LE GENERAL BERTHEZÈNE
Douze ans en Algérie

Le général Berthezène était peu partisan des expéditions nombreuses : voici ce qu'il en pensait et comment il s'est exprimé dès son arrivée à Alger : " Sans contester, disait ce général, l'inutilité des expéditions et quelquefois leur utilité, il est permis de penser qu'elles doivent être moins fréquentes qu'on ne le pensait alors ; car, outre l'inconvénient de fatiguer les troupes, d'appauvrir leur masse et d'augmenter considérablement le nombre des malades, elles inquiètent les Arabes, et les tiennent dans des états continuels d'agitation et de méfiance.
" Ce ne fut donc qu'après de grands efforts qu'il se décida à faire l'expédition de Médéah, expédition qui n'avait uniquement pour but que d'obéir au désir exprimé par le Bey que le maréchal Clauzel y avait placé; ne pouvant, disait-il, s'y maintenir à cause de l'agitation que le Bey déchu entretenait dans ces contrées, fut bien obligé d'aller à son secours ; l'expédition fut ainsi décidée.

Le général Berthezène, malheureusement aussi nos troupes, payèrent cher cette expédition désastreuse. Plus malheureuse encore que celle du général Clauzel : elle fut assaillie par un temps abominable ; neige, pluies, etc. ; les munitions ayant manqué, les Arabes n'entendant plus riposter, s'enhardirent peu à peu, et venaient saisir les hommes de l'arrière-garde, qui avaient de la peine à se tenir debout sur un terrain si glissant et si inégal.
Plusieurs de nos malheureux furent saisis par leurs sacs et poussés au fond du ravin. Heureusement nous n'étions pas trop éloignés de la ferme de L'Aga, où on avait laissé quelques provisions.
Le général, en apprenant ce qui se passait derrière l'armée, commanda une halte, et envoya un détachement pour chercher les munitions qui arrivèrent en quelques heures. A l'aide de ce modeste secours, distribués spécialement à l'arrièregarde, le corps expéditionnaire put continuer sa marche sous le feu de l'ennemi ; mais tenu, cette fois, un peu à l'écart.
Arrivé à la ferme, on respira un peu à l'aise, espérant que la plaine de la Médidjah nous offrirait une marche facile. Le corps expéditionnaire y séjourna deux jours, pour se remettre en ordre et se reposer.

Mais à peine l'expédition s'est-elle mise en marche pour reprendre la route de Blidah, le général apprend que Benzamoum, le chef des Adjoutes, s'était révolté et avait entrainé avec lui Bogdani, autre chef très influent dont le contingent, réuni avec celui de Ben-zamoum, faisait un total de dix à douze mille hommes qui furent conduits devant Blidah, sur les rives de la Schiffa, pour nous disputer le passage de cette rivière.

Ces deux chefs, afin d'exciter le courage des arabes, avaient promis cent houres aux parents de celui qui se ferait tuer dans une lutte, et mille à celui qui tuerait le plus de chrétiens ; un nommé Sidi Sadi fut envoyé par l'ancien Dey d'Alger qui habitait Livourne, auprès de Benzamoum pour exciter les deux chefs contre nous.
Le général Berthezène, comprenant les difficultés et même le danger que présentait une pareille armée, attendu que Benzamoum avait fait sa soumission, dut réfléchir sérieusement sur le parti à prendre. Il fut assez habile, et il faut avouer qu'il sortit plus heureusement qu'on ne pouvait l'espérer, d'une situation aussi critique.
Trompant l'ennemi par une habile manoeuvre, il put faire franchir la rivière à une grande partie de l'armée sans être peu ou point inquiété.
Les Arabes, surpris et craignant d'être tournés, abandonnèrent la partie, et se bornèrent à inquiéter l'arrièregarde. Ils se bornèrent à nous escorter avec rage, jusqu'à Birkadem. La population d'Alger était plongée dans une très grande inquiétude. Instruite de la révolte de Benzamoum et de Bogdadi, qu'on savait très courageux et à la tête d'une armée considérable, elle croyait l'armée de Berthézène presque anéantie.
Aussi, fut-elle, malgré l'insuccès de cette expédition, très agréablement surprise, en la voyant rentrer dans un état peu agréable à voir, il est vrai, mais ayant perdu relativement peu de monde ; la position du général Berthézène, devenant très critique, il essaya de combattre le fanatisme des Arabes, par leurs propres armes.
Il avait auprès de lui, à Alger, un homme influent, qui avait donné des preuves certaines de ses sympathies aux français. Cet homme se nommait Sidi-Adji-Maïdin-ben-Sidi-Ali-Ben-Bass. Il habitait Coléah, où il était grand propriétaire ; le général le nomma Aga.
Sidi-Adji hésita quelques temps à accepter cette mission fort délicate pour lui, et il fallut l'influence de Achmet-Bouderba, pour l'y décider. Ce fut pour le général et pour la colonie une heureuse opération ; car, elle eut pour résultats immédiats de détacher de l'armée de Benzamoum et de Bogdadi plusieurs tribus qui diminuèrent d'autant leur contingent, qui se montait, disait-on, au chiffre considérable de plus de 20,000 hommes.
Le Prince de Joinville arriva en rade pendant cette émouvante situation ; il devait débarquer le 18; mais les Arabes ayant renouvelé avec vigueur l'attaque de la ferme et de la Maison-Carrée, le matin, de bonne heure, le général fit prier le prince de différer son débarquement. Benzamoum ayant été repoussé et mis en pleine déroute, le Prince débarqua le lendemain, 10. On lui fit, bien entendu, les honneurs d'une revue et il repartit aussitôt pour Mahon.
Il faut convenir que la position n'était pas en ce moment bien attrayante pour les touristes; l'ennemi touchait au port d'Alger et poussait des pointes jusqu'à venir tirer sur les sentinelles.
Toute l'armée était sortie ; la garde nationale, sous les armes, était également campée près de la ville. Tout cela donnait à la faible population coloniale une attitude peu rassurante, on voyait déjà les figures indigènes rayonnant d'autant d'espoir que les nôtres témoignaient d'inquiétude.
Benzamoum eut heureusement aussi son revers de médaille ; il avait fait à ses coreligionnaires la promesse formelle de nous vaincre et de nous expulser d'Alger. Mais l'échec qu'il venait de subir devant la ferme et la Maison-Carrée, et ceux qui le suivirent pendant quelques jours, le discréditèrent si bien, que des Arabes, pour lui témoigner leur ressentiment et lui faire sentir sa faiblesse,lui envoyèrent, dit on, un habillement complet de femme : on ne pouvait lui faire une plus grande injure.

Dans une des dernières affaires contre Benzamoum, le général de Feuchères s'y distingua d'une manière remarquable. Enfin, le calme, du moins apparent, se fit sentir et la tranquillité revint, peu à peu, dans tous les esprits. Les quelques colons purent sortir de la ville, rentrer dans leurs propriétés environnantes, et s'y livrer à leurs travaux ordinaires.

De leur côté, les Arabes reprirent en sûreté la route d'Alger et approvisionnèrent amplement les marchés. Le point noir de la situation était les malades ; ils étaient si nombreux, qu'on ne savait où les loger. L'armée, en effet, ayant manoeuvré pendant deux mois, dans la plaine, à côté, ou au milieu de marais très infectieux, fut aussitôt aux prises avec la fièvre pernicieuse et la dysenterie.
Le 2 mai 1832. - On apprend que quatorze soldats allemands de la légion étrangère ont déserté avec armes et bagages; deux d'entre eux, ramenés par les Bédouins, ont été condamnés à mort et exécutés.
22. - Le bruit court que les Arabes se disposent à nous attaquer : on les voit en grand nombre dans la Mitidjah. Des ordres sont donnés pour que les corps désignés pour une expédition se tiennent prêt à partir au premier signal.

- Une reconnaissance de vingt-neuf hommes et un officier de la légion étrangère, sont tombés dans une embuscade Arabe et ont été décapités. Au reçu de cette nouvelle, quatre bataillons, un escadron de cavalerie et de l'artillerie envoyés dans l'endroit du massacre parcoururent la plaine sans trouver trace d'ennemi.
Deux pauvres Bédouins rencontrés par un détachement furent tués impitoyablement ; les malheureux étaient chargés de provisions qu'ils portaient au marché d'Alger. Mais en guerre, et en présence des cadavres que nos soldats venaient de contempler, ces erreurs sont, dit-on, excusables.
Il ne faudrait pas jurer cependant que ces deux Arabes, portant des légumes, s'ils s'étaient trouvés en face d'un seul militaire ou colon, ne lui eussent fait passer un mauvais quart d'heure. Cette supposition peut être faite sans trop se compromettre.
Un détachement de chasseurs chargés depousser une reconnaissance dans la plaine, s'étant avancé un peu loin et ayant dépassé la tribu des BeniMoussa, le cheik de cette tribu croyant qu'il voulait déserter et passer à l'ennemi, s'empressa de prévenir le générai de brigade.
Le général en chef prévenu à sontour, fit partir un détachement avec ordre à l'artillerie d'aller à la rencontre des soi-disant déserteurs. Le détachement était déjà en mouvement lorsque les chasseurs,ayant pris une autre direction, rentraient fort tranquillement au camp sans avoir rien aperçu, ni être aperçus eux-mêmes, et bien étonnés de l'alerte à laquelle ils venaient de donner lieu.
- Un soldat de la légion étrangère s'est suicidé. En consultant ses papiers on a découvert que c'était le comte de L..., ex-capitaine de cavalerie en Hollande.Il s'était engagé comme simple soldat sous un faux nom. Un autre soldat de la même légion a été condamné comme déserteur et embaucheur pour les Arabes à la peine de mort et fusillé.
10 juin. - L'expédition dont on parlait depuis quelques jours pour aller venger le massacre de nos vingt cinq hommes, est partie le matin de bonne heure par mer. Le général en chef l'a accompagnée jusqu'au port où il a prononcé les paroles suivantes :
" Adieu mes camarades,rappelez-vous que vous avez vingt-cinq Françaisà venger. Ne vous inquiétez de rien ; le pillage, tout vous est permis ; ce sont des têtes qu'il me faut, coupez en et le plus que vous pourrez; adieu.
"Cet ordre si énergique est bien digne du pays où il faut fatalement se battre à armes égales. Les Arabes l'ont échappé belle! car, le soir même, un bâtiment estparti avec l'ordre à l'expédition de rentrer.

- Un bâtiment porte la nouvelle qu'une révolution a éclaté à Paris ; qu'on s'y est battu pendant trois jours ; que les étudiants ayant joué un grand rôle dans ce mouvement, les trois écoles de droit, de médecine et polytechnique auraient été fermées.

- A cette nouvelle, le général en chef a fait mettre en prison le capitaine du bâtiment qui l'a répandue et qui a jeté une grande inquiétude dans la colonie Le général de Feuchères est rentré à Alger; nous dînons le soir chez Mme la baronne Bondurant en compagnie de l'aimable et spirituel abbé Colin, ex-aumônier du 37e de ligne, récemment nommé Préfet apostolique.
La soirée a été très gaie, quelques dames nouvellement débarquées, mises à la nouvelle mode, firent, grande partie, les frais de la conversation. Le chapeau bébé remplaçant le chapeau à larges bords ; les manches plates comparées aux fameuses manches à gigot que portaient encore nos élégantes à Alger, produisaient, en effet, un contraste frappant qui égaya beaucoup ces dames et nous aussi. .

- Assisté aux débats de l'affaire de vingt arabes arrêtés il y a deux mois à Bône sur un bâtiment, (chebek,) nolisé par Hussein Dey. Les arabes portaient des lettres de ce dernier à l'adresse de tous les chefs de tribus, les engageant à se révolter contre les roumis, tous ces mécréants que le grand prophète a en exécration.
" Il sont faibles, disait-il, il faut profiter de ce moment pour les chasser d'une terre qu'ils souillent depuis deux ans. Mahomet vous envoie des sabres ; servez vous-en et ne les ôtez de leur fourreau que pour faire tomber la tête d'un Français. Tels sont mes voeux, tels sont aussi ceux de Mahomet qu'il vous transmet par mon organe. De douces et voluptueuses récompenses seront réservées à ceux qui mourront en défendant la bannière de l'Islam. Moi j'en réserve de grandes à ceux qui m'aideront à replanter sur la Casbah d'Alger l'étendard de notre grand prophète... Dans peu j'espère être avec vous.

" Ces conseils, donnés à la révolte, sont loin de ressembler à ceux qu'il donnait à Bourmont sur les Beys de la régence. Mais ici l'arabe vaincu s'humiliait devant le vainqueur; là c'était l'arabe libre reprenant son naturel, oubliant la parole donnée et jurée ; prêchant la révolte contre un gouvernement qui l'avait traité avec trop d'indulgence.

Benzamoum, cheik des Adjoutes a réuni plusieurs tribus et il se dispose à nous attaquer du 15 au 18. Il veut profiter de la position critique où se trouve notre armée par le grand nombre des malades (3018). Peu de monde à la soirée de madame Bondurant ; les esprits sont inquiets ; tous les chefs de corps sont réunis chez le général en chef pour une expédition contre Benzamoum.
Histoire de Wagner et de l'officier tué par les Bédouins. Il est arrivé, il y a deux jours, un homme de la légion étrangère qui faisait partie des 29 soldats qu'on croyait tous massacrés entre la Ferme et la Maison Carrée. Voici son aventure telle qu'il l'a racontée au général en chef et à plusieurs autres personnes.

Attaqués, au nombre de 29 hommes sous les ordres d'un sous-lieutenant, par cinq ou six cents Bédouins, ils résistèrent à leur attaque tant qu'ils eurent des munitions de guerre. Le commandant S ...., qui se trouvait là avec une faible escorte, il est vrai, eut à peine aperçu le danger où il allait se trouver, qu'il donna l'ordre à l'officier de faire charger les armes et s'en fut.
Le sous-lieutenant, malgré deux blessures graves qu'il venait de recevoir était toujours à la tête de ses hommes les excitant par son courage vraiment héroïque. Une troisième balle lui traversa la cuisse sans amoindrir le courage et le sang-froid de ce brave officier.
Tout à coup les munitions manquent et aussitôt il donne l'ordre de croiser la baïonnette ; d'attendre dans cette position l'ennemi et de se défendre jusqu'à la dernière goutte de sang. Le malheureux ne s'apercevait pas qu'il avait rempli sa tâche et que le sang sortant de ses blessures était presque épuisé.
Au moment où l'ennemi approchait, il chercha, par un dernier effort, à encourager les siens; les forces l'abandonnant, il tomba. Entourés de tout côtés, l'ennemi ne leur laisse aucun espoir de salut.
Les Bédouins fondent sur eux, ils n'étaient plus que douze. Ils en décapitent trois ou quatre et demandent aux autres s'ils veulent les suivre dans la montagne et se faire musulmans.
Cette question fut adressée d'abord à l'officier, qui, quoique ses blessures ne fussent peut-être pas mortelles, répondit qu'il était chrétien, qu'il était venu pour défendre la cause de la France ; que tout son sang appartenait à cette nation; qu'une grande partie avait déjà été versé pour elle et qu'il ne voulait pas que le peu qui lui restait servît à le noircir auprès d'une puissance qui, à l'honneur qu'elle lui avait fait de lui donner l'hospitalité, avait ajouté celui de le faire figurer au rang de ses braves défenseurs. Il préféra la mort. Il la reçut sur-le-champ.
Le même sort fut réservé à ceux qui suivirent son exemple. Quatre seulement déclarèrent qu'ils voulaient les suivre et embrasser l'islamisme. Ils furent emmenés dans la montagne dans une tribu, située à trente lieues à peu près d'Alger, où ils trouvèrent sept ou huit de leurs camarades qui avaient déserté de la légion étrangère.

On commença par les circoncire, leur raser la tête, faire des ablutions pour les purifier ; et, enfin les initier aux mystères de Mahomet. Le premier jour se passa en prières; le deuxième en questions diverses sur les Français ; le troisième et les suivants en coups de bâton.
Tous les matins, ils étaient conduits au champ à grands coups de verges, obligés de travailler depuis le matin jusqu'au soir sans discontinuer au milieu d'un soleil brûlant. Le soir ils trouvaient, pour tout délassement, un morceau de pain fait avec du son et très-peu de farine ; de l'eau et des coups de bâton qui se renouvelaient aussi souvent dans la journée selon les bons caprices du maître.

- Tous quatre résolurent de s'en aller et de partir pendant la nuit. Ce projet ayant été dévoilé ou seulement soupçonné, deux d'entre eux furent décapités en présence des deux autres. Walter, effrayé de ce cruel châtiment résolut la nuit même de mettre fin à son esclavage ou par la mort ou par la fuite. Celle-ci lui a réussi. Il a marché pendant neuf nuits vivant de racines, de fruits tels que figues de Barbarie, jujubes, etc., etc. Le jour, se cachant dans une touffe de makis la plus épaisse qu'il trouvait. Après tant de fatigues, il est arrivé sain et sauf jusqu'à nos avant-postes; et, après avoir échappé à mille dangers dans son long et pénible voyage, il a failli trouver la mort au milieu de ceux pour qui il avait surmonté tant de dangers, souffert tant de privations et pour lesquels enfin, il avait tant de fois exposé sa vie pour avoir le bonheur de les revoir, de les embrasser ! Aussi son plaisir fut grand en revoyant la tranchée qu'il avait contribué à élever et qui devait bientôt présenter entre son ennemi et lui une barrière sûre.
Qu'il était doux pour lui, après avoir été pendant neuf jours et neuf nuits tourmenté par les idées terribles de la mort faisant brandir à chaque pas le glaive sur sa tête, de pouvoir dire : je vais encore vivre - que de sensations il dut éprouver lorsqu'il foula aux pieds l'endroit encore teint du sang de son officier et de ses braves compagnons d'infortune !

Ce que la crainte de tous les châtiments qu'il avait reçus, de la mort même n'avait pu produire chez lui, l'aspect seul de cet endroit l'opéra en un seul instant. Il pleura. Caché au milieu d'un buisson pour éviter la rencontre de quelques Bédouins, venant d'Alger ; accablé par la fatigue, les privations et plus encore par les émotions diverses qui depuis un instant bouleversaient son âme, il s'endormit.
Le lendemain matin su moment où il se disposait à rejoindre un blockhaus, il fut aperçu par une patrouille de la légion étrangère. Son costume, sa barbe, etc. le firent prendre bientôt pour un Bédouin.
La patrouille tomba sur lui et, sans lui donner le temps de parler, un soldat lui porta un coup de baïonnette. Le malheureux blessé à la tête n'est reconnu, malgré ses cris allemands (la patrouille était allemande), qu'après avoir détourné un second coup qui allait directement au ventre. Reconnu enfin, il fut conduit chez le colonel du régiment qui l'envoya bientôt au général en chef à qui il fit ce récit.
Deux bataillons de la légion étrangère furent réunis pour écouter les renseignements que ce soldat donna sur la malheureuse position où se trouvaient leurs camarades déserteurs.
Ce récit fit une grande impression sur tout le monde.

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