Mise à jour 2006
Ecole d'agriculture de Guelma.



Monsieur Perrot Henri, au 4 eme rang tout à droite, représentant à ce séminaire d'Alger vers 1930, l'école d'Agriculture de Guelma, photo Michel Genelot

</p Atelier de réparations automobiles.
Sous la surveillance et la compétence d'Antoine Farrudjia,
Cours de soudures.
Cours de réglages et mise au point de pompes sur tracteur,
Atelier d'ajustage

septembre 2005
Renseignement Généraux Programme Année 1952

Conditions d'admission.
L'école d'agriculture de Guelma est un établissement d'enseignement agricole dont la création remonte à 1922.
Fonctionnant à l'origine comme ferme école spécialisée dans la formation des jeunes Français-Musulmans, elle a été élevée en 1946 au rang des Ecoles d'Agriculture. En, même temps, le recrutement a été ouvert aux Français d'origine. L'enseignement agricole du second degré dispensé à l'école, aboutit à la délivrance, sous certaines conditions de moyenne, du "Diplôme des écoles d'Agriculture"
Il a pour but la formation de bons agriculteurs susceptibles, après une préparation à la fois théorique et pratique, d'appliquer les méthodes rationnelles modernes sur les exploitations familiales. Cet enseignement permet également aux élèves diplômés de devenir de bons chefs de culture ou de bons gérants dans les exploitations européennes ou musulmanes.Les besoins en personnel des Services Techniques découlait du "Plan de Constantine" assurent à nos diplômés de nombreux débouchés dans les Services Agricoles, Protection des végétaux, Expérimentation, Paysannat, Défense et Restauration des Sols, Eaux et Forêts, etc.En raison de la situation géographique de établissement, l'enseignement est particulièrement orienté vers la céréaliculture et l'élevage. Des installations récentes permettent aux élèves de se familiariser avec les méthodes modernes de production laitière. Cependant, toutes les cultures de l'Afrique du nord sont enseignées aux élèves qui sont à même de s'adapter à n'importe quelle situation.L'école d'Agriculture de Guelma est située à proximité de la ville et le séjour des élèves y est rendu particulièrement agréable par les installations confortables des bâtiments nouvellement construits : un cercle leur permet d'occuper leur loisirs. Les sports de plein air sont pratiqués sur les terrains de football, basket-ball et volley-ball de l'établissement.Les élèves suivent les cours de Préparation Militaires Elémentaires et peuvent à ce titre, bénéficier d'un sursis d'incorporation. Le brevet de P.M.E. leur accorde des avantages spéciaux lors de leur appel sous les drapeaux.Le domaine comprend 151 Ha 75 répartis de la façon suivante:
128 Ha de grande culture soumis à un assolement rationnel;
6 ha de champs d'expérience,
3 ha 5 de jardin potager,
8 ha 25 de vergers expérimental,
1 ha pour les poulaillers,
5 ha bâtiments, prairies, sources, routes.

NATURE DE L'ENSEIGNEMENT

Son exploitation étant particulièrement orientée vers les céréales, les cultures fourragères et la production laitière, l'Ecole possède un matériel agricole varié, des étables, des écuries très modernes qui ont été récemment construites en s'inspirant des dernières techniques.Pendant la durée de leurs études, les "lèves peuvent aussi se spécialiser dans la conduite et l'entretien des tracteurs et des machines agricoles qu'ils utilisent effectivement.L'alimentation rationnelle du bétail, les travaux de traite mécanique, de production beurrière et fromagère leur sont enseignés par un personnel spécialisé. Ils ont en outre la possibilité d'obtenir le diplôme de tailleur de vigne ou de moniteur de taille des oliviers et des agrumes.L'enseignement dispensé à l'établissement comprend:
Une année d'enseignement général dite "classe préparatoire" destinée aux élèves ne possédant pas les connaissances suffisantes pour accéder directement à l'enseignement agricole du second degré.Le cycle normal d'études agricoles du second degré, aboutissant à l'attribution du diplôme en deux années.Les élèves ayant obtenu leur diplôme peuvent être admis à effectuer à l'école une année de stage au cours de laquelle ils peuvent se spécialiser dans une branche particulière de l'activité agricole.

MATIERES ENSEIGNEES.
a) Cours théoriques:

Agriculture générale et spéciale ; Arboriculture générale et spéciale ; Zootechnie générale et spéciale ; Botanique générale et spéciale ; Pathologie et Parasitologie ; Zoologie générale ; Entomologie ; Viticulture ; Horticulture ; Cultures maraîchères ; Oenologie ; Huilerie ; Laiterie ; Meunerie ; Machines Agricoles ; moteurs ; Constructions rurales ; Economie rurale ; Législation rurale ; Sylviculture ; D.R.S. ; Apiculture ; Géologie-Minéralogie ; Géographie agricole ; Paysannat ; Topographie ; Mathématiques ; Français ; Arabe ; Hygiène.
b) Cours pratiques.
Parallèlement, les élèves suivent les cours pratiques dans les différentes disciplines, les séances de travaux manuels, bois, fer, dépannage des moteurs et du matériel agricole ainsi que les applications dans les laboratoires : reconnaissance des mauvaises herbes, des insectes, des maladies parasitaires et cryptogamiques, agréage des céréales etc. analyse élémentaire des vins, laits, huiles, eaux, terres.
PERSONNEL
Le personnel se compose de :
-Un directeur dont l'autorité s'étend sur toutes les parties du service.monsieur Fatha Aimé
-Deux professeurs d'enseignement agricole.
-Un professeur d'enseignement général.
-Un vétérinaire chargé des cours de zootechnie.
-Un médecin chargé des conférences d'hygiène.
-Un surveillant général chargé de cours.
-Un chef de culture.monsieur Borg Louis -Un chef d'atelier.
-Trois surveillants.Farrudjia Antoine
REGIME DES ELEVES:
L'école ne reçoit, en principe, que des élèves internes. Toutefois, ceux habitants Guelma peuvent être admis, comme demi-pensionnaires ou comme externes dans des conditions déterminées.Le prix de la pension annuel est fixé actuellement à 630 N F payable par trimestre et d'avance.De très large facilité sont accordées pour l'attribution de bourses d'internat ; des bourses complémentaires d'entretien et de trousseau peuvent en outre être octroyées. Les parents sont tenus de verser chaque année une somme de 70 N F destinée à garantir le paiement des objets cassés ou détériorés, l'achat des fournitures scolaires et les assurances. Les frais de médecin sont couverts par l'école.Le solde inutilisé de cette somme est reversé aux parents.
Trousseau : Les élèves doivent être pourvus d'un trousseau, marqué au numéro indiqué par l'établissement.
SORTIES ET CONGES :
Les élèves sortent librement les dimanches et les jours de fête sous la responsabilité de leurs parents ou correspondants. Les congés fixés par l'administration supérieure tiennent compte des fêtes musulmanes. Les frais de voyage sont à la charge des parents ; une réduction de 40% peut être obtenue pour les élèves empruntant la voie ferrée. La rentrée des classes a lieu, en principe, le premier lundi d'octobre pour les élèves de la classe préparatoire et de 1 année technique et le lundi suivant pour ceux de 2 année technique ; la sortie est fixée, en principe également au dernier samedi de juin.
SERVICE MEDICAL:
Un médecin est attaché à l'établissement. Sur sa proposition, tout élève malade est envoyé à l'hôpital civil de Guelma aux frais de sa famille. Les médicaments simples et usuels qui existent dans la pharmacie de l'école sont fournis gratuitement ; tous les autres médicaments et les spécialités pharmaceutiques, ordonnée par le médecin, ainsi que les traitements et régimes alimentaires spéciaux sont à la charge des parents. Les soins dentaires qui seraient donnés exceptionnellement sont également à leur charge.
DISCIPLINE
La discipline est bienveillante mais ferme. Les différentes sanctions sont : la demi-consigne, la consigne, le rappel à l'ordre, l'exclusion temporaire et l'exclusion définitive. Toutes les sanctions sont portées à la connaissances des parents.
CONDITIONS D ADMISSION
Les candidats doivent être âgés, au 1 octobre de la rentrée de 15 ans au moins et 19 ans au plus pour la 1ere année technique.

L'ARBORICULTURE FRUITIERE DE LA PLAINE DE GUELMA

(ASPECT ET REALITE DE L'ALGERIE AGRICOLE) PAR JEAN COUDERT ET HENRI KUNEYL 1956/1957.

La région de Guelma a le privilège d'avoir un climat et des sols favorables à l'arboriculture. Les premiers colons arrivés dans la région l'avaient rapidement compris, aussi rencontre-t-on actuellement des vergers établis sur les premiers lots de colonisation.
Les cultures fruitières
Toutes les espèces fruitières sont largement représentées:
Les arbres à feuilles caduques (pêchers, pruniers, abricotiers, pommiers, poiriers et bibaciers ou néflier du Japon) et les oliviers occupent environ 1600 hectares et sont exploités par des petits propriétaires, aussi bien européens que musulmans. Les agrumes (orangers, clémentiers, mandariniers, citronnier) couvrent de grandes superficies. Est-ce le terrain ? Est-ce cette attention extrême avec laquelle l'arboriculteur exploite ses arbres ? toujours est-il que les fruits récoltés dans notre région ont une saveur particulière. Cependant, ces cultures exigent beaucoup de travail et de soins tout au long de l'année ; travaux du sol, taille et irrigation, fumures, traitements antiparasitaires, cueillette, le fruit requiert de nombreuses manipulations, lavage, désinfection, brossage, calibrage, mise en caisse et marquage, destinées à lui conserver sa belle qualité et lui donner une présentation agréable au consommateur.
L'extension de ces cultures riches a permis de créer dans l'Est Algérien un pôle attractif pour les éléments musulmans. Les salaires agricoles et semi-industriels distribués grâce à l'arboriculture qui utilise une main d'oeuvre qualifiée( tailleur, coupeurs, emballeurs) sont un appoint considérable pour le standard de vie de l'ouvrier autochtone. A proximité de chaque propriété , s'est implanté une mechta ou un douar où logent les ouvriers et leurs familles. Aussi, la culture contribuant à fixer une nombreuse population, joue-t-elle un rôle très important sur le plan social. Par ailleurs, les fruits frais sont de plus en plus appréciés sur place , c'est un signe certain de l'amélioration du pouvoir d'achat des musulmans, car ce sont eux qui constituent la grosse masse des acheteurs.Tout ce qui a été réalisé jusqu'à ce jour est l'oeuvre de plusieurs générations de Français. Les services techniques de l'administration ont beaucoup aidé les arboriculteurs dans leur tâche par des travaux de recherches et par la vulgarisation des résultats. Echange commerciaux , les plantations fruitières créent un courant très élevé en particulier en France. En effet, l'excédent de production non consommé sur place est exporté en France, quelquefois à l'étranger.L'arboriculture est donc appelée à un avenir très prospère. C'est par l'extension des vergers et par l'intensification de la production que Bône, Philippeville et Guelma arriveront, sur le plan intérieur, à satisfaire à meilleur compte et en abondance aux exigences d'une population en accroissement constant.


Un S.A.R. de céréaliculture de la région de Guelma.
par Paul Lecharbonnier ingénieur de l'institut Agricole d'Algérie (1932)
adjoint technique du paysannat Guelma (Bône).

Au sud-est de Guelma, le douar de Khézaras s'étend sur 4500 hectares ; ses 2300 habitants sont essentiellement agriculteurs. Le douar possédait un terrain communal improductif de 270 hectares. Ce terrain, mis en valeur par défrichement, aménagement en banquettes, sous-solage, plantation d'oliviers, a permis l'installation de 21 familles musulmanes qui, sous la direction technique du service du paysannat, et avec les conseils donnés au jour le jour par le moniteur du S.A.R., exploitent rationnellement leurs lots. Elles payent un prix modique de location: 1/2 quintal de blé dur à l'hectare. Ce communal fonctionne comme "noyau-pilote", et sert d'exemple pour les autres cultivateurs du douar.Par ailleurs, grâce au matériel collectif du S.A.R., ,de bons labours ont été exécutés dans les terres melk. Les façons superficielles sont réalisées à l'aide de l'équipement individuel ( charrues légères, herses) que le fellah possède ou peut acquérir par le moyen des prêts de la S.A.P. Sur nos conseils, l'emploi de bonnes semences et des engrais s'est accru. Avant l'intervention du S.A.R. et de son matériel, les rendements moyens étaient de 4 q/ha, et la fumure minérale pratiquement inemployée. Dans la région, les agriculteurs musulmans obtiennent maintenant 10q/ ha en blé dur et 12 q/ha en orge ; moyennes normales en bonne année, avec les maxima de 18 q/ha. L'effort porte également sur l'olivier : entretien des arbres, taille, récolte, etc. Sur les banquettes du communal, plus de 10000 plans d'oliviers ont été mis en terre depuis 1949. Là ou il n'y avait que broussailles et ravinement, on peut voir des kilomètres de banquettes, avec des cultures de céréales et de légumineuses en intercalaires. Des terres disponibles, destinées à étendre ou à créer de petites propriétés rurales permettront de poursuivre l'oeuvre de Khézaras.

L'ECOLE D'AGRICULTURE DE GUELMA
Par Fatah. A,Ingénieur de l'institut Agricole d'Algérie, 1922.Ancien directeur de l'Ecole d'Agriculture de Guelma

Historique.

En 1913, le Président de la chambre d'Agriculture de Constantine, le regretté Clouet des Perruches, demandait, dans un rapport présenté à cette assemblée, l'organisation de stations expérimentales qui, à cette époque, faisaient défaut en Algérie.
En 1919, MM Suisse, conseiller agricole de l'arrondissement de Guelma et Joly, maire de Guelma étaient chargés d'établir un programme de création d'une station expérimentale.
En 1922, la Station Expérimentale se transformait en Ferme-Ecole Expérimentale Indigène de Guelma, et des bâtiments étaient aménagés pour recevoir une trentaine d'élèves internes.
En 1928, 1932, et en 1947, le domaine s'agrandissait de la propriété dite du "Bordj" d'une superficie de 38 hectares, de la propriété Saïd de 90 hectares, des anciens docks Tramaloni, enfin, du jardin Saïd de 6 hectares, ce dernier apportant, par son puits, un supplément d'eau pour les irrigations.
En 1947, la réorganisation de l'enseignement Agricole en Algérie transforme le Ferme-Ecole Expérimentale Indigène de Guelma en une école d'Agriculture. Par ailleurs, donnant une suite favorable aux propositions formulées par le Conseil d'Administration de l'Etablissement, l'Administration Supérieure décide d'ouvrir l'accès de l'école aux élèves européens.

Enseignement
L'année scolaire 1947-1948 a donc vu l'établissement recevoir sa première promotion mixte, et l'excellent esprit d'entente qui ne cessa de reigner entre ces jeunes gens pendant toute la scolarité, fut un précieux encouragement pour tout le personnel de l'école. Depuis, les promotions mixtes se succèdent et nous avons la satisfaction de constater que ce climat d'entente semble être définitivement celui de l'établissement, favorisant au surplus une saine émulation entre ces élèves de différentes origines, aussi bien au cours de travaux théoriques et pratiques que les terrains de sports. L'Ecole d'Agriculture de Guelma a formé, depuis 1922, 30 promotions d'élèves, dont 333 ont obtenu le diplôme sanctionnant les études ; ils se répartissent comme suit :
Musulmans 282; Européens 51.
Ce sont donc pour la plus part des musulmans, puisque les élèves européens n'ont été admis que depuis 1947. Les anciens élèves restent pour la plus part dans le département de Constantine : on les retrouve faisant valoir leurs terres et s'efforçant de se libérer des coutumes ancestrales, ou employés comme chefs de culture, ou gérant chez les propriétaires européens et musulmans, ou moniteurs de S.A.P., de S.A.R., de la D.R.S.Le placement des élèves diplômés, dès leur sortie de l'établissement, a toujours été rendu difficile à cause de leur jeunesse et de leur manque de maturité. C'est pour éviter l'écueil de non placement que l'on s'est toujours forcé d'orienter le recrutement des élèves vers les fils d'agriculteurs musulmans, et d'excellents résultats ont été obtenus si l'on en juge par l'amélioration des méthodes de culture pratiquées dans leurs propriétés par d'anciens élèves de l'Ecole dans les centres de Guelma, oued--Zenati, Tébessa, etc. Par ailleurs, les nouveaux aménagements de l'école ont eu pour objectif de permettre l'admission de candidats plus nombreux. Les agrandissements permettront dès la prochaine rentrée, une scolarisation de 72 élèves, ce chiffre devant être porté à 78 par les aménagements en cours. Un centre de Mécanique Agricole et d'Artisanat rural est en voie de création. Il sera à même de recevoir 60 élèves environ, ce qui portera le chiffre des internes (avec l'Ecole d'Agriculture) à près de 140 ; Guelma deviendra ainsi, en Algérie, le plus important centre de formation des jeunes ruraux.

Annexes.
L'Ecole d'Agriculture de Guelma n'est pas seulement un Etablissement d'Enseignement ; celui-ci est heureusement complété par:
1° Une station de sélection occupant 6 hectares, qui est chargée de l'étude des variétés nouvelles, adaptées et intéressantes, en céréales (Bidi 17), oléagineux (Fève Guelma 4), plmantes fourragères.
2° Un domaine d'une étendue de 140 hectares dont l'objectif principal est la multiplication des semences obtenues à la station de sélection. Chaque année, 2000 quintaux de semences sélectionnées sont ainsi mis à la disposition des agriculteurs .
L'Ecole praticipe également au développement de la race de Guelma, ainsi que la race bovine Tarentaise. Le troupeau de selection comprend 70 à 90 vaches et 5 à 6 taureaux qui permettaient de diffuser des reproducteur nés en Algérie aux potentialités génétiques connues inscrites sur le livre généalogique. Enfin, grâce à ses étables, écuries, laiterie et rucher modèle, l'Etablissement peut consacrer à l'élevage, à l'industrie laitière et à l'apiculture, une large part de son activité. L'Ancienne Ferme-Ecole Expérimentale Indigène est devenue actuellement un Etablissement d'Enseignement de première importance. Située au centre d'une région agricole aux spéculations variées, où le peuplement musulman est particulièrement dense, son influence s'est heureusement manifestée sur l'économie de la région (céréales et élevage) Par son double aspect pratique et scientifique, l'Ecole d'Agriculture de Guelma donne aux jeunes ruraux musulmans et européens une excellente formation et leur permet, par les connaissances ainsi acquises, de participer efficacement à l'amélioration des méthodes de culture et d'élevage de ce pays.
Situation actuelle et évolution de l'Agriculture et de l'Elevage. La situation du territoires algérien est la suivante:
Superficie totale de l'Algérie: 2.205.000 Km² (quatre fois celle de la France).
Les terres utilisées par l'agriculture se subdivisent en :
Parcours et pâturages Européens 550.000 hectares. Musulmans 5.150.000 hectares.
Terres arables Européens 2.150.000 hectares.Musulmans 4.650.000 hectares
Evolution des différentes cultures et spéculations en Algérie.
La culture des céréales a, de tout temps, occupé la plus large place dans l'agriculture algérienne. Néanmoins, au cours des années qui ont précédé 1830, sa production parait avoir été tout juste suffisante pour assurer en moyenne la subsistance d'une population inférieure à 2.200.000 habitants.

Céréaliculture musulmane Céréaliculture européenne Total
1856 :900.000 ha :50.000 ha : 950.000 ha
1871 :1.720.000 ha :480.000 ha : 2.200.000 ha
1920 :1.920.000 ha :880.000 ha : 2.800.000 ha
1955 :2.500.000 ha :1.000.000 ha : 3.500.000 ha

Progression des récoltes :
inférieure à 13.000.000 de quintaux en 1880, cette récolte représente en 1955:
Production musulmane 12.000.000 q = 58,5 % de la récolte totale
Production européenne 8.500.000 q = 41,5 % de la récolte totale.
C'est ainsi que le blé tendre, inconnu avant 1830, couvre aujourd'hui prés de 500.000 hectares avec une production moyenne de l'ordre de 3.500.000 quintaux ; l'avoine, également inconnue autrefois, est actuellement cultivée sur 130.000 hectares et produit 850.000 quintaux.
Le vignoble à Guelma.
Lorsque la crise phylloxérique s'abattit en 1875 sur le vignoble de métropole, le baron Thénard donnait cet avis "Avec le philloxéra en France, c'est l'Algérie qui remplira les cuves de la métropole". C'est en 1886 que la maladie apparue dens l'est algérien et 1886 dans la région de Philippeville et de Guelma

Collectif des Guelmois GUELMA FRANCE 2005