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Henri PERROT,

Créateur du blé "BIDI 17"
à

L'ECOLE d' AGRICULTURE de GUELMA


Hommage à Monsieur Henri PERROT

                   A partir des blés Bidi, populations répandues dans l'est du Département de Constantine, notamment entre Constantine et Guelma, ont été tirées de nombreuses sélections généalogiques dont deux ont eu un sort digne d'être noté :
Bidi 17 et Oued Zenati 368, en raison de leur succès en Algérie et de leur utilisation en France. Il faut savoir que les blés Bidi, Bahi ou Gounod (ce dernier terme signalé par Monsieur Perrot conseiller agricole et professeur à l'Ecole de Guelma, étaient employés dans la région de Guelma, représentant un ensemble de populations particulièrement bien adaptées aux terre noires et fraîches de l'est Algérien : à ces populations se rattachent le Mahmoudi de Tunisie, qui comme les blés Bidi, sont des leucomelan, à ne pa confondre avec les blés Mahmoudi algériens appartenant à la variété botanique Melanopus.

                   Bien que très voisin de Oued Zenati 368 et ayant sensiblement le même comportement, Bidi 17 se montrait cependant plus sensible à la rouille noire, tout en étant plus résistant que Hedba. Il était à recommander dans les terres fraîches et riches comme celle de Guelma. Dans cette région, il a une productivité légèrement supérieur à celle de l'Oued Zenati 368, mais il fournit un grain plus foncé et plus mitadinant (l) Cette variété de grande culture était appelée, dans de nombreuses situations, à céder la place à Oued Zenati, de valeur générale agricole et industrielle supérieure.
                   L'Oued Zenati 368 (var. leucomelan Al.) malgré la date récente de son obtention (sa diffusion elle-même a commencé en 1936) couvrait de vaste surfaces dans les départements d'Alger, d'Oran et dans l'ouest Constantinois. Sa sélection est surtout due au professeur Laumon.L . Très légèrement plus précoce que Hedba 3, il s'en distinguait non seulement par sa résistance à la verse, mais surtout par sa résistance à la rouille noire (remarquée en 1936, lors de l'extension considérable de ce parasite et qui incita à sa diffusion). Par ailleurs ses exigences hydriques et culturales supérieures à celles de Hedba 3 le désignaient surtout pour les région de bonne pluviométrie et les terres fraîches, fertiles et bien travaillées. En raison de son grain lourd et gros, il demandait à être semé plu épais que les blés durs ordinaires (110-130 kg/ha). La qualité de son chaume court et rigide, très peu ou pas versant, joint' à son comportement vis-à-vis de la rouille noire, fait qu'il convient particulièrement dans le Constantinois et la région de Guelma.

(1) accident physiologique du blé dur diminuant sa valeur semoulière qui le rend moins apprécié du commerce.

Source l'Oeuvre Française en Algérie -1830-1962- Editions de l'Atlanthrope

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