GEOGRAPHIE PHYSIQUE DE GUELMA
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Situation:

La région de Guelma s'étend, sensiblement, du 39° au 40° degré de latitude Nord et du 5° au 6° degré de longitude Est (méridien de Paris)
La commune de Guelma est le chef lieu d'arrondissement de Guelma département de Bône.

Orographie:

Cette contrée correspond à peu près au réseau hydrographique de l'oued Seybouse. Elle est bordée au Nord par cet oued important à l'ouest par le massif des Beni Haddi, au sud est par l'oued Maïz qui la sépare de l'important massif de la Mahouna.

La plus grande parie de la commune est ainsi constituée par une profonde dépression traversée d'Ouest en Est par la Seybouse, pour former un vaste bassin versant fermé, fort étendu, son parcours est long de 160 kilomètres (Onésime Reclus), dans un pays riche et admirablement cultivé, l'altitude moyenne de la commune est de 250 à 300 mètres. Au Sud, on se trouve en présence d'une chaîne très importante, au relief accentué, le djebel Mahouna dont le point culminant est le Serdj el Aouda 1370 mètres. L'oued Zenati et l'oued Cherf se réunissent pour former la Seybouse, leur confluent à lieu à Medjez-Amar, qui en arabe signifie le gué de Amar, un peu au sud de Guelma. De ce point l'oued coule d'abord dans un pays montagneux et richement boisé, puis dans la plaine de Bône qu'elle traverse du nord au sud.

:Géologie:

Le miocène moyen et le miocène supérieur représentés par des sédiments lagunaires, lacustres et fluviaux continentaux, se sont déposés dans cette dépression, à la suite des mouvements orogéniques postcartenniens. la suite des mouvements orogéniques post miocènes, se sont déposés les travertins pliocène de Guelma qui reposent en discordance sur les différentes assises redressées de la série miocène lacustre. Ces travertins se présentent sous forme de calcaires tantôt gris, tantôt blanc-roses, occupant aux environs de la ville une surface assez étendue. On y rencontre des intercalations marneuses, des lits de cailloux et des conglomérant. Vers le bord Sud du bassin, ces travertins passent à des calcaires compacts parfois marmoréens.

Hydrographie :

La principale particularité des cours d'eau de cette région consiste dans l'irrégularité de leur débit, caractère commun de la plupart des oueds algériens. Le seul cours d'eau important, est l'oued Seybouse, formé, peu avant son entrée dans la commune de Guelma, de l'oued Cherf et de l'oued Bou Hamdam. Il franchit alors un défilé assez étroit et pénètre dans le vaste bassin de Guelma qu'il traverse de toute sa longueur en direction nettement Ouest-Est.

Durant ce parcours, le lit de la Seybouse forme de nombreux méandres, et cette rivière se trouve alimentée par un important réseau hydrographique compris entre la chaîne atlasique du Tell au Sud et le prolongement de la chaîne numidique du Taya-Debbar au Nord, 1100 mètres d'altitude. Sur la rive droite, la Seybouse reçoit l'oued Skhroun, qui passe au pied de la ville de Guelma, l'oued Maïz qui forme limite entre cette commune et celles de l'oued Harrid et de Millesimo, puis en aval l'oued Zimba et l'oued Bou Sorra descendant du versant oriental du massif de la Mahouna. Nous citerons sur la rive gauche, à titre d'indication seulement, puisque la Seybouse forme la limite Nord de la commune de Guelma.

L'oued Bou Far, l'oued Touta venus du djebel Debbar, et l'oued Bredâa recueillant les eaux du Fedjoudj et arrosant les villages de Guelaat bou Sba et d'Héliopolis.

Il est bon de signaler enfin que la nappe de calcaires travertinaux sur laquelle est construite la ville de Guelma renferme quelques sources qui alimentent partiellement la ville, mais ces dernières n'ont généralement qu'un débit assez faible.

Orogénie :

Les chaînes atlasiques et numidiques, qui encadrent la dépression de Guelma, se sont formées sur l'emplacement d'un énorme fossé maritime où s'accumulèrent, pendant l'ère secondaire, d'épaisses couches de sédiments que les contractions de l'écorce obligèrent à se plisser à l'époque tertiaire. Pendant la phase alpine, ces plis furent secoués, provoquant des fractures. Dans la région, la faiblesse de l'écorce terrestre est rendue évidente par l'existence de nombreuses sources thermales et la fréquence des secousses sismiques: La ville de Calama fut entièrement détruite à l'époque romaine ( dernières secousses importantes en 1937 et en 1956).

Climat :

Le climat est continental, les hivers froids et pluvieux, les étés très chauds et secs La température peur tomber au-dessous de 0° en hiver; par contre pendant les mois d'été, elle monte souvent au-dessus de 40°.
Pluviométrie:

Il pleut généralement 60 à 115 jours en moyenne par an. Les moyennes enregistrées peuvent être de 151 et 349 mm en hiver, 124 et 217 au printemps, 15 et 17 mm en été et 247 et 691 mm en automne. Il neige en moyenne 20 jours sur les sommets au delà de 1000 mètres mais rarement au-dessous de 500 mètres. Les gelées sont fréquentes de 20 à 30 jours par an, il n'y a pas de vent régulier. En hiver, on note une prédominance des vents d'Ouest venus du djebel Debbar, qui amène la pluie. Le climat est sain, si l'on fait abstraction des bords de la Seybouse où l'on trouve encore des régions paludéennes.

Végétation :

Les assises gréseuses du Numidien supérieur qui constituent une partie de contreforts du djebel Mahouna portent quelques forêt de chênes lièges et de chêne zen.

Les calcaires travertineux formant mamelons entre la vallée et la montagne, au Sud de Guelma, sont recouverts de broussailles où dominent le lentisque et surtout l'olivier. De beaux pâturages et de belles prairies existent sur les limons pliocène, quaternaires et récents qui occupent le fond de la vallée de la Seybouse aux environs de Guelma. Ce sont d'autre part d'excellentes terres à blé et à tabac. C'est là du reste, que se sont développées plus particulièrement les fermes européennes.

Documentation Gilbert Ménard 1995

Collectif des Guelmois site internet GUELMA-FRANCE