GUELMA
FOUILLES ARCHEOLOGIQUES
lieutenant V.Flogny

         ..../....Néanmoins, je fis commencer des fouilles que j'eus soin de diriger à côté, au-dessous des dalles sans en déranger aucune, elles n'ont amené jusqu'ici d'autre résultat que de confirmer ma première opinion, je vous tiendrai au courant de ce qui pourra survenir, et je vous envoie en attendant: Un croquis - plan et coupe verticale du dallage et de l'escalier ainsi que des décombres qui sont entre les deux.

Ce croquis, que je n'ai pas eu le temps de le mettre à l'échelle, il est coté, et il est accompagné d'une note explicative qui le complète. J'espère qu'en l'état, il vous sera suffisamment utile.
Les estampages de toutes les inscriptions découvertes.

Elles ont toutes été faites avec le même soin, et quand elles sont moins lisibles, c'est que les originaux sont plus ou moins frustes.

L'estampage d'une inscription gravée sur une pierre trouvée en déblayant l'escalier qui a pu faire partie de la frise du monument.
.. Je n'ai fait qu'annoncer les inscriptions sur le croquis planimétrique, pour en indiquer la place ; l'envoi des estampages rendant inutile une copie plus complète que je n'ai pas le loisir d'exécuter.
Agréez Monsieur,.etc ..
V. FLOGNY,
Lieutenant-colonel du 3e régiments de Spahis Commandant Supérieur du Camps de Guelma

P. S. Vous noterez que les marches de l'escalier annoncé plus haut sont irrégulières entre elles en largeur comme en hauteur et qu'elles sont sans filets ni moulures.
On les a d'ailleurs accordées sans art avec les deux murs obliques qui les flanquent, murs construits de pierres de grand appareil et qui ne forment pas des angles égaux avec la direction des marches. Ces murs semblent, avoir servis de stylobate -ou base à des colonnes d'un assez faible diamètre :dont les débris ont été retrouvées en déblayant les marches, colonnes qui, paraissaient d'ailleurs trop faibles pour avoir pu supporter les corniches qui gisaient auprès d'elles

les pierres trouvées pêle-mêle entre le dessous de l'escalier et les pierres tumulaires employées au dallage proviennent probablement de l'écroulement de l'édifice.

En résumé, il y a lieu de croire qu'avec les débris de monuments régulièrement construit et de la première époque romaine, on a réédifié, lors de l'occupation byzantine, vraisemblablement à l'aide de ses pierres diverses provenances, assemblées à la hâte tant bien que mal, une de ces bâtisses informes dans la deuxième occupation de ce pays (par les Grecs du bas empire) laissé de si nombreux et grossiers échantillons.
Enfin, notons, pour terminer, les inscriptions des pierres côté (trois et quatre) sur mon croquis ont totalement disparu et, les parements d'un des côté de l'escalier, il s'est rencontré une pierre, avec brossage sur deux faces de l'appareil dit "salomonien".

Lettre de M. le docteur Reboud
Bône, 22 décembre 1868
Mon cher monsieur Berbrugger, l'avocat dresse un paquet d'estampages provenant de Guelma est recueilli par M. Barbier, commissaire de police, sur une vaste salle sépulcrale mise à jour il y a un ou deux mois

         Le maître d'école de Millesimo a écrit à ce sujet à l'académie d'Hippone, qui a dû recevoir des plans et des coupes du monument.
La construction antique où l'on a découvert les pierres tombales à inscriptions, est en un lieu compris entre la rive gauche de l'oued Skhroun et le côté gauche de la route de GUELMA à Constantine par la rive droite de la Seybouse,

        Dans le quartier d'Aïn Defla, à 300 m environ de la porte de Guelma dite de Medjez Amar, à 100 m de l'oued Skhroun.
Les pierres où sont inscrites ces cinq inscriptions, qui toutes s'appliquent à des membres d'une même famille, les Manilius, est haute de 1.m 25 et large de 55 cm. Elle se termine à sa partie supérieure par trois petits frontons arrondis juxtaposés. La dalle est haute 52 cm écrite avec des lettres de 5 cm.
Les deux inscriptions sont encadrées chacune par un filet qui se termine par un cintre à la partie supérieure. La dalle elle même a son sommet terminé en deux frontons arrondis juxtaposés, et sous ses frontons règne une double guirlande.

Sur l'épitaphe, ne se lisent que les noms de Julia Borocia, probablement ceux de la femme de Julius Primus, a été faite du vivant de la titulaire ; et quelque circonstance n'aura pas permis de la compléter, lorsque plus tard celle-ci mourut.
Quant à la seconde épitaphe de la simplicité la plus grande, se bornant à dire que Julius Primus a vécu 76 ans
INHOCLCO
DONATIANUS DEI
SERB DPINPACEDXKL
Hauteur de la pierre, 0 30 ; largeur, 0, 47. Lettres de trois à 5 cm de hauteur variant d'une ligne à l'autre et parfois dans le même mot.

        Cette épigraphe ne se retrouve pas dans l'envoi fait par M. le docteur Reboud. Malgré ses lacunes, on y peut retrouver cette partie essentielle du texte nous avons donc ici la double épitaphe une femme qui a vécu 39 ans et de Flavius qui a vécu (?), et nous apprenons que le monument funéraire élevé à leur mémoire et l'œuvre de l'épouse de Getulus
l'emploi des formules "Memoriae" et "in pace" indique une sépulture chrétienne ; il est très probable que le médaillon fruste qui coupe en deux parties la première et la seconde ligne, contenait le monogramme du Christ ou quelque autre emblème religieux.

        Dans ce lieu Donatianus, serviteur de Dieu a été déposé en paix, le dix des calendes de janvier, dans leur 11e indication.
Cette inscription à tous les caractères de l'époque byzantine ; ses D approuvent la forme du delta, et les O , au lieu de former un cercle exactement fermé, sont ovales et laisse échapper en haut deux appendices semblables à des coups de bélier.
L'emploi du B au lieu du V, et un africanisme assez fréquent, la langue des indigènes n'ayant pas plus alors qu'aujourd'hui le V dans son alphabet.

        La conclusion de ce qui précède et la découverte à Guelma n'est pas une chambre sépulcrale, puisqu'il n'y avait ni ossements ni sarcophage sous les dalles tumulaires.
Il serait intéressant de continuer les fouilles, jusqu'au déblaiement complet, pour se mieux renseigner sur la nature de l'édifice dont on vient d'exhumer une partie.
Cela donnerait lieu, d'ailleurs, a de nouvelles découvertes épigraphiques, et ceci seule est un stimulant qui peut suffire.

        Au moment de mettre sous presse, nous recevons de M. le lieutenant-colonel Flogny une lettre qui contient l'addition suivante, relativeme à l'épigraphe numéro 10, dont nous venons de nous occuper :
…..... J'ai omis de vous dire que l'inscription " in hoc loco " Et gravées sur un bon marbre blanc et qu'elle n'a jamais été plantée verticalement comme ses voisines. Elle me paraît, tant à cause de sa forme qu'en raison des termes mêmes de son texte, avoir appartenu à l'édifice dont nous venons de retrouver des vestiges.
Nous vous prions d'excuser les coquilles, ou fautes non corrigées survenues dans nos textes. Par manque de temps, nous appliquons le "copier-coller" sans corrections préalables.Nous vous remercions pour votre compréhension,
le web-master Gilles Martinez

-

Site Internet GUELMA-FRANCE