LES COULISSES D'UN LIVRE

PAS SI FACILE A METTRE EN OEUVRE

IL ETAIT UNE FOIS ....GUELMA

Son premier titre fut :

         Observateur privilégié pour avoir vécu au contact des événements ; me retrouvant par hasard à exercer le poste de trésorier de l'association guelmoise " Guelma 89 " . J'ai cru intéressant de rassembler la mémoire des anciens et de valoriser leur travail.

         Avant d'entrer dans le vif du sujet je tiens à rendre hommage à ceux qui m'ont encouragé d'entreprendre cet approfondissement dans le passé afin de fixer une mémoire objective et réelle de l'œuvre accomplie par nos aînés.

         J'ai privilégié cette voie compréhensive du rapport d'évènements sans la soumettre à une analyse politicienne. Je n'ai pas hésité à rechercher l'histoire chronologique dans le cadre des siècles d'occupation de la région.

         Pour arriver à ces fins, il me fallait trouver de l'aide et regrouper l'ensemble des sujets qui pouvaient attirer les lecteurs.

         Pendant six années j'ai mobilisé quelques Guelmois et lancé des recherches, non pas pour écrire un livre de plus sur l'Algérie, mais pour laisser une trace de cette ville dont l'histoire après Rome, avait sombré dans le néant.

         N'étant pas historien, cette aventure ou ce pari de donner une âme à cette ville (bien que n'étant pas natif) me paru nécessaire. J'avais été étonné de la méconnaissance des Guelmois pour leur pays.

         C'est dans cet état d'esprit que je frappai aux portes de mes concitoyens. Je trouvai en quelques uns une adhésion totale et c'est sur eux que je me suis appuyé pour donner jour à ce livre.

         Il convient de leur rendre hommage car sans se poser de questions, ils furent à la hauteur de mes espérances.

        Aux archives militaires de Vincennes, je m'étais rendu compte de l'incroyable accumulation de rapports et de lettres échangées entre la colonie et la France.

         Je me souviens de mon approche première, je voulais consulter des archives sur la ville de Guelma en 1837.. Elles n'existaient pas ! par contre je fus littéralement débordé par celles de Medjez-Amar. J'avais oublié ce détail, Guelma, déserte et en ruines, n'était qu'un lieu passage non retenu pour la création d'un village de colonisation. Pendant plusieurs jours, je lisais, classais, photocopiais des archives sans bien savoir parfois si elles me seraient profitables.

         Je me suis vite rendu compte que dès 1839, des difficultés, des souffrances et le peu de réussites de familles qui s'étaient expatriées pour bâtir un avenir meilleur.

         Ce livre devait être le reflet de notre vie passée sans omettre les difficiles périodes de mai 1945 où des centaines de gens du peuple, agents d'entretiens aux Ponts et Chaussées, cheminots, chauffeurs de cars ou hôteliers, entrepreneurs de maçonnerie, jardiniers isolés, élèves, facteurs et j'en passe, ces anonymes, proies faciles, perdirent la vie pour avoir été français. (Il y eu même des prisonniers italiens)

         Des coupures de journaux, des textes, des photocopies et des photos commencèrent à s'accumuler. Dès 1996, je les classai par ordre chronologique et commençai à les enregistrer sur disquettes informatiques et à déchiffrer les rapports militaires écrits en vieux français où les F remplacent S.

         Très vite il me fallait trouver un logiciel-correcteur d'orthographe et de syntaxes surtout pour les redondances qu'il fallait éviter. En effet lorsqu'un journaliste rédige un article, il répète souvent où se situe l'action et le mot Guelma dû être remplacé des dizaines de fois.

         Je m'aperçu très rapidement, à la lecture des documents, de la méconnaissance des responsables en France sur les problèmes algériens. Ils ont toujours tout décidé de la politique française en A F N. Je ne voulais pas ouvrir une fenêtre de discorde, c'est pourquoi j'informai le groupe de travail qui s'était formé que tout en gardant une réelle objectivité, je ne voulais pas d'un livre partisan.

         L'accumulation des témoignages entraînait, non pas une question de frappe quoique j'observais dans mon entourage un rejet certain, mais une recherche de coordination entre les périodes.

         Le premier Guelmois contacté pensait qu'il allait écrire un livre et très généreusement offrait à l'association 'ses droits d'auteur'. Or, il ne s'agissait pas de tout repenser mais de lier les périodes les unes aux autres. Comme de plus, il imposait des délais trop longs et que j'étais pressé de conclure, je me mis à la recherche d'autres bonnes volontés.

         J'eus, alors, l'opportunité de rencontrer, à Perpignan, un homme sympathique, docteur en histoire, auteur de nombreux ouvrages, à qui je m'ouvris de mes difficultés ; j'étais en activité, j'assurais la trésorerie, le secrétariat, l'organisation des rassemblements, la correspondance avec les directeurs des villages de vacances. La nouvelle présidente dynamique et novatrice Yvette Martinez avait émis le souhait que le bulletin soit repensé et présenté sous une forme nouvelle : plus de pages, couverture glacée avec photos couleur, présentation du comité et sommaire. J'assumai le relais entre le responsable de la mise en page du bulletin et notre imprimeur qui n'acceptait pas, avec juste raison, les remontrances exagérées et déplacées d'un de nos collaborateur ( ils finirent par ne plus s'adresser la parole) et refusa après notre départ de l'association d'imprimer le bulletin

         Ainsi, il me fallait faire face à ces obligations annuelles ou mensuelles qui devenaient pesantes, stressantes.

         J'informai donc, Francis et Mireille Foglia de la collaboration désintéressée de cet historien pour la rédaction du futur livre et comme par hasard une Guelmoise m'informait avoir lu de trés bons textes écrits par Guy Bezzina.

         Je pris contact avec Guy, sans pour autant mettre de côté " mon " universitaire qui sans perdre de temps, commençait un travail de classement et de demandes d'informations complémentaires ou supplémentaires bien difficiles à fournir.

         Après quelques semaines d'une double correspondance, avec l'accord de Francis et de Mireille nous optâmes pour qu'un Guelmois compétent nous apporte son savoir.
         Cependant j'avais pris l'engagement de faire lire à cet historien les rédactions des chapitres au fur et à mesure de leurs envois.

         La frappe des textes ne fut pas de tout repos, lourdeur des échanges, analyse des disquettes, fautes diverses…, puis une mauvaise volonté apparue …

A quoi bon continuer ma frappe puisque je ne vois pas d'écrits en retour ? ,
Sais-t-on si, il y a eu un travail effectif, ou si c'est du pipeau ? ,
Cela fait plusieurs réunions que nous tenons sans la moindre trace de la moindre écriture et ....
Je crois qu'on nous sommes menés en bateau...et que ce livre ne verra jamais le jour....

        Ce qui m'attristait le plus c'était l'hypocrisie sournoise d'un des collaborateurs, jamais de plaintes directes avec ceux qu'il responsabilisait, tout passait par moi, alors que, au cours des réunions de travail, il devenait obséquieux et servile envers ceux qu'il avait critiqué.. (bref cela entraîna même quelques inimitiés à mon égard !) et je n'avais plus qu'une hâte terminer ce livre au plus vite.

Il fut imprimé à saint Estève dans les Pyrénées Orientales et relié à Nîmes (Gard).

En 1999 " Il était une fois Guelma " dit " l'Arlésienne " réflexion des crédules et médisants, 6 ans d'une pénible gestation puisque les premiers contacts furent pris en 1993 ( lettre de Mireille).

        Que soient remerciés tout ceux qui ont participé à ce travail de mémoire, :

        Francis et Mireille Foglia, Jean-Pierre Walter, Henri Cheymol, Angèle Widemann- Franchi, Secly Henri pour les recherches aux archives nationales Paris, Vincennes, Aix en Provence
A la mise en forme et corrections : Guy Bezzina ,
Les textes sur l'enseignement Christian Cautrés,
Plan de travail Michel et Valérie Martinez.

Gilles Martinez


QUELQUES CORRESPONDANCES :

échangées entre
Gilles Martinez à Mireille et Francis Foglia concernant la possible écriture du livre par un

HISTORIEN

Lettres de Mireille et Francis Foglia

Correspondance de Gilles Martinez à Mireille et Francis FOGLIA

Une des lettres de Mireille Foglia

Collectif des Guelmois site internet GUELMA-FRANCE