La Gendarmerie

La Gendarmerie

                  La Restauration rebaptisa la gendarmerie impériale en gendarmerie royale. Par la suite, durant la monarchie de Juillet et la seconde République, la gendarmerie devint départementale et le coq, emblème de la France de Louis-Philippe, remplaça les fleurs de lys sur les plaques et les boutons des uniformes de la gendarmerie. Redevenue impériale par le décret de 1853, la gendarmerie fut sur tous les champs de batailles du second Empire. A la naissance de la troisième République, la gendarmerie retrouve ses missions traditionnelles en métropole. Néanmoins, la politique de conquête coloniale l'entraîne aussi sur d'autres territoires.

LA GENDARMERIE DE 1830 à 1962 ( Francis FOGLIA)

Dès que fut décidé l'expédition d'Alger, une ordonnance royale en date du 21 mars 1830 créa une force publique. Cette force publique commandée par un grand prévôt accompagnait le corps expéditionnaire. Elle se composait de cent vingt sept sous officiers et gendarmes, et de trente cinq chevaux. Cette dénomination de force publique dura de 1830 à 1833; de 1834 à 1839, elle devint la gendarmerie d'Afrique; de 1839 à 1875, la légion de gendarmerie d'Afrique; de 1875 à 1879, la 31 eme légion de gendarmerie, de 1879 à 1945, la 19° légion de gendarmerie et enfin, de 1946 à 1962, la 10° légion d'Afrique
*(Bibliographie: " La gendarmerie d'Afrique 1830-1930".par René Baulard.


               Conformément à l'article deux de l'arrêté du 18 avril 1841, tous les emplacements nécessaires aux services publics ont été réservés, ces lieux comportent une église, un presbytère, un temple protestant, le logement du ministre et les écoles, une mosquée, un commissariat civil, un tribunal, un hospice, un dispensaire, la prison, et pour une gendarmerie. Mais ce ne fut qu'en date du 5 janvier 1844 (3 éme compagnie) que fut décidé, la création d'un poste de gendarmerie à Guelma (et bien plus tard à Sédrata le 20 août 1892 (3 éme compagnie).
Le 15 avril 1868, le cercle de Guelma n'avait toujours qu'une brigade, et dans un rapport de gendarmerie adressée à Bône, il est écrit : il s'ensuit qu'il deviendrait nécessaire pour la constatation de quelque crime ou des poursuites à exercer, de venir la requérir, on peut toujours prévenir l'autorité militaire qui reconnaissant l'urgence, pourrait donner aux gendarmes une autorisation écrite de pénétrer en territoire militaire. La gendarmerie à l'époque ne pouvait se déplacer sans l'avis des militaires.(sources AOM.)

                   En 1850, les centres de colonisations font l'objet d'attaques indigènes dans notre région pour vols de bestiaux, et la gendarmerie se distingue par de nombreuses sorties de contrôles

                   Nous relevons dans les rapports de la gendarmerie de Guelma quelques plaintes formulées par es colons. Le 10 octobre 1868, vol de bestiaux commis hier entre 11 heures et midi au préjudice de Mr Martin adjoint au maire du village de Petit.
                   Le nombre de gendrames est allarmant et le 19 octobre 1859, parait des observations relatives à la création et à l'emploi d'une gendarmerie indigène auxiliaire dans le cadre de la gendarmerie. Depuis longtemps souhaitée, ces auxiliaires, jusqu'alors intégrés dans la 3éme compagnie, faisaient du service en liaison avec elle. Désormais leur prestation de surveillance se fera à part de celui de la gendarmerie et rentrera exclusivement dans le ressort des bureaux arabes.
Cette même année elle porte secours à de nombreux européens et indigènes menacés par les inondations de le Seybouse. Citons pour terminer cette période que le 21 septembre 1885 la mort d'un gendarme noyé en traversant la Seybouse en crue.
                   En octobre 1900, le ministre de la guerre a décidé, qu'il sera crée dans notre localité, une nouvelle brigade de gendarmerie à cheval de 5 hommes y compris le chef de poste.
La nouvelle brigade de gendarmerie à cheval se fera au mois de mai 1901 et son local dans l'immeuble situé rue de Carthage et dont M.Peyre est propriétaire.

Il y aura donc à Guelma trois brigades de gendarmerie ; une à pieds et deux à cheval Guelma étant en sous-effectifs, cette nouvelle fut accueilli avec joie par les habitants qui se plaignaient constamment de vols et de rapine.
Le 12 décembre 1930 installation de la gendarmerie à Gounod (ancienne Guirfa).
               Enfin, le décret du 27 avril 1935 crée dans la colonie un Groupe de Garde Républicain Mobile à pieds. En 1950 le commandant de la gendarmerie était le Capitaine Guy.

                   Les décrets pris deux ans avant l'année 1900, le 23 août 1898, à l'occasion de l'arrivée du nouveau gouverneur de l'Algérie, avaient eu les plus heureux effets sur les esprits, les rôles du Gouverneur Général renforcés, les délégations financières créés et le conseil supérieur du gouvernement réorganisé. Mais l'opinion publique exigeait plus encore, et la loi du 19 décembre 1900 vint investir la colonie de la personnalité civile, en donnant à ces deux assemblées le droit de voter le budget; les seules restrictions étaient que certaines dépenses, comme celles concernant la gendarmerie seraient obligatoires et que le budget de l'Algérie serait contrôlé par le gouvernement et sanctionné par le parlement. Le régime des rattachements avait entravé, dans uns certaine mesure, l'essor de l'Algérie ; celle-ci après les lois de décentralisation, devait connaître, après 1900, une ère de remarquable prospérité le vignoble, bien qu'éprouvé à son tour par le phylloxéra, continuait à être très rémunérateur dans certaines région de l'Algérie, mais les agriculteurs de Guelma optèrent pour la polyculture, l'élevage, la culture des céréales, le tabac, et surtout les primeurs. En 1902, la colonisation était en reprise marquée, la naturalisation automatique des étrangers incitant le peuplement français et le budget de la colonie, avec l'emprunt, qui tendait à manquer. D'autre part, la législation sur la matière était rendue plus souple; le décret du 13 septembre 1904, qui remplaçait celui de 1878, prévoyait plusieurs modes d'aliénation, et celui du 9 septembre 1924 facilitera le peuplement rural. Le but de la colonisation officielle :Assurer la prise de possession effectives des terres par les colons était atteint, et, progressivement la colonisation libre tendra à prendre sa place.

Francis Foglia

Collectif des Guelmois GUELMA FRANCE www.collectif-guelma@waadoo.fr. 2006