PREMIÉRE ÉTUDE AGRONOMIQUE,
1893-1894 / par Lucien Marcassin,..
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EXPLOITATION DU BÉTAIL DANS LE SUD CONSTANTINOIS

On rencontre dans le sud constantinois les principaux de nos animaux, je dis les principaux et non tous, car les bovidés n'y sont plus représentés au delà de Biskra, et même dans la région entre El-Kantara et Biskra leur exploitation est à peu près insignifiante ; elle n'est possible, comme on le verra plus loin, que dans des circonstances particulières.
Équidés. - Le cheval et le mulet sont encore très répandus dans le sud constantinois et ne disparaissent qu'à partir des dunes, et encore dans les dunes du Souf rencontre-t-on une variété d'ânes très remarquables. D'ailleurs, M. Foureau a vu des ânes chez les Touareg Azdjer; ils semblent établir une ligne continue entre ceux de l'Algérie et ceux du Soudan.
Le cheval du sud appartient en majorité à la variété barbe de la race africaine ; on y trouve cependant des individus de la variété arabe de la race syrienne et surtout de nombreux croisements de ces deux variétés, mais le barbe domine. Malgré son aspect abattu et endormi lorsqu'il est au repos, ce cheval montre une remarquable résistance à la fatigue; très rustique, couchant toujours à la belle étoile, mais le dos et le ventre couverts d'un djilane (longue couverture de laine), il vit très sobrement, ne mangeant, même chez les Européens qui soignent le mieux leurs animaux, que 4, parfois 5 litres d'orge par jour, de la paille d'orge, mais jamais de foin. L'élevage est très défectueux, on fait surtout travailler les jeunes animaux beaucoup trop tôt, à dix-huit mois, deux ans; aussi contractent-ils bientôt de nombreuses tares: suros, mollettes.
Un cheval ordinaire ne vaut pas ici plus de 300 fr. ; certains chevaux provenant d'un élevage plus soigné se vendent plus cher, mais ils sont rares. Les plus renommés sont ceux du caïd Ali-Bey. Je n'ai pas à parler ici du haras d'El-Mahder où M. Bedouet obtient des chevaux barbes, barbes-arabes et syriens, de toute beauté ; c'est sans contredit le plus bel élevage de toute l'Algérie; on l'a d'ailleurs bien vu au dernier concours hippique d'Alger, auquel il a obtenu un si beau succès.
De petite taille, aux membres souvent grêles, le cheval de ces régions est surtout un animal de selle; il montre un fond extraordinaire, faisant dans son pays des étapes d'une longueur inconnue chez nous, pouvant fournir régulièrement tous les jours pendant une semaine de 60 à 90 kilomètres ; certains peuvent fournir de grandes vitesses, mais leurs caractères distinctifs sont le fond et la rusticité. Ils sont assez mauvais animaux de travail, bien qu'ils soient robustes et qu'on les emploie à tous les métiers. Si on les préfère d'ordinaire, pour les travaux de la culture, aux mules qui font de très bon travail, c'est que ces dernières sont souvent assez difficiles à mener et coûtent beaucoup plus cher.

Ces mules viennent en grande partie des hauts plateaux, quelques-unes même du Poitou qui en importe beaucoup en Algérie.
Cependant un bon nombre sont produites sur place et les superbes ânes du Souf donnent, avec les juments barbes, de très beaux mulets. La valeur des mulets est très variable ici ; elle dépend de leur taille et de leur origine ; les plus mauvais, produits un peu au hasard, varient de 150 à 300 fr. ; un beau mulet du pays peut se vendre 450 à 500 fr. ; ceux du Poitou valent davantage.

L'âne du Souf est un superbe animal dont la taille est de beaucoup supérieure à celle du petit bourricot algérien et très peu inférieure à celle des chevaux de la région ; sa robe est gris-rosé, un peu gorge de pigeon et il porte sur le dos une superbe croix noire; il a des formes très robustes et est très apprécié dans la région où il se vend aux environs de 50 fr., les étalons atteignant parfois 100 fr.

Les petits bourricots noirs que l'on rencontre dans toute l'Algérie rendent également ici d'immenses services ; ils sont très précieux, coûtant rarement plus de 20 fr., souvent moins de 10 fr., ne mangeant presque rien et fournissant, avec une docilité parfaite, un travail considérable.
Je ne fais qu'énumérer ici ces animaux, n'insistant pas sur leur élevage qui se fait chez l'indigène et qui est presque toujours de l'élevage fait par la famille; je ne pense pas qu'il y ait là une industrie très rémunératrice pour les colons, à moins de s'y livrer exclusivement.

Chameau.
- Le chameau, ici comme dans toute l'Afrique, est, à proprement parler, le dromadaire : le chameau étant un animal à deux bosses. Depuis Biskra, les chameaux (à qui je conserve le nom que tout le monde leur donne ici) viennent se mêler comme bêtes de bât aux équidés ; leur nombre augmente à mesure qu'on avance vers le sud, et, dès qu'on rencontre les premières dunes, on trouve le chameau de selle, le méhari qui vient se substituer au cheval pour les courses dans le sud et qui seul est capable de trouver sa vie dans les broussailles de la route et de rester plusieurs jours, 9 et parfois plus, sans boire.
Aussi ce n'est qu'au milieu de ces -sables et de cette hamada désolée où l'utilité de cet animal vraiment providentiel est si appréciable, qu'on rencontre le véritable élevage du chameau ; je ne le décrirai pas aujourd'hui, voulant l'étudier à fond. Dans toute la région qui s'étend de l'Aurès au nord des dunes, l'élevage du chameau est tout à fait défectueux, comme d'ailleurs celui du cheval ; les jeunes animaux qui, dans le sud, ne travaillent qu'à cinq ans, reçoivent ici des charges considérables dès l'âge de trois ans, ce qui leur fausse les aplombs et les empêche dans la suite de rendre de bons services.
Le méhari n'est qu'une variété du chameau de bât obtenue par sélection et uniquement pour la course ; un peu lent au début, il s'échauffe rapidement et peut soutenir pendant longtemps des allures très vives, dans tous les terrains, sauf dans les terrains glissants. La résistance du chameau à la fatigue est très remarquable ; dans la dernière mission de l'explorateur Foureau, ses chameaux et ses mehara ont fait 150 jours consécutifs de marche sans être jamais déchargés complètement, et ils restaient souvent 8, 10 et même 16 jours sans boire.
Ces animaux constituent l'unique moyen de transport à travers le Sahara, aussi bien pour la selle que pour le bât ; il pourra être utile d'améliorer leur élevage, surtout maintenant qu'une partie des troupes du sud est montée sur des mehara.

Bovidés. - Bien insignifiante est l'exploitation des bovidés dans le Sud algérien ; si on trouve encore un certain nombre de bœufs et de vaches dans la région de Biskra, on n'en voit plus guère au delà de cette oasis. On comprendra facilement qu'il en soit ainsi, maintenant que l'on a vu quelle pénurie de fourrages il y a ici, et à quelle hauteur monte le thermomètre durant la saison d'été ; aussi les vaches souffrent-elles considérablement pendant la moitié de l'année, et ne peut-on songer à les exploiter sérieusement qu'à la condition de les faire estiver dans les gorges de l'Aurès, où elles pourront trouver de la fraîcheur et une bonne alimentation.
Les bovidés appartiennent ici à cette variété de la race ibérique de M. Sanson, connue en Algérie sous le nom de race de Guelma; ils sont de petite taille, bas sur pattes, leur cou est très court et ils ont le rein très large; on sait d'ailleurs ce que vaut cette excellente variété dans la région de Guelma, dans les vallées de la Seybouse et de la Medjerdah. La sécheresse du climat ne leur permet pas d'acquérir ici les mêmes qualités ; leur viande est généralement très bonne, mais les vaches sont mauvaises laitières, donnent très peu et passent pour être souvent tuberculeuses. Il est vrai qu'avec une nourriture plus appropriée, plus succulente et plus substantielle, on pourrait augmenter la production du lait; et ce pourra même être une sérieuse base de profits pour les colons sérieux de se livrer ici à l'industrie laitière en y apportant tous les soins nécessaires. Le lait est en effet très recherché à Biskra pendant la " saison ", on l'y paie très cher; nul doute, étant donnée l'affluence croissante des hiverneurs dans la grande oasis des Ziban, qu'on ne trouve un écoulement facile du lait et du beurre à des prix très rémunérateurs. On a vu qu'il est facile d'obtenir ici de bons fourrages, et que l'on peut assurer aisément l'alimentation des vaches pendant la saison ; de février jusqu'à mai, on aura des fourrages verts en abondance ; de novembre à février, les fourrages ensilés, quelques racines, voire même quelques tourteaux, permettront de nourrir copieusement le troupeau.
Mais pour maintenir les bêtes en bon état et en bonne santé, il faudra, à la fin de mai, les envoyer estiver dans la montagne. Il existe à peu de distance, 100 à 150 kilomètres, des gorges très fraîches, dans la vallée de l'Oued Adbi par exemple, où les vaches seront à merveille. Un colon expérimenté dans l'élevage du bétail pourra ainsi obtenir, par une sélection attentive et des soins continus, une bonne variété de vaches bien adaptée au pays et qui y rendra d'inestimables services. La condition fondamentale de réussite sera, comme dans tout le reste, de ne compter que sur soi, sur sa persévérance et sur un travail de tous les instants, et de ne pas s'endormir dans la douce quiétude que n'inspire que trop le climat ; il faut marcher toujours de l'avant, avec l'énergie de la première heure et sans se laisser gagner par la mollesse des Arabes.

Ovidés. - Ce sont les ovidés, moutons et chèvres, qui constituent la plus grande partie du cheptel du sud constantinois, comme d'ailleurs de toute la région des hauts plateaux.
Ici encore, il y a à constater l'existence de grandes ressources, à critiquer la mauvaise exploitation et à réclamer de nombreuses améliorations pour l'avenir.
Les moutons sont très nombreux dans tout le sud algérien où ils constituent la base de l'alimentation en viande des Arabes sédentaires et le principal moyen d'existence des nomades, lesquels ne vivent guère que de l'exploitation de leurs troupeaux.
Ces moutons appartiennent presque tous à la variété algérienne à queue fine de la race syrienne de M. Sanson (mouton barbarin); on y rencontre aussi bon nombre de croisements mérinos, et même des mérinos presque purs.
Les premiers de ces moutons sont généralement assez hauts sur pattes, ce qui résulte de leur mode d'existence, obligés qu'ils sont de parcourir de grands espaces pour trouver leur nourriture. Ces animaux ne sont jamais engraissés complètement, leur régime de vie s'y oppose ; mais ils arrivent facilement à un bon état demi-gras, et leur chair, malgré une assez mauvaise réputation, est souvent très bonne. Cette mauvaise réputation tient à plusieurs raisons : d'abord les Arabes ne pratiquent guère la castration et c'est généralement du bélier que l'on mange, les brebis n'étant tuées qu'à un âge avancé ; en outre, on mange d'ordinaire les agneaux trop jeunes, et enfin la viande est consommée trop fraîche, tous défauts qu'il est très facile de faire disparaître; Aussi l'on peut dire que la viande du mouton algérien à queue fine est de bonne qualité : il est très rustique, s'assimile bien les aliments les plus grossiers ; sa laine est assez fine et généralement estimée. En résumé, c'est une très bonne variété qui mérite des soins attentifs et qui arrive à les très bien payer.
Le mérinos est assez fréquent parmi les troupeaux du sud constantinois, soit qu'il résulte d'anciennes tentatives d'introduction et de croisement, soit même qu'il soit autochtone, le nom des mérinos provenant probablement de celui de la tribu autrefois très puissante des Bou-Merin. Ces mérinos, ou plutôt ces croisements mérinos (car les animaux de race pure ne semblent pas communs ici), s'accommodent très bien de ce climat très sec et résistent également bien aux périodes froides et pluvieuses qu'ils peuvent avoir à supporter durant l'hiver ; leur viande ne vaut pas celle des moutons algériens, mais leur laine est plus fine; aussi méritent-ils d'être multipliés parallèlement à ceux-ci.
Les variétés ovines actuelles du sud sont donc très recommandables, et il n'y a pas lieu de leur en substituer d'autres; mais tous les efforts doivent se porter sur leur amélioration, en- introduisant, pour les croisements mérinos, des reproducteurs choisis avec soin et tirés, si possible, des régions voisines, et en opérant, chez les deux variétés, la castration des mâles, ne conservant pour reproducteurs que les mieux conformés et les plus rustiques. Il faudra, en outre, veiller de plus près sur l'hygiène des troupeaux qui sont souvent infectés de gale, ce dont il serait facile de les préserver; leur ménager des abris pour les jours de pluie pendant l'hiver, et avoir quelques réserves de fourrages qui permettront de les nourrir en automne, alors qu'il n'y a plus rien sur les terres de parcours et en attendant que l'herbe nouvelle soit poussée.

J'ai déjà eu occasion de l'expliquer précédemment, l'exploitation du mouton ne peut être profitable ici qu'en ayant soin de ne pas bouleverser le régime actuel, et qu'en continuant à tirer le meilleur parti possible des terres de parcours. Les améliorations à apporter dans le régime alimentaire consistent à utiliser une partie des terrains en jachère par la culture de fourrages, légumineuses et graminées si l'on peut disposer d'assez d'eau, salsolacées dans le cas contraire. Il sera ainsi possible d'augmenter sensiblement les profits de l'exploitation, soit qu'on fasse de l'élevage direct, soit qu'on se contente de faire de l'engraissement en achetant des moutons aux indigènes à l'arrière-saison, quand le manque de pâturage fait tomber les cours à des chiffres dérisoires (jusqu'à 5 fr.une brebis suitée) ; au bout d'un mois ou deux, les cours redeviennent normaux et des animaux en bon état peuvent être alors vendus 20 fr. la tête ; on voit qu'avec quelques provisions de fourrages on peut, par l'engraissement, obtenir de beaux profits.
Presque aussi importante actuellement que celle du mouton, l'exploitation de la chèvre ne présente pas le même avenir dans ces régions ; la chèvre est un animal trop dévastateur pour pouvoir se développer à côté de cultures soignées. Il y a cependant un superbe parti à tirer de la variété de chèvres du sud constantinois, variété de la race africaine que l'on désigne sous le nom de chèvre du Souf ou de chèvre de Tuggurth, - où elle existe à l'état de pureté.
Cette chèvre est de même race que la chèvre maltaise, et, comme elle, excellente laitière. A ce propos, je ne puis traiter ce sujet sans protester contre la classification des chèvres algériennes, que donne M. Raoul, dans son Manuel des cultures tropicales1, et la très mauvaise réputation qu'il fait à la chèvre du Soudan (?) qui semble être la chèvre de Tuggurth. Il en cite trois races : 1° une race arabe comprenant deux sous-races, l'une à poil ras, l'autre à poil long. Ces chèvres sont simplement des chèvres d'Europe (des Pyrénées ou des Alpes) et des chèvres du Thibet et d'Angora, très souvent croisées entre elles et qui ne présentent plus aucun caractère fixe de race ; 2° la race maltaise, qui est en effet très répandue dans notre colonie et qui présente de grandes qualités au point de vue de la production du lait, comme je le dis moi-même plus haut ; 3° enfin, une " race du Soudan, ne réussit que dans le c sud de notre colonie. Grande race, sans cornes, à longs poils, " donnant peu de lait. Prix, 13 à 18 fr. selon le lieu ". Les caractères que donnent M. Raoul semblent bien désigner la chèvre de Tuggurth, qui est en outre caractérisée par la longueur de ses oreilles et leur forme pendante ; par son profil tranchant ; sa face triangulaire, et surtout par la présence, au milieu des poils, d'une toison de laine en quantité d'autant plus grande qu'on avance plus vers le sud et qui disparaît complètement après un séjour quelque peu prolongé dans le nord ; le corps est mince, les membres longs et fins; enfin, cette race de chèvre a, comme les moutons, le pied pourvu du canal biflexe. D'ailleurs, elle ressemble beaucoup, à une certaine distance, au mouton du Soudan dont la toison est également mélangée de jarre, et ces deux races sont des races de transition, qui établissent le passage des ovins aux caprins. Contrairement à ce que dit M. Raoul, cette chèvre donne beaucoup de lait, au moins autant que la maltaise, de 2 à 3 litres par jour; aussi son prix est-il très élevé, il dépasse toujours 20 fr.,
et s'élève parfois au delà de 50 fr., d'autant que son lait est d'excellente qualité et dépourvu de l'odeur forte qui déprécie d'ordinaire le lait de chèvre. C'est uniquement à son prix élevé qu'il faut attribuer sa rareté dans les troupeaux de Biskra et le grand nombre de croisements de chèvre d'Europe avec celle du Thibet, qui donnent peu de lait, mais ont, pour l'indigène, l'avantage de ne coûter qu'une quinzaine de francs. Il est à souhaiter que l'élevage de cette chèvre à l'état de pureté se fasse en grand ici, et que, puisqu'elle est dans son véritable pays, elle arrive à supplanter tous ces métis ; il faut la garder soigneusement à l'abri de tout croisement, ce qui est facile. Elle existe pure à Tuggurth, au Souf, et jusqu'au Djerid. Les chèvres vont paître ici avec les moutons sur les terrains de parcours et sur les coteaux arides dont elles utilisent merveilleusement les plus maigres végétations ; leur exploitation ne présente pas ainsi les mêmes dangers que dans un pays de culture intensive ; il serait bon cependant de les laisser, même la nuit, dans les terrains de parcours où on pourrait les parquer, car elles causent des dégâts nombreux en rentrant le soir à la ferme ou dans l'oasis
Rien à dire de l'élevage du porc, à peu près nul à cause de la proscription dont il est l'objet dans le Koran et aussi à cause du climat, sa viande ne pouvant être consommée durant l'été.

Quant à la volaille, elle peut donner lieu à une exploitation régulière, surtout dans les oasis où il y a des Français; mais je ne peux m'étendre sur ce sujet et me contente de l'indiquer en affirmant la possibilité de réussite de toutes nos volailles.
En résumé, pour n'être qu'une branche accessoire de l'agriculture, l'exploitation du bétail peut rendre de grands services ; dans le sud constantinois. Elle a d'abord à fournir le pays en moteurs (on verra tout à l'heure l'importance de cette question),

La chèvre de Tuggurth présente encore l'avantage d'être très peu vagabonde et de vivre en stabulation presque constante.
Chameaux de selle et de transport qu'il y a tout intérêt à produire sur place pour les avoir à meilleur compte, plus robustes et plus résistant au climat; elle pourra, en outre, fournir les habitants de viande de boucherie et exporter un nombre considérable de têtes de bétail sur pied, tout cela sans grands frais nouveaux, sans augmentation notable de main-d'œuvre. En outre, s'il n'y a ici aucune raison d'exploiter les animaux comme machines à fumier, ce produit accessoire trouvera un emploi très utile dans les cultures maraîchères et arbustives. Mais l'exploitation du bétail ne sera réellement lucrative que dans les conditions indiquées, et seulement après les améliorations dont j'ai signalé la nécessité.

L'agriculture dans le Sahara de Constantine : étude agronomique générale, agriculture indigène, colonisation française, son avenir, conditions de réussite. : Première étude, 1893-1894 / par Lucien Marcassin,...
Auteur : Marcassin, Lucien
Éditeur : impr. de Berger-Levrault (Nancy) Date d'édition : 1895

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