L'ŒUVRE FRANCAISE EN ALGÉRIE

Guy Amand : bilan de 132 ans de présence française en Algérie


1/ EDUCATION
- des centaines d'écoles primaires, dont 600 dans les SAS.
- 25 lycées, 24 collèges, 1 université (5000 étudiants), 8 écoles normales.
1500 professeurs.
- décollage de la scolarisation des arabo-berbères après la 2éme guerre mondiale.
50 % au primaire (dont 37 % de filles, 1% en 1892)
25 % au secondaire
10 % au supérieur
- Ecoles primaires en 1961 :
109.300 enfants européens scolarisés
735.000 enfants arabo-berbères scolarisés (50%) dont 70.000 dans les S.A.S.
28.000 instituteurs et instructeurs.
Si tous les enfants musulmans avaient été scolarisés, il aurait fallu 25.000 enseignants de plus.
Ceci est un point faible de l'oeuvre française en Algérie ; à la décharge de l'Administration, il faut noter que pendant longtemps, les autorités religieuses musulmanes ont dénigré l'école laïque, appelée " l'école du diable ". La majeure partie des enfants arabo-berbères habitant les villes et les villages, était scolarisée, le retard était dans le bled...
2/ SANTE

- capacité hôpitaux : 4000 lits en 1871
5000 " " 1913
24000 " " 1953
En 1961 : 10.000 lits secteur privé et 38.000 secteur public, comprenant :
- 1 hôpital de 2000 lits (Alger)
- 2 " de 1000
- 112 " polyvalents
- 14 " spécialisés
- 9 cliniques privées
- 1 Institut Pasteur à Alger.
- 1954 médecins + 700 médecins militaires, soit 1 médecin pour 3700 habitants, résultat honorable.
- 17.000.000 actes médicaux délivrés en 1959 (source Guy Augusti, médecin en Algérie).
3/ AGRICULTURE (chiffres 1950)
- 13.000.000 ha cultivés, dont 75% appartenant aux arabo-berbères.
200.000 ha irrigués par des barrages.
- 5.000.000 d'ovins et 3.000.000 de caprins, dont 90% sont la propriété des Arabo-berbères.
- 3.000.000 d'ânes, bovins et chevaux.
- 11.000.000 de quintaux annuels de blé produits.
- 8.000.000 d'orge.
- 1.000.000 d'avoine.
- 450.000 ha de vignes. (18.000.000 hectos de vin)
- 40.000 ha de culture maraîchère et fruitière.
- 20.000 ha de tabac.
- 12.000 ha de betterave, coton etc. liège et alfa.
- Industrie agro-alimentaire : conserveries de poissons, légumes et fruits, brasseries, jus de fruits et distilleries (apéritifs).
- 1 Institut agricole avec école à Maison-Carrée. 5 autres écoles
4/ AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET INDUSTRIE

- Communications terrestres :
54.000 kms de routes nationales et départementales.
24.000 kms de pistes sahariennes.
34 routes nationales. 156.000 véhicules en circulation en 1959.
4420 kms de voies ferrées, dont environ 50 % à voie normale 1.44 m
50% à voie étroite 1.055 m + 747 kms à voie de 1m ! (quel désordre).
77 locos diéso-électriques.
25 autorails.
41 locos-tracteurs, pour les gares.
91 locos à vapeur (pour voies étroites).
31 locos électriques pour la région de Bône (électrifiée).
500 wagons de voyageurs (dont 60 inox pour voie normale et 33 inox pour voie étroite). 10.000 pour le fret
- Communications maritimes :


23 ports aménagés.
Alger = 4.000.000 de tonnes de fret/an.
450.000 passagers/an.
Oran = 2.000.000 de tonnes de fret/an.
250.000 passagers/an.
Arzew : port gazier, Bougie : port pétrolier.
Nombreux ports de pêche de Nemours à La Calle.
- Communications aériennes :

3 grands aéroports, Alger, Oran et Constantine. 1.000.000 de voyageurs.
De nombreux aérodromes de moyenne importance, sans compter les bases militaires créées à partir de 1955 (exemple : Boufarik, la plus grosse base d'hélicos du pays, Aïn-Arnat grosse base de l'ALAT etc.)
1 compagnie aérienne, Air Algérie, créée en 1945. (Avec 10 DC3 pour commencer, 10 DC4 en 1954, 2 Constellations en 1955, 3 Noratlas (= Nord 2501) en 1959 et 6 Caravelles en 1960).
53 aéro-clubs et 460 avions privés.
- Communications télégraphiques, téléphoniques, radio/T.V, bureaux de Poste :

6 câbles sous-marins. 2 câbles souterrains au Sahara.
4 voies radioélectriques, 1 faisceau Hertzien et 4 au Sahara.
Outre les stations radio existant depuis les années 20, création d'une station
T.V à Cap-Matifou le 24.12.1954 avec ensuite des relais dans toute l'Algérie
(Les Trembles pour SBA).
15 centraux téléphoniques, 120.000 postes téléphoniques.
818 bureaux de Poste (recette principale, annexe ou agence).
600 agences ou annexes postales dans les S.A.S.
- Mines :

De plomb et de zinc dans l'Ouarsenis, à Sidi-Kamber au nord de Constantine.
De marbre à Filfila dans le constantinois et Le Chenoua dans l'Algérois.
De fer à El-Hallia (constantinois), Zaccar (algérois), Ouenza au sud de Bône.
De houille à Kenadza prés de Colomb-Béchar.
De phosphate de chaux à Tébessa et Sétif (constantinois).
3 usines de production chimique (SAPCE) à Bône, Maison-Carrée et La Sénia.
- Métallurgie : (autre point faible de l'Algérie) Environ 3000 établissements, dont beaucoup de petits ateliers, 25.000 salariés.
Des usines spécialisées, telles que :
Acier laminé à La Sénia.
Tréfilerie cuivre-alu à Alger.
Construction de bâtiments et ouvrages d'art, à ossature métallique à Constantine (Ets Duplan).
Articles ménagers alu à Bône.
Emballages de fer blanc et fûts au Gué de Constantine à Alger.
Wagons de chemin de fer à Bône.
Electrodes de soudure, Air Liquide à Alger.
Fabrication de pylônes H.T pour l'EGA à Maison-Carrée et Rouïba.
Assemblage de camions Berliet à Rouïba.
1ère aciérie à Bône, achevée en 1961.

- Bâtiment :
3 cimenteries à Pointe Pescade et Rivet (algérois) et St Lucien-La CADO (Oranie).
Fours à chaux et 43 briqueteries-tuileries.

- Habitat urbain et rural :
Dans les années 50, l'office HBM (Habitations à Bon Marché) construit des logements à Bab-El-Oued, Le Ruisseau, Le Clos Salembier, Diar-es-Saâda et Mahcoul (Alger). Des cités nouvelles à Oran, Constantine, Philippeville, Bône, Sétif, Bougie, Blida, Tlemcen, Mostaganem et Bel-Abbés.
A la veille de l'indépendance, le pays possède 274 stades, dont 5 à Oran.

Entre 1959 et 1962, il s'est construit 50 à 60.000 logements urbains et 80 à 90.000 logements ruraux pour les fellahs, par an

- Energie :

Il y a 11 compagnies d'électricité en Algérie au début du 20éme siècle, la plus importante est la Cie Lebon, le tout est nationalisé et l'E.G.A est créée en 1947.
En 1950, on compte 25 centrales thermiques, dont 6 grosses installées sur les quais d'Oran, Alger et Bône. 27 barrages hydro-électriques, petits, moyens et gros, certains sont polyvalents (irrigations des terres et alimentation d'eau de villes et villages).
21.800 kms de lignes à haute tension (150 et 60 kva).
250.000.000 de kWh produits en 1940.
1.000.000.000 " " en 1961.
Document ASAF

Pour terminer, le plus beau fleuron de l'ALGERIE FRANCAISE reste la découverte et la mise en valeur, des hydrocarbures au Sahara par les ingénieurs de la SN REPAL (Société Nationale de Recherche Pétrolière en Algérie) en partenariat avec la Cie TOTAL, dans les années 50.
En 1959, la production de pétrole est de 1.200.000 tonnes et 9.000.000 en 1962.

En 1972, lorsque les compagnies françaises quittent le Sahara, il y a 250 puits de pétrole forés. (12 rentables, réserve de 50 millions de barils, minimum).
Ils ont construit le 1er pipe-line Hassi-Messaoud - Bougie.
Trouvé du gaz naturel à Hassi R'mel.


Construit un gazoduc Hassi R'mel - Arzew. Une raffinerie à Hassi-Messaoud puis à Alger.
Enfin, une usine de liquéfaction de gaz à Arzew.

CONCLUSION :

Un silence assourdissant entoure la question de la présence française en Algérie.
La France a donné à ce pays un essor considérable, rendant fertile une terre inculte.

Certains " bons esprits " et les " officiels " algériens, continuent à nous raconter, que le peuple algérien a subi pendant 132 ans, un colonialisme brutal et tortionnaire.
Les propagateurs de ces balivernes, salissent la mémoire de l'armée française et des Pieds-Noirs qui ont mis ce pays en valeur et dont 80% d'entre eux, tout comme les arabo-berbères, avaient un niveau de vie inférieur à celui de la métropole.

Source :Guy Amand : bilan de 132 ans de présence française en Algérie

Site internet GUELMA-FRANCE