ECOLE SEVIGNÉE
Mon cahier scolaire C M 2
Le 20 novembre 1956

Composition ; sujet : la ville de Bône, industrie, agriculture, pêche, développez

Sur le littoral la végétation naturelle est adaptée au climat et de nombreuses plantes ont des feuilles épaisses et vernissées qui emmagasinent des réserves d'eau pour lutter contre la sécheresse de l'été (orangers, Olivier, citronniers, cactus, l'eucalyptus, ficus, plantes grasses)


Après les pluies d'automne, une nouvelle poussée de végétation, la deuxième du printemps, les lauriers roses fait reverdir toute la campagne. Au contraire, la vie des végétaux et très ralentie en été où tout est sec et grillé

Seules les collines et montagnes voisines, recouverte de chêne-liège, oliviers, châtaigniers, noyers, jujubiers, arbousiers, bruyères restent encore vertes en été.

A Bône, nous pouvons admirer beaux palmiers, des pins d'Alep, des allées d'eucalyptus et de cyprès, des ficus, et des palmiers nains, les figuiers de barbarie sont encore nombreux ainsi que les plantations de bambous. Au bord des cours d'eau poussent des tamarins et des lauriers roses. Les collines proches sont recouvertes de buissons et de broussailles, de genêts et de bruyères qui au printemps les parent de chaudes couleurs.

La grande rivière du département est la Seybouse, elle prend sa source à l'est de Guelma, elle est formée par l'oued cherf et le bou hamdam qui se rejoignent à Medjez Amar, elle roule en hiver des flots important, comme un véritable fleuve. En été, cependant les eaux sont plus basses et en amont de Bône elle est sèche. Les pluies de janvier février, plus la fonte des neiges du printemps déterminent souvent des inondations en particulier à Bône du côté à Joanonville ou à la Choumarelle. L'an passé, par exemple, lots à couper la route malgré les 10 crêtes et maintenant elle a été exaucée par précaution. Le sérieux projet sont à l'étude pour éviter le retour des inondations.

Ce sont les progrès incessants des alluvions de la Seybouse qui ont dû faire reconstruire la ville au nord des ruines d'Hippone tandis qu'il y a 2000 ans le port se trouvait au bord de la colline. Il a été graduellement repoussé vers le nord. Des travaux importants sont entrepris à Sidi Salem pour dévier l'embouchure de la Seybouse.
Apple passe aussi la Boudjema qui a en été à très peu de sujets dans la Seybouse. De très nombreux oueds, ruisseaux (ruisseau d'or, oued Kouba, oued Bourhmira) n'ont de l'eau que quand il pleut.

Il y a peu de sources qui coulent naturellement (source sur la route de Bugeaud) par contre à quelques mètres sous terre, l'eau est abondante ce qui a donné naissance à de très nombreux et puits.
Parmi ceux-ci on distingue les puits d'eau douce et les puits d'eau saumâtre. Leur profondeur est variable, mais très souvent quelques mètres seulement du sol. Ils sont cylindriques et construits avec des blocs de granit et cimentou briques
de plus de façons diverses ce décor de manivelle, mulets dans le mouvement régulier entraînent une loi baudet norias ( moteur à essence le mazout ou électrique qui déverse dans les citernes douaniers réparties dans les canons avec Vannes. Le des pluies d'eau douce sert surtout à l'arrosage, dans le ménage, pour donner à boire bêtes domestiques, pour les laver, quelquefois on la moi-même.

Cependant, on préfère consommer l'eau distribuée par la ville et qui se déverse dans de grandes citernes : celle de Santon et celle de saint Saint-Augustin. La citerne de Saint Augustin est très ancienne, a été construite par les romains, et restaurée ensuite. Celle des santons est récente. Assez de choses s'ajoutent maintenant l'odieux nappe souterraine situaient vers et sa ligne.

Les cultures
Les cultures de la région sont nombreuses et variées : elles sont destinées d'abord assurer le ravitaillement de la population : légumes, fruits, céréales et aussi à lui fournir des ressources (tabac, coton, vigne). La population augmentant sans cesse, les jardins potagers et vergers se développent. Au contraire des prairies à fourrage et les figuiers de barbarie se disparaissent.
Le climat permet plus de récoltes dans l'année une première végétation se produit après les pluies d'automne (printemps d'en bas) et une seconde au printemps : les primeurs sont abondant au marché pendant sept à huit mois par an (pommes de terre nouvelle, petits pois, salades, artichauts, fenouils, choux, haricots verts, choux-fleurs, courgettes, aubergines, potirons).
De parfois plusieurs récoltes (orangers, mandariniers, citronniers des quatre saisons) chargés de fruits toute l'année en même temps que de fleurs et de fruits verts. Les fraisiers peuvent donner des fruits dés la Noël et jusqu'en juin parfois. Seuls les arbres à noyaux (pruniers, abricotiers, pêchers, cerisiers, néfliers,) ont une durée de fruits très limités, aussi c'est surtout les plantations d'agrumes qui sont nombreux et tendent à se développer dans la plaine.

Une culture répandue à Bône et à sa région et celle de la vigne. Dans de très nombreuses villas et maisonnettes des treilles ou quelques plants de vigne donnent des raisins de table, rouge ou noir de qualités différentes et servent à la consommation familiale. Dans la plaine, c'est une culture en grand qui est pratiquée ; les vignobles s'étendent quelquefois sur plusieurs hectares et donnent un vin apprécié qui est exporté en France et dans les pays étrangers.

Les oliviers sont nombreux ; les olives sont vertes ou noires et servent à fabriquer l'huile. Dans les huileries de la ville. Les figuiers donnent parfois deux récoltes. En conserve les figues sèches.
Les céréales plus nombreux cultivées sont le blé, l'orge, l'avoine, le maïs. Le blé dur et le blé tendre se récoltent sans irrigation. Les labourages, les moissons , les battages se font mécaniquement puis les blés sont emmagasinés dans de grands silos.
Les chênes-lièges nombreux dans les environs immédiats de Bône (forêts de Bugeaud et de l'Edough) donnent un liège apprécié. Deux cultures industrielles qui tendent à se développer sont le coton et le tabac, la vente est favorisée par la présence à Bône d'organisations coopératives tabacoop , cotocoop.

LA PÊCHE :


Le golfe de Bône largement ouvert est bien protégé et propice à la pêche et chaque année, il est péché environ 1 000 500 de kilos de poissons grâce aux bateaux de pêche (chalutiers, palangriers, lamparos, chatines) les poissons sont très variés (sardines, maquereaux, bonites, soles, rougets, rascasses galinettes, chiens de mer, merlans ..
Il s'y ajoute de nombreux crustacés et mollusques (crevettes, langoustes, homards, sèches, les serres, ). De janvier à mai, on pêche les sardines ; les maquereaux aux filets, les bonites, et les homards avec des nasses. Les pêcheurs bretons viennent chaque année pêcher la langouste dans les eaux bônoises, des poissons de roche avec des palangres ou des lignes à moulinets, des rougets aux trémailles . Certains poissons se pèchent aux réflecteurs (sèches, serres,)
Les chalutiers sont la propriété des armateurs l'équipage est composé à la fois d'européens et d'indigènes.
Tous les pêcheurs reçoivent un salaire et une part de poissons à chaque pêche. Les poissons, rangés par catégories sont placés dans des casiers et déchargés sur le quai. Une partie servira au ravitaillement de la ville et sera livrée aux poissonneries et au marché de poissons. Une partie sera expédiée dans les villes et villages de l'intérieur, en wagons frigorifiques. Dans des camions contenant de la glace. Les crevettes langoustes ou poissons fins sont expédiés en France par avion.

Dans la Seybouse on pèche une quantité de poissons qui remonte de la mer ou de poissons d'eau douce en particulier l'anguille, le mulet, le barbeau. On se sert alors de lignes ou de carrelets. Pour garder les crustacés, les fruits de mer les poissons vivant, il existe à Bône de grands viviers principalement au Cap de garde.

Port aérien depuis 1936 est devenu le 3 Mars 1957
l'AÉRODROME IMPÉRIAL DE BONE-LES-SALINES.

Vingt et un ans !
Il est né en 1936 ce " port aérien" de Bône. C'était un port aérien sans piste, sans installations sur le gazon de l'hippodrome quelques audacieux aviateurs de l'époque venaient poser de temps à autre leurs petites ailes.
Puis il a grandi. Il est venu s'installer aux Salines. En 1942, il s'installait sur des terres achetées par la Chambre de Commerce. Ce fut le début de son essor prodigieux.

Aujourd'hui, pour sa majorité, l'aérodrome de Bône-les-Salines donne rendez-vous à trois grandes compagnies aériennes: Air France, Air Algérie, et Tunis Air. Aux petits avions de l'hippodrome succèdent les " Armagnac > les " Bréguet-deux-ponts " et les " Constellations >.
L'allongement de la piste et sa réfection permettra la réception prochaine des "Caravelles".

'TROISIÊME PORT AERIEN
Ainsi, doucement, le port aérien de 1936 est devenu :
Aérodrome Impérial. C'est un grand titre. Mérité, bien sûr puisque Bône-les-Salines est devenu le troisième port aérien d'Algérie.
Son trafic s'accroît chaque année. En 1956, plus de 120.000 personnes y sont passées, c'est-à-dire 60.000 de plus qu'en 1955 !

Le 3 mars 1957 a donc été un grand jour.
Un mauvais souvenir, celui des installations de fortune, baraques vétustes et toits de tôle, s'est trouvé effacé pour faire place à de confortables installations en " provisoire " appelées à ne pas durer longtemps.
Ces agencements offerts aujourd'hui à la circulation sont cependant qu'un palliatif, a déclaré M. Robert PANCRAZI, Président de la Chambre de Commerce de Bône, lors de la cérémonie inaugurale. Ils sont, en quelque sorte, ajouta-t-il, la salle d'attente de l'aérogare de Bône qui reste à édifier ~.
Car, en effet, ce " provisoire " qui dure souvent trop longtemps inquiète quelque peu les Bônois, comme ne manque pas de le constater M .SAIGOT, Directeur des Travaux Publics au Gouvernement Général, qui au nom de M. le Ministre-Résidant Robert LACOSTE président la manifestation.
" Mais il n'en sera rien, promit-il, car des raisons majeures et techniques - ainsi que la vigilance l'Assemblée Consulaire - s'y opposeront. La réfection de la piste et son allongement pour la réception prochaine des " Caravelles " sont d'ailleurs prévus .

INFRASTRUCTURES MODERNES
Les infrastructures mises en service dont la réalisation est due à MM. LATHUILLIERE et DI MARTINO, Architectes à Alger et à leurs confrères bônois, MM BUSCAIL et ROSSO, comprennent, bien qu'à échelle réduite, tous les services indispensables au trafic actuel et viennent doter enfin Bône d'installations qui s'imposaient.
Cette aérogare qui se présente comme une immense verrière s'étale sur une surface de 1.550 mètres carré, soit 1.250 pour son bâtiment proprement dit.(180 mètres pour le restaurant où est logé le gérant et 120 pour les services techniques.

La carcasse (métallique) de cette aérogare est couverte par " sheed " vitré et la toiture à redents permet grâce à son verre légèrement ondulé, la diffusion de la lumière solaire, agréable et sans fatigue pour la vue.
Le bâtiment est d'ailleurs, pratiquement, une immense verrière puisque les parois latérales sont également constituées par des vitres, la maçonnerie de soutien ayant pu être supprimée grâce au bâti en fer.
Les aménagements intérieurs répondent eux au double objectif recherché : originalité et confort Sur son côté sud l'aérogare s'ouvre sur un vaste hall

Site Internet GUELMA FRANCE