HISTORIQUE

Griefs de la France contre Alger

(extrait du discours prononcé par monsieur le ministre de la mer mars dans la discussion à l'adresse de la chambre des députés

Projet de nous chasser d'une position française, et de la destruction de nos établissements sue la côte d'Afrique
La violation du privilège de la pèche au corail qui nous était assurée par les traités
Le refus de se conformer au droit général des nations, et de cesser un commerce de piraterie qui rend l'existence actuelle d'Alger dangereuse pour les pavillons.
De graves infractions aux règlements arrêtés d'un commun accord avec la France, pour la visite des bâtiments de mer.
La fixation arbitraires des droits de redevances, malgré les traités.
Le pillage systématique de plusieurs bâtiments français , et celui de deux navires romains, malgré l'engagement pris de respecter ce pavillon.
Le renvoi violent du consul général du roi à Alger en 1814.
La violation de domicile consulaire à Bona en 1815.
Au milieu de tout ceci, la volonté constamment manifestée de nous dépouiller des possessions , avantages, privilèges etc.
Enfin l'exigence injuste de deux millions et demi comme complément de compte de la France avec la maison juive Bacri et Busnach.

Historique de cette affaire
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La maison Bacri et Busnach avait vendu à la France des grains pendant la première année de la république. Elle ne voulait point être soldée en assignats comme l'étaient alors nos créanciers étrangers. Bonaparte étant arrivé au consulat, la maison judéo-algérienne " appuyée " de la haute " protection " du de, réclame son paiement. Le premier consul consent par un traité à payer à payer en numéraire . Mais les lois des finances alors en vigueur interdisaient formellement de tels marchés, et le consul n'était pas encore assez puissant pour que ces volontés fussent substituées aux lois. Le traité reste sans exécution, la trésorerie n'ose payer. Colère du dey d'ALGER excités par les Bacri et Busnach. Violences odieuses, violations des prérogatives de la France. Outrages contraires aux droits des gens (le capitaine de vaisseau " Le Brave " est condamné par le dey d'avoir le poing coupé, s'il ne paye pas 76.000 francs de rançon, le consul lui même part pour ne pas être lié à la chaîne)

Depuis ce temps l'hostilités continuelles de la part des algériens, en vain Napoléon consent pour eux à une exception du blocus continentale et permet aux sujets de la régence d'avoir 10 bâtiments pour commencer à naviguer. Mais la piraterie s'exerce particulièrement contre les bateaux français. Napoléon fait mettre soue séquestre les propriétés des algériens à Marseille Livourne et Gênes. Mais tout les biens avaient été enlevés d'avance, peut-être des agents usèrent-ils d'infidélités ! aussi, si cette dernière supposition est véritable, s'exclame Pananti, elle suggère une réflexion !.

Napoléon aurait morcelé l'Europe, privé de leurs privilèges des peuples qui n'étaient pas sous sa domination et il aurait pu, dans son propre état, faire exécuter une mesure qui devait assurer une indemnité légitime à ceux qu'il appelait ses sujets . L'homme le plus jaloux du pouvoir qui ait peut-être existé était donc trompé !….quel avertissement pour les princes.. !

Du reste napoléon oublie un moyen tout simple de mettre la maison Bacri à la raison, c'était de saisir les créances de cette maison le 28 octobre 1813, convention ratifiée par le dey avec la maison de commerce.

La dette est arrêté à 7.000.000 de francs
Il est convenu que les français ont droit de mettre une opposition au trésor de bacri pour somme égale de leur créance, et que la cour royale jugera. Le 24 juillet la chambre élective autorise à prélever sur la somme affectée au payement des arriérés, les 7.000.000 francs destinée à la maison algérienne.
En 1821-22-23, l se déclare 2.500.000 francs de créances.
En 1824-25-26 les cours royales discutent des créances.
Octobre 1827, le dey enjoint au ministre des affaires étrangères (Duc de Damas) de faire passer immédiatement les 2.500.000 francs à Alger. C'est lui qui suggère de la validité des réclamations. Point de réponse.

Le 30 avril 1825, le consul vient baiser la main du dey qui le frappe d'un coup de chasse mouches.
Le 15 juin le consul quitte Alger, en rétorsion, destruction des établissements français notamment le 21 juin du fort de La Calle. La marine française commence immédiatement le blocus d'Alger.
En bref :
En novembre 1829 la guerre est résolue aux deux chambres. Le roi l'annonce dans son discours d'ouverture . Le 11 avril nomination de monsieur de Bourmont au commandement de l'expédition et de la flotte. Principaux vaisseaux : Le Duquesne armé de 80 canons (cap Bazoche) . La Couronne, Le Marengo, Le Superbe, l'Agesilas, (Cap de Rossi), Duplessis, Parscau, Cuvillier, La Guerrière, Cap Gigquel, La Venus, La Jeanne D'Arc, La Surveillance, l'Hermine, (Cap de Russel), Lettie, Trottel, Cosma, Le Griffon, (Cap Petit Thouars) Le Dauphin.

En principe le départ pour l'Afrique serait, dit-on le 5 mai

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