GUELMA " 89 " en 1999 ou une fin annoncée
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Retrouver un Guelmois c'était, en 1989, toujours une richesse. A cette époque j'écrivais :

C'est vrai que le temps a passé, mais est-ce une raison pour oublier et tirer un trait sur notre jeunesse, jeunesse racontée tout au long de nos bulletins trimestriels.

Vous nous disiez à cette époque ! Me rendre à un rassemblement, personne ne me reconnaîtra, c'était faux ! nous sommes tous passés par ces incertitudes, vite effacées au premier sourire ami.

Si nous avions créé cette association c'était par la volonté de tous les natifs de la région qui cherchaient à se revoir, à échanger des souvenirs, à se retrouver, à rire ensemble des histoires que l'on croyait à jamais enfouies dans nos mémoires.

Notre association fut crée l'année 1989, et pour cette raison, elle s'appella GUELMA 89. C'était une jeune association qui regroupait en fin d'année 1999 quelques 1540 Guelmois. Elle était apolitique et laïque.

En 1999 " GUELMA 89" : c'était sous la présidence d'Yvette Martinez-Borg une nouvelle et riche présentation du bulletin. Un nouveau blason en couleur peint par monsieur Saintjean sous la directive d'Yvette. C'est par sa volonté, la création du regroupement des anciens élèves de l'Ecole d'Agriculture de GUELMA. C'était la gratuité de méchouis à Tourves pour les adhérents. C'était la prise en charge par l'association de certains Guelmois afin qu'ils puissent assister à nos rassemblements

En 1999 " GUELMA 89" : c'était des rassemblements annuels qui se déroulaient dans des villages de vacances les plus ensoleillés de France, Rives des Corbières à Port Leucate dans l'Aude ou au Barcares, Ile en Dodon, et Isle sur Sorgues dans le Var....
Durant ce laps de temps, il vous était proposé, une exposition de plus de 300 photos d'équipes sportives, football, handball, basket, des photos des classes garçons et filles des écoles Sévigné et d'Alembert, des concours de boules du Bowling Club prononcé " Bovling ", 'La Boule Tricolores', des courses cyclistes Guelmoises, Bônoises, Constantinoises , Philippevilloises, Sétifiennes, des courses hippiques des mois d'Août des projections de films ramenés par les guelmois lors des voyages organisés par l'association : Espagne, Malte, Baléares, Algérie, Thaïlande, et des conférences sur La Malte, sur la naissance de Guelma et la vie des anciens.(*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était des expositions de peintures présentées par des artistes Guelmois : Michel Farrugia, Aline Zara, Claude Malléa, Danielle Garnier-Bonnet, Wolkmann...(*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était des présentations de photos et de cartes anciennes sur Guelma.(*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était la mémoire archivée depuis l'arrivée des troupes Françaises en 1836, des plans de notre ville dressés par le génie militaire en 1845, de la restauration du théâtre romain qui n'était qu'un amoncellement de pierres, l'inventaire des ruines et des différentes civilisations, le nom des premiers colons dans la région (*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était l'évolution de la ville de Guelma au travers des années, le tracé des rues, la construction des édifices publics, des cultes religieux, l'exposition de 1903 inaugurée par le Président Doumergue avec l'attribution des médailles d'or, d'argent, de bronze à nos colons (*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était un stand gadgets avec des différents modèles de Tee-Shirts " Guelma ", des pâtisseries orientales maison made Yvette Martinez-Borg avec l'aide de madame Sultana et d'Angèle Widemann-Franqui, des Pin's aux armes de la ville, du papier à lettres, des autocollants, des crayons à billes, des puzzles, des photos couleurs du théâtre romain, de l'église, de la synagogue, du temple protestant, de la mosquée avec sa magnifique porte qui était 'classée', des vues aériennes de la ville et des alentours, les nombreux plans de la ville au cours de son évolution, et une merveilleuse collection de cartes postales anciennes (*)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était aussi un bulletin de 32 à 40 pages qui paraissait chaque trimestre, avec des textes sur l'histoire et la petite histoire de la région, des photos relatant la vie des Guelmois et des villages de Petit, Millesimo, Kellermann, Héliopolis, mais aussi de Roknia, Bled Gaffar, Oued Zenati, Aïn Régada, Lapaine, Nechmeya, Duvivier, Clauzel, Gounod, Sedrata, Laverdure (pour faire plaisir aux écoliers scolarisés dans notre ville)

En 1999 " GUELMA 89" : c'était un patrimoine constitué en peu de temps que nous léguerons à nos descendants afin qu'ils sachent et se souviennent.

En 1999 " GUELMA 89" : c'était pour l'anniversaire de la création de l'association "LA CUVEE SPECIALE GUELMA 89 "

En 1999 au départ d'Yvette Martinez-Borg " GUELMA 89" : c'était 7 ordinateurs; une relieuse, 4 fax, deux photocopieuses, 4 talki-walki, un porte voix, 11 (onze) rassemblements de fêtes Guelmoises, 463 bulletins et un livre, un anniversaire de 10 ans de joies et d'amitiés somptueux qui a marqué tous les esprits des présents, et près de 132000 euros en caisse

En 1999 " GUELMA 89" : enfin ; c'est l'aboutissement de sa présidence ! c'est un livre de 680 pages au format 17x24, agrémenté de 180 photos, plans et annexes. Le dos est cousu et collé. Il est présenté en couverture pelliculée sur papier 300 grammes. En couverture la photo couleur de la place saint Augustin en dernière page notre monument aux morts. Cet ouvrage est l'œuvre de Guelmois, il raconte notre ville de la préhistoire à 1962 ..

En 1999 " GUELMA 89" : c'était un projet fou et ambitieux avec Francis et Mireille Foglia d'une suite au livre "Il était une fois Guelma" dont le sujet serait :
"Que sont-ils devenus" ces exilés Guelmois aprés leur arrivée en métropole", leurs échecs ou réussites. Comment ont-ils vécu leur intégration dans cette France hostile, livre qui ne se fera pas

En 1999 " GUELMA 89" c'était le devoir de mémoire.

En 1999 " GUELMA 89" : c'était une Association Nationale des Natifs de Guelma et sa région Héliopolis, Petit, Millesimo, Gounod, Lapaine, Kellermann.

(*)UNE FIN ANNONCÉE LE 9 AVRIL 1999(*)

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DÉCHIREMENT

Aucun analyste ou sociologue ne s'est encore, à notre connaissance, intéressé à la désunion qui trouble notre communauté. Même si le goût de la " chicaya " constitue une donnée essentielle de notre patrimoine, il est vrai qu'il y a là de quoi dérouter les historiens les plus perspicaces! Voici plus de quarante deux ans que nos multiples groupements se jalousent, s'entredéchirent et se scindent en groupuscules au nombre sans cesse croissant.
Pour une même ville, il y a parfois cinq amicales!. D'autre pour survivre incapable de regrouper les natifs d'une citée s'accroche à des motivations éculées pour aboutir à une annihilation du groupe.
Longtemps, nous avons subodoré que ces divisions internes n'avaient pas la politique pour origine, ce qui est faux! Faut-il trouver d'autres explications plus terre à terre et en fin de compte moins flatteuses?
L'explication politicienne avait pour le moins l'avantage d'être intellectuellement et moralement satisfaisante. Alors, d'où viennent ces scissions multiples et irraisonnées qui apparaissent aussi dans des sites Internet ?
Ce serait utopique de croire qu'une quelconque unité ait pu se dessiner au fil des années, comme pourraient le laisser penser les représentations que donnent périodiquement, au hasard des élections, les grands tirages nationaux, colportant des politiques supposées unitaires, représentées par des pseudo " grands groupements ( ?) ", qui rassemblent tous les " Pieds-noirs" (?)
Ces associations prétendument représentatives ne font que glaner un monopole d'expression octroyé pour " bons et loyaux services" auprès de partis politiques influents. Elles en deviennent des soumises fières d'être abêties.
La réalité est, hélas, tout autre car l'opinion publique métropolitaine en est toute à fait consciente de nos divergences et nous observe, goguenarde, incapables de régler nos questions internes et l'on voit des " présidents sortis du chapeau "étaler au grand jour de sordides et inélégants règlements de compte.
Dans un monde où se donner en spectacle est de plus en plus " valorisant ", il 'est pas étonnant de voir des gens instables s'inventer des histoires et dénaturer la vérité en revendiquant un statut de victime afin de reporter leurs fautes sur ceux qu'ils ne peuvent égaler.
La mythomanie devient ainsi le moteur de nos sociétés. Ainsi la meilleure façon d'exister et de revendiquer le statut de victime pour faire du clientélisme parmi nos communautés. Il n'est pas étonnant de voir des gens instables s'inventer une histoire afin de devenir un sujet de conversation.

Sous César le doigt aurait été pointé vers le sol de l'arène.

Ceux qui ont pris conscience, et ils sont nombreux qu'ils se salissaient en les assistant, ont depuis longtemps démissionné ou alors ont créé de nouvelles amicales ou encore ET ILS SONT LA GRANDE MAJORITÉ ont tout abandonné ..... et voilà ....la boucle est bouclée .
Gilles Martinez

Collectif des Guelmois site Internet GUELMA FRANCE paru en septembre 2002