CALAMÆ
UN EXTRAIT IGNORÉ DE SA LONGUE HISTOIRE

Calamæ eut de plus un patronus chargé de défendre les intérêts dans les moments difficiles ; nous en connaissons deux : Q. Domitius Victor et Cornelius Fronto, qui appartenaient sans doute à la famille des Fronto de Cirta. Enfin, dans une circonstance grave sans doute le Conseil porta on choix sur un membre de la famille impériale et prit pour patrona ln fille de Marc Aurèle et de Faustine, Vibia Aurelia Sabina.
Le personnel sacerdotal se composait du falmen perpetus, qui remplissait presque toujours les fonctions de curator reipublicae, des flamica perpetua et augusto-torum et, enfin, de l'augur.
Calamæ honorait aucune divinité particulière autre que la Terre, Telluri-Gilvae, et le dieu Gurzil que Halévy a retrouvé sur une stèle libyque.
Beaucoup de ses magistrats ont laissé sur les parois de la grotte du Taïa des exvoto en l'honneur de l'auguste Bacaci Sacrum.

Saturne parait être la divinité la plus vénérée.
C'est Saturne, en effet que l'on a. élevé le plus de monuments. Leur nombre est cependant, bien inférieur à celui que l'on, remarque dans la Mauritanie de Sétif, où, chaque jour, on en découvre de nouveau'.
Quand on passe en revue les titres impériaux de Calamæ, on est étonné de ne pas rencontrer parmi les noms des empereurs Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin le pieux, Claude II, Carin, Dioclétien, Maxi-mien, Valentinien.! Valens, Honorius et Théodose,

Ceux de Septim-Sévère, Caracalla et du grand Constantin si vénérés, dont on trouve des monuments jusque dans le moindre vicus des quatre colonies.
Les colons de Calamæ appartenait à la tribu Papiria et ceux de Thibilis, à la tribu Quirina, comme presque tous les colons des colonies de Sittius

L'épigraphie de Calamæ diffère notablement de celle de certains : si elle renferme les noms de plusieurs proconsuls, elle brille par l'absence des "praefect colonis", des proefect jure dicundo, des quastores , l'on voit si souvent dans les inscriptions de Cirta, Milev, de Rusicade et de Chullu.
Cette simple remarque suffit pour prouver la différence de l'administration des deux pays.

Malgré sa position avantageuse sur la route de type pourraient juste à Cirta, dans une contrée fertile, entre villla Sevillana et Aquis Thibilitanis, Calama n'est mentionné dans aucun des itinéraires anciens comme Milev, elle n'a joué qu'un rôle bien secondaire ; comme elle encore, elle voit dans son nom cité pour la première fois dans les annales de l'église.

À l'assemblée tenue à Cirta, dans les premiers jours de l'année 305, sous la présidence de Secundus évêque de Tigisi, primat de Numidie, comparaît Donatatus, évêque de Calama, pour y subir un interrogatoire relatif à la tradition des livres sacrés.

Les actes du concile général d'Hippone nous apprennent qu'en 394, Mégale, évêque de Calamæ était primat de Numidie.

Ce Mégale, évêque de Calamæ qui sacra plus tard Saint-Augustin évêque, l'avait accusé par jalousie et dans le but d'empêcher son ordination, d'avoir donné, sous l'apparence d'eulogie, des maléfices à une femme, du consentement de son mari, qui prétendait par là s'en faire aimer. Mégale, précédent concile de prouver son accusation, demanda publiquement pardon.

On ne connaît cette accusation que par Saint-Augustin lui-même que les donatistes mirent en demeure de se justifier.

En 411, Possidius, disciple de Saint-Augustin, occupant le siège de Calama. Il fut choisi pour un des sept champions chargés de répondre aux donatistes à la conférence de Carthage, présidé par le compte Marcellin, envoyé à cet effet par Honorius, empereur d'Occident. Possidius avait pour adversaire l'évêque donatiste de la ville, qui plus d'une fois chercha à le faire périr.

Allant visiter les rares catholiques de Figuli, il faillit tomber dans une embuscade, à Lives, autre village des environs de Calamæ on mis le feu à la maison où il s'était réfugié et ne dut la vie qu'aux habitants qui, pour se sauver eux-mêmes, furent obligés d'éteindre l'incendie.
Crispinus, condamné pas pour ce fait a dix livre d'or d'amende, en fut exonéré à la demande de Possidius lui-même. La générosité de son adversaire ne peut l'empêcher d'en appeler à l'empereur. Cet appel amena des édits plus sévères que les précédents.

Malgré les édits des empereurs, malgré le zèle des évêques et les miracles du martyr Saint-Étienne, auquel on avait dressé un mémoria et dont les reliques avaient été apportées d'orient par Paul Orose, disciple de Saint-Augustin, le paganisme conserva toujours de profondes racines dans la population de Calamæ, comme dans beaucoup d'autres lieux de la Numidie et de la Mauritanie.
Des auteurs chrétiens parlent de catholiques et même d'ecclésiastiques qui aadoraient en secret des idoles, cachés dans leur maison ou dans des grottes voisines.
À Carthage, selon Salvien, les chrétiens avaient conservé leur ancien culte à Junon Céleste.

Le culte naturiste de Flore, à laquelle femmes et jeunes filles sacrifiaient leur chasteté et leur virginité, entretenait la dépravation des moeurs.

C'est sans doute à l'occasion d'une cérémonie religieuse en l'honneur de la déesse eut lieu la fameuse rixe dont Saint-Augustin lui-même nous a fait le récit, dans sa lettre à Nectaire en 408. Quoique la loi Honorus du 19 septembre 407 du supprimer toute espèce de cérémonie ou de solennité païenne, aucun des magistrats ne s'opposa au désordre.
La grande persécution de Dioclétien du se faire sentir la Calama ville bouleversée par les haines religieuses entre catholiques et donatistes, ou les circoncellions se livrraient à des actes d'une violence extrême, en arrêtant les prêtres et en faisant irruption dans les églises dont ils brisaient les hôtels.

Y eut-il, comme à Milev, des jours de thurification ?! On sait qu'un Anulinus, d'après les auteurs chrétiens, étaient l'émule de Fleurus en Numidie

les martyrologes ne leur enferme aucun non de chrétiens martyrisé à cette époque. Il est probable que les victimes sont restées inconnues, comme celles dont les mémoria couvrent une paroi rocheuse des environs d'Ain Régada.
L'invasion des vandales fut pour notre ville une source profonde de misère. Unis aux maures et aux donatistes, les vandales ne laissèrent de leur passage que des ruines et du sang.
Les évêques furent obligés de chercher refuge sur les terres encore soumises aux Romains.

Pendant le siège d'Hippone, les envahisseurs se répandirent dans les campagnes cherchant du butin ; les notables et les prêtres furent forcés de leur livrer l'or et l'argent qu'ils possédaient.
La population de Calama dut se réfugier en partie dans les grottes de la montagne.
L'autre suivi l'exemple de l'évêque Possidius qui, malgré l'avis de Saint-Augustin, se retira à Hippone la seule église qui exista encore avec Cirta et Carthage.

Saint-Augustin mourut pendant le siège, le 28 août 430. Possidius, son élève, qu'il avait tiré de son monastère pour le nommé évêque de Calama, lui ferma les yeux. Il vécut longtemps encore et n'écrivit la biographie de son maître et ami que plus tard, mais avant la prise de Carthage.
Si, après la chute de Carthage, Genséric, contint ses soldats pour ne pas épuiser le pays où il avait résolu de se fixer, après avoir brisé la résistance, il ne cessa, poussé par les Maures, les Goths et sa propre haine de persécuter les lchrétiens, d'expulser les évêques et de mettre à mort les prêtres à qui refusaient d'embrasser l'arianisme.

Ce n'est qu'en 476, c'est-à-dire un peu avant sa mort, et sur la prière de l'empereur Zénon, qu' il permit aux catholiques d'ouvrir leurs églises et rappela les évêques expulsés.

Sous le règne d'abord paisible Hunéric, la percussion à persécution recommença. En 483, il voulut convertir les catholiques à l'arianisme. Ceux qui refusèrent se virent dépouillés de leurs biens, et des prêtres furent déportés en grand nombre dans le désert sans ressources et sans défense.
En 484, Hunéric convoqua les évêques ariens et catholiques à Carthage.
Quovuldeus calamensis figure le troisième dans la liste des évêques de Numidie.

Les conférences furent interrompues par suite du désordre profond provoqué par Hunéric lui-même ou par les évêques ariens qui l'entouraient
le roi accusait les catholiques d'avoir mis obstacle à la discussion, et publia un édit qui les privait de leurs églises et prononcait contre eux les châtiments les plus sévères..
Les évêques, réunis à Carthage, furent arrêtés et condamnés, les uns à cultiver la terre en qualité d'esclaves, les autres, à couper et à préparer, dans l'île de Corse, les bois qui devaient servir à la construction de la flotte royale.

On ignore quel fut le sort de code de Quovuldeus et si il peut, selon Montréal le règne de Gunthamund ,de regagner son diocèse.
Après la chute du royaume des vandales, Bélisaire parti pour Constantinople, emmenant avec lui Gélimer et tous les sujets de ce prince qu'il put réunir, laissa le commandement au patrice Salomon que les textes nomment Solomon.

Cette illustre général ne fit qu'un court séjour en Afrique. Obligé de fuir devant une conspiration militaire, il parvint à se rendre en Sicile auprès de Bélisaire, accompagné de l'historien Procope et de quelques domestiques.
En 539, Justinien, étant dans la 13e année de son règne, confia de nouveau Patrice Salomon le gouvernement de l'Afrique ; ce dernier, à la tête de nouvelles troupes et secondé par de nouveaux capitaines, ne songea qu'à gouverner le pays avec modération et pourvoir à sa sécurité (Procope).
Il commença par bannir à jamais tous les vandales, hommes et femmes.
Ces dernières étaient la cause de la révolte qui avait forcé Salomon à prendre la fuite.

Après avoir épousé des soldats romains, elles réclamaient les terres qu'avaient possédées leurs premiers maris, terre que Salomon voulait faire rentrer dans le domaine d'État.Quant aux hommes, ils se composaient de ceux qui avaient échappé aux recherches de Bélisaire et de quelques centaines d'autres , qui, pendant une révolte en pleine mer, avait pris la direction de l'Afrique au lieu de se rendre en Asie Mineure où ils étaient conduits..
Il est probable qu'après ces mesures d'expulsion, il ne resta en afrique qu'un bien petit nombre de vandales.

En même temps, Salomon donna des ordres pour que toutes les villes fussent entourées de murailles. C'est donc en 539 qu'on éleva l'enceinte byzantine retrouvée par nous, plus ou moins intacte, à Calama en 1836.

Pendant la première à hautes années de l'occupation, s'élèveront abriter nos troupes. En 1842 et 1843, elle a été restaurée ; elle est de représenter aujourd'hui par la citadelle de Guelma qui a conservé son étendue et sa configuration générale. L'enceinte des mesures 1000 pas de circuit et 47000 m de superficie.
On employa pour sa construction les pierres des anciens monuments sculptés ou non, marbre ou calcaire, voussoirs des anciens Arcs de Triomphe ou des aqueducs furent employés ensemble selon les arceaux à établir dans les flancs ou dans les portes.
L'ancien bâtiment des termes, qui par ses fortes dimensions et sa hauteur pouvait être utile à la défense, fit partie intégrante des remparts. Ajoutez à ces matériaux les pierres tumulaires de la nécropole.

Le général Duvivier fit remarquer les petites dimensions des portes de sortie ; il ajouta de plus que la nouvelle Calama ne renfermait aucune trace de construction à l'intérieur.
La ville n'avait donc pas été entièrement détruite et les habitants conservaient leur maison. Pour ces derniers, l'enceinte n'était qu'un lieu de refuge en cas d'une attaque des Maures.
Le texte suivant semble prouver que Solomon ne se contente pas pas élevé d'enceinte et qui fut aussi des travaux pour mettre la ville à l'abri d'un coup de main.

Un petit poème en sept vers latin, gravé au-dessus d'une porte intérieure du rempart, fait l'éloge des travaux de Solomon, et mentionne des tours servant à la défense des murailles qu'elles dominent. L'auteur du poème, sans doute dans l'intérêt de la versification, n'en compte que 13.
Les plans du génie de Guelma, plans admirablement dessinés, en donne 14.

Le poème cité semble placer la construction du Patrice Salomon de la protection des martyrs Clémence et Vincentus, n'ont eu aucun résultat douteux.
Les martyrologes consultés ne signalent aucuns chrétiens martyrisés à Calamæ.

Le nom de Vincentius rappel sans doute le célèbre martyre de Saragosse, qui mourut en 304, après avoir supporté toutes les tortures ordonnées par le Praeses Dacianus sa renommée se répandit en instant dans tout le monde chrétien.
Saint-Augustin, dans plusieurs sermons, glorifia la passion du lévite. On lisait aux fidèles, réunis dans les églises d'Hippone et de Calama, le récit des souffrances de Vincentius ; il a tout lieu de croire que non seulement on conservait le souvenir du martyre en 539, mais qu'il était encore l'objet de la vénération publique.

À la fin du IXe siècle,Calamæa compté parmi les villes les plus importantes de la Numidie.
Edrisi, né en 1091, site Calamæ sans donner aucun détail ou renseignement sur sa conservation et sur son état de prospérité plus ou moins grande.
Elle n'aurait pas tardé à disparaître, si nous en croyons l'Afriqua Christiana.

Quoi que le nom de Calamæ se sont conservés jusqu'à nos jours sous la forme de Kalma, les voyageurs européens du XVIIIe siècle ont eu de la peine à retrouver l'emplacement de l'ancienne colonie. Shaw, le premier, en a fixé la synonymie.
Dans les premiers temps de notre occupation du Dureau de la Malle, se basant sur les passages de Salluste et de Paul Orose, ne fit de Calama et de Suthul qu'une seule et même localité. C'est pour cela que nous trouvons dans une table dressée sous la direction du savant académicien : Guelma sive Calama sive Suthul.
L'emplacement de suite il reste encore à trouver ; personne ne songe à le chercher près de Guelma.

CALAMÆ.
Épigraphie.
Après une journée consacrée aux exigences de la vie civilisée, nous nous proposons de fouiller tous les coins de la ville, alors la recherche de quelques grains de mil épigraphiques qui fasse notre affaire.
Il est vrai qu'après Messieurs Poulle, de Villefosse et Wilmans, qui ont visité récemment Guelma il nous restera du moins à relever tout ce qui ne figure ni dans le Recueil de Léon renier, ni dans celui de la Société.
Dans la maison Fabre qu' habite M. le docteur Demmler, de l'hôpital militaire, notre confrère s'empresse de nous montrer une inscription Lybique depuis longtemps égarée au fond de sa cour. C'est notre numéro 118,un des débris de la série publiée jadis, pas De la Mare et le Dr Grellois.

Guelma ne renferme plus que deux monuments de ce genre, celui dont nous parlons et celui qui fait partie du musée.
Parmi les gros blocs carrés qui encombrent la cour du génie militaire, se cachait un petit cippe inédit, avec personnages tenant de la main droite une branche de palmiers ou de pin et, de la gauche, une grappe de raisin ; au-dessus de la tempe gauche, la bandelette annulaire à bouts croisés. Il mesure 0,m 70 sur 0,m 35.
La description est gravée dans un cartouche à filet.
De là, nous nous dirigeons vers le jardin public, ancienne pépinière créée, en 1848 par le botaniste Kremer, alors pharmacien chef de l'hôpital militaire, un des plus intrépide explorateur des environs de Guelma.

Les monuments qu'on y trouve réunis sont dressés contre le mur de la citadelle. Le nombre en est encore assez grand, malgré les déprédations locales et l'envoi à Paris des morceaux les plus remarquables, soit pour la gravure des lettres, soit pour la richesse des bas - reliefs
En passant devant chacun d'eux, nous nous assurons qu'il figure dans le recueil de Léon Renier que nous avons entre les mains.

Un texte d'inscriptions et Müller au franc de nom punique nous arrête un moment. La copie de M. Reuilly est mauvaise et la lecture de Léon Renier est inacceptable ; aidé du recueil nous lisons :
le docteur Jean Reboud prend un estampage de cette inscription, intéressante au point de vue de la réunion de nom Numidico-punique avec des noms romains.
Nous l'engageons en en faire autant pour quelques ex-voto puniques gravés dans de petits cadres, au tiers supérieur de cippes longs et étroits, semblables à celui d' Otmelec, mesurant 1 m 70 sur 0 m 37 de large.

Quelques pas plus loin, contre un saillant de l'ancien, se dressent au tiers supérieur se dresse un cippe analogue et inédit. Les lettres mal gravées mesurent 0 m 06.
M. Poul a découvert, il y a quelques années, l'épitaphe d'un saltuarius de Néron.
De notre côté, nous venons de déterrer la pierre tubulaire d'un esclave Domitien, encore simple César.
Inscriptions et assez mal gravées sur un cippe long de 1m 60 sur 0 m 35 de large.
À notre sortie du jardin public M. le docteur David, pharmacien chef de l'hôpital militaire, aucun conduit vers l'ancien bureau arabe, près d'une belle inscription provenant de la frise d'un grand édifice.
Il veut nous montrer un mot qui lui paraît obscur :
notre confrère ne peut accepter le mot Piera qui a rend mal l'idée de l'auteur et qui, de plus, est rejeté comme adjectif du dictionnaire de Quicherat.

À notre avis, les habitants de gueule ma seraient heureux de posséder dans leur conseil municipal un curator républicae semblable à Q Basilius Flaccianus.
Les bouches de leur fontaine monumentale pourraient enfin lancer des flots d'eau limpides, comme ceux qui se déversèrent jadis dans la piscine antique, après sa réparation.
Dans leur joie, ils oublieraient de faire graver une inscription commémorative.
L'église de Guelma ne renferme aucune inscription chrétienne ou païenne.

On voit dans la nef la statue de Possidius, son patron, et la copie d'un tableau Dary Schaffer ou Saint-Augustin est représenté sous les traits d'un kabyle de nos jours.
M. le curé a bien voulu montrer une inscription depuis longtemps déposer dans sa cave.
HIC
MEMORIA
PRISTINI
ALTARIS

Cette pierre à 0 m 35 deux côtés ; les lettres, 0 m 06. On ignore la provenance de ce petit monument et de ses croix chrétiennes.
Autour de la ville, on ne peut compter sur le moindre fragment digne d'intérêt, depuis la grande razzia opérée sur les blocs carrés d'origine romaine par un propriétaire qui vient de bâtir une maison.

La ferme Barbaste est situé au quartier Aîn Defla entre oued Skhroun et la route de gueulma, à 300 m de la porte Medjez Amar. En 1868, des fouilles ont été pratiquées dans une excavation recouverte par des pierres tubulaires.
Saint-Marc les escaliers, différente de largeur et de hauteur formée de Pierre mal raccordé avec les murs obliques qui les flanquaient, donnait accès de la partie inférieure. Le passage était obstrué par des fragments de chapiteaux et de colonnes de mauvais style.

On a trouvé parmi les pierres fermant le caveau servant de dallage, décide d'inscriptions et Müller. Nous avons communiqué à Albert Bruguière, en 1868, les estampages les plus importants. Ces épitaphes appartiennent à des familles différentes : trois Manilius quatre aux Modius, trois autres aux Trausius.
À Manilius porte le nom de Zaboc.

Une inscription chrétienne, gravée sur une plaque de marbre blanc, nous paraît être le monument funéraire le plus remarquable de cette série. Les O présentent une particularité que Berbrugger a passé sous silence.
Ces lettres au nombre de trois portent à leur sommet de petits traits réunis à la base, qui vont se recourbant à droite et à gauche de façon à limiter les Y. byzantin ; l'inscription commence et finit par une croix
La ferme Cheymol est à 3 km de Guelma ; elle s'élève sur le côté droit de la route , au mieux d'une ruine qui a fourni des matériaux pour sa construction. Elle est depuis longtemps connue M. le capitaine Wulf.
Le docteur J. Reboud nous montre un ex-voto punique bien conservé, dont il prend un estampage, et un fragment de dédicace à l'empereur Nerva Trajan élevée par le fils de Balithon. La pierre est engagée rouge est encastrée dans le mur qui regarde Millesimo.
Les pierres sont belles, mais de grandeurs assez inégales.

M. Cheymol a fait des études classiques ; ils nous montrent volontiers les objets qu'il a réunis à sa ferme, entre autres un fragment de marbre blanc provenant d'Announa et portant :

M.E.N.A.G.R.E.I.I.

les e ont la forme byzantine E est lunaire A est un véritable alfa
M. Cheymol aux entretiens surtout du grand puits romain, situé à 50 m en aval de sa maison, sur le bord de la route, et du four potier qui occupait une grande partie de sa vigne actuelle. Il affirme qu'il a fait enlever plus de 6 m³ de débris de poteries anciennes, venant de vases brisés ou manqués et à la cuisson.

Le four potier nous rappelle le FUNDUS FIGULINENSIS où Possidius failli tomber dans une embuscade.
Nous le plaçons aurions volontiers à la ferme Cheymol, s'il existait entre Guelma et la ferme une ruine couverte d'Oliviers qui représenterait "LIVES", (FUNDUS FIGULINENSIS) où, l'éveque se réfugia.
"M". place ces deux localités sur la rive droite de la Seynouse, en aval de Nini. Pour lui le FUNDUS FIGULINENSIS a dû exister à bled zaouia dans l'ancienne propriété de M. le Général de Mésange.

Je vous prie d'excuser les coquilles, ou fautes non corrigées survenues dans les textes. Par manque de temps, j'applique le "copier-coller" sans corrections préalables. Je vous remercie pour votre compréhension,
le web-master Gilles Martinez

Site Internet GUELMA-FRANCE