L'ÉCHO DE TEBESSA
Faits divers

Un des chefs de la tribu des Haractas entre Aïn Beida et Tébessa alla pour affaire à Constantine. Dès qu'il fut de retour, il ordonna à sa femme de lui apporter des cordes et quatre pieux.
Celle-ci obéit, lorsqu'a sa surprise mêlée de terreur, le chef la lia aux poteaux, prit un bâton et se mit à la rouer de coups; ses cris attirèrent les habitants des tentes voisines, et chacun se mit en devoir d'arrêter le bras du mari en furie.

" Mais qu'a-t-elle donc fait? s'écriait-on de toutes parts:
" C'est la perle de la tribu ! la meilleure des mères! le modèle des épouses! "
- " Ce qu'elle a fait ? répondit le monstre. Rien du tout; seulement je me soulage!

Enfin, épuisé de colère et de fatigue, il daigna cesser de battre la pauvre créature, et, il raconta qu'à Constantine il avait vu une femme arabe, soutenue par les autorités françaises, assigner son mari devant les tribunaux et porter plainte des mauvais traitements qu'il lui infligeait, et que le cadi (juge) avait osé rendre un jugement eu sa faveur.

Une infraction aussi monstrueuse aux usages arabes l'avait tellement transporté de rage, qu'oubliant le but de son voyage, il était rentré chez lui en diligence, afin de se venger sur le corps de sa malheureuse épouse de l'outrage fait au sexe fort, et par conséquent à sa propre personne.

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