LES PREMIERS HOMMES
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          La région de Guelma fut très tôt habitée. Toutefois, nous ne savons que peu de choses sur ce lointain passé, bien que des traces importantes existent dans les grottes alentours

Pour certains archéologues, seule la création d'outils marque le commencement de l'aventure humaine, c'est le paléolithique ou l'age de la pierre dite "taillée".

L'homo Sapiens Néandertalien est apparu vers 120000 ans avant notre ère et il a vécu jusqu'à 35000 ans avant Jésus-Christ, disparaissant par extinction naturelle, peut être due à des difficultés d'adaptation aux conditions climatiques nouvelles (glaciation), remplacé peu à peu par l'homo Sapiens Sapiens, sans doute mieux armé pour s'adapter aux circonstances difficiles.

C'est entre 10000 et 5000 ans avant notre ère (d'après une datation au carbone 14) qu'apparaissent au Sahara et au Maghreb les débuts de l'art rupestre par des peuplades qui connaissent la céraque et la culture des céréales. Des traces de civilisation préhistorique : armes, outils, tombes ont été trouvés dans notre région. Faut-il rattacher le citée funéraire de "Bou Nouara" qui étale sur les pentes rocheuses 5 à 6000 tombeaux, son Neimheid (enceinte sacrée) et son autel sacrificiel, ainsi que la nécropole de Roknia et ses dolmens dans un vallon où resplendissent le lentisque et l'olivier à cette lointaine époque ? Elles voisinent avec les sépultures phéniciennes creusées à même le roc.

Des gravures d'El-Haria, à l'est de Constantine, du "Khanguet-el-Hadjar" dans la région de Guelma figurent des hommes et de femmes qui fléchissent les genoux dans une attitude qui peut être celle de la prière, ainsi qu'un boeuf à cornes recourbés est tenu en laisse par un homme.
Par la suite, alors que vers 3100 et 3000 ans avant notre ère apparaît en Egypte la première dynastie pharaonique et qu'en Grèce un peu plus tard , vers 2100 avant Jésus-Christ, on relève l'apparition d'édifices collectifs de grande taille les peuplades vivant au Maghreb sont essentiellement des Berbères.

Qui étaient-ils ces Berbères, d'où venaient-ils ?.

Procope, historien byzantin, explique au VIe siècle que des Cananéens, les Girgaschites, étaient arrivés jusqu'en Numidie poursuivi par Josué.

Ibn Khaldoun écrit " les Berbères sont les enfants de Canaan, fils de Cham et de Noé. Ils reçurent leur judaïsme de leur puissant voisin les israélites de Syrie ". Les généalogistes s'accordent à rattacher toutes les branches du peuple berbère à 2 grandes souches : Celle des Bernes (Beranes descendrait de Mazigh, fils de Canaan) et celle des Botr (el-Abter, fils de Caïs et petit fils de Gahilan).

La Berbérie, non seulement elle n'a jamais été une nation, mais elle n'a jamais été un état autonome. Elle a toujours fait partie d'un empire dont elle était une province, comme elle a été colonie française, province de l'empire musulman, de l'empire byzantin, de l'empire romain.

LES BERBERES : ils occupent l'Afrique septentrionale depuis la préhistoire. Parmi eux, figurent les Nasamons et les Psylles de Libye, les Garamantes du Sahara, les Numides du Maghreb oriental, les Gétules et les Maures du sud du Maghreb. Ils furent divisés et fondèrent rarement des états organisés. La grande étendue du Maghreb, le morcellement du relief en montagnes isolées par des plaines aux accès difficiles, favorisaient cette dispersion en tribus indépendantes et parfois hostiles. Toutefois les berbères se regroupèrent toujours avec une grande rapidité devant les menaces de pénétration étrangère et résistèrent farouchement. C'est ainsi que l'unification du pays berbère par Massinissa roi de Numide de 238 à 148 avant Jésus-Christ fut éphémère D'ailleurs on ne connaît bien l'histoire des Numides qu'à partir de l'occupation des romaine. Les romains transformèrent ces états en provinces ou en protectorats, mais fortement établis dans les plaines, ils ne purent soumettre les population des hautes plaines en bordure du Sahara et de la Maurétanie, ni les montagnards des Aurés et de la Kabylie. Le Lybique était la langue utilisée à cette époque dans tout le nord de l'Afrique, de l'Egypte à l'océan atlantique; on lui donne aujourd'hui le nom de berbère. De nombreuses inscriptions Libyques ont été trouvées à l'emplacement de la mosquée, et un certain nombre se trouvaient dans le jardin public. Un de leur temple semble avoir été, dans la région, la grotte de la Djemaa, dans le djebel Taya, à l'entrée de laquelle on releve de nombreuses inscriptions en langue Libyque. Saint Augustin, qui vécut de 354 à 430 de notre ère, donc avant l'invasion arabe, parlait aussi cette langue en plus du latin, langue des Romains adoptée par le christianisme. Pour bien comprendre l'histoire de notre région - Est du Maghreb- il nous faut évoquer la période carthaginoise qui eut une influence sue cette région avant l'occupation romaine. Les Carthaginois commencèrent à s'intéresser au Maghreb, et leur expansion vers l'intérieur s'accentua jusqu'au Sahara, créant de grosses exploitations agricoles, en particulier à Malaca, centre important de rencontres et d'échanges, construit à deux kilomètres de la rive droite de l'Ubus ou Rubicatus devenu Seybouse, et qui devint plus tard sous Rome, Calama, mais nous en reparlerons plus loin. Bientôt, les relations entre Grecs, Carthaginois et Romains se détériorèrent, leurs luttes, connues sous le nom de "Guerres Puniques"(Punique, nom d'un dialecte phénicien propre à Carthage) sont au nombre de trois.)

La première, en 264 avant J.-C. vit le triomphe des romains sur la mer, mais ils ne réussirent pas à débarquer en Afrique; malgré leur échec, ils imposèrent leur loi aux Carthaginois dont l'armée donnait des signes de faiblesse; Les mercenaires, généralement des Berbères de Numidie, en profitèrent pour se révolter contre leurs employeurs mais durent s'incliner vaincus par Hamilcar, roi de Carthage. C'est cette défaite que Flaubert raconte et amplifie dans "Salambo".

SOURCES .Vitus journal "Le Petit Guelmois"

Collectif des Guelmois site internet GUELMA-FRANCE