Au sujet du dicton concernant le cimetière de Bône

SI TU VOIS LE CIMITIERE DE BONE,
"ENVIE DE MOURIR, IL TE DONNE"

La question posée à nombre d'algériens était la suivante:
Etait-ce le cimetière des musulmans ou des chrétiens dont-il est question ?

Un éminent lettré Guelmi qui fut directeur de l'école d'Alembert et qui fonda l'Office de Tourisme de Guelma me répond:

Bonjour,
Votre deuxième question attendait la fin des vacances d’été.
Ma visite des lieux, récemment, ainsi que les photos que j’ai prises lors de mon déplacement me permettent de vous répondre à présent.

Le cimetière chrétien se trouve dans une zone privilégiée. Il est accessible par une artère qui conduit à la corniche, aux plages et aux hôtels du bord de mer.
Deux squares le côtoient.
Le siège du consulat général de France n’en est pas loin. Les résidences de Beauséjour étalent leurs espaces verts, tout près.

Ces atouts et d’autres éléments qu’il serait long d’énumérer procurent une réelle sensation de détente.
Pour un visiteur soucieux du repos éternel, la vue des sépultures peut lui suggérer, par anticipation, le désir d’un endroit aussi serein au terme incontournable de notre séjour terrestre nécessairement éphémère.

Le bon sens ne situerait-il pas, dans ce contexte précis, la visée du dicton cité par vos soins ?

D’autres arguments militeraient en faveur de l’interprétation en question et écarteraient délibérément, sans aucun doute, les autres cimetières:
- en premier lieu, ceux où reposent les Algériens, parce qu’il y en a plusieurs dans des quartiers distincts, alors que la citation mentionne bien le singulier.
De plus, la localité est désignée par son ancienne appellation qui était en vigueur avant l’indépendance. Elle dit bien « Bône » et non « Annaba ».

- en second lieu, celui où sont inhumés les Israélites, car depuis le siècle passé aucune tombe n’y a été rajoutée, me semble-t-il.
- enfin, le cimetière anglais qui ne concerne que des soldats de la deuxième guerre mondiale.

Avant de terminer mon commentaire, j’ajouterai que la phrase, objet de notre discussion, si on fait abstraction de son aspect maladroit pour certains ou déplaisant pour d’autres, semble suivre, dans sa formulation, une structure linguistique poétique et ne pourrait, à mon sens, s’apparenter systématiquement au parler de la « choumarelle » ! La recherche de l’expressivité est confirmée par l’inversion (de trois mots) utilisée dans la seconde partie. Sans oublier le recours à la rime entre « Bône » et « donne ». La rime devient plus évidente lorsque les deux termes de la proposition sont disposés verticalement, comme ceci :
Si tu vois le cimetière de Bône,
Envie de mourir, il te donne.
Dans les deux lignes, on retrouve la même consonance de la terminaison du mot final.

Les photos pouvant vous intéresser, en voici quelques-unes :

La première montre l’angle où deux plaques indiquent « Consulat général de France » et « Cimetière chrétien ».
La deuxième montre l’allée extérieure sud. Le carrefour précédent se situe vers le bas, au bout de la muraille.
Sur la troisième, on voit l’extérieur à partir de l’artère longeant l’allée précitée. On prend cette direction si on quitte le carrefour en allant à gauche.
4-On est, par contre, dans cette artère si on va à droite quand on est au carrefour.
5-C’est toujours la même artère. La 2e ouverture est le portail d’entrée.
6-Tout près de la petite porte, apparaissent des monuments funéraires.
7-L’enseigne surmontant le portail indique alors que celle de droite, sur le mur est rédigée dans les 2 langues.
8-Tombeau d’une famille Saliba, homonyme du nom d’un de mes anciens professeurs Syriens, au Liban.
9-D’autres mausolées vus de l’extérieur.
10-A droite le cimetière. A gauche le square qui le sépare du CGF. La vue est prise du côté où la route se dirige vers la mer.
Les vues 11 et 12 ont été prises dans le 2e square, séparant le CGF du siège de la Wilaya.


La première montre l’angle où deux plaques indiquent « Consulat général de France » et « Cimetière chrétien ».

La deuxième montre l’allée extérieure sud. Le carrefour précédent se situe vers le bas, au bout de la muraille.

Sur la troisième, on voit l’extérieur à partir de l’artère longeant l’allée précitée. On prend cette direction si on quitte le carrefour en allant à gauche.

4-On est, par contre, dans cette artère si on va à droite quand on est au carrefour.

5-C’est toujours la même artère. La 2e ouverture est le portail d’entrée.

6-Tout près de la petite porte, apparaissent des monuments funéraires.

7-L’enseigne surmontant le portail indique alors que celle de droite, sur le mur est rédigée dans les 2 langues.

8-Tombeau d’une famille Saliba, homonyme du nom d’un de mes anciens professeurs Syriens, au Liban.

9-D’autres mausolées vus de l’extérieur.

10-A droite le cimetière. A gauche le square qui le sépare du CGF. La vue est prise du côté où la route se dirige vers la mer.


Les vues 11 et 12 ont été prises dans le 2e square, séparant le Consulat Général de France du siège de la Wilaya.

Meilleurs sentiments.
GASMI M.-L.
Photos crédit GASMI M.-L.

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Depuis Annaba : Un mail parmi tant d'autres : …….. je ne voudrais en aucune façon que ma missive soit mal interprétée ce n’est ni le but, ni mon intention. Je reviens à votre demande au sujet du cimetière, je peux vous assurer qu’il s’agit du chrétien qui a été le seul lieu de repos éternel à être vandalisé. A cette époque, en 1962, aucun cimetière musulman n’a été spolié et votre citation n’existe pas à Annaba en arabe.. J’espère vous avoir apporté réponse à votre doute
Hadj Naceur B.

Site internet GUELMA-FRANCE