LE DRAME ALGERIEN
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        Ces quelques lignes sont dédiées aux hommes de toutes origines et de toutes confessions qui sont morts à la fâche pour construire une des plus belles provinces françaises et qui ont versé leur sang sur les champs de bataille de l'AFRIQUE, de l'EUROPE et de l'ASIE pour la grandeur de la FRANCE.

Qui aurait supposé, qui aurait craint que Boniface Comte du Palais et de l'Afrique, occupant cette province avec une si grande armée et une si grande puissance, que les Barbares deviendraient si hardis, avanceraient si loin, désoleraient un si grand espace et rendraient déserts tant de lieux inhabités.

Lorsque Boniface se rendit compte de l'immense erreur où l'avait entraîné la haine de son rival romain, Aétius, il n'était plus temps. Les Vandales étaient maîtres de l'Afrique et ce sont eux qui pillèrent Rome.

L'exercice public de leur religion fut défendu aux catholiques, les cérémonies sacrées, même celle des funérailles, furent interdites. Les derniers vestiges de la chrétienté devaient disparaître sous les coups de la conquête arabe.

Le héros chrétien de l'indépendance berbère, Koceila, devait se convertir à l'Islam et être définitivement battu par les troupes venues d'Egypte, en 668.

Le général arabe, Sidi-Okba, atteignit l'Atlantique en 683.

Il fallut attendre plus de onze siècles pour que la France ramène sur les rivages d'Afrique la tolérance de tous les cultes et la religion chrétienne.

Que les leçons de l'histoire ouvrent les yeux de ceux qui ne veulent pas voir. L'arme de choix contre les Français d'Afrique du Nord, c'est le colonialisme.

Ce colonialisme qui, en un siècle, a décuplé les populations autochtones, qui a construit pour elles 48 hôpitaux, 2.497 écoles, 50 lycées et collèges, 6 écoles normales, une université comprenant 7 facultés et 8 instituts, 80.000 kilomètres de routes, 5.000 kilomètres de voies ferrées, 14 ports modernes, 32 aérodromes, 11 grands barrages, fournissant huit cent vingt-sept millions de kWh et permettant d'irriguer 140.000 hectares.

Ce colonialisme qui laisse les populations d'origine propriétaires des sept dixièmes des terres et des neuf dixièmes des troupeaux.

Cette œuvre immense aurait pu être encore plus belle si les Français de la Métropole avaient apporté dans ce pays, où tout était à faire, la masse énorme des capitaux qu'ils ont préféré investir et perdre dans les fonds russes et autres emprunts étrangers.

Car cet édifice a été bâti grâce aux richesses arrachées par un travail exténuant à la terre algérienne.

Les Européens installés en Algérie payent quatre-vingts pour cent des impôts directs, qui sont consacrés, pour les neuf dixièmes, à l'amélioration des conditions de vie des populations autochtones.

Colonialistes, ces milliers de petits fonctionnaires, ces 18.992 petits agriculteurs européens (sur 25.000), qui possèdent moins de cent hectares dans un pays où le rendement moyen en blé est de 9 quintaux à l'hectare, au lieu de 25 en France.

Mais ce n'est jamais d'eux que l'on parle, mais des propriétaires de quelques grands domaines, ou de quelques fortunes importantes, d'autant plus faciles à distinguer, qu'elles sont peu nombreuses et qui restent bien pâles, comparées aux fortunes métropolitaines.

Ce sont justement les grands propriétaires qui ont le moins à craindre d'une sécession, car ils sont indispensables à l'économie du pays. Nous en voulons pour exemple ce qui se passe en Syrie, au Liban et autres lieux, où leur situation est infiniment plus prospère qu'à l'époque de l'administration et de la fiscalité françaises.

Mais il faut donner un instrument à la haine. Il faut aussi lui donner un visage, que ce soit celui du Nationalisme, celui du fanatisme religieux, celui de la lutte des classes, pour masquer des objectifs qui, ouvertement avoués, ne seraient pas tolérés.

Ces objectifs ne sont autres que la réédition de la manœuvre d'encerclement qui a provoqué l'effondrement de la puissance hitlérienne et dont sera victime à son tour l'Europe de demain, si elle n'y prend garde à temps.

NOTE : Mohamed a dit dans le Coran (Sourate II, verset 186) :

" Combattez dans la voie de Dieu, ceux qui vous font la guerre, mais ne commettez point l'injustice en les attaquant les premiers, car Dieu n'aime point les injustices. "

Louis Lavie "le Drame Algérien"

Collectif des Guelmois site Internet GUELMA-FRANCE