GUELMA : LA MENACE DE L'INSÉCURITE

       Si parfaitement informé que vous soyez M. le Gouverneur général, il n'en demeure pas moins que ce que vous savez des choses pires des gens de ce Pays n'est que le fruit d'études sans doute Si passionnées, n'est pas l'histoire vécue. '

          "Quelque doué que l'homme puisse être d'imaginations et de sensibilité, le récit d'un de évènement ne peu produire sur l'auditeur l'effet qu'en a ressenti celui qui la subi et de il n'y a que les colons, que ceux qui habitent le bled il n'y a que ceux qui ont entendu les craquements de la charpente de leur maison dans la violence de la tempête qui peuvent avoir exactement mesuré le danger que l'insécurité peut, faire courir à ce Pays et don il a été si fort menacé au lendemain même de la guerre..

         Eh oui!, méditons le bien, c'était immédiatement après les sacrifices consentis commun sur les champs de bataille, celai au lendemain de ce que l'on a appelé la grande leçon du loyalisme que les indigènes de l'Algérie de la Tunisie comme ceux du Maroc en pleine conquête donnaient au monde étonné.
         C'était au lendemain également du vote de l'application de la loi du 4 février 1919 qui conférait aux indigènes des droits politiques fort étendus, que tout à coup, au moment où par une curieuse coïncidence la proclamation de Wilson accordant aux peuples le droit de disposer d'eux-mêmes faisait écho dans l'étendue des continents, la terrible vague d'insécurité déferla sur la Colonie.
       La vieille armature de la colonisation fléchit sous les coups du banditisme.
        Le travail des champs était paralysé, les instruments aratoires sabotés ou volés, des écuries | entières vidées en une nuit, les routes coupées et volées... "

LE REMÈDE POUR PROTEGER LA COLONIE
A l'appui de ces assertions, M. Gralien Funrecile des faits graves et susceptibles d'engendrer la réflexion. El il arrive à l'examen du remède capable de conjurer le péril de l'insécurité; Le remède il n'y en a qu'un, ce sont les pouvoirs forts.
Mais ces deux mots sont le signal d'un déchaînement de protestations,- Mais quels, sont les protestataires ?.
Ce sont les partisans de la féroce dictature rouge qui s'élève contre les pouvoirs forts et parce que et c'est là que le bât les blesse seuls des pouvoirs forts, fermement et équitablement: exercés, les mettront dans l'impossibilité de rejeter ce Pays dans l'anarchie et d'y déclencher le chambardement du grand soir

LES INDIGÈNES VEULENT RESTER SOUS LA LOI CORANIQUE.
" Mais que la bête en crève nous n'en ferrons pas moins comprendre et faire admettre que la législation qui régit un Pays doit s'adapter spécialement aux meurs, à la mentalité, aux habitudes, aux tendances des populations Qu'il eut fallu appliquer et modifier en Algérie une législation musulmane très différente de notre droit commun en matière civile qui a songé à s'en étonner, donc on trouve mauvais que nos sujets français d'Algérie tiennent à vivre sous la loi coranique et le notifient même très catégoriquement quand on tend à en émanciper tel un vœu récent du conseil général de Constantine .B Qui donc à protesté contre la polygamie de nos indigènes et contre ce terrible droit d'interdiction des indigènes qui souvent pour permettre au tuteur d'exercer plus longtemps une charge lucrative prolonge la minorité d'un homme jusqu'a un âge Invraisemblable ?
Là, la loi d'exception n'est pas discutée. Elle est dans l'ordre. Mais si on en conteste la légitimité, voyez-vous, c'est sur le terrain du crime et du banditisme en arborant avec un sens de l'opportunité assez décevant je ne sais quels principes d'un humanitarisme morbide ".

Telles sont les considérations que j'ai trouvé l'obligation de formuler au nom des mandants aujourd'hui, devant vous M. Gouverneur Général et je ne crois pas m'assurer en affirmant qu'elles sont le reflet l'opinion unanime de là Colonie française communistes à part et de celle aussi des nombreux indigènes qui se sont d'eux- mêmes par le simple effet de nos étroitesses, lions d'amitié suffisamment émancipés - pour comprendre et partager les idées désintéressées qui nous inspirent
"Ces indigènes-là ne demandent pas que nous mêlions leurs coreligionnaires aux débat que nécessite la direction des affaires publiques et d'où trop facilement surgissent, de. - dissensions, des querelles qui n'ont rien d'édifiant pour le Pays et dont les conséquences pourraient être néfastes surtout quand elles se manifestent dans un milieu colonial.
Ces indigènes se trouvent comblés des bienfaits dont la Souveraineté Française dans une ferveur ardente couvre chaque jour ce Pays et sans clamer leur loyalisme car le bon loyalisme n'a pas besoin de bans de publication il fait mieux : il s'établit lentement mais solidement dans le for intérieur des consciences, nombre d'entre eux tiennent à honneur de devenir citoyens français.

LA GRANDE PORTE LUMINEUSE DE LA NATURALISATION EST OUVERTE AUX INDIGÊNES
" L'accueil que nous leur faisons est aussi large que leur élan est spontané et nous n'avons jamais demandé qu'elle leur soit seulement entrebâillée cette grande porte claire et lumineuse de la naturalisation par la quelle ils entrent dans nos rangs en renonçant au statut musulman.

"Il y a la de leur part un véritable courage et la manifestation d'un bel affranchissement de 1 esprit humain. On les désigne du doigt dans la société musulmane. On les fustige du ferme injurieux de " m'iournis ". Et nous ne les distinguerions pas des autres indigènes, nous aurions la candeur de naturaliser ceux-ci en bloc dans leur statut, de leur conférer tout ou partie dés droits, imprescriptibles du citoyen ?
Ce serait tourner en amère dérision le grand cas que nos naturalisés on fait du titre qu'ils ont à acquérir au prix d'un magnifique effort d'émancipation. "

LES COLONS FRANÇAIS " RÉALISATEURS "
" Ah ! qu'il est passionnant le problème algérien. C'est à qui portera le premier la plus brillante et la plus généreuse solution; aux questions qu'il pose.
Les années durant; lesquelles vous venez, M. le Gouverneur général, d'assumer les lourdes responsabilités des destinées algériennes vous ont amené à penser qu'elles devaient être longuement discutées cl méditées ces solutions avant que d'être adoptées et appliquées.
" Vous, que les colons ont salué dès votre, arrivée, il est bien certain que vous ne voudrez pas bâtir sur le sable en édifiant à coté du terrain solide qu'ils ont si remarquablement aménagé.

Vous le consolideriez plutôt; s'il était nécessaire. Mais vous savez quels réalisateurs ils ont été et ils ne sauraient davantage douter que pour justifier le grand titre qu'ils vous ont donné votre première préoccupation ne soit de maintenir d'abord leurs magnifiques réalisations ".

Site Internet GUELMA-FRANCE