MA MÈRE D'ALGÉRIE.

Elle a le cœur dans sa cuisine,
Toujours les mains dans la farine.
Le regard baigne de tendresse
Pour ses souvenirs de jeunesse.

Elle est la base de sa famille,
Comme toutes les mères d'Algérie.
Elle a, dans le cœur et la voix,
Des comportements d'autrefois.

Elle soigne les rhumes à l'anisette,
Dans les oreilles et sur la tête.
Elle suit l'exemple de sa mère
Qui le tenait de sa grand-mère.

Chez elle, l'odeur de la lavande
Vous saute au cœur comme une offrande.
Le linge respire la propreté :
Esprit de sel, planche à laver.

Sa cuisine sent bon les épices,
Sa table est un petit délice.
Elle fait chanter la nostalgie
En cuisant des plats d'Algérie.

Elle aime ses fils à l'infini.
Pour elle, ils sont restés petits.
Elle distribue avec largesse
Tout son Amour et sa Tendresse.

Derrière les carreaux de l'hiver,
Elle songe aux souvenirs d'hier
Qui ont marqué son existence,
De l'autre côté de la France.

Loin de la terre où elle naquit,
Loin des voisins et des Amis,
Elle vit, solitaire, ses journées,
Emmitouflée dans son passé.

Dans sa cité de solitude,
Elle veut garder ses habitudes,
Mais ses voisines ne viendront plus
Chercher de l'ail, de la laitue.

Sa porte, ouverte sur l'amitié,
Reste inutile sur le palier :
Ici ne vient jamais personne,
L'affection parle au téléphone.

L'exode a dispersé sa Vie
Et disloqué toute sa famille.
Sa maison est comme un hôtel
Depuis qu'elle n'a plus son " chez elle ".

Mais elle conserve au long des jours
L'esprit Pied-Noir et pour toujours,
Son cœur respire en ALGÉRIE
Près de la tombe de son mari.

Auteur inconu : Internet Maryse T
Envoyé par Gérard Martinez

Site internet GUELMA-FRANCE>