Les Gendarmes

Les vols d'olives

              Chaque année lorsque arrive la récolte des olives, les propriétaires sont sur le pied de guerre, car les indigènes commettent des vols d'olives. Pour perpétrer ces vols ils n'hésitent pas à briser les branches des oliviers, compromettant ainsi les récoltes des années suivantes. Ces vols exécutés rapidement de nuit, laissent des plaies aux arbres qu'il faut soigner, car les maladies dégraderaient les productions a venir. Ces récoltes d'olives sont revendues à des fabriquant d'huile peu scrupuleux qui les achètent à vil prix. Mais ce n'est pas tout, c'est qu'une autre cause de déprédation existe pour la vente aux charrons comme bois de service des branches et même des troncs d'oliviers sauvages récemment greffés. Les propriétaires dans leur plainte à la gendarmerie émettent le vœux que :

             " Tout acheteur d'olives pour faire de l'huile, ainsi que tout acheteur de bois de service en oliviers soit tenu d'avoir un registre sur lequel il devrait inscrire le nom des vendeurs d'après sa carte d'identité. Qu'il exigera que tout consommateur ne se conformant pas à cette prescription soit considéré comme complice pour vol et recel, ainsi que cela se fait dans les grandes villes pour les brocanteurs. Ce genre de plainte reparaît pour les fruits, des agrumes non à maturité, encore verts mais ayant un côté rouge, celui exposé au soleil, sont volés de la même façon que les olives. Les arbres en pleine rentabilité sont sciés et emportés de nuit. Ces dégâts répétés chaque été font l'objet de réclamations et les agriculteurs paient des arabes de confiance afin de les alerter dès la moindre présence suspecte.

               D'autres emploieront des canons gardiens, bourrés de gros sel dont le percuteur relié à un fil de fer se libérait au passage du voleur. L'un des ouvriers indigène manquant à l'appel du matin, un propriétaire alla se rendre compte du motif de son absence. Il le trouva assis dans une cuvette d'eau et dit à son patron " Ya Maâlem (patron) la prochaine fois mets du plomb mais pas du sel ça brûle trop "

Sources le journal "LES ECHOS DE GUELMA année 1903

Collectif des Guelmois site Internet GUELMA-FRANCE