MÉMOIRE
Albert Camus, l'inclassable.

        Albert Camus, dont on célébrait cette année le centenaire de sa naissance (2013), est sans nul doute l'un des plus grands écrivains du siécle dernier et, tout à la fois, celui qui suscite toujours, cinquante-trois ans après sa disparition tragique, discussion voire polémique. Une image qui l'a accompagné sa vie écrivain durant, au fil de ses engagements politiques philosophiques.
Fils de Lucien Auguste Camus, caviste et de Catherine Hélène Sintès, Albert naît en Algérie, à Mondovi, le 7 novembre 1913. Il passe son enfance dans un quartier populaire d'Alger et c'est dans cette même ville qu'il sera lycéen boursier.
Après le bac, il poursuit des études de philosophie, malgré sa maladie, la tuberculose.

Ecrivain, philosophe, homme de théâtre, Albert Camus et aussi militant. Au Parti Communiste Algérien d'abord, où il retrouve, avec le combat 1au au côté des opprimés, certaines de ses idées. Sous l'égide du PCA, il fonde Le théâtre du travail en 1936. Mais le Parti infléchit sa ligne et l'écrivain le quitte. Il devient journaliste l'Alger républicain, organe du Front Populaire et écrit des pièces de théâtre dont la première est une adaptation du Temps du mépris, d'André Malraux. Il entretiendra d'ailleurs une correspondance avec l'auteur de l'Espoir.

Critiques à Gauche et à Droite
En 1940, Camus s'installe à Paris. Il travaille pour Paris Soir

Puis il prend la direction de Combat, organe de la résistance1 au nazisme. Ses œuvres se multiplient : L'Étranger, le mythe de Sisyphe, le Malentendu, Caligula ... Il se lie avec Jean-Paul Sartre puis René Char Il dénonce l'usage de la bombe atomique à Hiroshima milite contre l'expansionnisme soviétique. La Peste lui apporte le succès littéraire. Plus tard, l'Homme révolté suscite une violente polémique provoque la rupture avec ses amis.
En 1956, il démissionne de l'UNESCO qui accueille l'Espagne Franquiste.

AIors que la guerre d'Algérie fait rage, il publie un Appel pour la trêve civile. Incompris, il sera haï tant par les indépendantistes que par les colonialistes. Il publie La Chute, roman pessimiste, puis Les Justes, où il prône l'humain contre la notion de terrorisme pour lequel tous les moyens sont bons.

Opposé à l'indépendance de l'Algérie, il milite cependant contre le colonialisme ... Cela lui vaudra aussi des critiques venues de Gauche comme de droite.

En 1957, le prix Nobel de littérature lui est décerné. Cela lui permet d'acquérir une maison à Lourmarin (Vaucluse) où il s'installe. Et c'est en rentrant sur Paris en compagnie de Michel Gallimard, le neveu de l'éditeur, qu'il trouve la mort en voiture.
Nous sommes le 4 janvier 1960, dans l'Yonne. La voiture percute un arbre ....
Ses divers engagements, au PC dans la résistance, puis Contre l'indépendance algérienne -mais contre le colonialisme- ont fait de Camus un écrivain difficilement inclassable.

Peut-être doit-on à cela ajouter à une série de mésententes, la timidité des hommages qui lui ont été rendue cette année.

En 2009, le président Nicolas Sarkozy avait envisagé de faire transférer les restes d'Albert Camus au panthéon. Le fils de l'écrivain s'y opposa immédiatement.

En 2013, pas d'hommage national donc, même si Aurélie Filippetti, la Ministre de la Culture venue à Lourmain, a salué l'humanisme de l'écrivain

Documents Bibliographie : Centre de Documentation Albert Camus, cité du livre, Aix en Provence; article Louis Julien Cartier Avec l'aimable autorisation de monsieur Jean Granolo que nous remercions, directeur de la publication "l'ARC MEDITERRANEE SUD EST", Touristique-Economique, Culturel.-mail commercialsudest@yahoo.fr-Tel. 04.68.84.14.59.