ennemi et le mal qu'ils doivent lui faire.
Pour en citer un exemple, je dirai quelques mots de la prise de Zaatcha, qui eut lieu en 1849.
Bou-Zian, le cheik de ce village, s'étant insurgé contre l'autorité française, entraînait avec lui les populations des villages voisins.
Le commandant supérieur de Batna se porta sur l'oasis de Zaatcha avec une partie du 2" régiment de la légion étrangère, qu'il commandait.
L'intention du chef de l'expédition était d'enlever la place à la baïonnette, et il faut dire que la bravoure et la longue expérience des officiers et des soldats placés sous ses ordres justifiaient sa confiance; mais il y avait là un ennemi plus dangereux que les fusils des Arabes, et contre lequel les baïonnettes furent impuissantes.

Après avoir tué ou mis en déroute les défenseurs apostés dans les jardins, la colonne d'attaque s'élança vers les murs de la place pour les escalader.
Elle fut arrêtée un instant par un fossé large, profond et rempli d'eau qui entourait le village, et, au moment où officiers et soldats franchissaient il l'envi cet obstacle, des milliers d'Arabes, abrités par un mur crénelé, les fusillèrent à bout portant.

Malgré les pertes nombreuses qu'il avait déjà éprouvées, le commandant Saint-Germain, qui dirigeait l'attaque, porta tous ses efforts contre une des portes de Zaatcha. Pendant près d'une heure, et sous un feu meurtrier, nos soldats travaillèrent à faire une brèche.
A chaque coup de hache, les Arabes répondaient par dix coups de fusil, et les travailleurs tués étaient immédiatement remplacés par d'autres.
Prévoyant une sortie des défenseurs au moment où il se retirerait, et craignant pour ses morts et ses blessés, qu'il ne voulait pas laisser en leur pouvoir, le commandant ordonna la retraite quand le tiers de son monde fut hors de combat.
Environ deux mois après, M. le général Herbillon, qui faisait une expédition en Kabylie pendant la première attaque de Zaatcha, vint mettre le siège devant celle place.

Je ne raconterai point toutes les péripéties de cette rude campagne, qui restera profondément gravée dans le souvenir de ceux qui l'ont faite; mais, pour que le lecteur sache combien est sérieuse la guerre des oasis, je dirai que Zaatcha a tenu cinquante-deux jours contre nos meilleures troupes, dont le chef, pendant toute la durée du siège , n'a pas cesser de s'exposer aux balles comme un simple soldat
Je n'opposai aucune résistance au désir de mon ami et nous rentrâmes à Guelma dans les premiers mois de l'année 1844

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