RETOUR SUR LE PASSÉ

Par M. MAOUI KHEMISSI Smaïl

PARIS, le 28 mars 1998.
Chers amis Guelmoises et Guelmois
Après un long silence, me voilà apparaître qui s'explique par un long voyage qui a duré plus de quatre mois; à mon retour à Paris, j'avais à répondre à pas mal de choses. La régularisation de mon adhésion était dans mes intentions. Ce retard n'est pas un oubli. Il se pourrait qu'il me soit arrivé ou qu'il m'arrivera d'oublier ceci ou cela, mais notre association " GUELMA 89 ", jamais. Elle représente pour moi le maillon d'une chaîne car les bulletins d'informations que nous recevons nous apprennent qu'un guelmois installé quelque part a découvert " GUELMA 89" et vient grossir nos rangs. Ce bulletin devient un moyen d'invitation pour se joindre à nous.
Je vais me permettre de citer quelques lointains souvenirs.

J'envoie régulièrement des cartes de vœux pour le nouvel an. Elles sont exceptionnelles, très originales et inexistantes dans le commerce car c'est à l'aide de vieilles cartes postales achetées chez les antiquaires que je les confectionne. J'adresse donc mes vœux sur une image de notre ancienne GUELMA et je sais d'avance qu'elle fera plaisir. Mais je sais aussi qu'il y a des guelmois qui ne se rappellent plus de moi ou qui disent ne pas me connaître et à tous ceux là, je souhaite les rencontrer un jour (ou le jour) du rassemblement. Par contre, il y a des couples que je connais et qui ne se souviennent plus de moi alors que j'ai en mémoire quelques souvenirs les concernant (de quoi en rire) dont ils seraient même plus qu'étonnés. Ces 2 couples, je les cite: M. et Mme CERINI et M. et Mme BUGEJA. De Mme BUGEJA " CONTINO Charlotte ", j'ai un lointain souvenir. Avant d'habiter proche de la gare, la famille Contino avait résidé la rue Mogador (le père Contino était un monsieur assez fort, avec moustaches et je me souviens même du genre de pantalon qu'il portait, c'était du côtelé). Avec son frère Joseph nous étions dans la même classe et nous avons le même âge.
Dans l'association il y a des Guelmois que j'ai connus grâce au quartier, l'école d'Alembert ou par le travail en tant que collègue tel que C. FOULQUIER, MARAVAL, E. BLONDEAU, E. DEMAILLY, Clouis BERTRAND, R. FOUGHALI.
Pour rester dans les souvenirs, je citerai les noms de notre même rue Mogador et les quelques noms de nos anciens voisins. BEN MOHA
Les voisins de notre rue sont d'abord la famille CHEKLI dont leurs enfants se sont appelés SCEKLI.
La famille ben Hamou, la famille NABET, le père BRAHM MIMOUNI qui était teinturier (une des fille s'appelait Paulette mariée à un enfant CHOUCHEN), les ZERDOUN, DAVID cordonnier et son frère Léon, em 10 é à la oste avec 11 son épouse qui est la sœur du grand Rabbin de France qui s'appelle Sirat,, il y aval les ATTAL (le bijoutier et les cheminots), les KRIEFS, BITOUN, IFRAH, ATLAN, HASSOUN, SULTAN, NAOURI, les LEVY, NESSIM le coiffeur et le père SCHLOMO anciennement agent de police, les LALOU concierge à l'école d'Alembert avec son épouse, les ATLAN et je sais que j'en oublie.

Comme voisins, je citerai les noms de familles à différentes adresses, l'une face au marché, dans les années 20 à 22 et les autres familles, c'était dans les années 30 - 37 mais à la rue Mogador.
La première c'était la famille MALLEA dit Babot. Sa boucherie se trouvait face au marché et mitoyen du bar-épicerie des FAlZON et habitant à l'angle de la place du marché entre l'entreprise de peinture BONETI, la cordonnerie des CASU et la poissonnerie de Mme et M. François FRACELLI.

Dans cette famille MALLEA était né un garçon en 1920, par la suite devenu peintre en bâtiment. En ce temps-là, le bon voisinage entre mamans permettait l'échange des seins d'où mon frère aîné Kadour (qui était marchand de meubles au grand bâtiment près du cinéma) est devenu frère de lait du fils Babot.
A présent je ne sais ce que cette famille est devenue et j'aimerais le savoir.
Les autres, à la rue Mogador, je citerai la famille ALPACCA coiffeur pour femmes; son salon se trouvait près de la boulangerie ZURETTI de la rue Saint-Louis, puis coiffeur NESSIM·LEVY, face au square, la famille PARIENTI dont le fils Bébert, les sœurs Suzanne, Alice, Hélène et Eliane, le cheminot Georges PSAïLA, sa fille 2 Gilette, mariée à un des enfants ROPA, les boulanger, le cheminot BOUDIOT, MITIVIE, l'entrepreneur peintre Antoine FARRUGIA, son épouse Ninette et son frère Mimi et leur père TEUMA. De ce couple FARRUGIA, sont nées deux fillettes qui, je suppose, sont parmi nous dans l'association.

Sur le même pallier, la famille COHEN. Comme dans la famille Babot, la sœur de Guy Henri COHEN, avec ma sœur sont sœurs de lait. Le grand-père était un fabricant de chaussures en haut de la rue Négrier plus près de la Mosquée. Ce magasin était d'abord tenu par la famille BLANCHARD (armurier), qui a quitté Guelma pour Philippeville et qui a donné naissance à GUELMA à Pierre BLANCHARD célèbre acteur (voir GUELMA 89 n032 page 8).
Le grand-père de Guy COHEN, était respectable par sa tenue vestimentaire. C'était quelqu'un de notable, un chèche (Turban) très fin en soie, un sarouel avec chemla fine en soie également et au gilet brodé; il était moustachu comme un Turc.

Oui, comme je le disais plus haut, de lointains souvenirs et noms de Guelmois me reviennent en mémoire en lisant dans notre courrier de " GUELMA 89 ". C'est grâce à cette information que je me permets d'écrire à ces Guelmois combien même s'ils ne se rappellent pas de moi ou qu'ils ne me connaissant pas, alors que moi je les connais car quelques-uns étaient avec moi à l'école d'Alembert dont la cour était un lieu de rencontres, de connaissances et d'amitiés entre les élèves des différentes classes.
De mémoire, je citerai des noms dont quelques-uns uns ne sont plus de notre monde, que Dieu ait leur âme, mais nous avions à peu près tous le même âge.

Un des fils ABELA le plus jeune des trois frères (qui tenait une boulangerie et épicerie) ; AYOUN, fils du tailleur en face du square; AZZARO Georges qui a quitté Guelma avec ses parents pour s'installer à Constantine en tenant l'hôtel " Le Panoramique " ; BASSET avec une coupe de coiffure à la fillette qui était fils de gendarme; BOUGEOIS qui habitait dans la grande cour du forgeron MEDA près de CHEVANCE ; DESCAMPS, EL·KAïM, les frères ESPOSITO dont le père était cheminot; FOUGHALI Robert, mobilisé en même temps que SOUCI Tahar, l'un gravement blessé et grand invalide est Robert, et Soussi, blessé de Guerre; mais toujours dans la même fournée, Deux autres ont laissé leur vie: le fils unique de Mme et M. DALORSO, ébéniste chez les frères BOUDJEMA et qui était chef des Boys Scouts, et Henri GUEZ dont la mère était infirmière à l'hôpital;
Lucien DELMOTTE dont le père aux Ponts et Chaussées et une fille qui s'appelle Lucienne; Les fils ESPOSITO dont le père était cheminot; Un des deux enfants FERRO, le jeune, représentant de SIMCA; Roger FOUQUET; les enfants GENISSON ; GLAIZE, fils du professeur de musique, les fils GAUCI, l'un s'appelait Henri et le père était cheminot; JACCOMINO, le fils JOVINE ; les frères KRIEFS (Fernand et Marcel).

La famille CASSARINO Roger qui a fait classe avec moi; BERTRAND notre agent de police qu'on appelait Clouis. Pour ce qui est de la famille CASSARINO, c'est surtout du père et de son fils aîné Zézé, à l'approche et au mois du ramadan, il devenait très proche des quartiers arabes et avec sa longue calèche, il étalait plusieurs plateaux de confiserie et pâtisserie arabe au miel: Baklaoua, Kédaïf, Kalb-elouz (cœur d'amende).
Enfin c'était quelqu'un qui était en avance sur son temps; Norbert MEILLON le tailleur et ses deux sœurs; MORIO, le jeune horloger; les enfants du facteur NABET; le fils PALLUEL; Jean Pierre POGGI; RECONSONE qui habitait sur la route de la gare face au cimetière Mozabite et les ateliers de menuiserie BRANDE; Jean Pierre SEBBAG le poissonnier; SISTERNINO qui habitait face à l'E.G.A; les enfants SCHNEIDER, petit-fils de la Vve DOAT qui dirigeait une limonadière face à la salle des fêtes; un des enfants ZERBIB (son père avait travaillé aux chemins de fer avec mon père) ; Dominique LAROSA et son frère Philippe que j'aimerais avoir de leurs nouvelles.

J'espère que ces faits rappelleront à nos amis guelmois de lointains souvenirs. C'est aussi un moyen, un écho ou un appel aux compatriotes Guelmoise et Guelmois pour venir grossir nos rangs.

Pour finir, d'autres noms me viennent en tête tels que les enfants PUCCIO Lucien et son frère Angelo. qui étaient nos voisins rue Mogador. SCHEFFNER fils du mécanicien, conducteur de locomotive qui habitait le rue de Medjez-Amar avec comme voisin la famille MIMOUNI. Le fils SHEFERDECKER de la dépêche de Constantine.
Je suggère que cette lettre soit affichée afin de permettre à chacun de nous l'heureux souvenir du passé. Cordialement à toutes et à tous.

MAOUI·KHEMISSI Smaîl.

NDLR: J'ai retrouvé classé dans mes souvenirs, cette lettre oh ! combien évocatrice du temps écoulé que je vous livre. Le temps passe mais les souvenirs restent. Je vous livre en lecture ce retour sur le passé
G M

Site Internet GUELMA-FRANCE