FOUILLES ANTIQUES EN ALGERIE 1950 A 1953

L'activité archéologique en Algérie a semblé connaître, au cours de ces dernières années, un certain ralentissement. Dans ce champ d'action d'une exceptionnelle richesse, il a été nécessaire de se restreindre, faute d'avoir les moyens nécessaires de poursuivre toutes les tâches qui s'offraient. Le programme établi chaque année a dû être calculé d'une façon qui conduit à consentir des sacrifices parmi des entreprises qui étaient cependant dans un essor parfois remarquable. L'exemple le plus caractéristique est celui de Timgad. Depuis plus d'un demi-siècle de fouilles, Timgad n'a pas encore épuisé tout intérêt, et Timgad, parmi les sites d'Algérie, est peut-être le plus populaire et le plus complet. Or, pour fournir à Timgad les moyens nécessaires à sa conservation et à son entretien, il a fallu se résigner à y suspendre depuis deux ans toute fouille nouvelle. Sont également suspendus: les chantiers de Madaure, de Khamissa, celui de Tiddis, presque complètement. D'autres connaissent une vie ralentie de trois ou quatre mois dans l'année. Et, cependant, il est remarquable qu'en dépit des difficultés qui diminuent les possibilités de recherches, il y ait encore des nouveautés à signaler et que les trouvailles archéologiques maintiennent l'Algérie dans un rang honorable, au sein d'une époque où jamais l'archéologie n'a obtenu une telle faveur dans les pays les moins dotés et où, il faut bien le dire, la curiosité du public se tourne volontiers vers la découverte du passé.

Si l'activité à Timgad a donc été consacrée entièrement à la protection des vestiges et à leur entretien, par contre à une quinzaine de kilomètres, à l'Ouest, le site de Lambèse connaît un regain d'activité, après une interruption de plusieurs années. Lambèse, capitale de la province de Numidie, quartier général de la Ille Légion Auguste, a été jadis dans une certaine mesure, la victime de l'intérêt qu'on a porté dès le début au camp légionnaire, si modifié d'ailleurs par des \ constructions modernes. La ville antique de Lambèse qui se trouve à peu de distance du camp, sur les pentes de l'Aurès, n'a été qu'à peine explorée. Le capitole et un temple d'Esculape, enserrés de trop près par des propriétés privées, ont été mal dégagés et l'exploration de leurs abords vient de susciter des découvertes qui 30nnent à la cité antique un caractère nouveau: ce fut d'abord la fouille d'une voie au dallage bien conservé qui unit la ville au camp de la légion et qui passe sous un arc à trois baies, dédié à Septime Sévère. Cette voie construite par la Ille Légion, s'appelait la via Septimania en l'honneur de l'empereur africain. Elle fut construite vraisemblablement à l'occasion du séjour à Lambèse de l'empereur et de la famille impériale, en 203 ap. J.-C., et elle a été bordée d'une série de sanctuaires dont la façade ouvrait sur elle: temple d'Isis avec une statue de la déesse, temple de l'Afrique, d'autres encore demeurés anonymes. Elle aboutissait au forum, au-dessus duquel se dressait un capitole aux ruines majestueuses et dont les sous-sol et le chevet ont été récemment dégagés et consolidés. Sur le même plan que le capitole, du côté de l'Ouest, se dressait le temple d'Esculape qui, fouillé et en partie restauré dans le passé, consistait en un ensemble de sanctuaires groupés autour d'une esplanade centrale. De ces sanctuaires, deux viennent de r~nir au jour : un temple anonyme et un sanctuaire de Mithra, orné de plusieurs dédicaces officielles, offertes par des légats de la III e Légion, gouverneurs de la province. La ville de Lambèse apparaît donc comme un centre religieux de la plus haute importance et d'une variété remarquable; religion officielle, religion orien-tale, divinités topiques, l'ensemble est d'une complexité rare et qui s'enrichit chaque jour.

Mais la découverte la plus importante, sans doute, au point de vue historique, est la venue au jour d'une inscription datant de 81 ap. J .-C., et qui, rédigée dans les derniers jours du règne de Titus, a été remaniée par Domitien, pour lui permettre de revendiquer l'honneur de la création par la Ille Légion d'un camp jusqu'ici insoup-çonné. Des sondages ont permis d'en mesurer la superficie, mais le terrain n'appartient pas à l'Etat et des tractations sont en cours pour permettre d'en entreprendre la fouille. L'attention se trouve de nouveau attirée sur cette région de Lambèse dont l'importance stratégique, dans le voisinage de l'Aurès et sur les routes venant du Sud, a été perçue par les Romains un demi-siècle plus tôt qu'on ne l'avait cru. C'est un aspect de l'histoire de l'Afrique du t'r siècle de notre ère qui s'éclaire et qui laisse souhaiter que la fouille de ce monument, à peine entrevu, soit entreprise sans tarder.

Depuis 1947, on décida d'entreprendre à Hippone des fouilles étendues, sur un ensemble de terrains récemment achetés par l'Etat. Le domaine archéologique ainsi constitué comprend 26 hectares. Dans une région déjà en partie couverte d'installations industrielles modernes, des ruines éparses jonchaient le sol, sous un manteau d'arbres et de cultures. Leur exploration fut confiée aux soins diligents et éclairés de M. Erwan Marec qui, déjà en 1925, en qualité de secrétaire général de l'Académie d'Hippone, avait entamé des recherches archéologiques dont les résultats ont suscité de grands espoirs. Sous son impulsion énergique, les découvertes se multiplient.
Le forum, dégagé dans sa presque totalité, a livré un bel ensemble du l''r siècle de notre ère, vraisemblablement de l'époque des Flaviens, et, parmi les objets découverts, une pièce rarissime: un colossale trophée de bronze au type de la cuirasse supportée par un tronc d'arbre, une très belle effigie de Vespasien qui ornait le forum, dans le pavement duquel une inscription en lettres de bronze mentionne un personnage qui fut proconsul à Carthage en 78 de notre ère. Des statues, des inscriptions honorifiques de plusieurs époques, certaines d'époque assez basse, sont venus au jour, mais il faut, avant tout, signaler le beau caractère architectural de cet ensemble, orné de colonnes corinthiennes dont quelques - unes subsistent encore, les autres ayant servi au X" siècle à orner la mosquée de Sidi Bou Merouane à Bône. Plusieurs édifices entouraient le forum qui seront dégagés progressivement, et déjà, du côté Nord, un quartier d'habitations alignées le long de rues rectilignes et qui se coupent à angle droit commence à surgir de terre. A quelque dist"ance du', forum, dans la direction d'un quartier de villas qui bordait à l'époque romaine le rivage de la mer, une fouille heureuse a mis au jour un édifice chrétien, une église étroitement unie à une habitation ornée de belles mosaïques. Le sol de l'église a servi de lieu de sépulture : un grand nombre de mosaïques funéraires en décorent le sol. Des ins-criptions, des épitaphes chrétiennes jettent quelques clartés sur les fidèles qui ont reçu dans ce lieu une sépulture particulièrement honorée.
A peu de distance vers le Nord, un vaste ensemble de bains, qui date de l'époque des Sévères et dont les vestiges sont toujours demeurés visibles sur le site d'Hippone, a été largement dégagé par M. Maree. Les installations chaudes et froides, piscines et chaufferies, permettent de se fa~ une idée très précise de l'importance et de la beauté de ces thermes. Déjà, en 1925, trois belles statues d'Hercule, de Minerve et d'Esculape y avaient été découvertes. Ces derniers temps un très beau Dionysos et une Aphrodite et, tout récemment, un magnifique torse masculin sont revenus au jour. Les fouilles n'en sont pas achevées, mais en démolissant une maison moderne, sise à proximité, on a retrouvé dans les sous-sols une galerie voûtée qui semble bien provenir d'un crypto-portique dépendant des bains romains.

Au Sud de la ville un autre établissement thermal a été repéré et sera fouillé ultérieure-ment, à proximité d'un sanctuaire païen au douze grands dieux. Là aussi, la recherche n'est qu'à ses débuts. Il n'en est pas de même d'un ensemble de maisons étagées au flanc d'une colline qui domine la vallée de la Seybouse, le Gharf el Artran où se trouvent une ou plusieurs belles villas, décorées de mosaïques ; il y a notamment un cortège de divinités marines, qui est d'une facture très artistique.
Parallèlement aux fouilles menées avec une ardeur méthodique, le chantier d'Hippone s'est préoccupé de la présentation des ruines et surtout de préserver les documents de valeur qui sont venus au jour. Un musée a été organisé au sommet du Gharf el Artran où trois belles salles ont été consacrées : l'une aux belles mosaïques de la chasse, de la pêche, des amours vendangeurs, les deux autres aux objets de bronze, de marbre et de céramique disposés dans des vitrines. Ce musée, que les fouilles enrichissent presque jour par jour, est destiné à devenir très vite insuffisant, et le problème de son agrandissement se trouve déjà posé.
Qu'il s'agisse des richesses artistiques dès maintenant mises au jour ou des documents historiques qu'on peut attendre d'une ville dont l'existence, dans l'antiquité, s'est déroulée de l'époque punique à l'époque byzantine, Hippone doit être, avec Cherchell, le site le plus fertile en découvertes, celui dont l'exploitation est appelée à produire les plus précieuses découvertes. A Cherchell, les fouilles ont été gênées par l'existence de la ville moderne, et cependant le musée de Césarée est un magnifique musée de statuaire gréco-romaine ; à Hippone, où le problème est plus facile à résoudre puisque les terrains sont désormais accessibles, il faut s'attendre aux trouvailles les plus évocatrices de l'histoire ancienne de l'Afrique.

A Cherchell, d'ailleurs, au cours de ces dernières années, grand nombre de pièces de valeur ont enrichi le musée. Il s'agit de découvertes fortuites pour la plupart; ce sont en général des statues; statue d'Athéna. Parthénos, torses d'éphèbes, bustes impériaux, masculins et féminins, têtes des divinités, le sol de l'antique Césarée n'a pas encore livré tous ses secrets. Une fouille récente a permis à M. Gazagne, directeur des fouilles, de mettre au jour les vestiges de la porte monumentale que franchissait la voie romaine unissant Tipasa à Caesarea. Cette porte précédée d'un large vestibule en hémicycle, ornée de deux tours polygonales, était à deux baies, et le dallage de la voie romaine y est bien conservé. On espère la présenter de telle sorte qu'elle donne à Cherchell une entrée digne de la capitale de la Maurétanie césarienne.b

L'exploration de Tipasa, à 70 km. d'Alger, est désormais facilitée par la création, grâce à des acquisitions et à de généreuses donations, d'un parc archéologique divisé en deux parties: le parc Tremaux proprement dit, qui renferme le centre de la ville antique, et la nécropole de Sainte Salsa. Confié au colonel Baradez, le chantier a connu depuis lors, d'une part, l'installation de clôtures destinées à protéger ruines et paysage, d'autre part, des fouilles méthodiques. C'est ainsi que des monuments nouveaux ont été dégagés avec soin ou même entièrement remis au jour. La rue qui traversait la ville antique, tronçon de la voie qui suivait le littoral d'Icosium à Caesarea, a été exhumée à travers le parc entre les deux temples qui la bordaient de part et d'autre et le nymphée et, plus loin le théâtre, exhumé pendant la dernière guerre. Les deux temples, avec leurs cours bordées de portiques qui se faisaient vis-à-vis de part et d'autre du decumanus, donnent une idée particulièrement évocatrice de l'importance des constructions édilitaires de la cité de Tipasa. Déjà, le théâtre avait révélé le souci qu'avaient les Tipasiens d'embellir leur cité et de la doter des agréments d'une existence probablement assez' fastueuse, si l'on en juge par l'édifice qui est en cours d'exploration: l'amphithéâtre. Il n'est en général réservé qu'aux villes importantes, et notamment aux capitales de provinces, d'être dotées à la fois d'un théâtre et d'un amphithéâtre, ce fut le cas pour Carthage, ce fut aussi celui de Caesarea, mais Lambèse n'eut qu'un amphithéâtre et pas de théâtre. Hippone eut un théâtre et pas d'amphithéâtre. A part Caesarea, on ne peut citer, avec Tipasa, que Rusicade (Philippeville) qui fut dotée en Algérie, de ces deux édi. fices. Un autre caractère que tendent à préciser les recherches actuelles, c'est l'aspect de ville fortifiée qu'offrit la cité à partir du milieu du II" siècle. Comme Cherchel, Tipasa fut entourée par une enceinte dont, peu à peu, les détails apparaissent mieux: la façade Est de la cité est à moitié dégagée et elle a révélé une porte fortifiée que franchissait la voie qui menait au port antique et qui est datée par une dédicace, gravée par la colonie de Tipasa en l'honneur d'Antonin le Pieux et de Marc Aurèle César, en 147 de notre ère. L'examen de la porte principale de l'Ouest, sur la route qui conduisait à Caesarea au passage de la route nationale, révèle une structure et une ornementation comparables à celles de la porte récemment exhumée à Cherchel. Quelques maisons d'habitation ont pu être dégagées au centre de la ville, non loin du bord de la mer, mais la nécessité de protéger un paysage d'une rare et pittoresque beauté n'incite guère à explorer ces quartiers recouverts par une végétation qui fait leur charme.

Par contre, au-delà du rempart, la nécropole dite de Sainte Salsa offre, aux alentours de l'église et des tombes qui l'enserrent, un vaste champ d'investigations.
L'exploration de cette zone s'est révélée pleine d'intérêt. Ce cimetière, en effet, renfermait non loin de la porte de la ville une autre église, dédiée à Saint Pierre et à Saint Paul autour de laquelle se sont agglomérées de nombreuses sépultures. Remanié à plusieurs reprises, cet édifice a duré jusqu'à l'époque byzantine, et le cimetière qui l'environne révèle une superposition de sépultures de plusieurs siècles d'affilée. Tombes païennes recouvertes par des tombes chrétiennes, celles-là avec leur mobilier rituel de poteries, vases, verres, monnaies d'offrandes, celles-ci consistant en général en un sarcophage de pierre où le défunt repose, tourné vers l'Orient, couché dans l'attente de la résurrection.

Dans certaines parties de la nécropole, les tombes païennes affleurent à la surface du sol, dans d'autres, les sarcophages, sur plusieurs épaisseurs, s'accumulent les uns sur les autres. On a inhumé, ici, pendant des siècles, et les dernières fouilles tendent à prouver que ces lieux ont été déjà, avant l'époque romaine, dès l'époque punique, un emplacement où l'on offrait aux dieux des offrandes et des sacrifices.

Il est un autre site de la côte algérienne qui peut être comparé à Tipasa, pour l'intérêt archéologique qu'il présente et aussi pour son caractère pittoresque. C'est, sur la côte de Kabylie, la petite ville antique que recouvre en partie le village moderne de Tigzirt. Là s'élevait une bourgade romaine qui vécut pendant plusieurs siècles et qui s'appelait vraisemblablement Ionium. Depuis quelques années, des fouilles y sont entreprises par des membres de l'Ecole française de Rome, pendant quelques mois, au printemps. Ces fouilles, peu faciles, car elles rencontrent une superposition de vestiges, commencent à fournir quelques indications précises. On a découvert, sous des ruines tardives de l'époque byzantine, - dont certaines ont été jadis restaurées, - les éléments du forum d'une petite cité dont l'origine paraît avoir été une place d'armes romaine du I~ siècle. Sans doute construite à l'emplacement d'un petit port, que les Carthaginois ont fréquenté bien avant notre ère, cette bourgade a fait partie d'un ensemble militaire qui bordait le littoral de la Kabylie. On retrouve là un jalon d'une chaîne immense d'établissements préromains. Elle court depuis l'extrémité de la Tunisie jusqu'au Maroc. Des recherches se déroulent auxquelles M. Pierre Cintas, Inspecteur des Antiquités de Tunisie, et spécialiste de l'archéologie punique, veut bien prêter son concours. Elles révèlent l'importance et la densité des comptoirs et des ports établis tout au long de la côte d'Afrique. C'est par ces établissements que la civilisation venue de la Méditerranée a été introduite sur la terre africaine. A des populations demeurées encore au stade préhistorique, les Phéniciens et les Puniques, leurs successeurs, ont apporté, grâce à leur marine, des produits fabriqués dans des pays riverains de la Méditerranée qui avaient atteint un état de civilisation supérieure. Cette initiation que les populations autochtones ont reçue des Phéniciens et des Puniques a été étudiée par Stéphane Gsell, mais les travaux en cours et les documents retrouvés apportent sur cette question des origines de la civilisation dans l'Afrique du Nord de telles clartés nouvelles qu'on doit souhaiter l'extension de ces recherches et la mise en œuvre de leurs découvertes.

A l'avenir de la recherche archéologique en Algérie se rattache le problème de la conservation, de l'étude, et de la présentation de la masse de documents que livre, bon an mal an, le sol algérien; les fouilles méthodiques et les découvertes fortuites, les objets qu'une législation protège et qu'une organisation diligente s'efforce de faire entrer dans le patrimoine de l'Etat, doivent être avant tout présentés au public. Dans ce domaine de réels progrès sont à signaler. Nous avons mentionné plus haut la création d'un musée archéologique à Hippone, qui regorge déjà de documents, il faut encore citer la réorganisation admirable, par les soins du Docteur J Jouane, son conservateur, du musée de Guelma, d'une richesse surprenante et d'un intérêt puissant, dans une région qui fut jadis explorée par Albert Joly. A Timgad, le musée construit depuis vingt ans, et qui, faute de moyens, attendait son installation, est achevé, en ce qui concerne la belle collection de3 mosaïques, présentée avec art et méthode; restent à installer la statuaire et les objets courants. A El Kantara, un musée en plein air, agrandi, a recueilli les vestiges de l'occupation romaine du Calceus Herculis ; à Constantine, le musée Gustave Mercier est un modèle de présentation et de richesse; il est cependant, lui aussi, à l'étroit dans ses locaux, construits il y a vingt ans. On peut en dire de même du musée d'Oran, où les objets découverts à Saint·Leu viennent de remplir la salle d'archéologie classique. Le musée de Cherchel, nous l'avons dit plus haut, est encombré par les découvertes récentes qu'il devient impossible de présenter correctement. Un musée neuf vient d'être construit à Tipasa. Il est en cours d'installation, et les documents, recueillis provisoirement il Alger, le rempliront sans peine. Que dire d'Alger ? Le musée Stéphane Gsell, qui devait être à l'origine le musée central de l'Algérie, comme le musée de Saint·Germain pour les antiquités nationales en France, n'offre plus une place disponible, et les objets d'une valeur inestimable et d'un grand intérêt archéologique, comme les tablettes d'époque vandale, les stucs de Gemellae, les inscriptions provenant de divers points d'Algérie s'accumulent dans des tiroirs ou jonchent le sol aux abords du musée.

Depuis plusieurs années, un projet de création d'un musée archéologique est à l'étude, l'emplacement existe à deux pas du Parc de Galland, on ne peut que souhaiter d'en voir la réalisation qui donnera à Alger et à l'Algérie sa véritable place dans la recherche historique; il est peu de villes au monde qui pourraient s'enorgueillir d'un ensemble comparable à celui que formerait sur le coteau de Mustapha, le groupement des trois musées archéologiques: préhistoire, archéologie classique, archéologie musulmane.

Louis LESCHI,
Directeur du Service des Antiquités.

Nous saluons ici la mémoire de M. Louis Leschi qui, quelques jours avant de disparaître, corrigeait encore les épreuves de ce travail. La mort de ce savant si probe est une grande perte pour la science archéologique.

Site internet GUELMA-FRANCE