ARCHEOLOGIE

L'olivier de Saint Augustin, la "vigie verdoyante" de Souk Ahras

Du haut du monticule de Sidi-Messaoud, l'olivier dit de Saint Augustin, toujours verdoyant, veille inlassablement, depuis des siècles, sur l'antique Thagaste, aujourd'hui Souk Ahras.
Les habitants de cette ville qualifiée jadis de cité des saints, ont réservé, à travers des générations successives, une place particulière à cet arbre découvert en 1843 par une mission française.

Symbole de paix, de concorde et de longévité, l'olivier symbolise aussi toute une ville, celle de Souk Ahras où cohabitèrent les religions et qui a enfanté tant d'illustres personnalités, en plus de Sainte Monique et de son illustre fils, Augustin.

Saint Augustin qui vécut entre 354 et 430 aurait passé, à l'ombre de cet olivier millénaire, de longues heures à prier, à méditer et à rédiger ses ouvrages, soutiennent certains historiens et spécialistes de l'augustinisme.

Mais pour les responsables du tourisme de la wilaya, cet arbre représente aujourd'hui un véritable site touristique et un lieu de pèlerinage qui attire annuellement de nombreux groupes de visiteurs de diverses nationalités, italienne, française, américaine et portugaise, y compris d'anciens depuis la tenue en 2001 du colloque international sur la vie de Saint Augustin, qui a mis en évidence l'origine algérienne et berbère de cet illustre penseur et théologien, les agences de voyage spécialisées dans le tourisme culturel, n'ont pas cessé d'y conduire les touristes dont le nombre aurait atteint plusieurs centaines depuis janvier.
Une tradition sociale, maintenue jusque durant les premières décennies de l'indépendance, faisait que les mères allaient enterrer sous cet olivier les prépuces excisés de leurs garçons et priaient pour qu'ils aient l'intelligence de ce religieux érudit.

Les plus riches d'entre elles organisaient même des Zerdas, ces copieux festins collectifs, près de cet arbre pour la "baraka".

Les questions de savoir si cet arbre a réellement quelque chose à voir avec le saint homme et si oui ou non ce dernier l'a lui-même planté, demeurent récurrentes parmi les gens de Souk Ahras,et si oui ou non ce dernier l'a lui-même planté, demeurent récurrentes parmi les gens de Souk Ahras.

Source Journal algérien

Site internet GUELMA-FRANCE